Avec tout notre respect, Monsieur le ministre de l’Education nationale, les solutions à la violence scolaire existent !

Nos écoles ont été le théâtre d’agressions d’une gravité extrême depuis le début de l’année 2009. Toutes les solutions doivent désormais être envisagées pour protéger les élèves et les enseignants. Mais avant d’impliquer directement les forces de l’ordre dans les écoles, les 80 000 membres de SOS éducation appellent le ministre de l’éducation à mettre en oeuvre des mesures de bon sens, à commencer par :

1. Faire respecter l’autorité des professeurs

Les enseignants doivent être rétablis dans leur mission première, qui est de transmettre des savoirs et non de gérer des problèmes sociaux. Pour asseoir leur autorité, ils doivent disposer des moyens nécessaires : le droit de donner des « zéros de conduite », des punitions, des heures de colle effectivement réalisées, et de décider du passage des élèves dans la classe supérieure, doit leur être rendu.

2. Former les professeurs à la discipline

Instaurer la discipline dans une classe relève essentiellement de

la pratique, mais les grands principes doivent néanmoins être enseignés aux futurs professeurs. L’importance décisive du premier contact avec les élèves, du déplacement du professeur à travers sa classe, de regarder au moins une fois chaque enfant dans les yeux pendant le cours, peut s’apprendre, de même que les principaux pièges à éviter (crier, chercher à attendrir les élèves, ou « copiner » avec eux).

3. Réintroduire la fonction de surveillant général dans les écoles

Les professeurs ont besoin du soutien institutionnel de leur hiérarchie en cas de problème grave avec un élève. La présence d’au moins un surveillant général dans chaque établissement est nécessaire, pour contrôler les entrées et les sorties, prendre en charge les élèves punis et s’assurer que les sanctions soient effectuées.

4. Créer de vrais cours de civisme

L’enseignement moral et civique, tel qu’il a longtemps été pratiqué, est devenu encore plus nécessaire aujourd’hui du fait de la défaillance des familles. Ces cours doivent enseigner aux enfants les règles de base de la vie en société (saluer et se tenir correctement, surveiller son langage, respecter ses engagements, arriver à l’heure, céder sa place dans les transports, respecter les adultes…), et cela dès les petites classes.

5. Exclusion définitive à la troisième infraction grave au règlement intérieur

S’il est normal que les enfants aient le « droit à l’erreur », aucun élève ne doit pouvoir commettre trois infractions graves (stupéfiants, tags, agressions…) dans un établissement scolaire sans être renvoyé.

6. Supprimer la réintégration automatique après exclusion d’un établissement scolaire

L’élève exclu doit accomplir lui-même les démarches (lettre de motivation, sollicitation d’un entretien) auprès des directeurs d’établissements pour demander sa réintégration. Il faut éviter de lui donner l’impression, comme c’est le cas actuellement, qu’il revient à l’Éducation nationale de lui trouver une place ailleurs, et que son « droit à l’éducation » n’implique aucune contrepartie, pas même celle de faire des efforts et de respecter ses professeurs.

7. Restaurer les internats spécialisés

Les élèves posant de graves problèmes de discipline, au point de nuire au bon déroulement des cours et d’empêcher les autres élèves d’étudier, doivent être scolarisés à part, si possible en internat, avec les moyens nécessaires (encadrement, moyens disciplinaires, rythme de vie imposé) pour les recadrer avant de les réintégrer dans le cursus normal.

8. Rétablir les prix et récompenses pour les élèves méritants

Les enfants qui travaillent sérieusement à l’école doivent être valorisés et récompensés de toutes les manières possibles. L’usage des bons points, images, prix, récompenses et bourses au mérite peut contribuer efficacement à distinguer les élèves méritants.

9. Responsabiliser les parents d’élèves

Aucune école ne peut fonctionner sans la participation et la bonne volonté des parents. Afin que certains parents cessent de considérer l’école comme un droit sans contrepartie, ou une garderie gratuite pour leur progéniture, il faut exiger d’eux qu’ils surveillent le rythme de vie de leurs enfants (heure du coucher, télévision, jeux vidéos, suivi des devoirs) et envisager des retenues sur les allocations en cas de défaillance grave.

Monsieur le ministre, nous comptons sur votre sens de la responsabilité pour nous entendre et agir en conséquence.

SOS Education

Pour convaincre le ministre de l’Education d’agir vite, merci de vous associer à cet appel en laissant un commentaire de soutien signé de vos prénom et nom.

347 réflexions sur “Avec tout notre respect, Monsieur le ministre de l’Education nationale, les solutions à la violence scolaire existent !

  1. Superbe commentaire.
    A quand les membres de soseducation nous montreront ils leurs compétences réelles en matière de gestion d’une classe.
    Demandez à être invités dans une école de la république laïque nonn hors contrat ou sons contrat… afin de nous montrer au combien vous êtes capables de gérer vos dires…

    En espérant que vous serez à la hauteur…

      • Bravo pour votre initiative et vos huit solutions apportées au Ministre de l’Education Nationale. En tant que professeur en collège depuis plus de trente ans, j’ai constaté la dégradation des conditions de travail et le statut des enseignants; parallèlement, la violence s’emparait du quotidien, devenant de plus en plus banale. Il faut arrêter cette escalade infernale en responsabilisant chaque partenaire. Merci encore pour tout.

    • Thierry verdi est un triple imbécile, pour ne pas dire plus… doublé d’un incompétent provocateur….

      De plus cet individu commet des fautes d’orthographe impardonnable…
      Certainement un enseignant nouvelle génération…

      En espérant que vous laisserez votre place de fonctionnaire à des instituteurs « Vieille Ecole »…

      Jean-Paul Guyot

      • Cher Monsieur Guyot,

        J’espère tout d’abord que vous n’êtes pas un de ces « instituteurs Vieille école », censé prendre la place de ce supposé fonctionnaire (Mais qu’est-ce qui vous fait donc croire que cette personne est fonctionnaire ?…).
        Car, si je puis me permettre, « des fautes d’orthographe impardonnableS » sont aussi à déplorer dans votre message, ainsi – et c’est plus fâcheux ! – que certaines lacunes en matière de « bonne éducation » : respect de la personne et de ses libertés d’opinion et d’expression, courtoisie, humilité, tolérance, esprit cartésien, …
        Autant de valeurs qui remontent à un âge d’or bien plus ancien que celui de grand papa : je veux parler du siècle des Lumières…
        Relisez donc le bon dictionnaire ou les contes philosophiques de François-Marie AROUET (1694-1778). Voltaire, ça vous remettra à niveau… Et puisque vous semblez, vous et vos amis de SOS Éducation, vous plaire à remonter le temps chroologique, vous pourrez encore faire un petit détour du côté du Disours de la méthode de M. Descartes (1596-1650) – dont de nombreuses facultés portent encore le nom aujourd’hui… Évitez toutefois le 16è siècle qui risquerait de vous faire rencontrer les écrits de François Rabelais (entre 1483 et 1494-1553). Ses critiques et ses expressions crues, proches parfois de la pornographie (celles-là mêmes qui lui ont valu une mise à l’index des livres interdits par l’église catholique…), risqueraient de finir de vous dépiter !

        Vous voulez vraiment contribuer à sauver l’éducation ? Alors passez votre chemin avec vos valeurs nauséabondes qui n’ont fait le bonheur que des seuls dirigeants d’états totalitaires ou de leurs serviteurs (ah, l’école sous Pétain…), et laissez donc la place aux coeurs pétris d’humanisme…

        Libre à vous cependant de vous expatrier (avec toute l’équipe de SOS Éducation pour bien faire…) en Corée du Nord ou en Chine, deux pays dont les systèmes éducatifs affichent de belles performances sur fond d’ordres public et moral !
        Souvenez-vous : Tian’anmen, il y a tout juste 10 ans…

        Signé : un enseignant nouvelle génération des écoles publiques et laïques de la République française…

        • BRAVO pour votre message intelligent M.Pavloff!

          Il est rassurant de constater que certains enseignants ont encore du bon sens et ne sont pas blasés ou nostalgiques, du genre : « tout était bien mieux avant! » « les élèves ne sont plus ceux qu’ils étaient »…ou autres lamentations qui ne permettent pas de se poser les bonnes questions.
          OUI au respect! Mais un respect mutuel : les élèves envers les adultes MAIS AUSSI les enseignants envers leurs élèves et leurs parents qui ne sont pas tous des démissionnaires ou des soixante huit…. »hard » attardés!!!
          signé :Une maman de 4 garçons!!

        • Ne serait-ce pas vous Martin qui êtes violent et insultant????
          C’est avec des personnes intolérantes comme cela que la violence s’amplifie au quotidien et donne un exemple déplorable aux jeunes générations!!!
          ID

      • Des fautes d’orthographes impardonnables, ou des fautes
        d’orthographe , impardonnable!
        Une petite leçon au donneur de leçon.
        Tel est pris, qui croyait prendre.
        Une institutrice laïque.

      • Très drôle d’envoyer des messages pour signaler des fautes d’orthographe alors que vous même en commettez!

        On voit la paille dans l’oeil de son voisin…..
        De la vieille école dites-vous???

      • super bravo poures qualificatifs!!! ce ne sont pas des fotes d aurtographes mais dedefrappe seriez vous arriéré à ce point là?
        aie aie où va ton???

  2. d’accord avec vous.cette situation n’a que trop durée.mais il faut bien dire que pour des motifs ideologiques beaucoup d’enseignants ce sont eux mêmes interdit d’en parler.Moralité ;Il faut toujours parler de la réalité.Je suis moi même ouvrier de l’éducation Nationale.L’idéologie largement répandue de l’époque , mais qui dure encore était que les personnes d’origine étrangeres étaient forcement discriminées.Un collègue noir qui volait a donc pu durant des années m’insulter , me menacer, me frapper en toute impunité sans que ça ne dérange personne.En conflit syndical avec mon directeur et subissant l’hostilité generale j’ai du me battre pour eviter mon licenciement pour « racisme »Je suis de gauche et seul representant syndical(cgt) de mon entreprise.Voilà.Bon courage.Louis

  3. Entièrement d’accord avec cet article. Les parents, surement en raison d’abus de certains enseignants, on fait évoluer le système éducatif dans la mauvaise direction, en supprimant simplement la notion d’autorité, sans laquelle aucune éducation n’est possible.

    Je pense d’ailleurs que les parents doivent reprendre à bras le corps leur rôle d’enseignants des règles de la vie en société, règles qu’un bon nombre semble avoir oubliées.

    Pour info, je suis de gauche également 😉

      • Entièrement d’accord avec vous…Je rajouterai, au risque de me faire huer, qu’il faudrait également le retour de l’uniforme à l’école…Cela éviterait bien des rackets, des jalousies, des discriminations etc..
        Merci à vous pour vos interventions.
        Cordialement

        • Et pourquoi pas les humiliations publiques, les châtiments corporels et autres ignominies subies il n’y a pas encore si longtemps…..au temps du bon vieux temps ou l’enseignant régnait en maître absolu du haut de son estrade, usant et abusant de son pouvoir!!!

          Connaissez-vous la communication non violente?
          L’écoute bienveillante et le respect mutuel, pratiqué bien heureusement par certains enseignants, sont beaucoup plus
          fructueux que toutes les propositions ringardes que vous énumérez.
          Savoir détecter toute la souffrance qui peut se cacher derrière des actes de violence que, bien loin de les cautionner,j’essaie d’analyser et de comprendre.
          Vous semblez confondre L’AUTORITE et l’AUTORITARISME!
          Quand aux parents….il est facile de les culpabiliser!
          Cela évite à ces chers enseignants de remettre en question leur façon de travailler et leur comportement parfois irrespectueux.
          Au lieu de réfléchir ensemble et en bonne intelligence, on exclu les parents des établissements scolaires ou bien on les « convoque » pour leur asséner des critiques peu constructives sur le peu d’investissement de leur enfant, la démotivation, voire pire….Avec 4 enfants, j’en ai entendu!
          Je pense que la façon de voir de SOS EDUCATION manque bigrement de bon sens et d’intelligence!

