Agressions dans les écoles : les victimes sommées de se justifier

Dans la récente affaire qui a vu un enfant être auditionné à la gendarmerie de Courdimanche (Val d’Oise) pour avoir agressé l’un de ses camarades, c’est l’audition par la gendarmerie, et non l’agression elle-même, qui a suscité l’indignation. Bien que les parents de l’enfant de huit ans agressé aient indiqué qu’ils avaient rencontré l’équipe pédagogique et les parents de l’élève en cause au préalable, sans succès, la plainte a été considérée comme excessive par la FCPE et le secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano. Le secrétaire général de la principale fédération de parents d’élèves a déclaré que c’était là «la conséquence directe du discours sécuritaire du gouvernement depuis quelques mois et surtout depuis une quinzaine de jours» (sic). Quant à Mme Morano, pourtant mise en cause, elle a estimé que «le bon sens des parents devrait prévaloir», qu’«il ne faut pas aller à la gendarmerie quand on est capable de résoudre les problèmes soi-même». On en oublierait presque les vrais responsables, à savoir les parents de l’élève en cause et l’équipe pédagogique de l’école.

Plutôt que de rappeler aux parents et au corps enseignant leur responsabilité, on préfère accabler ceux qui la leur rappellent. Dans un tel contexte, comment envisager de mettre un terme à la violence dans les écoles ?

Roman Bernard

0 réflexions sur “Agressions dans les écoles : les victimes sommées de se justifier

  1. Depuis quand la violence et les agressions ne relèvent pas de la police, de la gendarmerie et de la justice ?
    J’ai été témoin, lors d’une commission scolaire (mini conseil de discipline) confrontant un élève persécuté, violenté (accompagné de ses parents) à l’élève incriminé (accompagné de son père), à l’initiative du professeur principal et de la CPE ayant reçu les plaintes et les témoignages, d’une agression verbale extrêmement violente du père de l’élève fautif envers l’ensemble de l’assemblée et surtout des autres parents qui selon lui n’apprenaient pas à leur enfant à se défendre, après qu’on lui ait demandé de se calmer il s’est levé, a renversé table et chaise et à porter un violent coup de poing dans la porte qu’il a défoncée !! J’ai, en tant que représentant des parents d’élèves, demandé avec insistance aux parents de porter plainte contre cet homme pour protéger leur fils. J’ai appris quelques jours après que l’équipe pédagogique trouvait que le fait de porter plainte était traumatisant pour le fils de ce monsieur et que la cohabitation scolaire entre les deux enfants n’étant plus possible il fallait que l’un des deux change d’établissement. Devinez qui est parti ?? Cet enfant, à qui ses parents n’avait pas appris à se défendre, a fini toute sa scolarité dans un établissement privé et fait aujourd’hui des études d’ingénieur. Malheureusement l’autre enfant s’est vite déscolarisé pour devenir le petit caïd du village qu’il a quitté depuis le territoire étant trop petit pour lui. Caricature ??? Non réalité !
    On peut légitimement se demandé ce qu’il serait advenu si père et fils avaient eu une plainte contre eux et un entretien avec un officier de police.
    A titre indicatif, je signale que les policiers sont formés à la prévention en milieu scolaire. Les CESC leur demandent souvent d’intervenir pour les violences et pour les pièges d’Internet.

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