Dysorthographie : le gouvernement doit revoir sa copie

Mercredi 15 mai, 2013

Rien n’est prévu dans la loi de Refondation de l’école pour régler le problème de ces cohortes de jeunes qui arrivent au collège avec des difficultés tellement sévères qu’ils ne pourront pas suivre une scolarité normale.

Ils sont pourtant 100 000 à 300 000 chaque année !

Le gouvernement passe encore une fois à côté du sujet avec un texte de loi qui parle d’éducation artistique, d’école du numérique mais pas de l’essentiel.

Regardez cette interview d’Anne-Marie Gaignard, l’auteur de « La revanche des nuls en orthographe ».

Après avoir été étiquetée dyslexique, elle est partie à la reconquête de la langue. Elle le dit bien. Des dyslexiques, des vrais, des sévères, c’est 3 à 5 % d’une population, pas plus.

Tous ces enfants qui ne savent pas écrire à dix ans ne sont ni nuls ni malades, mais il y a eu pour eux un « ratage » d’apprentissage.

Arrêtons de coller une étiquette médicale sur un problème pédagogique.

Demandez à vos sénateurs et à vos députés d’inscrire dans la loi un changement dans les méthodes utilisées au CP. Tous au syllabique ! Tous à la combinatoire ! Il faut que tous les élèves apprennent à assembler et à écrire correctement les différents sons de la langue française.

La loi de Refondation de l’école sera examinée au Sénat à partir du 21 mai et reviendra à l’Assemblée nationale en juin. A vos téléphones ! Le changement, c’est maintenant ; Prenons-les aux mots.

Découvrez la vidéo de l’interview d’Anne-Marie Gaignard

Harcelée en maternelle

Mardi 7 mai, 2013

À 6 ans, sa camarade la menaçait régulièrement, lui crachait dessus et l’étranglait. Malgré une réaction de la direction de l’école, les agressions n’ont pas cessé… Les parents doivent maintenant porter plainte pour harcèlement.

La violence commence tôt : dès la maternelle. Lire l’article sur le site de LCI

Les membres de SOS Éducation rejoignent la souffrance de toutes ces victimes qui sont la plupart du temps oubliées des médias : on en parle régulièrement à la rentrée des classes, puis on passe à autre chose. En tant que parents et que professeurs, nous savons que la violence se résout au jour le jour.

Les instituteurs sont les premiers à le reconnaître : il n’est pas toujours évident de réagir. Ils sont même parfois surpris de découvrir à quel point la souffrance peut rejaillir, comme cette institutrice de CM1, au détour d’un atelier de prévention :

«Je savais qu’il y avait des moqueries, des bagarres car les enfants viennent régulièrement m’en parler. Mais je ne pensais pas qu’il y avait toute cette souffrance morale et psychologique. »

Lire l’article associé

Êtes-vous, vous aussi, confronté à la violence à l’école ?

Déposez votre témoignage dans un commentaire.

Que peut nous apporter la pédagogie Montessori ?

Mercredi 24 avril, 2013

SOS Éducation a organisé un atelier du mercredi, le 27 mars dernier, réunissant une vingtaine d’enseignants venus de tous les horizons, public, privé, privé hors contrat, autour d’une intervenante Maryline Maugin, éducatrice Montessori.

Maryline a enseigné pendant plusieurs années dans des écoles Montessori, aujourd’hui elle s’est tournée vers la transposition de cette pédagogie sur iPad et sur iPhone.

Elle intervient dans le cadre de cet atelier avec une question en tête : Maria Montessori a créé cette pédagogie pour les enfants déficients, souvent nécessiteux et aujourd’hui on ne la retrouve proposée que dans des écoles réservées à une élite.

Pourrait-on faire évoluer les choses ?

Découvrez le compte rendu de l’atelier « Que peut nous apporter la pédagogie Montessori ? »

Comment aborder l’anglais en classe ?

Mardi 16 avril, 2013

Les Français sont-ils condamnés à être nuls en anglais ?

Depuis des années, on tente d’enseigner l’anglais dès les petites classes, sans résultats.

La France se traine dans les derniers rangs pour la maitrise des langues étrangères. Et pourtant, des solutions existent qui nous viennent tout droit d’Outre-Manche.