          • @Parente d’élève: Madame, j’estime que vous caricaturez l’opinion de très nombreux enseignants qui, sans être nostalgiques des violences infligées jadis par les enseignants, n’en demeurent pas moins nostalgiques il est vrai du respect qui existait autrefois dans notre système scolaire.
            Par ailleurs, je trouve vos propos suivants inadmissibles: « Cela évite à ces chers enseignants de remettre en question leur façon de travailler et leur comportement parfois irrespectueux »…mais c’est le monde à l’envers! Il me semble que vous n’êtes pas au fait de certaines réalités madame, allez donc prendre la place d’un enseignant pendant 15 jours à Villiers-le-bel, Clichy-sous-bois ou Grigny et après on verra si vous tenez toujours le même discours.

        • Oui, on appelle un aveugle un non-voyant et la cécité est un problème réglé… (cf. Desproges)

          Avec l’uniforme (cf. Angleterre, autres pays…) cela va-t-il vraiment mieux ?
          L’uniforme ne serait-il pas seulement un masque que l’on plaque sur des choses qui demeurent pourtant… ?

  4. Je suis globalement d’accord avec vos recommandations. Toutefois il y a aussi un élément qui est à prendre en compte c’est que les enseignants ont beaucoup fait pour perdre le respect des élèves. Les instituteurs de ma jeunesse étaient correctement vêtus, portaient souvent une cravate et surtout ne se mêlaient pas de la politique du gouvernement. C’est peut-être une réflexion de vieux con mais j’assume…Surtout quand je vois la dégaine de certains des profs de mes gosses (qui sont grands maintenant).
    Alors oui il faut aider les profs mais il faut aussi qu’ils se repositionnent comme des éléments majeurs de la vie du village ou du quartier autrement leur statu va continuer de se dégrader.

    • Merci pour votre signature. Nous sommes évidemment tout à fait d’accord avec cela, mais nous avons choisi de nous limiter aux premières solutions dans cette lettre ouverte à Xavier Darcos.N’allons pas trop vite en besogne.

  5. C’est un assez bon résumé de nos précédents échanges qui nécessiterait cependant plusieurs précisions car certains points peuvent être mis en place immédiatement tandis que d’autres nécessitent un travail en amont. Le mérite qu’aurait cet appel serait d’engager le dialogue…
    Le problème est que, dès qu’on veut dialoguer entre représentants de l’Education Nationale, des personnels enseignants et des parents d’élèves, cela tourne systématiquement en règlement de compte POLITICO – POLITIQUE. J’en tiens pour précédent exemple le grand débat sur l’école initié il y a 4 ou 5 ans et qui me laisse un goût amère tant il a été détourné de ses objectifs par les délégués syndicaux.
    Voilà où nous en sommes aujourd’hui : programmes inadaptés, violences envers les professeurs, violences entre jeunes, manque de formation pédagogique, etc…
    La politique ce devrait être avant tout, au quotidien pour chacun d’entre nous, la gestion de la cité donc l’éducation de nos enfants et le respect d’un code moral.
    Pour en finir avec l’actualité : belle image qu’ont donné les ténors politiques de droite et de gauche hier soir pour un débat sur l’Europe : n’ont-ils pas été violents, insolents, irrespectueux ? ont-ils parlé des jeunes et de l’éducation ? ont-ils donné envie de se rendre aux urnes dimanche pour faire son devoir civique ?
    Il y a urgence ! Les fondations de notre système éducatif s’écroulent à force que le mammouth s’ébroue !

  6. Les propositions proposées par SOS Education sont pleines de bon sens et seraient très souhaitables dans l’état actuel des choses .
    La situation est grave ,il est temps d’agir.
    Merci de nous écouter.

  7. Je suis assez surprise des mesures que vous proposez… Il me semble que vos propositions ne correspondent pas vraiment aux difficultés réelles (je suis d’accord sur ce point, il y des difficultés et il convient de chercher à les résoudre).
    Il me semble que les propositions faites ici sont essentiellement coercitives ou moralisatrices…
    Qu’est-ce qu’un zéro de conduite résoud ?
    En quoi augmenter la surveillance apprend aux enfants à être autonomes et responsables ?
    Va-t-on résoudre le malaise de certains enfants vis-à-vis d’un système qui les exclue en les excluant plus encore ?
    Agir, oui ; envisager le problème, sans aucun doute, mais pas de cette façon-là !

  8. Oui, il est urgent de restaurer l’autorité. Pour ce faire, il serait nécessaire que les chefs d’établissement cessent de faire de beaux discours (généralement le jour de la pré-rentrée) puis laissent le laxisme s’intaller au cours de l’année. Dans mon établissement, des élèves subissent des violences graves qui sont le fait d’une minorité de « sauvageons ». Mis au courant des faits, le Proviseur n’agit pas: pas de rapports à envoyer au rectorat, pas de vagues… Résultats, les agresseurs triomphent et les professeurs sont désavoués par leur hiérarchie.

  9. Il est triste que notre pays en soit arrivé à lancer un SOS Education pour que des hommes politiques se secouent un peu.
    Moins de films/séries/jeux TV violents, un peu plus de « s’il vous plait » et « merci ». Que les élèves vouvoient leurs professeurs et que les professeurs en fassent autant.
    Et si on faisait une campagne publicitaire : « l’impolitesse et la violence sont dépassées » comme la vitesse ????
    Certains parents devraient être autant sanctionnés que les enfants.
    La France est devenue trop laxiste dans trop de domaines, et voilà le résultat. Cessons de pleurer sur les états d’âme des agresseurs.

  10. Soyons sérieux: c’est la société politique qui débloque, car elle ne sait plus que faire pour céder aux désirs des uns et des autre, qu’ils soient banquiers ou profs ou écoliers.
    Revenons à un peu plus de partage, un peu plus de compréhension non-sectaire et non-partisane, et ça ira mieux.

  11. a. Vos propositions sont de bon sens. Sans alourdir votre texte, pensez aussi (au point 8) à décourager les parents de prendre leurs enfants pour les innocentes victimes des méchants profs qui leur font des remontrances. Il faut qu’ils fassent front commun avec les enseignants (je ne suis pas prof, donc je ne prêche pas pour ma corproration).

    b. Entièrement d’accord avec Bernard Turetti : la tenue de la plupart des profs est simplement lamentable. Est-ce de la négligence ou de la démagogie, une forme du « copinage » dont vous parlez au point 3 ?

    c. Vous n’avez pas peur d’affronter un traditionnel complexe français : la hantise de la répression. C’est pourtant une loi de la nature !

  12. Je ne peux que souscrire, c’est du bons sens.

    Cela passe à mon sens par la liberté d’enseigner et d’apprendre, et requiert que les modalités de mise en œuvre de cette activité ne soient pas définies par des penseurs d’élite au sein d’une administration de plus d’un million de personnes, mais sur le terrain au jour le jour par des praticiens.

    Quoi de plus personnel qu’une relation entre un enseignant et son public ?

    Mes propos ont été publiés dans Ouest France il y a quelques mois (20/10/2008) : M. Jean Claude Allègre avait tort ; il ne faut pas « dégraisser le Mammouth » (ce qui suppose établi le principe de M. Alain Juppé : chez les fonctionnaires il y a de « la mauvaise graisse »). Une seule solution : il faut le désosser. Je peux vous faire suivre l’article. Même si je suis à contrecourant du politiquement correct.

    Élèves, étudiants et enseignants vivraient bien mieux et seraient bien plus motivés.

  13. Père de 5 enfants, je soutiens votre cause à 100 % . Certes, le comportement des élèves de changera pas du jour au lendemain mais l’instauration de ces principes fera nécessairement évoluer l’attitude des élèves. C’est aussi évidemment dans l’intérêt des professeurs et leur travail ne s’en trouvera que facilité et plus intéressant.

    • Sans doute faudrait-il que le comportement des adultes changent au préalable… D’où vient l’exemple ?

      Plus haut, une maman parlait de respect mutuel (enfants/adultes quels qu’ils soient, enseignants ou autres), je suis d’accord avec elle.
      Son message, qui me semble empli de bon sens et avec lequel je suis en accord, a été critiqué de manière peut constructive me semble-t-il… Peut-être peut-on nous éclairer sur ce point ?

      Je ne vois pas en quoi il serait caricatural… Il souligne avec justesse le décalage (paradoxe ?) qu’il y a sur l’association des parents dans la scolarité de leurs enfants : on veut qu’ils soutiennent les décisions des enseignants quand on le leur demande, bref, qu’ils répondent présents mais surtout qu’ils restent en dehors de tout ensuite. Ce sont leurs enfants tout de même, non ?! Faire ensemble, c’est beaucoup mieux, je crois…

      De plus, les enseignants auraient à gagner, à accepter d’autres points de vue, à les envisager, à essayer de les comprendre (cela ne veut pas dire ensuite les adopter systématiquement mais c’est là qu’intervient l’esprit critique et la fonction du dialogue)

  14. Bonjour, je cite un propos qui me fait bondir : « la tenue de la plupart des profs est simplement lamentable. » : M.Hersan , s’il vous plaît, attention aux généralisations abusives ! Tout d’abord, je suis professeur(e), ou enseignante, au choix, mais surtout pas « prôôôôf » : j’ai horreur de ce diminutif qui nous diminue ! J’estime avoir droit au respect (mais oui, mais oui !!) plutôt qu’à ce sobriquet, utilisé jusque dans les media et démagogique au possible. Quant à la tenue vestimentaire de mes collègues —du moins d’une minorité d’entre eux, la plupart de ceux que je côtoie portent une tenue correcte—, n’oubliez pas que notre pouvoir d’achat a beaucoup diminué en vingt ans et que personne ne s’en soucie, il paraît que nous sommes de purs esprits éthérés, qui vivons d’idées et d’eau fraîche, dans une société où le niveau de vie est l’indice de la considération que l’on mérite !!! Moi non plus, je ne prêche pas pour ma corporation, mais, s’il s’agit, sur ce blog, de discuter de propositions concrètes, commencez, s’il-vous-plaît, par respecter les professeurs !! Merci d’avance….

    • Permettez moi de m’intégrer à cette conversation mais je vais dans votre sens lorsque vous dîtes qu’il s’agit d’une minorité d’enseignants qui font preuve de laisser-aller dans leur tenue vestimentaire ; on dit que « l’habit ne fait pas le moine », mais devant nos élèves c’est un gage de respectabilité supplémentaire sans même jamais oublier que pour eux nous sommes censés être des exemples.
      Ainsi, j’ai l’un de mes collègues qui s’habille comme un sac à tel point que lorsqu’il s’abaisse on voit ses fesses…. mais quelle honte, quel manque de correction! Pas étonnant que ses élèves ne le respectent pas si l’individu est en classe à l’image de sa tenue vestimentaire…

  15. Ouf! comme çà fait du bien de voir que je ne suis pas la seule à avoir ce genre de pensées!Merci, merci et merci encore…Sauf que… il y a du travail à tous les niveaux! Je ne suis pas dans l’enseignement non plus, je ne prêche donc pas pour ma paroisse moi non – plus si ce n’est que je suis mère de deux collégiens! « Il faut faire du social » m’a t – on répondu une fois. Le social: oui mais il doit s’arrêter là où la bétise commence…vaste débat!Et si le social commençait avec la DISCIPLINE?

    • Qu’est-ce que la discipline ?

      Les conceptions divergent sans doute beaucoup, tant ce champ est vaste… Aussi, parler de discipline ne suffit nullement, il convient de s’entendre sur ce que l’on y met derrière…

      Et de la discipline de qui parle-t-on ?
      Et de quelle époque ? (Etait-ce magique alors ?)

  16. Oui, créons un cadre et une ambiance saine de respect et d’apprentissage, plutôt que de se résigner à la dérision, au charabia, à la facilité et finalement au désespoir : il s’agit que notre descendance puisse maîtriser le lourd héritage que nous lui laissons.

    • En effet, tout allait mieux autrefois!!! :

      Il n’y avait pas de violence dans les écoles….
      Tout le monde respectait tout le monde….
      Le racisme ne se manifestait nullement……
      Tous les enfants avaient les mêmes chances de réussir …..
      Les milieux sociaux étaient bien mélangés…
      Les marginaux bien intégrés…..
      Mais, au fait, c’était quand tout ceci???
      Dans vos rêves cher Claude!!!

