Autorité à l’école : communiqué de presse de SOS Éducation

Autorité à l’école : les mesures annoncées ne sont pas assez fortes pour revenir à un juste équilibre

Le ministre de l’Éducation Luc Chatel a raison de vouloir sanctionner les violences verbales dans les écoles. Non seulement ces violences peuvent être en soi très graves pour les victimes, mais les tolérer, comme c’est le cas aujourd’hui, facilite le passage aux violences physiques.

Cependant, les membres de SOS Éducation attendent du ministre un discours beaucoup plus clair sur les moyens qu’il compte donner aux professeurs pour restaurer leur autorité.

L’association rappelle que la circulaire « Ségolène Royal » de 2000 a privé les professeurs de la plupart des moyens de se faire respecter :

– un grand nombre de punitions leur sont interdites, y compris celle aussi simple que les lignes d’écriture ;

– toutes leurs décisions peuvent être contestées par les élèves, qui peuvent se faire représenter par un avocat en conseil de discipline, et faire appel ;

– ils ne décident plus du redoublement.

Leur position est souvent intenable.

C’est donc une refonte en profondeur du Code de l’Éducation qui doit être programmée d’urgence.

« Insérer une charte dans le règlement intérieur », comme le propose le ministre, n’est pas suffisant.

Restreindre le recours aux exclusions n’est pas raisonnable. L’exclusion doit à tout prix rester une sanction possible.

Le vrai problème reste celui des exclusions définitives. Aujourd’hui quand un élève est exclu définitivement d’un établissement, c’est au recteur ou à l’inspecteur, de se préoccuper de lui trouver un nouvel établissement. La réintégration est automatique. Les élèves concernés ne sont pas mis devant les conséquences de leurs agissements.

SOS Éducation souligne qu’il existe un moyen simple de rendre les exclusions plus efficaces : demander aux élèves exclus d’accomplir eux-mêmes les démarches pour obtenir leur réintégration (lettre de motivation, entretien, engagement signé à ne pas récidiver).

129 députés de la Nation soutiennent déjà cette mesure, ainsi que l’ensemble des huit mesures contre la violence à l’école défendue par SOS Éducation et ses 130 000 parents et 50 000 professeurs sympathisants.

6 réflexions sur “Autorité à l’école : communiqué de presse de SOS Éducation

  1. Je crains hélas que les 129 députés de la Nation (avec un N majuscule alors que je croyais que c’était un mot obscène), bon nombre des 130000 parents et des 50000 professeurs n’aient activement participé à l’ascension de Ségolène Royal dans la vie politique jusqu’au poste où son action malfaisante a pu produire largement ses effets délétères.
    Comme les bourgeois de Calais, on aimerait les voir se présenter sur un plateau de télévision en chemise, se battant la coulpe pour leur errements antérieurs, reconnaissant leurs vues partisanes et idéologiques coupés de la réalité vraie: la sagesse populaire le sait bien et depuis toujours, qui aime bien châtie bien! Il a fallu la démence soxantehuitarde et son « il est interdit d’interdire » appliquée sans broncher pendant des lustres pour arriver à la situation actuelle.
    Continuons à penser que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes et ne faisons surtout pas des constats ou ne formulons surtout pas des souhaits sécuritaires qui risqueraient de faire soudain prendre conscience que les infâmes du Front National on peut être raison, … depuis 30 ans.

    • Adresse aux parents d’élèves : 1 million de lettres pour l’avenir des enfants

      Le SNUipp au moins fait actions en grand…

      Prenons-en de la graine !

  2. Je soutiens vos 8 mesures contre la violence qui ne relèvent, d’après moi, que du bon sens. Nos 129 députés n’ont en cela pas fait preuve d’un grand engagement.

    Je suis heureuse de constater que vous citer, enfin, un nombre de 130 000 parents sympathisants. Je dois vous avouer qu’à lire tant votre site que votre blog, je n’y croyais plus. Il n’y en a que pour les professeurs aux prises avec les violences de leurs élèves et l’indifférence de leur hiérarchie. J’ai envoyé quelques commentaires aux fins de rappeler qu’il y avait aussi des élèves qui subissaient des violences et la gêne d’élèves indisciplinés au point d’en être fortement perturbés dans leur scolarité et leurs repères moraux ainsi que des parents alarmés et bien désarmés de ces situations. Je pense qu’il faut globaliser le problème et non focaliser sur « le professeur – victime », à trop en faire…

    Je m’inquiète de vous voir ignorer, ces derniers mois, tous les autres problèmes dont nous débattions depuis deux ans sur le blog : notamment la formation pédagogique des professeurs qui explique en partie qu’ils soient démunis face à l’inattention de certains de leurs élèves. Autre point : la mise en place de la réforme en classe de seconde à la rentrée 2010 : vous en avez entendu parler ? Moi oui !!
    Et je peux vous dire que depuis mai 2010, entre le petit collège et le grand lycée de banlieue parisienne dans lesquels mon fils est affecté, c’est la grande panique !
    Si vous estimez que Luc Chatel est « mou du genou » dans ses déclarations sur la discipline à l’école, n’oubliez pas qu’il met en place la réforme de Xavier Darcos ! Ce qui est très loin de combler tant les professeurs que les élèves et leurs parents.
    Variez vos actions, agissez sur plusieurs fronts, vous n’en n’aurez que plus d’écoute. Merci.