C’est ce que Rachel Griffin, professeur à la British School of Paris et formatrice en anglais est venue expliquer à des enseignants, tous niveaux confondus, lors de l’atelier du mercredi 20 février organisé par SOS Éducation.

Découvrez le compte rendu de l’atelier « Comment aborder l’anglais en classe ? »

Enseigner la grammaire au primaire

Mardi 2 avril, 2013

La grammaire ne se réduit pas à une suite de règles arides et d’exceptions sans fin, ni sens. Bien au contraire, explique Sandra Leroy, Professeur de français au collège et responsable de l’enseignement de la grammaire à l’Institut Libre de Formation des Maitres (ILFM).

Le français est une langue subtile, les règles de grammaire ont toutes du sens. Et c’est précisément en partant du sens qu’on arrive à s’y retrouver.

Venez découvrir avec Sandra Leroy, tout un savoir-faire pour transmettre simplement et clairement à vos élèves le goût de la grammaire et l’amour de la langue française.

Sandra Leroy est professeur de français au collège et responsable de l’enseignement de la grammaire à l’Institut Libre de Formation des Maitres (ILFM). Elle anime également des cours de grammaire accessibles sur internet.
(Voir la vidéo de Sandra Leroy).

Elle propose aux enseignants de revisiter la grammaire, et d’échanger sur les méthodes qui marchent pour transmettre l’amour de la langue française aux élèves. Avec son enthousiasme et sa joie de vivre, elle donne tout simplement envie de se pencher sur les conjugaisons et les analyses logiques.

L’atelier est gratuit mais est accessible uniquement sur inscription. Pour vous inscrire, cliquez ici.

Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me contacter directement : constance.deayala@gmail.com

Constance de Ayala
Analyste
SOS Éducation

Sortir l’école primaire de l’impasse

Lundi 11 mars, 2013

A l’heure de la refondation, notre école primaire souffre de ses mauvais résultats en lecture et en écriture. Les professeurs de collège le savent bien.

« Beaucoup trop d’enfants n’arrivent pas à apprendre à lire et à écrire grâce à l’école ; 40% des élèves entrent en sixième sans maîtriser suffisamment la lecture et l’écriture pour suivre une scolarité normale », rappelle Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

L’Angleterre où le taux d’illettrisme des très jeunes était identique à celui de la France, a réagi.

Elle a revu de fond en comble les méthodes d’enseignement à l’école primaire.

L’Angleterre était 11e au dernier classement international des écoliers de 10 ans (PIRLS), la France occupe la 29e place, elle a encore reculé de six places en six ans et surtout,elle est aujourd’hui en-dessous de la moyenne européenne.

« Il faut bien se rendre compte qu’on accepte de condamner des enfants à l’échec dès 7 ans ! C’est comme ça dans notre système scolaire » souligne la porte-parole de l’association.

Pour les membres de SOS Éducation, la loi sur l’école en discussion au Parlement doit être l’occasion de résoudre les problèmes en abordant les contenus, ce que la loi évite pour le moment.

 


Contact presse : Olivia Millioz – 06 84 24 49 36

Vidéo : ce qui nous pend au nez…

Mardi 5 mars, 2013

Regardez vite cette vidéo qui circule sur Internet.

Une loi néfaste pour notre école va être votée au Parlement si nous ne faisons rien.

Attention : vous n’avez que 48 h pour agir !

En effet, votre député a jusqu’au 7 mars 17 heures pour déposer des amendements et influencer la loi sur l’école.

Merci de transférer cette vidéo au plus vite à tout votre carnet d’adresses.

www.urgent7mars.fr

signature Antoine Blondel
Antoine Blondel
Responsable des relations parents – professeurs
SOS Éducation

P.S. Il faut que nous soyons 200 000, 500 000 voire 2 millions à agir auprès de nos députés avant le jeudi 7 mars, 17 heures.

Gros doute sur les rythmes scolaires

Lundi 25 février, 2013

Depuis plusieurs semaines, notre Ministre occupe tout le monde, professeurs, éducateurs, parents d’élèves avec la réforme des rythmes scolaires. Il n’en finit pas de sortir des scoops, et le dernier en date remonte à ce week-end avec des vacances d’été qui seraient ramenées à 6 semaines.