      • @Parente d’élève: En effet, à l’époque il n’y avait pas de bagarres entre bandes à l’intérieur des bahuts, de filles tabassées à coups de batte de base-ball par des individus extérieurs, de profs passés au couteau et insultés…. la violence s’est accrue et les actes délictueux sont passés à un stade bien supérieur de sauvagerie! Mais êtes vous aveugle?
        « Tout le monde ne respectait pas tout le monde » mais il y’avait bien plus de respect qu’aujourd’hui, ça c’est certain, et notamment vis-à-vis des enseignants! Désormais dans certains coins c’est plutôt « personne ne respecte plus personne »!

        • Non, je ne suis pas aveugle mais réaliste!

          La « sauvagerie » est-elle une invention des nouvelles générations?
          Personne avant cette époque ne commettait d’actes barbares et ne faisait subir de violences aux filles….
          Des femmes battues, violées, torturées, c’est un genre nouveau crée par nos jeunes qui regardent trop la TV ou passent trop d’heures devant l’ordinateur. Quelle évidence!

          Ce qui se passe dans votre établissement est scandaleux mais pourquoi ne vous posez-vous pas les bonnes questions?
          Pourquoi en êtes-vous arrivés là dans cet établissement?
          Puisque vous prônez l’AUTORITE et le retour à des valeurs qui, à vos eux, ont disparues de la conscience de la jeunesse, qu’attendez-vous pour les mettre en place dans vos classes.
          Pensez-vous que c’est au gouvernement de vous doter d’un charisme qui impose le respect!
          Changez donc de métier, cher monsieur, rentrez dans la police ou vous pourrez mâter les jeunes délinquants!

          • Madame vous mélangez tout! Je vous parle de la violence dans les établissements scolaires (c’est quand même le centre du débat) et vous vous me parlez des violences faites aux femmes dans la société en général (viols, femmes battues…). Restons centrés sur les établissements scolaires! Donc oui, je le répète, vous n’êtes pas réaliste du tout, la gravité des actes commis dans les bâtiments de l’éducation nationale est sans commune mesure avec ce qui avait lieu autrefois (voyait-on des profs se faire poignarder ou tabasser ? Voyait-on des bandes de plusieurs centaines de gamins se taper dessus devant leur école?). Vous refusez d’admettre que la violence a explosé et que les actes perpétrés sont devenus d’une très grande violence….par là même vous vous décrédibilisez totalement ; il suffit de voir la majorité des commentaires des autres participants, des gens qui sont directement sur le terrain (eux!), pour voir que vous n’êtes pas en phase avec ce qui se passe réellement.
            Je serais curieux de savoir dans quelle ville vous vivez…à Bisounours City?
            Quant à vos remarques hautaines sur la manière dont les enseignants en ZEP (et zone de prévention de la violence) doivent gérer leurs classes, je vous invite à vous les garder ; vous n’avez dans certains de vos posts que le mot « respect » à la bouche, commencez donc par l’appliquer à vous même!

          • Pensez-vous que la violence que vous déplorez au sein des établissements scolaires soit « arrivée » un beau matin sans crier gare?
            Vous me reprochez de tout mélanger, c’est votre opinion.
            Je pense que vous, en revanche, faites une fixation sur un problème qui est loin d’être isolé et indissociable de ce qui nous entoure : la violence est multiple et omniprésente dans la société et cela ne date pas d’aujourd’hui!
            Quel spectacle montrons-nous aux enfants chaque jour?
            Quelle considération, quel regard portons-nous sur les jeunes?
            De quel avenir peuvent-ils rêver?

            Si vous vous interrogiez quelques minutes au leu de vous lamentez, il vous apparaitrait sans doute évident que nous avons la jeunesse que nous méritons!
            Bien que vous m’invitiez à gardez mes remarques »hautaines » pour moi, je prends quand même du temps pour y répondre puisque, si je ne me trompe pas, l’objectif de ce forum de discussion est bien que chacun puisse s’exprimer en toute liberté dans un RESPECT mutuel (ce qe vous avez bien du mal à faire, SUPERTITI !)
            Je suis loin de vivre à Bisounours city mais dans un quartier classé Zone hautement prioritaire aux abords d’une grande ville.
            Je suis médiatrice sociale, animatrice, conjointe d’enseignant et, mère de 4 garçons!
            Donc, loin d’être « out » comme vous semblez me cataloguer!
            Quant aux commentaires présents sur ce blog, lls sont loin d’être en accord avec vous comme vous voulez le croire!
            Heureusement, certains de vos collèges ont les pieds sur terre et s’interrogent d’une façon fructueuse et non réactionnaire!
            Aujourd’hui ne sera jamais plus comme hier!
            Il faut l’admettre et avancer intelligemment!
            Bien respectueusement!

          • Madame, votre seul argument est de dire que la violence a toujours existé (sous-entendu qu’elle est normale et qu’il ne peut en être autrement) et vous feignez de ne pas voir qu’on a franchi plusieurs palliers dans l’intensité de ces actes, que les professeurs sont désormaisdirectement visés. Au lieu de ça vous faites la politique de l’autruche (« la violence a toujours existé », comme si ce n’était pas pire qu’autrefois), vous lamentant sur le sort de ceux qui commettent ces actes tout en faisant culpabiliser les victimes (plus bas dans les commentaires il s’agit des enseignants). C’est cet angélisme à l’égar des fauteurs de troubles qui fait que les gens « progressistes » comme vous sont discrédités! Je vous encourage à continuer ainsi, merci!

  17. Nous en avons assez de voir nos enfants subir des agressions verbales ou physiques, qui sont très rarement punies. On parle beaucoup des enfants en difficulté, qui se sentent exclus, incompris. Qu’en est-il de ceux qui voudraient juste aller à l’école pour y apprendre quelque chose ? Parce que ceux-là ne font pas de bruit, a-t-on le droit de les oublier ? Doivent-ils continuer à subir les humeurs de certains de leurs camarades ? Doivent-ils accepter ces cours toujours adaptés aux plus faibles, aux perturbateurs ? Ne seraient-ce finalement pas eux les exclus, les incompris ? Refusons cette violence qui nous empêche d’avancer et qui donne à nos enfants une bien mauvaise image de la société dans laquelle ils devront grandir.

    • Oui, refusons la violence, je suis d’accord !
      Comment la refuser, là est la question… En commettant nous même la violence de contraindre, de faire plier, d’obliger ?
      En l’acceptant comme une fatalité ?
      A mon avis, ni l’un ni l’autre…
      Il faudrait en tout cas cesser de vouloir s’engager sur la voie répressive qui a largement montré qu’elle ne résolvait pas le problème (au mieux, elle le masque en partie, c’est bien, ça rassure certains) ; il me semble même qu’outre ne pas le résoudre, elle l’aggrave.

  18. Le retour au simple bon sens devrait permettre de faire de grands progrès.
    Pour être respecté, il faut commencer par être respectable et cela ne s’obtient pas sans autorité.
    Cette autorité doit être statutaire pour les enseignants et garantie par l’administration, tant des établissements que des ministères compétents, ainsi que par l’ensemble de la classe politique qui doit tout mettre en oeuvre pour le soutien effectif de ceux qui sont « en première ligne », les parents n’ayant pas voix au chapitre pour tout ce qui touche à la discipline.
    Cela veut dire des sanctions fortes, immédiates et effectives pour les fauteurs de troubles (en clair, arrêtons de faire dans le politiquement correct et de « baisser notre froc »).

    • Qu’est-ce qu’être respectable ?
      Pourquoi les parents d’élèves ne pourraient-ils pas être associés à ce qui touche la « discipline » ?
      Enlevons les enfants dès la naissance tant qu’on y est, mettons-les dans des camps d’Etat, ça sera magique, tout résolu ! Le meilleur des mondes que ne renierait pas Aldous Huxley.
      Mais pourquoi voir dans les parents des « ennemis » ?????????
      En quoi les enseignants savent-ils tout mieux que les parents…. ????

  19. Bravo !
    C’est tut simple, ça a fat ses preuves en son temps, et ç semble tellement logique, qu’il st incompréhensibleque ce ne soit pas encore remis en place …

  20. Il est clair que l’objectif est idéal cependant comment esperer vous redonnez de l’autorité aux proffesseur dans un monde tellement baigné dans le « politiquement correct » qu’on envoi devant les tribunaux un proffesseur gifflant un « petit merdeux » qui l’a bien cherché!!???

  21. Malheureusement, ces propositions sont un tissu d’inepties révélant, en filigrane, le caractère extrêmement conservateur, pour ne pas dire plus, de ses auteurs.

    Non, aucune de ces propositions ne résoudra la « violence » à l’école. C’est en tenant compte de l’ensemble de la communauté éducative : élèves, enseignants, personnel pédagogique, administratif et de service, réunis pour discuter et élaborer collectivement un « projet d’autonomie » de l’établissement, que localement l’on pourra proposer une solution relative efficace.

    À l’échelon global,national, il en va autrement. Il s’agit alors d’une véritable transformation des mentalités politiques et des visions du monde concernant ce que veut « vivre-ensemble » sur notre terre-patrie. Ceci est une autre histoire…

    René Barbier, professeur de Sciences de l’éducation

    • « professeur de Sciences de l’éducation » : Voilà un métier qu’il faudrait supprimer. Lire « Autopsie de l’Ecole Républicaine » pour ce faire une petite idée de ce que ces messieurs inventent pour nos enfants !!

    • Monsieur Barbier,

      Comment pouvez-vous écrire que la solution est de parvenir à un « projet d’autonomie d’établissement »?
      Certains de vos collègues les plus extrémistes des universités – pas la majorité – qui sont visiblement du même bord politique que vous, luttent contre le projet « d’autonomie des universités » depuis des mois. On connaît les conséquences de ce mouvement sur l’image de nos établissements et sur le moral de nos étudiants qui ont le sentiment d’avoir, cette année encore, été pris en otage.
      Si je puis me permettre, ayez un peu de cohérence dans vos propos, messieurs!

      Toutefois, plutôt de dénigrer les propositions de SOS Education, faites nous part, monsieur, des solutions que vous avez pu mettre en oeuvre dans votre établissement suite à vos discutions « locales ». Si elles sont efficaces, il est essentiel d’en faire profiter chacun d’entre nous. Vous nous rendriez un énorme service.

      Respectueusement,

      • Monsieur Blassel

        Je vous réponds parce que votre lettre est modérée, contrairement à tant d’autres sur ce site traditionnel.
        Je ne suis pas un « révolutionnaire, le couteau entre les dents » comme vous semblez le penser. Mais j’ai derrière moi plus de 47 ans d’enseignement et d’éducation au niveau secondaire et supérieur. Je sais de quoi je parle. Je suis consterné qu’après deux siècles de réflexion pédagogique et d’innovation en éducation, de voir l’idéologie cimentée de ceux qui prétendent vouloir restaurer la fameuse « autorité » à l’école, qui n’est qu’un masque de la violence symbolique exercée par tous ces messieurs bons offices, certainement sur leurs lieux de travail et de famille.
        Je pourrais vous citer d’innombrables recherches pour étayer mon argumentation. Mais à quoi bon ? Les participants à ce site sont, à coup sûr, pour la grande majorité, enfermés dans leur certitude et leur peur du changement et de la vie.

    • Monsieur Barbier, être « conservateur » apparaît dans votre bouche comme étant une vulgarité ; ce sont des gens « progressistes » comme vous, de grands pédagogues, de grands spécialistes de l’éducation qui n’ont jamais fait cours dans des coins très chauds qui ont bâti l’école telle qu’elle est aujourd’hui….décadente! Alors si être conservateur c’est revenir à l’école de nos parents, reprendre les méthodes d’autrefois, alors oui monsieur, je suis conservateur et extrêmement fier de l’être!!!

    • Voilà enfin un message au dessus du lot de tous ces lamentables commentaires!
      OUI, le monde change et c’est à nous, adultes, de mieux le comprendre et de s’adapter en bonne intelligence!
      Arrêtons de nous lamenter et faisons travailler nos neurones pour élaborer des solutions qui fassent changer le regard porté sur les jeunes générations et non pas des « c’était mieux avant », « les jeunes ne respectent rien », etc, etc….
      Et vive les sciences de l’éducation!