  3. Il faut surtout modifier en profondeur la politique éducative encore trop marquée par le rousseauisme. En effet, on trouve toujours des excuses aux caïds : untel a mis son point dans la figure d’une petite de 6°, mais le pauvre n’est pas responsable de ses actes : ses parents divorcent, contexte familial difficile et puis c’est la faute de la société tout ça.

    Pour virer de mon établissement un dégénéré qui traitait les surveillantes de « connasses », le directeur d' »enculé », qui cognait des plus petits que lui et des filles, qui tirait à la sarbacanne sur ses « camarades » en plein cours, il m’a fallu procéder à des exclusions systématiques et à la rédaction d’une vingtaine de rapports d’incident. Il a fallu attendre 3 mois pour obtenir un conseil de discipline. Imaginez à quel point c’est le parcours du combattant pour faire régner la discipline, car on préfère sacrifier l’intérêt général des élèves qui est de pouvoir étudier sans être emmerdés par des racailles à l’intérêt particulier d’une poignée de voyous avec lesquels on n’arrivera à rien.

    • Tradition a écrit : « qui traitait les surveillantes de connasses .. qui cognait des plus petits que lui et des filles »
      Personne ne veut/voudra JAMAIS de gens comme cela en France. Le dégénéré dont vous parlez, allez lui spécifier qu’il n’est pas le bienvenu en France si il se comporte de cette façon.

  4. Beaucoup de députés ont répondus à votre appel, c’est une bonne chose, mais cela ne doit pas en rester là …
    Monsieur Luc Chatel a été obligé de tendre une oreille par rapport aux Députés, et il vous renvoie la balle.
    Il trouve très intéressent que les élèves se lèvent pour saluer le professeur ….
    et ne voit pas d’inconvénient d’afficher une charte,(un espèce de torche balle) si, toutefois les directeurs des établissements sont d’accord !!!!

    Il ne faut pas une charte bidon, mais une loi, une obligation imposée par l’action des députés au gouvernement de valider et de faire exécuter les 8 propositions sous peines de sanctions à tous les niveaux hiérarchique de l’Education Nationale.
    Faute de quoi, toute votre action aura été vaine et retombera définitivement aux oubliettes, et quel gâchis !

    Une fois de plus, les mêmes syndicats font parler d’eux, comme tous les ans à la rentrée; la formation, des postes supplémentaires etc …
    En résumé, seule revendication, toujours garantir les acquis. Mais les problèmes d’autorité, de sécurité, de respect, l’essentiel pour obtenir le résultat principal; l’Education en général ? Rien pas une bribe de revendication !!! pas un slogan !!! pas un mot.
    Il ne peu pas y avoir d’éducation sans un maître, qui apprend et un élève, qui écoute.

    En résumé j’en conclu : «c’est bien, je vous ai entendu, maintenant, vous pouvez retourner vous assoir » !!!!!
    Si toute votre mobilisation se solde par cette conclusion !!! Ce n’est pas possible ?
    Alors, je me pose des questions; ces enseignants, qui passent sous silence l’essentiel du pourquoi ils sont la, la priorité des priorités;
    -sont ils des masochiste ? Ou bien peut être;
    – ne sont ils pas exposés, eux, face à la pépinière de;  »tendres sauvageons » pourvoyeurs d’ insultes, de crachats , de coups et de tentatives d’homicide » ?

    Quand aux maisons de redressements, on rêve, elles existent déjà, dans d’anciennes propriétés … ; un délinquant (e) qui fugue, insulte et crache au nez de 7 éducateurs, plus l’intendance et ceci pendant plusieurs mois, sans obtenir aucun résultat (pipo-pipo) Et cela nous ruine.
    Une maison de redressement, ce n’est pas ça . ( il y a des pays qui maîtrisent très bien cela, et ça marche, mais chez nous ce n’est pas possible, dans notre beau pays des rêves bleus de la tolérance ou règne la philosophie et répression bisous-nours) ….

    Ils serait indispensable de faire circuler dans toutes les académies un questionnaire avec ; un ordre des priorités pour toutes les revendications abordées. Ainsi sans aucune influence, tout serait clair. ( un espèce de référendum !)

    Ma conclusion, si vous vous contentez de cette réponse de Luc Chatel, c’est foutu.
    Il ne vous faut rien lâcher, et surtout continuer la pression auprès des Députés signataires, afin qu’ils ne se contentent pas simplement d’une mesure de compassion comme j’en ai bien peur.

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