Sauf que l’on est train d’oublier l’essentiel, à l’heure où le projet de loi sur la refondation de l’école est en train d’être examiné à l’Assemblée.

Rien ne sert de changer les emplois du temps des enfants si l’on ne modifie pas profondément les méthodes d’enseignement.

La France a l’un des plus importants taux d’échec des pays de l’OCDE en matière d’apprentissage de la lecture et de l’écriture. 40% des enfants arrivent en sixième sans maîtriser la lecture et l’écriture. Il faut bien comprendre ce que cela veut dire. Plus du tiers des enfants âgés de 11 ans n’ont pas le niveau de lecture d’un enfant de 7 ans.

La chute de notre école n’est plus un secret

Même le journal Le Monde sonnait le tocsin le 20 février dernier. Voilà ce que l’on pouvait lire dans un article titré « Le niveau scolaire baisse, cette fois-ci, c’est vrai ! » :

 « Si le niveau est resté stable de 1987 à 1997, il a en revanche chuté de 1997 à 2007. Le niveau de lecture qui était celui des 10 % les plus faibles en 1997 est, dix ans plus tard celui de 21 % des élèves ».

Cela fait dix ans que l’OCDE nous met en garde sur la chute de notre niveau. Et ses publications sont aujourd’hui devenues suffisamment alarmistes pour que tout le monde en parle, mais personne n’agit.

Or quand on regarde les rapports officiels, quand on reprend les résultats des journées de défense et de citoyenneté, on s’aperçoit que l’Éducation nationale n’arrive pas à apprendre à lire et à écrire à tous les enfants. Pire, elle y arrive de moins en mois.

Chaque année, un enfant sur quatre est en échec dès le CP. Jamais notre école n’a eu autant de mal à transmettre les fondamentaux à tous les enfants.

Affronter les responsables du blocage

Face à cet échec, le gouvernement ne prend aucune mesure. Pourtant des solutions, il en existe. Elles ne sont ni ruineuses, ni compliquées mais elles demandent d’affronter ceux qui sont responsables du blocage sur cette question. Ils sont surtout responsables de la non-information des professeurs, en entretenant le mythe que toutes les méthodes d’apprentissage se valent.

Les études qui comparent le mixte et le syllabique

Toutes les méthodes ne se valent pas. Les Anglais l’ont démontré sur des générations entières de jeunes élèves. Outre-Manche, des études comparatives ont été menées depuis 1997 sur l’efficacité comparée des méthodes d’apprentissage de la lecture. Elles ont démontré que les méthodes mixtes ne permettaient pas à tous les élèves d’apprendre correctement à lire.

Pour réussir auprès de toutes les populations, anglophones, non anglophones, favorisées, défavorisées, il faut avoir recours à des méthodes exclusivement syllabiques. Elles passent d’abord par l’apprentissage systématique des sons et ne donnent jamais à lire des mots ou des phrases que les enfants ne peuvent pas déchiffrer.

En France, ces études n’ont jamais été menées mais, pire encore, nos chercheurs n’ont pas diffusé les résultats des études menées en Angleterre, privant ainsi des générations de professeurs de l’information qui leur est nécessaire pour bien exercer leur métier. Quand vous êtes professeur aujourd’hui, que vous cherchez à vous former correctement, personne ne va vous dire que des méthodes sont plus efficaces que d’autres. On va simplement affirmer que l’important, c’est d’innover. C’est encore une fois ce que fait la loi de refondation de l’école.

Une information à porter aux professeurs

Pour réussir à enseigner correctement aux enfants, il est surtout nécessaire d’être informé et d’être informé sur ce qui marche avec tous les enfants. Aujourd’hui les écoles publiques anglaises des quartiers ultra-défavorisés où personne ne souhaitait, il y a encore dix ans, scolariser son enfant, rivalisent avec les meilleures écoles des quartiers chics. Voilà ce que l’on ne nous dit pas en France et voilà ce que SOS Éducation, à travers l’étude réalisée par Constance de Ayala, a mis sur le bureau de chaque parlementaire.