    • Merci d’avoir exprimé ces idées clairement et avec modération.
      Je sais qu’une part de solution réside dans cette façon de voir (non les propositions faites ici sur ce site, bien qu’elles soient motivées par des constatations réelles mais dont l’interprétation me semble erronée, ce qui biaise les propositions)

      Je sais qu’un très gros travail a été fait, pour « pacifier » une école de Mons-en-Baroeul (Nord), par une équipe enseignante soudée qui a associé enfants et parents dans cette lourde entreprise. Je sais que cette expérience a été filmée par une personne neutre au départ, progressivement convaincu par la nécessité de repenser l’autorité telle qu’on l’imagine traditionnellement. Le résultat est si parlant que, quand on a compris, on ne peut plus voir les choses de manière coercitive.
      Montaigne et Rousseau l’exprimaient déjà très bien, Korczac et Freinet ont aidé à faire des propositions plus concrètes pour la mise en oeuvre dans une réalité de classe, d’école.
      Je n’ai pas les références précises en tête mais ceux que cela intéressent doivent pouvoir retrouver tout cela sur Internet.

  22. entièrement d’accord avec vos propositions. c’est un bon début pour restaurer l’autorité de l’adulte qui, bien expliquée, peut ramener le respect de l’école.

  23. Une proposition de réponse, à discuter naturellement, à votre lettre :
    1) pour créer de vrais cours de morale et de civisme, il suffit, à l’école publique, de restaurer l’Education civique (ce n’est pas la même chose que l’instruction, dans l’Education, l’élève agit). Par ailleurs, la morale est une notion religieuse, et n’a pas sa place à l’école publique. Il faut aussi redéfinir les temps d’enseignement de cette discipline, à 1 heure hebdomadaire. ( et non 1/2 heure comme actuellement depuis les programmes 2008).
    2) Le premier moyen de restaurer le prestige et l’autorité des professeurs, il faut d’abord que le ministre arrête e les mépriser. EUX, ILS SAVENT DE QUOI ILS PARLENT, ILS MAITRISENT LA REGLE DE TROIS ET LA CONJUGAISON! Il faut reconnaître leur travail, et l’importance de leur mission pour l’intérêt général. Les enseignants ne sont pas tous des fainéants, d’ailleurs, l’OCDE, qui n’est pas un dangereux syndicat gauchiste, évalue leur temps de travail à 40 heures par semaine.
    3) Pour rétablir des cours dans la formation des enseignants, il faut maintenir leur formation professionnelle!!!
    4) Sans restaurer la fonction de surveillant général dans les écoles, on pourrait, si on considère que les élèves ont besoin d’un accompagnement, ARRETER DE SUPPRIMERDES POSTES!!!
    5) La mission de l’école n’est pas d’exclure, il est préférable d’éduquer!!!
    6) L’enseignement de l’Education civique apprend aux élèves le sens des responsabilités, et le devoir de réparation des dommages occasionnés.
    7) Et pourquoi pas les bagnes d’enfants, dont ces pauvres gamins sortaient pires qu’ils n’étaient entrés! Il existe des internants éducatifs, auxquels il convient de donner les moyens.
    8) Certains parents ont besoin d’aide.

    Pour éviter la violence, on pourrait appliquer à l’école française les moyens finlandais: 15 élèves et 2 adultes par classe, une profession reconnue socialement et financièrement…

    N’hésitez pas à me proposer vos commentaires, tout débat argumenté est enrichissant…

    • Merci Monsieur Lefevre pour vos écrits qui ne reflètent que le « bon sens » appuyé sur une observation de la réalité quotidienne de l’école. Je circule beaucoup dans les écoles du primaire et je vois une immense majorité d’élèves et d’enseignants qui travaillent pour « élever » les élèves vers un haut niveau de connaissances mais qui sont aussi épuisés d’être stigmatisés par des écrits, des discours les mettant au centre et même responsables de tous les problèmes du monde. Les solutions de SOS Education ne tiennent aucunement compte de la réalité qui est souvent et heureusement plus sereine que ne veulent le dire des médias en mal de sensationnalisme vendeur qui ne font qu’alimenter les peurs. Pour servir qui ?
      Beaucoup d’établissements ont mis en place des actions, des projets appuyés sur le respect, des règles de vie partagées dans le profond respect des valeurs de la République. Ils ont besoin aussi de soutien. Ne les oubliez pas pour qu’ils ne baissent pas les bras. A moins que ce ne soit aussi l’un de vos objectifs… La suppression des postes est l’outil le plus efficace pour discréditer l’école. Cela se traduit par des classes sans remplaçants pendant des périodes hivernales, de la formation supprimée. Jusqu’à présent on n’a pas trouvé mieux que de transmettre des valeurs par la présence d ‘humains attentifs, vigilants. Caméras ou portails de sécurité ne feront pas ce travail. C’est moins cher…Voilà la raison de tous ces échanges.

      • @Marie No Brin: Madame, vous dîtes que « la réalité qui est souvent et heureusement plus sereine que ne veulent le dire des médias en mal de sensationnalisme vendeur  » ; permettez moi de vous dire que vous vous trompez très lourdement! Au contraire, la réalité est bien pire que ce que nous racontent les médias ; leurs reportages sur la violence scolaire n’évoque qu’une goutte d’eau des violences perpétrées dans les établissements! Là où je travaille, en ZEP, un élève passé au Tazer dans le lycée, une surveillante agressée physiquement au portail d’entrée, un professeur qui a eu sa voiture détruite, deux nanas passées à coups de batte de base-ball par trois individus étrangers à l’établissement…etc etc etc, je pourrais évoquer des centaines de cas, et cela est vrai pour tous les établissements de mon secteur! PARMI LES FAITS CITES, AUCUN N’A EU SA PLACE DANS LES MEDIAS. Alors madame, je le répète, vous ne vous rendez pas compte de l’ampleur du désastre!

      • Marie No Brin dit : —-« Les solutions de SOS Education ne tiennent aucunement compte de la réalité qui est souvent et heureusement plus sereine que ne veulent le dire des médias »—- OUh là là, comme vous vous trompez. Le grand public est très loin de s’imaginer ce qui se passe réellement dans les établissements, et ce, pour plusieurs raisons. En premier lieu, les professeurs qui subissent des incivilités culpabilisent (à tord la plupart du temps) et n’osent pas se venter de cet état de fait. Lorsqu’ils ne supportent plus, il font tout pour partir en vue de se préserver (mutation, congé maladie ou poste sans élève). Un autre prof -ou devrais-je dire un autre fusible- prend alors sa place et la ronde continue et s’aggrave chaque jour un peu plus. Il y a certes quelques initiatives qui sont prises ici ou là tels que des sortes de contrats passés avec les élèves récalcitrants mais cela ne fait que vaguement retarder l’issue. La cause du mal n’est même pas effleurée dans cette affaire.
        Une chose est sûre, la réalité est pire que ce que nous disent les médias. Il faut des solutions à la hauteur de la réalité telles que celles de SOS EDUCATION.

  24. Je suis d’accord, bien évidemment; il y a peut être des enseignants qui font des abus, mais qu’éprouvent les enfants qui sont soutenus par leur parents quand eux en commettent ? nous parents devons nous nous féliciter ? je suis abasourdie quand je vois le nombre de parents qui obéissent à leurs enfants. ou est passé le respect de soi et des autres ? le respect des hymnes nationaux quels qu’il soitent, le respect de l’autre. Comment les enfants peuvent évoluer dans une telle société de non respect ? reprenons nous ! nous parents.Soutenons les personnels encandrants, sans penser que nos enfants chéris sont tous des anges ! ouvrez les yeux parents, et sauvez tout ça, il n’est peut être pas trop tard après tout. secouez vos puces bon sang ! et agissez pour nos enfants, dans le respect !!!!!!!!! Fut un temps on se levait quand nos prof entraient en classe, ce n’est pas ce que l’on demande, mais enfin rappelez à nos gosses qu’il est temps d’empêcher les autres d’étudier. oui il y en a qui veulent progresser, alors pourquoi pas oui de la discipline, et encore DU RESPECT ET DE LA VOLONTE POUR CHANGER

    • L’hymne national français a été réalisé dans un contexte particulier. Il convient de lui conférer une place historique, il me semble dangereux de lui accorder plus : incite-t-il au respect ?
      On pourrait oublier les hymnes nationaux, ça ne ferait pas de mal. Par contre, oublier les personnes, ça, ça fait du mal.

      • L’hymne national a surtout un caractère unificateur, il fédère un peuple qui maîtrise une même langue, une même culture, qui s’approprie un même patrimoine historique et culturel ; il est un élément, avec l’amour de son pays, de son drapeau, de son hymne, un élément parmi tant d’autres qui fait que nous aimons notre pays et que nous sommes fiers d’être français!
        Quand je vois que dans ma ZEP les 3/4 de mes élèves n’ont jamais appris la Marseillaise du fait de leurs profs orientés politiquement, je trouve ça impardonnable, d’autant plus qu’il s’agit d’élèves qui, peut-être plus que les autres, ont besoin de se sentir français, de se sentir pleinement assimilés.

        • Je n’ai pas appris la Marseillaise, je ne me sens pas particulièrement française (je vis en France, c’est, pour moi, différent) et je ne crois pas que cela m’ait empêché de respecter les autres et m’empêche de le faire. Je n’ai aucune fierté à être française mais aucune honte non plus. Pour moi, cela signifie seulement avoir eu de la chance (j’aurais pu naître dans un pays qui m’envoie à 4 ans faire des briques toutes la journée…)

          « Je suis nécessairement homme, je ne suis français que par hasard. » Montesquieu.

  25. Bonsoir,
    enfin des mesures vraiment efficaces pour faire cesser ces incivilités qui empoisonnent les établissements scolaires ! Je suis prof en LP et je pense que ces mesures devraient être adoptées par notre cher Ministre qui, comme d’habitude, s’est précipité et n’a pas écouté la base……Oui à la tolérance zéro à l’Ecole comme sur la route !

  26. On ne peut avoir d’ autorité que si les autres nous la reconnaisse, or il se trouve qu’ une majorité de jeunes ( et leurs parents) ne croie plus que l’ école puisse être un moyen pour réussir dans la vie ( obnubilés qu’ ils sont par l’ argent que gagne les joueurs de foot ou les people….) DONC l’ école n’ est plus valorisée par les parents et l’ entourage en général ce qui entraine une désaffection générale pour les études , vos mesures quoique bonnes dans l’ ensemble n’ y feront rien ( ou peu) d’ autre part si les élèves qui posent problème dans un établissement sont réintégrés ailleurs c’ est que tout simplement les pouvoirs publics préfèrent les voir ( à peu près scolarisés ( vu le pourcentage d’ absenteistes qu’ il y a dans nos lycées!) que dans la rue ( où ils pourraient faire augmenter les statistiques de la délinquance!) alors nous les gardons en classe et c’ est vrai ils empêchent les autres de travailler…plus tard ils obtiendront ( comme 80 pour cent de leur classe d’ âge un baccalauréat) mais étant donné leur faible niveau et leur attitude face au travail ils ne pourront jamais GARDER leur TRAVAIL , c’ est donc reculer pour mieux sauter! en vérité vos mesures peuvent un peu contrer le mouvement général mais elles sont inapplicables , ce sont des voeux pieux et je peux vous assurer que face à une classe très difficile les petites recettes que vous indiquez ( tirées d’ un livre récemment paru ) NE MARCHENT PAS ( allez vous même dans les classes et vous verrez! les CPE qui essayent de maintenir un semblant de discipline sont débordés sous le nombres de  » rapports » concernant des élèves difficiles et la création d’ un poste de surveillant général n’ y changera rien! par ailleurs et je fais allusion à une de vos propositions les parents fautifs ne pourront pas payer car la plupart du temps ils sont insolvables ! alors d’ accord pour essayer de résoudre les problèmes , mais ces petites recettes ne marchent pas ( sauf l’ exclusion définitive de l’ élève , qui elle ne sera jamais appliquée pour les raison déjà énoncées.

    • En quoi l’exclusion définitive résoud-elle le problème ?
      Elle le déplace voilà tout et lui permet de s’aggraver dans l’ombre pour resurgir plus violemment à un autre moment…

  27. Bien d’accord avec les propositions de SOS Education. Enfin des gens qui bougent pour remettre de l’oredre alors que depuis un certain temps les parents ont démissionné devant leurs enfants et que certains membres de l’Education Nationale ont une mentalité détestable. Heureusement que certains d’entre eux sont remarquables et dévoués envers leurs élèves.

