Arrêter l’hypocrisie… pour un accès sélectif à l’université

[…]  » L’absence d’autonomie pédagogique est tout aussi criante : c’est par arrêté ministériel que le ministère impose une réglementation détaillée qui ne laisse aux établissements aucune marge de manœuvre dans l’organisation de leurs examens. Ainsi, l’autonomie des universités est tellement  » contrainte  » que l’on pourrait dire que l’Etat traite ses universités comme des mineurs et en assure la  » tutelle « , en dépit de textes contraires.

Comment remédier à cette situation ? Les conditions d’une véritable autonomie sont doubles. Il faut d’abord que, comme dans la plupart des universités du monde, nos établissements disposent de la liberté de choisir leurs étudiants. Chaque université doit pouvoir décider librement de fixer les conditions d’entrée dans ses cursus. Les étudiants devraient pouvoir savoir ce que l’on attend d’eux lorsqu’ils sont admis dans telle ou telle formation universitaire.

La mesure est triplement nécessaire. D’abord, parce qu’elle mettrait fin à cette idée, très répandue chez les parents, selon laquelle l’université n’étant pas sélective, il est préférable d’aller dans le secteur sélectif, même lorsqu’il est privé, cher et de mauvaise qualité. Ensuite, parce qu’elle mettrait enfin à égalité les universités avec les  » écoles  » qui trustent les bons étudiants sans avoir de meilleurs enseignants que les universités. Enfin, parce que c’est la seule manière d’obtenir à terme un financement des universités par le secteur privé, qui est la condition indispensable de survie des établissements publics. » […]

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