Nos hommes politiques sont donc informés sur cette question, ils ont donc les moyens d’agir dans le bon sens. En effet, c’est grâce aux parlementaires que l’Angleterre est parvenue à faire savoir à toute sa population de professeurs que l’on pouvait réellement apprendre à tous les élèves à lire à une condition et une seule : appliquer des méthodes efficaces pour tous les enfants.

Les parlementaires ont eu le courage d’affronter les blocages des différents idéologues sur la question pour permettre à la population dans son ensemble d’avoir accès à ces méthodes. Et les résultats sont là. Les progrès de l’Angleterre sont maintenant reconnus au niveau international.

La dernière enquête menée par l’université de Boston auprès des enfants de 10 ans, l’enquête internationale PIRLS publiée en décembre dernier, atteste que l’Angleterre vient de gagner huit places en cinq ans.

Les écoliers anglais n’ont pas atteint encore le peloton de tête mais ils sont déjà remontés à la 11e place. Dans ce même classement international, la France occupe la 23e position, elle est maintenant en-dessous de la moyenne européenne et elle a encore perdu six places en cinq ans.
Qui va tirer la sonnette d’alarme, si ce n’est vous ?

Un espoir pour tous les enfants

Car il est fort à parier que nos syndicats n’ont pas vraiment fait la publicité de cette révolution anglaise auprès des professeurs. Pire, ils prétendent que l’on ne peut comparer l’anglais et le français. Les chercheurs classent l’anglais et le français au niveau des langues opaques, c’est-à-dire des langues qui vont écrire un même son de différentes manières : « o, ot, au, eau, etc. ».

Les langues opaques sont plus difficiles à maîtriser que des langues où tous les sons s’entendent et où chaque son ne s’écrit que d’une seule et unique manière. Le français compte 35 phonèmes (la plus petite unité de son), qui peuvent se transcrire de 135 manières différentes. L’anglais compte 60 phonèmes, qui peuvent se transcrire de 1100 manières différentes !

Si les Anglais ont réussi à apprendre à lire à tous les enfants y compris et surtout à ceux qui ne parlent pas anglais à la maison, nous devrions aussi y arriver. Évidemment, cela demanderait de revenir, non pas sur la liberté pédagogique comme on nous le fait croire, mais sur la liberté d’information.

Qu’a fait la Grande-Bretagne sous l’impulsion des parlementaires pour permettre un changement de pratiques dans l’art d’enseigner la lecture et l’écriture aux plus jeunes ?

Elle a fait connaître les résultats de ces études comparatives, elle a initié des formations auprès de ces professeurs qui avaient réussi à transformer leur école en école de la réussite, elle a encouragé les éditeurs à publier des méthodes stricto sensu syllabiques en élaborant un cahier des charges, elle n’a pas imposé cette méthode dans toutes les écoles mais elle a demandé aux écoles qui étaient en échec de l’essayer.

Pourquoi tout cela ne serait-il pas possible en France ?

⇒ A lire : Des écoles anglaises au Top

« Les écoles qui changent leur façon d’enseigner la lecture et l’écriture n’ont plus aucun élève en échec au CP »Télécharger cette étude

PIRLS : la France, 29è sur 40

Vendredi 22 février, 2013

Progress in International Reading Literacy Study : Cette enquête réalisée tous les 5 ans mesure l’évolution de l’apprentissage de la lecture dans une quarantaine de pays sous l’égide de l’International Association for the Evaluation of Educationnal Achievement (IEA).

Elle concerne les élèves de CM1 (9/10 ans). En 2012, la France est 29è sur 40.

 

Contre l’illettrisme à l’école, agissons. Mobilisons nos élus :

Prochain atelier du mercredi : apprendre l’anglais aux tout petits

Jeudi 14 février, 2013

C’est un atelier un peu particulier qui se tiendra mercredi prochain à SOS Éducation.

Des professeurs de primaire viendront découvrir les dernières méthodes utilisées en Angleterre et partout dans le monde pour apprendre l’anglais en s’amusant.

Rachel, professeur à la British School of Paris, expliquera sa manière d’aborder les difficultés d’une langue, avec sa joie de vivre, son enthousiasme et son approche extrêmement structurée pour que le jeune élève parte d’emblée avec des bases solides.