  28. Plutôt d’accord avec Aline. Les mesures moralisantes et coercitives ne suffisent. En vrac quelques idées : autorité, revoir la formation des ma uniforme

  29. Je ne peux que vous féliciter pour vos propositions. Je me permets d’espérer, que contrairement aux récents changements tentés à l’Education Nationale, vos idées ne seront pas remises en question lors de leur application. Que beaucoup d’enseignants aient le courage d’exprimer ou reconnaître leurs difficultés et déjà un grand pas sera franchi. Stop à l

  30. Restaurer l’autorité ! voilà, tout est dit.
    Mais c’est nager à contre courant.
    Les sociétés modernes auxquelles nous appartenons, l’ont évincée pour plaire à leur électorat…notamment.
    A l’heure du « faire semblant », de la crainte de « représailles » de familles procédurières de plus en plus nombreuses, du « rassurer » général pour les non concernés surtout, des politiques de résultats sans stratégie de moyens… bien sûr que si on veut que l’Ecole ne soit pas la rue, il faut lui rendre son Essence.

  31. Revoir la formation des maîtres ; respect sous toutes ses formes : tenues, langage, vouvoiement des professeurs, suppression du droit de grève, morale pratique, salut au drapeau comme au Canada (les journalistes qui parlent d’hexagone au lieu de France ont leur part de responsabilité), saluer les professeurs … et les élèves, restaurer l’uniforme, ce qui éviterait l’envie ; sanctions adaptées dès la première « incivilité », sport ou exercice physique pour canaliser l’agressivité des élèves ; programmes adaptés ; cours de morale pratique, arrêter de parler « d’hexagone » au lieu de France, salut au drapeau comme au Canada ; TP où l’on commente films et jeux vidéos ;etc

  32. Hélas, vous ne connaissez pas bien les établissements. Ainsi, le surveillant général, c’est le C.P.E. aujourd’hui et croyez-moi, nous surveillons les entrées/sorties, nous prenons en charge les élèves punis, etc…

    Pour la réintégration, si la famille est laissée dans le doute un mois, si l’élève est réintégré sans lui faire aucun commentaire, je vous assure que ça marche bien. Vraiment.

    Certaines propositions sont bonnes et auraient dû être appliquées depuis bien longtemps. A chaque fois qu’elles sont répressives, les solutions doivent être dictées par l’amour (même une taloche peut être dictée par l’amour !!)

    Autre point : la violence est dans la société. Lutter contre n’est pas une mince affaire.

    • Eh oui, voilà bien un paradoxe… Une taloche dictée par l’amour et ensuite on s’insurge contre les maltraitances… Pourquoi ne seraient-elles pas dictées par l’amour, tant que vous y êtes ?

      Par ailleurs, dans l’enseignement, pourquoi faire entrer des sentiments comme l’amour… ?! Le respect, la bienveillance, l’écoute me semblent bien plus adaptés.

  33. Félicitations pour votre courage. Un problème cependant à moins qu’il ne s’agisse d’une explication: ces solutions n’innovent que par rapport à la situation que par légèreté et par démagogie on a laissé s’installer. L’internat? Pourquoi le limiter au disciplinaire. L’instaurer pour pacifier les populations dificiles en le couplant à un système de bourse. La France coloniale avait appliqué cee système avec beaucoup de succès et son abandon ou son édulcoration dans les anciens pays d’outre mer ont produit les mêmes effets qu’en France.

  34. Je suis tout à fait d’accord avec votre proposition , il faut absolument responsabiliser les parents, qui démissionnent trop souvent. Il faut revenir à l’autorité du professeur tel qu’il était autrefois, où le copinage n’éxistait pas, le maitre(esse) était respecté. Mais il faut aussi que les professeurs s’investissent et prennent enfin conscience du mal être de notre éducation nationale et de la montée de l’illettrisme et de la régression du niveau scolaire.

    • Si certains parents démissionnent, n’ont-ils pas plus besoin d’aide que d’être mis au pilori ? Pourquoi démissionnent-ils ? Et vous, dans leur situation comment y arriveriez-vous ? A quel prix ?

      • Vous parlez de « démission », mais êtes vous sûre qu’ils aient jamais pris leur rôle au sérieux? 1 parent d’élève sur 90 élèves, voila ce que de très nombreux collègues et moi-même avons reçu lors de notre dernière réunion parents-professeurs (et pourtant on s’était arrangé pour qu’ils soient prévenus et que l’horaire soit adapté) ; des gamins qui dès l’école primaire insultent leurs profs, vous n’allez pas me dire que leurs parents s’occupent de leur éducation ou alors qu’ils ne sont pas capables d’inculquer les bases du savoir-vivre à un gamin d’1m20 les bras levés?
        Il semble visiblement que certains soient forts pour faire des gosses et toucher les aides sociales, mais qu’ils soient moins forts pour les éduquer convenablement et en faire des citoyens responsables….vérité politiquement incorrecte mais vérité quand même!

        • Et si les parents ne venaient pas aux réunions ou rencontres parents/professeurs parce qu’ils savent d’avance que leur avis n’est pas pris en compte ?

          J’ai souvent rencontré des parents (dont les enfants ne sont pas des « terreurs ») qui m’ont dit qu’ils trouvaient difficile de parler avec des enseignants, qu’ils les trouvaient parfois assez peu ouverts… Je suis d’accord avec eux, trop souvent un enseignant ne voit qu’à travers le prisme de l’école et c’est bien trop réducteur.

          Et aussi, soyons honnête, qu’est-ce qu’ils prennent les parents dans les conversations en salle des profs… Est-ce constructif ?

          Bien sûr, il ne faut pas généraliser mais c’est pareil dans les deux sens, à la différence que les parents ne savent peut-être pas toujours pourquoi l’école alors que les enseignants, a priori ont fait un choix, ont un désir d’apprendre/ de faire apprendre et là, ça ne peut pas se limiter en terme de contenu sinon, un ordinateur suffirait.

          • Aline, vous dites:

            « Et si les parents ne venaient pas aux réunions ou rencontres parents/professeurs parce qu’ils savent d’avance que leur avis n’est pas pris en compte ? » = vous n’avez vraiment rien trouvé d’autre pour excuser l’attitude passive de ces parents? Vous êtes laxiste, vous excusez tout d’une manière ou d’une autre, même l’inexcusable, c’est cela qui nous distingue!

            Vous dîtes: « J’ai souvent rencontré des parents (dont les enfants ne sont pas des “terreurs”) qui m’ont dit qu’ils trouvaient difficile de parler avec des enseignants, qu’ils les trouvaient parfois assez peu ouverts…  » = Ben oui, c’est ça, c’est de la faute des profs, les pauvres choux! Vous êtes d’une démagogie lamentable!

          • Je suis bien de votre avis Aline!

            Mon expérience avec 4 enfants et une implication dans une association montre combien les parents évitent les rencontres avec les enseignants qui ne pointent que les aspects négatifs et n’apportent aucun soutien, aucun conseil valables pour accompagner les parents.

            Oui certains enseignants dénigrent les parents et, en retour, ils ont ce qu’ils méritent : manque de considération et méfiance .
            Alors que parents et enseignants devraient oeuvrer dans la même direction, pour le bien-être des élèves, qui sont avant tout des jeunes en pleine construction intellectuelle et psychique, on parvient à une rivalité et à des attaques mutuelles qui ne devraient pas exister.
            J’ai rencontré des professeurs humiliants, traitant un de mes enfants (14 ans une moyenne générale de 15/20) de menteur et d’incapable devant moi et content de le voir pleurer : comment voulez-vous qu’ensuite la confiance et un respect s’instaure?
            Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres!

            Je pense que ce n’est pas être démagogue, cher SUPERTITI, de dénoncer ces méthodes et vous voudriez qu’on estime ces individus qui, pour moi, n’ont rien à faire devant des élèves.
            Le métier d’enseignant est digne, exercez-le dignement…ou changez d’activité!

        • Il me semble que je serais démagogique si j’excusais tout sans exception. Je pose des questions (qui prennent appui sur des constats) et j’essaie de ne généraliser ni dans un sens ni dans l’autre. Cependant, les arguments ici développés me semblent inadéquats et insuffisamment ouverts, je souhaiterais que l’on s’interroge, que l’on prenne du recul, que l’on essaie de comprendre et de trouver des propositions qui ne se résument pas à des « yaka » ou à des « les parents et les enfants doivent se conformer au modèle préétabli que nous souhaitons ».
          Il me semble que comme pour tout, le dialogue et la coopération sont utiles, bénéfiques et efficaces. Dialogue et coopération ne signifient pas démagogie.
          Je donne le droit à mes élèves d’exprimer leur avis, je leur demande de l’argumenter (et ils sont tout à fait aptes à le faire, dès le CP – et même en maternelle mais j’ai trop peu d’expérience sur ces niveaux pour en parler) mais je fais de même et je ne refuse pas la discussion. Seulement, avec les élèves, comme avec les parents, il y a des choses sur lesquelles je reste ferme (j’essaie d’en donner clairement les raisons) Pour d’autres, je me dis « pourquoi pas ?  » et je trouve ça très enrichissant. Encore une fois, je ne crois pas qu’il s’agisse de démagogie… J’ai donné plusieurs références (Montaigne, Rousseau, Freinet, Korczac, Bernard de France) qui proposent des pistes concrètes et intéressantes (qui fonctionnent en milieu dit sensible, c’est d’ailleurs pour remédier à ces difficultés que cela a été pensé) Vous pouvez y jeter un coup d’oeil, en espérant que cela vous aide. On a tous besoin d’être guidé…

  35. Si notre société laissait le temps aux DEUX parents d’élever correctement, c’est à dire de pouvoir passer PLUS DE TEMPS avec leurs enfants peut être que … tout irait simplement, naturellement mieux.
    Que penser des enfants en maternelle avec des journées plus longues que celles de leurs parents … clae, école, nounou … Des carrières professionnelles à conduire qui empêchent de cotoyer ses propres enfants. Nulle bonne règle ou merveilleuse résolution ne saura combler ce vide abyssal de « l’absence des parents » trop occupés professionnellement à alimenter la famille économique au détriment de la famille morale. Changeons notre société et nos enfants changeront.

      • Bien sur, je donne la priorité à ma présence auprès de mes enfants en faisant des choix de vie qui ne sont pas forcément des choix de carrière ou de loisirs centrés uniquement sur moi.
        Par exemple la suppression de l’école le samedi induit la possibilité de mieux partager avec ses enfants. D’aucun préfèrent leur tennis, VTT …. avec les amis … sans les enfants.
        L’éducation des enfants, c’est avant tout l’exemple des parents au quotidien. Transformer les profs en Rambo, mettre des treillis aux élèves ou ceinturer les écoles de CRS ne résoudra pas la carence de la présence et de l’amour des parents. C’est un peu comme pour l’écologie … tellement simple et tellement compliqué parceque il faut impérativement faire un effort individuel qui deviendra collectif plutôt que d’espérer qu’un effort collectif nous évitera l’effort personnel

    • Le temps…
      Je suis d’accord avec vous !
      Si on laissait du temps, si on s’accordait plus de temps et qu’on l’accordait aux autres, cela serait, en partie, plus serein.

      Mais là, non, toi, élève, tu n’as pas compris, tant pis, il faut passer à la suite et empiler sur des fondations souvent fragiles, quelques fois trop fragiles.
      Toi, parent, c’est inadmissible, tu n’as pas surveillé les devoirs de ton enfant après ta journée. Tu ne sais pas comment faire ? C’est pourtant simple ! Une question de bon sens ! Ah, quel discours culpabilisant ! Et des aides concrètes, des idées ? Que nenni ! Il y en a qui y arrive alors pourquoi pas toi ?!
      Toi enseignant, presse-toi sur ton programme, oublie que tu as des élèves face à toi, il faut boucler dans dix minutes ! Voilà, c’est fait, cela a été dit et répété alors cela doit être su !
      Où est le temps de pratiquer, de découvrir, d’essayer, de rectifier et de mémoriser ?

      Il faut donc souffrir pour apprendre ? Il faut donc souffrir pour enseigner ?
      Dans ce cas, je préfère mourir ignorante, on n’en vit pas moins.

