André Antibi, crème pédago-démago

Chercheur es didac­tique, André Antibi vient de publier un livre sur les ver­tus de l’évaluation « par contrat de confiance ».

Selon lui, les enseignants sont des inconscients manipulés :

« …en France, les ensei­gnants se sentent obli­gés, sous la pres­sion de la société, de mettre des mau­vaises notes. De manière incons­ciente, ils pré­servent un pour­cen­tage d’échec dans une classe. » 

 

Heureusement pour les professeurs, M. Antibi a eu une révélation :

« Et puis j’ai eu un déclic, macabre lui aussi : je me suis rendu compte que je fai­sais mal mon métier. »

 

LA solution miracle :

« On ne donne pas le sujet à l’avance, mais on ne cherche pas à prendre l’élève au dépourvu. »

 

Faut-il comprendre que les professeurs cherchaient (inconsciemment, Bourdieu !) à mettre l’élève en difficulté ? Venait-il à l’idée des professeurs de surprendre les élèves sans leur dire sur quoi ils allaient être interrogés ? Les professeurs d’histoire géographie n’interrogent donc jamais les élèves sur la période qu’ils viennent d’apprendre ? Monsieur Antibi, avant sa révélation, donnait-il des sujets sans rapport avec le programme ?

Sérieusement…

Qu’il existe des pressions sur les professeurs, c’est un fait. Et ce livre en est une bien macabre.

 

2 réflexions sur “André Antibi, crème pédago-démago

  1. Je ne suis pas d’accord avec le point de vue ci dessus . Je suis actuellement à la retraite et j’ai été une grande partie de ma carrière formateur académique dans l’académie d’Orleans Tours puis dans celle de Montpellier.J’ai découvert la méthode de Monsieur Antibi à la sortie de son 2éme livre et je l’ai utilisée. Et mon grand regret est de ne pas l’avoir découverte plus tôt. Dans mon dernier lycée nous avions toujours vers le mois d’avril une épreuve commune à toutes les divisions d’un même niveau et chaque fois les classes dont j’avais la charge ont superperformé. Pourquoi?
    1-Après chaque cours j’envoyais , par internet, à chacun de mes élèves une série de questions ( entre 10 et 15) sur le cours réalisé. Les élèves savaient qu’au cours suivant ils auraient un petit contrôle de 5 min avec 1 ou 2 questions prises parmi celles qu’ils avaient reçues par internet. Comme la plupart des élèves travaillent pour les notes j’ai constaté que beaucoup d’ élèves apprenaient leurs leçons de manière continue . De cette façon, les élèves apprenant le cours n sont en capacité de mieux comprendre le cours n+1
    2- Après chaque chapitre j’envoyais à mes élèves, toujours par internet un dossier d’exercices et de problèmes corrigés , montrant pour chacun d’eux comment on pouvait analyser les données de la situation proposée et la question . A partir de là je leur montrais, toujours par écrit, comment on utilisait les données du cours pour combiner les données de l’énoncé afin d’établir le plan de marche permettant d’atteindre le but à atteindre. Le jour de l’évaluation d’1 h ou 2h je suivais les préconisations d’Antibi soit 12 à 14 points de l’évaluation correspondaient à un des problèmes du dossiers et les 6 à 8 points suivants étaient attribués à des questions adaptées au problème proposé mais traitées dans les autres exercices ou problèmes

    Les résultats que nous avons obtenu, mes élèves et moi,me permettent de dire aujourd’hui: Merci Monsieur Antibi

  2. Je suis en accord avec pratiquement tous les thèmes défendus par SOS éducation mais en tant que professeur à la retraite, je pense que M. ANTIBi n’a pas tort à 100 %. Certains enseignants ont tendance à poser des questions qui dépassent le sujet qu’ils ont traité. Pour ma part, je n’ai jamais mis de zéro, je m’arrangeais toujours pour que le nul de chez nul obtienne au moins 2. Toujours une série de cinq six questions allant du très simple vers le parfait sans piège et traitées en cours.

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