150 000 signataires : un record historique

Premier bilan de la pétition de SOS Éducation

En un mois, la pétition lancée par SOS Éducation a recueilli
plus de 150 000 signatures.

C’est la première fois qu’autant de personnes se prononcent pour dire, au Ministre de l’Éducation nationale, combien notre école ne souffre pas d’un manque de moyens mais d’une absence de choix courageux.

Lancée le jour même de la grève des enseignants, le 27 septembre dernier, cette pétition a reçu un accueil très favorable des parents et des enseignants qui en ont marre de voir leur école sombrer. La mobilisation est historique, jamais SOS Éducation n’a réuni autant de partisans demandant au Ministre de prendre de vraies mesures pour redresser le système scolaire en se concentrant sur quatre objectifs concrets :

  • Permettre à tous les enfants d’apprendre à lire, à écrire et à compter grâce à des méthodes rigoureuses et éprouvées ;
  • Supprimer le collège unique ;
  • Restaurer un vrai baccalauréat ;
  • Garantir un enseignement professionnel de qualité.

«Dans l’état actuel du système scolaire, remettre de l’argent ne servira à rien. Il faut d’abord avoir le courage de faire des choix et de proposer une vraie sortie de crise. La méfiance à l’égard de l’institution n’a jamais été aussi grande» souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

SOS Éducation a d’ores et déjà écrit au Ministre de l’Éducation nationale, Monsieur Luc Chatel, au Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, au Premier ministre, Monsieur François Fillon, au Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Bernard Accoyer, au Président du Sénat, Monsieur Jean-Pierre Bel afin de remettre à chacun un exemplaire du livre des signataires rendant compte de cette mobilisation historique des Français pour leur école.

Nombre de signatures recueillies à la date du 27 octobre 2011 : 152 845

Pour consulter le texte de la pétition : cliquer ici.

2 réflexions sur “150 000 signataires : un record historique

  1. Nouvelle éducation globale : les aptitudes sociales

    La situation actuelle de la jeunesse reflète la réalité du 21ème siècle.

    En surface les jeunes d’aujourd’hui peuvent paraitre superficiels, indifférents, perdus dans un univers virtuel des téléphones tactiles et des tablettes, mais en vérité est qu’ils sont bien plus développés que nous le sommes. C’est une génération qui vit et respire dans un monde connecté, rapide et intégral où les frontières politiques n’existent pas et où tous sont des citoyens d’une seule et même sphère.

    Si nous « examinions » leurs cœurs, nous découvrirons toute une génération qui ne se contente pas de suivre la route tracée des études, d’une carrière et des enfants, mais cherche à savoir « pour quoi ». Ils veulent comprendre leur rôle dans le monde et le type de connexions qu’ils doivent établir pour être heureux. C’est pourquoi ils se rebellent contre les systèmes scolaires que nous avons construits. Ils n’ont pas besoin d’information sans vie mais d’une éducation dans le plein sens du terme.

    L’agenda éducatif du 21ème siècle ne doit pas « bourrer » d’informations les jeunes, mais il doit offrir des outils sociaux pour les aider à surmonter leur isolement et manque de confiance qui abondent dans la société actuelle. Pour faire des jeunes une force active dans le début du changement social, nous devons les aider à comprendre les lois du nouveau monde, et le plus important, les aider à voir ce qu’ils peuvent faire pour appliquer ces lois à leur avantage.

    A leur façon, les jeunes nous poussent – la génération de l’ancien monde – à réaliser que le monde a changé et que nous devons entièrement le repenser

  2. De 13 à 20 ans : choisir une profession et adopter une bonne attitude à l’égard de la vie

    Durant les années d’adolescence, les enfants passent naturellement à un nouveau stade de développement hormonal et psychologique. Ce stade commence vers 12-13 ans, au début de l’adolescence, et se termine vers 20 ans, quand ils sont devenus (tout du moins d’un point de vue physiologique) des personnes adultes. Si nous faisons notre travail de parent et d’éducateur correctement, ils auront alors la maturité psychologique et émotionnelle pour entrer dans le monde des adultes.

    Cette tranche d’âge (13 à 20 ans) représente la dernière opportunité que nous avons d’influencer positivement les enfants avant qu’ils ne commencent à gérer leur vie comme bon leur semble. Ainsi, il est important de les préparer correctement et de leur inculquer la responsabilité familiale, sociale, professionnelle, civique, etc. A la fin de leur scolarisation, ils doivent être familiers avec tous les aspects rudimentaires de la vie, y compris les relations familiales et sociales. Une bonne préparation durant leurs années de scolarité est vitale. Non seulement elle les aidera à comprendre les évènements du monde dans lequel ils sont sur le point d’entrer, mais elle leur fera également comprendre comment y entretenir des relations basées sur la confiance, le respect et l’amour mutuel.

    A la fin de cette période, un jeune homme ou une jeune femme doit être prêt(e) à mener une vie indépendante, être socialement engagé(e), acquérir un métier et fonder une famille. Ne soyez pas surpris : nos enfants sont prêts pour ça, même s’il nous est difficile d’accepter qu’ils ont grandi.