      • Prendre plus de temps, OUI mais l’utiliser à bon escient et intelligemment!
        Je pense qu’il n’est pas obligatoire de souffrir pour s’instruire ni pour enseigner mais il faudrait un peu plus de reconnaissance mutuelle et de dignité (voir mon message ci-dessus).
        Quant à privilégier l’économique sur les rapports humains, c’est une question de choix!
        Pour ma part, j’ai mis ma « carrière » de côté pour élever 4 enfants. C’est pas toujours évident mais on y arrive pas si mal (avec un seul salaire d’enseignant…) Pour moi, la qualité de vie est incomparable.
        Mes enfants ne portent pas de « marques », mon fils ainé a attendu ses 16 ans pour avoir un portable (contrairement à ses copains qui en avaient dès 12 ans), nous sortons peu mais je pense qu’ils y gagnent en stabilité affective, en présence, en écoute…
        Il est évident que le rythme que nous infligeons aux enfants est néfaste et génère un surmenage auquel ils ne devraient pas être confrontés. Si on ajoute l’insécurité économique dans certaines familles, l’angoisse du licenciement (que les enseignants n’ont pas à redouter…) on ne devrait pas être effaré de voir que c’est l’agressivité et la violence qui prennent le dessus.
        L’humain réagit parfois, dans les situations de stress, avec son cerveau archaïque!!!

  36. oui, pleinement d’accord avec ces propositions de bon sens qui n’auraient jamais dû disparaitre ! elles ont l »avantage d’être applicables immédiatement et sans augmentation de budget !D’accord aussi pour une présentation convenable de tous les enseignants ( vu certaines dégaines à la télévision !!)indispensable pour attirer le respect .
    merci pour tout ce que vous faites

    • Car ces messieurs bien sanglés dans leur costume inspirent le respect ? Merci le costume, avec une tenue présentable, vous avez gagné le droit d’être hypocrites, menteurs, voleurs mais prestigieux et respectables.

  37. Moi je dis non aux « écoles privées » à tout prix, pour les plus aisés, au risque de creuser l’écart entre l’élite (ou les privilégiés de tous ordes) qui a les moyens de le devenir et « les autres » (soit qui n’en ont pas les moyens, soit qui préfèrent que leurs enfants soient éduqués dans le sens de l’ouverture et la diversité). Je dis non aux uniformes, si on veut que les personnalités s’épanouissent et s’affirment.
    En revanche, je dis « oui » à plus de respect et d’exigences, de tous côtés.
    A ce popos, je viens témoigner de ce que je vois dans l’institution où je travaile (un IME pour adolescents avec déficience intellectuelle, lieu de soin, de scolarisation et d’éducation). Le matin, dans les couloirs, adultes et jeunes se saluent spontanément avec le prénom (« bonjour, Paul »), ce qui étonne les stagiaires ou les nouveaux professionnels, et tout le monde prend le pli très vite, tellement c’est agréable et naturel (ça ne coûte aucun effort, ça donne de l’énergie et du plaisir d’être là pour la journée entière!! Cela crée une ambiance, qui se ressent partout). Cette semaine, un jeune a essayé de s’accaparer la casquette d’un autre en effaçant le nom écrit dessus : il s’est vu puni pendant la récréation, avec la mission de recopier la définition du mot « tentation ». Réfractaire, il a manqué deux occasions de se défouler dehors… Mais quelle chance qu’on l’ait cru capable de recopier ce petit texte, de comprendre ce mot important, d’être écouté dans le sentiment qui a motivé son acte, de ne plus le reproduire, de respecter le matériel d’autrui, etc.!!
    Le respect vient des adultes, parents, enseigants, directeur et hiéarchies diverses, et du plaisir d' »être ensemble », et de « travailler ensemble dans le même sens », et de « croire en l’autre ».
    Certains me trouveront trop idéaliste, et parfois je déchante ou je doute, mais ma conclusion est la suivante : Si on veut rester positif, changeons déjà notre façon de voir l’autre, il y a tant de richesse à vivre à son contact!!
    Bonne continuation et bon plaisir aux professionnels, et … aux parents (qui ont un rôle primordial à jouer!)!!!

    • Oui et certainement « le chat à neuf queues » des collèges anglais !!

      Heureusement, là-bas il y a aussi Summerhill et A.S.Neill mais boniface (avec un petit b) l’ignore sans doute.

  38. C’est réconfortant de savoir que vous existez. Merci

    Dans le monde qui vient, à travers ce qu’on voit et entend dans le quotidien, on ne peut souvent qu’être confondu et inquiet devant des comportements crédules ou irrationnels de plus en plus débridée qu’on est parfois aux limites de l’absurde.

    L’école qui était non seulement censée être plus formatrice d’esprit et à travers cela juguler l’obscurantisme (et son corollaire la violence) , semble parfois le favoriser ! Un comble ! Normal quand on cherche plus à faire émerger des discours (creux) que le savoir et la raison .

    Cette l’école, en privilégiant non pas l’effort, les savoirs et le mérite mais des activités dites « éducatives » « citoyennes » « écologiques » et autres « développement durable » certes chargées d’intérêts mais tellement gérées « à la mord moi le doigt », qu’elles ne peuvent finalement qu’être imbroglios d’où ne sortent surtout qu’ignorances, illusions, est hélas pour les enfants qui ne sont pas nés au bon endroit, beaucoup de temps irrémédiablement perdu.

    Oui l’école n’aura jamais été aussi inégalitaire depuis sa massification. Cet objectif du collège pour tous était très louable mais il est maintenant avérée que cette idée ne marche absolument pas.

    Il faut réintroduire un examen d’entrée en sixième qui prouverait au moins l’envie et le souhait des admis avec le soutien actif des parents de suivre des études générales avec des chances raisonnables d’y réussir.
    La massification aveugle et utopique a fait que tout ceux qui n’ont aucun goût dpour des études trop générales, y perdent leur temps et empêchent surtout les autres « bouffons » comme ils disent de travailler. Arrêtons de niveler par le bas au nom d’un égalitarisme imbécile.

    L’école publique et laïque ne permet plus aux enfants nés aux mauvais endroit d’accéder au monde des élites, cadres et dirigeant par le mérite et l’excellence (mots honni de certains rêveurs accrochés névrotiquement aux vielles lunes du XX ème siècle) .

    La capacité de nuisance de certains syndicats actifs et virulents dans le dénie de la réalité, est une catastrophe nationale.

  39. L’État doit avant tout respecter l’autorité des parents, base de toute autre autorité sur les enfants. Les parents ne doivent pas se sentir menacés qu’on leur retire leurs enfants s’ils donnent une fessée, ni s’ils leur enseignent leur religion (catholique), ni s’ils font par nécessité l’école à la maison.

  40. Toutes ces mesures sont louables, mais si vous voulez traiter « la racine » des problèmes identifiés, il faut laisser les parents réellement libres d’inscrire leurs enfants dans les écoles de leur choix (la saine et normale sélection se fera tant chez les élèves que chez les parents et enseignants). Enfin, et en complément, ne pas sanctionner les écoles hors contrat qui participent à l’oeuvre d’éducation ‘bien qu’il ne s’agisse pas il est vrai d’une éducation à la religion laïque et républicaine laquel s’affiche neutre : si elle est neutre et que les enfants vivant en France sont réellement porteurs d’intentions saines de nos dirigeants, et bien pourquoi ne pas aider ces écoles…

  41. BRAVO !
    Mes enfants sont en école hors contrat pour toutes ces raisons (un seul salaire au SMIC, pas de vacances (bons de Caf non utilisables hors de mon département, rares week-ends éducatifs, pas de résidence secondaires, pas de voiture neuve, pas de sport d’hiver alors que nous sommes à qques heures des sommets ! etc etc. Nous n’en sommes pas plus malheureux, non, ET nous savons que nos enfants sont bien éduqués (correspondants à nos attentes) et en sécurité. Mais nous payons le prix …
    Et quand cela ne sera plus possible – ce sera l’école à la maison ! Peut-être mes enfants pourront-ils envoyer les leurs dans des écoles publiques, mais en attendant, ce que je vois et j’entends me fait peur … même dans ce petit collège à côté où les jeux consistent à se mettre le feu pour rigoler. Sans commentaire.
    Bon courage SOS Education !

  42. Notre fille a obtenue l’an dernier un Master de Droit. Nous avons du payer double toute sa scolarité depuis la plus petite école. Payer une fois les écoles privées pour des conditions de travail acceptables, et payer une deuxième fois pour engraisser le Mamouth, payer les grévistes, payer les congés maladie, payer les dégradatiions, etc…
    Elle a du quand même suivre la dernière année en faculté publique pour obtenir un diplome d’état. Inutile de dire que cette année était bien conforme à nos attentes.
    Et nous continuons encore à payer, cher, une année d’étude en Angleterre sans aucune bourse ou aide financiaire malgré toutes mes recherches. Car bien entendu il n’est pas question d’inclure une faculté pivée dans un quelconque programme Erasmus ou autre.
    Cela fait maintenant 6 ans que nous devons faire le choix de ne plus partir en vacances. Peut on en dire autant des enseignants et surtout de tous les irresponsable qui les contraignent, parfois malgré eux, a des conditions de travail inacceptables ?

    • Pourriez-vous arrêter de croire et de diffuser les mensonges du ministre? VOUS NE PAYEZ PAS LES GREVISTES!!!, puisque les fonctionnaires grevistes ne sont pas payés!!!
      Oui, certains enseignants ne partent pas en vacances!!
      Le premier des irrespopnsables est le ministre, qui nous méprise, et nous dénigre sans cesse, sans même savoir, quoi qu’il en dise, de quoi il parle.

  43. bonjour,

    ces 8 mesures paraissent toutes de bon sens et constitueraient un ensemble homogène susceptible de permettre un vrai changement sous quelques années

    il serait vraiment désastreux que le gouvernement ne décide pas de s’attaquer enfin sérieusement à éradiquer la violence devenue intolérable dans les établissements scolaires

    bravo à votre association pour cette initiative
    bonne chance de succès

  44. Bravo pour vos propositions et merçi pour la publication des commentaires.
    Parents et enseignants doivent être conscient que les adultes avons des devoirs à leur égard et non l’inverse, c’est à dire profiter d’eux pour obtenir des droits.
    Je remerçie un grand nombre d’enseignants qui font bien leur travail et les parents qui aiment leurs enfants.Il faut en parler et éliminer la minorité nuisible.
    Comment faire ? Voici quelques moyens : remplacer les IUFM par des écoles de formation authentique, interdir les discutions politiques directives dans le milieu enseignant, pour celà éliminer les syndicats qui dirigent actuellement l’éducation nationale et donner moins d’importance au ministre, mettre en place des examens de contrôle sur ce long chemin qui conduit au bac ( exam 6°, .. )créer des filéres courtes ( sans bac ) menant à la vie professionnelle avec une aide plus éfficace des acteurs actifs et privés ( actellement ces contacts entre ces deux mondes sont lamentables suite à l’attitude politisée des enseignants ),faire participer les parents de façon constructive etc…
    Merci Salut

  45. il faudrait que madame Leroy arrête de rêver…..elle a aussi oublié dans la panoplie  » du vieux con » les bons points , les images , les bonbons distribués à la fin de la classe aux méritants , et elle a certainement oublié les châtiments corporels ( qui on le sait avaient du bon!) je crains pour madame Leroy des difficultés avec ses enfants ( si ce n’ est une rupture totale des ponts) à l’ adolescence , car restaurer une forme d’ autorité est bien , mais revenir à l’ école d’ il y a soixante ans n’ est pas le meilleur moyen de l’ adapter à notre société , alors d’ accord pour essayer de faire quelque chose pour l’ école , et pas d’ accord pour proposer des solutions ridicules ( salut du drapeau et autres…) madame Leroy devrait orienter ses enfants vers une école militaire ! ( et leur interdire l’ accès aux grandes écoles , car on y boit beaucoup et on y fait la fête!) j’ en sais quelque chose un de mes fils y est!