    Le choix d’un métier

    La caractéristique commune à tous les jeunes d’aujourd’hui est le manque de patience quant aux attentes sociétales, de même que d’énormes envies d’autosatisfaction. La raison de tout cela réside dans leurs désirs, qui grandissent constamment, et font qu’il est difficile pour eux de voir comment les engagements traditionnels de notre monde peuvent les satisfaire. Ils sont troublés par des questions telles que « Où dois-je aller ? Quel métier choisir ? Quelle voie prendre ? Comment réussir à m’accomplir personnellement ? »

    Les jeunes regardent ceux que la société considère comme ayant réussi, tels que les médecins, experts-comptables, ingénieurs et architectes, et voient que leur travail commence tôt le matin et se termine relativement tard. Ils ne veulent pas travailler dur et ils ne veulent pas se conformer aux standards de réussite que l’ancienne génération a établis. Ils ne savent pas vraiment quoi faire. Lorsqu’ils nous regardent, ils réalisent sans l’ombre d’un doute que de telles activités – menées à un rythme frénétique – ne conduisent ni au bonheur ni à l’accomplissement personnel.

    De ce fait, nous devons créer une société pour nos enfants dans laquelle le choix d’un métier, quoique rentable, ne repose pas uniquement sur le salaire qui s’y rattache, mais aussi sur la satisfaction personnelle, émotionnelle et spirituelle qu’ils peuvent en retirer. Tout le monde devrait aimer son métier. Les dix heures de travail auxquelles on s’adonne peuvent et doivent solliciter notre créativité, et ce peu importe la profession : peintre, technicien informatique ou soudeur.

    Le secret pour y arriver est de s’interroger sur l’intensité de la connexion qui relie un métier au reste de la société. Si une personne sent qu’elle contribue à la société, qu’elle aide les autres à se connecter entre eux, par cela elle contribue à l’harmonie générale du monde, et la satisfaction qu’elle retire de son travail sera énorme. Cela n’a rien à voir avec le métier choisi, mais plutôt avec l’attitude psychologique que nous devons développer chez les jeunes durant leur éducation.

    En fait, dès l’âge de 13 ans, la plupart des tendances naturelles des enfants sont déjà établies. Ainsi à cet âge, les éducateurs à l’école, et les parents à la maison, peuvent les aider à développer ces tendances. En travaillant ensemble, ils peuvent aider les jeunes adultes à trouver un métier qui les satisfera dans la vie.

    En termes pratiques, nous recommandons de permettre aux adolescents d’expérimenter plusieurs métiers, et de ne pas les diriger vers une seule filière. Pour ce faire, en tant que partie intégrante de leur scolarité, les adolescents devront intégrer des institutions d’enseignement supérieur, et ainsi commencer à explorer différentes filières. Nous devons les encourager à assister à des conférences sur des sujets aussi variés que la physique, la chimie, l’histoire, l’art, l’informatique et le sport, bref, sur tous les domaines possibles, pour qu’ils puissent faire un choix éclairé quant au métier qu’ils entendent exercer dans la vie.

    En pratique, c’est ainsi que devrait se dérouler la première année de scolarité dans toutes les institutions d’enseignement supérieur. Au lieu d’insérer immédiatement une personne dans un cursus étroit, qui comporte des prérequis obligatoires, on devrait lui laisser la possibilité d’expérimenter d’autres filières. De plus, dans une société idéale, l’éducation ne serait pas payante. L’Etat prendrait en charge les coûts reliés à l’éducation, car ses dirigeants et ses citoyens comprendraient qu’un adolescent doit être libre d’étudier ce qu’il veut – sa contribution à la société n’en serait que meilleure.

    Comme nous l’avons déjà mentionné, aux cours traditionnels, il conviendrait d’ajouter des cours sur la gestion d’un budget familial, ainsi que sur les relations familiales et sociales. A cet âge, la vie scolaire doit être accompagnée d’explications constantes sur le monde du travail : la séparation des pouvoirs (gouvernement, parlement, justice) et son fonctionnement, comment porter plainte ou trouver un avocat, la marche à suivre à l’égard des banques et des compagnies d’assurances, les droits des citoyens, etc. Cette approche, à l’opposé de la théorie et de la rhétorique dispensées présentement, sera donc combinée à une expérience pratique et sera, par conséquent, plus concrète et plus efficace.

    Concluons maintenant avec la profession qui doit être la plus respectée dans la société : la personne dont le but est d’éduquer des enfants heureux, le « professeur ». Que voulons-nous dire ? À la fin de la scolarité – laquelle commence au moment même où les parents apprennent la grossesse et se poursuit pendant les vingt années suivantes – nos jeunes hommes et jeunes femmes auront été formés pour devenir eux-mêmes les éducateurs des générations suivantes.

    Nous voyons à partir de là que le métier de professeur ne doit pas se limiter à ceux qui reçoivent un salaire à cette fin – encore que ces professeurs seront alors très estimés par la société – mais que les jeunes qui émergeront de ce système éducatif idéal reconnaîtront que leur développement et leur épanouissement sont inextricablement liés à ce qu’ils investissent dans le bonheur et le succès de leurs enfants. Et pour ce faire, la prochaine génération devra obligatoirement cheminer à travers un réseau éducatif adapté à ses besoins.

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