  46. Je m’associe pleinement à ces mesures de bon sens. Mais le bon sens requiert parfois une bonne dose de courage et c’est ce qui manque le plus

  47. Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec SOS Education, il est peut-être hélas trop tard pour faire en sorte que les éducateurs actuels acceptent de se remettre en cause en matière de discipline quand il y a atteinte à la liberté d’autrui.
    Mais cependant, il est sûrement possible d’éduquer les jeunes générations en partant de ce que je considère comme le principe fondamental de la liberté:
    La liberté des uns s’arrête là ou commence celles des autres.
    Je pense qu’il ne doit pas être très difficile, à partir de cette simple vérité, sans agresser qui que ce soit de faire réfléchir sur ce principe.
    Il est dommage que dans ce Pays,on se sente agressé dès qu’on parle de respecter un code quel qu’il soit.

    • Respecter un code, oui.
      On parle bien de respect, pas de soumission à un code, différence fondamentale, me semble-t-il.
      Pour respecter, il faut comprendre, envisager, donner du sens aux choses. Les enfants sont tout à fait aptes pour cela, ils n’ont pas besoin qu’on leur impose les choses. Il est donc possible de les aider à se former, à apprendre cela, à les guider pour qu’ils participent à cette formation.
      Les zéros de conduite et autres ne leur apprennent pas, ce n’est pas la même démarche.
      On peut se faire une idée sur les différentes démarches et sur leur différence en jetant un coup d’oeil sur un fort intéressant ouvrage : Sanction et discipline à l’école, de Bernard de France. Il y a des propositions concrètes et des exemples précis ainsi que des analyses de situations. Voici une piste qui me parait tout de même bien plus pertinente que nombres des propositions ici faites. La lecture en est très abordable même si l’on n’est pas dans le milieu pédagogique.

      • Aline,
        « Pour respecter, il faut comprendre, envisager, donner du sens aux choses. Les enfants sont tout à fait aptes pour cela, ils n’ont pas besoin qu’on leur impose les choses.  »
        Voilà résumée l’idéologie dominante depuis 30 ans dans l’Education Nationale avec les conséquences funestes que l’on sait : surtout ne rien imposer à ces pauvres petits qui doivent découvrir naturellement et par eux-mêmes les vertus et le sens de l’instruction. Comme si le chemin de la connaissance était un jeu d’enfant, comme si cela n’exigeait pas effort et discipline. Lisez Platon, la véritable éducation est une ascèse, et toute ascèse suppose un dépassement, une élévation de l’esprit (ne dit-on pas « élever  » un enfant..). Je ne suis pas là pour te faire plaisir mais pour t’élever, voilà ce que les parents et les éducateurs devraient avoir à l’esprit, mais aujourd’hui, on veut flatter la jeunesse, la caresser dans le sens du poil, ce qui est partaitement contraire à la véritable éducation.. Et les jeunes ont raison de nous en vouloir pour cela…

      • Il me semble que nous ne nous comprenons pas. Il n’est pas question de flatterie ou de faire plaisir à tout prix. Ne pas imposer (au sens où il me semble que vous l’entendez) n’empêche pas d’être exigent, de ne pas laisser faire, etc.

  48. Bonjour,
    Tout à fait d’accord avec ces 8 articles. A quand son application pour revenir à une école accueillante ou l’ambiance est bonne et le gout du travail reconnu et récompensé.
    Assez de nivellement par le bas ou tout le monde doit se rabaisser à la médiocrité d’une minorité d’élèves perturbateurs et insolents qui n’ont rien à faire dans le système.
    A quand le retour à l’excellence, à la récompense (classement des élèves dans une classe), à la reconnaissance de l’effort des élèves motivés qui maintenant hésitent à répondre aux questions pour ne passer pour des faillots…et qui sont rabaissés.

    Bonne chance pour la suite

  49. J’ai 77ans et j’ai été mené dur à l’école primaire (je n’ai pas pu aller plus loin) et je ne m’en plainds pas , j’en suis même reconnaissant à mes instituteurs.
    Je suis d’accord avec « SOS Education » autrement je n’en ferais pas partie, le lâcher-prise des enseignants et la démotivation des parents (punition à l’école égal la même chose à la maison ) sont les premières causes de ces violences. Que l’on agisse d’abord sur ces problèmes!!!!!. Et que la justice qui traite de ces problèmes ne confonde pas « victime et accusés ».
    C’est chez les petits qu’il faut réinitialiser la morale et avec les années elle fera son chemin.

  50. Bientôt 77 ans. Ce qui est curieux, c’est que vos propositions (Excellentes) me rappellent singulièrement le collège de mes classes primaires et secondaires ! A s’y méprendre ! Pourquoi ? Parce que ce sont les conditions que je crois indispensables pour qu’un établissement scolaire puisse être le lieu d’un enseignement, d’un véritable enseignement, et pas d’une école de la délinquance.
    Si vos huit propositions me paraissent devoir être retenues, c’est la huitième qui sera la plus difficile à appliquer, tant il est vrai que nos politiques en quête de voix feront l’impossible pour la contrer. N’a-t-on pas déjà vu une certaine Martine Aubry, s’élever avec vigueur contre les sanctions financières à l’encontre des familles de délinquants scolaires, et obtenir gain de cause ? Rien ne se pourra avec la race politicienne actuelle, qu’elle soit de droite ou de gauche, car le marasme actuel est bel et bien le fruit de la pensée unique.
    Conclusion: il est probable que rien ne se fera vraiment sans une volonté politique, je veux dire sans LA volonté de nos politiciens.

  51. Mes 8 propositons:
    1 – Supprimer le statut de fonctionaire pour les enseignants: rien ne le justifie, au contraire, celà maintien dans le système des gens qui ne sont pas faits pour. Nouveu statut: profession libérale ouverte à tous sur CV.
    2 – 900 000 enseignants pour 12 000 000 d’élèves celà fait une moyenne de 14 élèves par enseignant: conserver ce nombre d’élèves par enseignant pour ne pas augmenter le travail de ces derniers, mais augmenter le temps de présence pour faire un vrai travail d’éducation dans une classe à faible effectif plus facile à gérer (tendre vers les 14) et être plus proche des élèves en difficulté.
    3 – Donner aux directeurs d’établissement scolaire un vrai pouvoir de choisir ses enseignants d’aprés leurs compétences et leur charisme.
    4 – L’intitulé « Education Nationale » est une appellation mensongère: dans les fait les « enseignants » enseignent mais rien ne les oblige de s’impliquer dans la fonction d’éduquer. Il faut donc remplacer le titre d’enseignant par celui d’éducateur enseignant, de la maternelle au collège. Le recrutement serait fait d’aprés les aptitudes du postulant.
    5 – Cesser de clamer que l’enfant est au centre du système (alors qu’il est évident que c’est l’enseignant qui y est) et appliquer tout ce que l’on sait au sujet des rythmes scolaires depuis des décennies.
    6 – Personne ne conteste l’importance des expériences vécues au cours des premières années d’enfance: remplacer les « maternelles garderie » de plus de trente enfants par des classes de 15 enfants maximum recevant une veritable éducation à la vie sociale qui les attend, en particulier apprendre le respect de l’autre. Il va sans dire que les éducateurs recrutés pour ce poste devraient faire partie des meilleurs.
    7 – Il n’y a pas de 7e proposition.
    8 – Il n’y a pas de 8e proposition
    PS que les mordus d’otographe corrigent eux même les fautes et ne viennent pas me gonfler!

    • Sans aucune animosité, je voudrais tenter de vous éclairer sur quelques points. Pourriez-vous ne pas négliger le temps de préparation et le temps de correction? Ainsi, l’OCDE, qui n’est pas que je sache un dangereux syndicat gauchiste, évaluait récemment le temps de travail d’un enseignant du premier degré à 40heures hebdomadaires. Voulez-vous doubler leur temps de travail pour diviser par deux l’effectif des classes? Ne confondez pas rapport nombre d’élèves/enseignant et nombre d’élèves/classe!
      Il existe des dispositifs pour les élèves en difficulté : les RASED (dans le 1er degré). Le ministre a décidé dans un premier temps de les supprimer, puis face à la désaprobation massive (300 000 signatures pour sauvonslesrased.org), de se contenter d’une saigée, suffisamment destructrice pour les laisser à l’agonie…
      « L’enfant au centre du système », c’était il y a 20 ans. Au centre du système, il ne doit y avoir ni l’enfant, ni l’enseignant, mais le savoir et la relation pédagogique qui permet aux uns de former les autres.

      • Entre doubler le temps de présence (à intensité de travail réduite puisque moins d’élèves en face) et ne rien changer se trouve surement le bon compromis. Dans cette approche, le nombre d’élèves éduqués n’augmente pas. Si une meileure relation élève-enseignant s’instaure grace à une plus grande disponibilité, la sérénité qui en résulte ne peut que réduire le stress pour l’enseigant et rendre son travail plus passionnant. Gagnant-gagnant. OK pour 40h par semaine pour une classes de 30 combien pour 2 classes de 15? J’ai estimé le nombre de semaines de vacances d’un enseignant à 16 par an, est ce que je me trompe?
        Je veu bien convenir que mon calcul est un peu simpliste, mais je suis convaicu que cette voie taboue devrait être explorée!

        L’élève « au centre » n’a jamais été qu’une formule pour cacher le manque (je parle du système, pas de la catégorie des enseignants faits pour ce métier qui l’ont toujours pratiqué). Les uns doivent former les autres certe, mais dans cette relation inégale l’élève devrait occuper une position privilègiée (centrale) car en position de faiblesse face à l’adulte.

        En tout cas, merci pour votre réponse.

          • Dans ma proposition le nombre d’élèves ne change pas, donc même temps de préparation et même temps de correction. Ce qui change fondamentalement c’est la relation enseignant élève qui allège la part ‘disciplinaire’ de l’enseignant (15 élève sont plus faciles à gérer que 30). Cet allègement doit se faire au profit de l’éducation, et celà dès le plus jeune age jusqu’à la fin du collège. Plus besoins de filc si l’enseignant peut avoir l’oeil sur ses élèves !
            A j’oubliais un autre tabou: ne pas éliminer du système les enseignant incapables ou indignes d’étre des modèles pour leurs élèves. En ce qui concerne les critères de choix je ne me risquerai pas, mais il est clair qu’il y a dans le métier des gens qui n’ont rien à y faire et que le statut de fonctionnaire maintient à vie en place, sacrifaiant des générations d’enfants sur l’autel de ce sacro saint statut. (retour à la bonne blague de l’élève au centre du système)

          • Si vous voulez dire en dehors de l’établissement, on entre dans un autre débat.
            A l’intérieur de l’établissement l’élève est sous la résponsabilité du corps enseignant (celà me semblait évident…?)
            Si vous voulez dire lorsque l’enseignant est occupé ailleur, un effectif réduit ne peut que faciliter les choses, une éducation efficace doit permettre d’y faire face.

        • Pourquoi un autre débat ? Pourquoi pas le prolongement de celui-ci ? Le but de l’enseignement n’est-il pas de rendre responsable et autonome ? Certes, l’école n’est pas la seule à y contribuer et on ne peut pas tout lui demander mais il faudrait pourtant que les compétences ainsi construites ne soient pas perdues dès le passage du seuil de l’établissement sinon, comment savoir s’il s’agit réellement d’apprentissage, de compréhension ou de simple soumission pour attendre que ça passe ?

          Soit, revenons dans l’établissement : il y a bien des moments où les élèves sont seuls. Ce que je voulais dire, c’est que s’ils ne se tiennent correctement que parce qu’il y a un oeil sur eux, c’est une forme d’échec, non ?
          Quelle mesure de l’efficacité pourrait-on envisager ?

          Je saute un peu du coq-à-l’âne mais une référence de lecture me vient à l’esprit : Les désarrois de l’élève Törless, de Robert Musil, publié en 1906. Certes, ce livre aborde plein de choses qui sont (ou paraissent) extérieures à la discussion ici présente mais il me semble qu’il montre bien les risques d’un fonctionnement trop coercitif : un adolescent préfère subir les humiliations – graves – que des camarades lui font subir par chantage plutôt que de se dénoncer. En effet, ceux-ci l’ont vu commettre un vol et menacent de le dénoncer s’ils ne se plient pas à leur volonté. Sans doute y aura-t-il toujours des boucs-émissaires mais s’ils osaient parler ? Pourquoi n’osent-ils pas parler ? Certes il y a plusieurs raisons mais quand le climat de confiance et de dialogue n’est pas présent, c’est d’autant plus difficile. Et pourtant, ne dit-on pas aux élèves, tu n’as qu’à venir me le dire ?

          • Je me suis mal fait comprendre, dans la mesure ou nous sommes d’accord sur le fait qu’avoir l’oeil sur les élève ne doit pas signifier ‘fliquer les élèves » mais observer leurs comportements et y apporter les actions correctives qu’un éducateur compétent peut apporter, avec amour et compréhension. (oui je pense que si l’éducateur n’aime pas les enfants qu’il fasse un autre métier). Des élèves formés aux « bons » comportements doivent pouvoir se passer occasionellement de l’oeil de l’éducateur. N’oublions pas qu’il s’agit de donner à l’enfant les clés pour trouver sa place dans la société imparfaite des humains par d’autres moyens que la violence (confiance et dialogue = présence!). Je crois plus à l’exemple et au charisme d’un éducateur compétent et présent qu’à l’exemple de la répression policère. Malheureusement les manques dans la premiere démarche nous poussent inéxorablement vers la seconde!
            La confiance et le dialogue (pour reprendre vos mots) ne s’instaurent ils pas plus facilement à 15 qu’à 30? je vois mal comment on pourrait le contester!

          • Si on veut bien admetre que la prévention est préférable à la répression on arrive forcément à mettre en cause le système qui est sensé prévenir. Il y a, certe, la famille, mais la qualité de celle ci est en partie le résultat des performances du système sur la génération précédente.
            Les facteurs permettant au système d’éducation d’être éfficace sont:
            1- Compétence
            Celà commence par la définition des critères de recrutement des éducateurs enseignants. Il me semble que l’expérience de la vie, les capacités d’animation et l’amour des enfants sont au moins aussis importants que la réussite brillante à un concours.
            Quelle expérience de la vie peut revendiquer un nouvel embauché dans l’éducation nationale?? combien de jeunes enseignants perdent leurs illusions dès les premières années.
            Pire, le statut de fonctionnaire entérine à vie un droit d’exercer cette fonction, parfois au dépends de générations d’enfants, et aucun système d’évaluation crédible ne vient apporter de correction.
            Proposition: Supprimer le statut de fonctionnaire et mettre en place un recrutement sur CV par de vrais directeurs d’établissement ayant donc la possibilité de se séparer de l’enseignant éducateur si celui ci ne répond pas à ce que les élèves sont en droit d’attendre.
            2- Efficacité
            Il est cairement établit que les expériences de la plus petite enfance marquent un individu à vie. Il est donc primordial de tout mettre en oeuvre pour donner une bonne éducation dès la plus petite enfance. L’école maternelle doit donc devenir une pièce maitresse dans la stratégie d’éducation et être confiée aux meilleurs éducateurs.
            Toujours pour répondre au besoins d’efficacité, les effectifs doivent tendre vers l’effectif théorique des 15 élèves par classe, même si celà passe par un rythme de travail pour l’enseignant de 40h par semaine 220 jours par an (qui est celui minimum d’un cadre). Bien sur toute les conclusions des études menées sur les rythmes scolaires sont à mettre en application.

            Ne soyons pas naïfs, même en mettant toutes ces mesures en place dès demain, le résultat ne se fera réellement sentir que dans 2 générations.. alors dépèchons nous!

        • 16 semaines de vacances, je ne vérifie pas, je vous l’accorde. Mais savez-vous que les 9 semaines d’été ne sont pas payées? En effet, durant longtemps, les enseignants n’étaient pas payés l’été. Leur salaire a ensuite été annualisé, mais pas revalorisé à cette occasion (je n’ai pas dit jamais revalorisé, j’ai dit qu’ils ont touché en 12 mois ce qu’ils touchaient préalablement en dix. Donc, ils ne sont pas payés 12 mois, mais 10…
          Depuis, même si on en revient maintenant, et je ne souhaite pas polémiquer ici sur cette question, en 1982, ou 1983, la date importe peu, les salariés en règle générale, sont passés de 39heures à 35. Je n’ai pas vu, à cette occasion, que le temps de travail des enseignants ait diminué, ni qu’on ait augmenté leur salaire en conséquence…
          Je pense donc être d’accord sur un point avec vous, on peut compter…
          Cordialement,

          • Nous y voilà, et je vous remercie pour cette réponse. Dans un premier temps j’ai pensé que le but était d’améliorer l’efficacité du système d’éducation pour lutter contre les comportements violents en considérant l’ensemble des fonctionnaires enseignants comme du personnel responsable, mais vous me les décrivez là comme des exécutants payés à la pièce ! (J’espère que la grande partie des enseignants responsables vous le pardonnera)
            Personne n’est obligé de faire un métier qu’il n’aime pas en étant mal payé. Ceux qui le choisissent connaissent les conditions de rémunération et disposent d’un niveau d’étude qui ne devrait laisser aucun doute sur leur aptitude à prendre leurs responsabilités. Ce qui signifie que : soit on n’est pas satisfait des conditions de rémunération et on fait un autre métier mieux rémunéré, soit en tant que cadre on assume pleinement sa mission (mission d’une importance capitale à ne pas confier à n’importe qui puisque ayant pour but de préparer des êtres humains à maîtriser leur avenir).
            Mais dans un deuxième temps j’ai réalisé que vous étiez finalement presque entièrement d’accord avec mes propositions puisque la seule réserve portait sur la rémunération. Vous allez voir que là aussi nous sommes d’accord !
            Je propose de supprimer le statut de fonctionnaire pour le remplacer par un statut de profession libérale, ce qui permettrait aux enseignants de monnayer leurs compétences et leur temps passé à leurs justes valeurs. Les économies réalisées sur l’élimination naturelle de ceux qui ne sont pas faits pour ce métier permettraient de mieux payer les autres pour le plus grand bien des élèves, des enseignants et de la société.
            Je terminerai donc sur ce constat d’accord.

            Cordialement.

  52. Depuis de nombreuses années, une dérive regrettable, provoquée par le comportement des enseignants voulant à tous prix intégrer une espéce de communauté de type  » fraternelle », puisqu’elle tente à supprimer toutes barrières entre proffesseurs et élèves pour des raisons d abord politiques mais aussi pédagogiques. Les proffesseurs désireux de se faire entendre par nos dirigeants (de droite ou de gauche) mais aussi par leur hiérarchie , n’ont pas hésité à utiliser les étudiants sans aucune distinctions d’âge, de milieu ,etc… ,etc… , provoquant ainsi une anarchie devenue aujourd’hui incontrôlable. ce n’est pas l’instruction qui engendre la maitrise humaine mais l’intelligence ,ce n’est pas la maitrise du verbe qui permet la communication mais les qualités de coeurs. Que chacun garde sa place dans cette société et reste dans le respect de l’autre.

  53. Déjà quand j’étais minot, j’étais contre toutes ces vacheries de vioques.
    A présent sexagénaire, je ne supporte décidément plus ces vacheries !
    Vivent les incivilités ! Vivent les sauvageon-ne-s !
    Vive l’école buisssonnière, la seule école libre qui soit !
    Merde aux vieux cons.

    Jimmy Gladiator
    Instituteur retraité, écrivain dilettante et aléatoire, anarcho-syndicaliste.

  54. Entièrement d’accord avec SOS Education. Ma belle-fille (22ans) souffre de tous les dysfonctionnements dont vous parlez, même avec sa classe de « petits ». Par ailleurs qu’est-ce qu’un professeur en sciences de l’éducation ? Quelqu’un qui vous traite de conservateurs, et vos propositions de débiles ?
    Pas très poli tout ça et surtout pas très tolérant. Je vous précise que je préférais les mots « instruction publique » de M. Jules Ferry à l’expression « éducation nationale ». D’accord avec certaines propositions: Supprimer les IUFM (2 jeunes de ma famille qui y sont passés ont trouvé les cours lamentables et un peu trop politisés) – Recréer des postes d’enseignants et de surveillants (au lieu de postes de vigiles éventuels) – Refaire des cours de « morale » qui existaient jadis, même à l’école laïque !

    • Pour votre belle-fille, qui est très jeune, sans doute est-ce un manque d’accompagnement dans la formation… Ce n’est effectivement pas facile tous les jours mais avec l’expérience, elle saura mieux faire la classe. L’important, c’est de ne pas rester isolée dans ce métier, échanger des idées, des façons d’organiser et avoir un appui des conseillers pédagogiques (mais là, ils ne sont pas tous très disponibles… C’est bien dommage, leur aide peut s’avérer très précieuse et faire économiser un temps non moins précieux pour les jeunes enseignants qui ont tendance à beaucoup s’investir, jusqu’à se faire un peu déborder)
      Pour la discipline à l’école, je peux redonner la référence suivante : Sanctions et discipline à l’école, de Bernard de France. Mais bien sûr, tout est lié (activité, organisation de la classe, de l’école, etc.) et, en ça, fort complexe.
      Courage à votre belle-fille !

      • Je recommande aussi le livre de Bernard de France que j’ai eu l’occasion d’entendre lors d’une conférence sur…LA NON VIOLENCE ENSEIGNEE EN MILIEU SCOLAIRE et LA MEDIATION ENTRE PAIRS, EXCELLENT!!!!
        Il fait partie de ces enseignants que chacun rêverait d’avoir dans son cursus scolaire.
        Messieurs, mesdames les enseignants blasés, au bout du rouleau, allez donc voir du côté de « Génération Médiateurs » qui pourra vous aider à acquérir un peu de sérénité dans votre activité!
        Ce que l’IUFM est loin de vous apporter…
        BON COURAGE!

    • Petite rectification sur la référence donnée : Sanctions et discipline à l’école, de Bernard DEFRANCE (en un seul mot), aux éditions La Découverte.

  55. Les mesures que vous proposez seront sûrement plus efficaces que les portails et de sécurité et autres solutions imaginées par le gouvernement !

  56. Mme LEROY a bien résumé
    Revoir la formation des maîtres ; respect sous toutes ses formes : tenues, langage, vouvoiement des professeurs, suppression du droit de grève, morale pratique,
    J’ajouterai:
    SOCIÉTÉ: Rétablir en France le sens du civisme et de l’ordre .Nous payons la dégradation de certains traits de la société depuis mai 68.car au nom des droits de l’homme ,des dérives anarchistes et laxistes se sont subepticement installées .
    Que les parents déjà montrent l’exemple ,et éduquent leurs rejetons.
    Discipline à l’école . INCIVILITÉS répétés, comportements débridés : expulsion .Une trop grande partie de notre jeunesse »adolescente » est à la dérive ,et commet de graves exactions qu’ils banalisent .
    Alors bannir les jeux vidéos,films violents , drogue mise en évidence etc…

  57. Retrouver les fondamentaux de l’école ne peuvent plus paraître ringards face à la déliquescence qu’a entraîné le politiquement correcte de ces trente dernières années. Tout mon soutien pour cette initiative.

  58. Merci et bravo pour tout ce que vous avez déjà fait et pour tout ce qui vous ferez encore. Je vous soutiens financièrement depuis le début (dans mes maigres moyens) et j’essaie de vous faire connaître autour de moi, mais la majorité des gens ne veulent pas comprendre que c’est par la racine qu’il faut attaquer une mauvaise herbe (je me sens obligée de préciser que ceci n’est qu’une métaphore assez banale, et valable dans tous les domaines, afin déviter que certains ne montent sur leurs grands chevaux en hurlant qu’il ne faut pas prendre les élèves pour des orties ou du chiendent !)

    C’est donc dès l’école maternelle et pendant toute l’école primaire qu’on doit agir avec la plus grande rigueur pour compenser les insuffisances parentales et sociétales en matière d’éducation, et pour fournir aux enfants une instruction de qualité qui leur permettra de donner le meilleur d’eux-mêmes en fonction de leurs goûts mais aussi de leurs capacités.

    Il est illusoire, en effet, de s’imaginer que tous les élèves peuvent suivre le même enseignement (et en profiter) de la sixième jusqu’au brevet des collèges : cette idéologie a engendré échecs sur échecs, frustration sur frustration, et beaucoup de violences ne viennent que de là. De plus, on a été obligé d’abaisser considérablement le niveau général afin que la majorité arrive quand même plus ou moins à suivre et à décrocher ces diplômes.

    Résultat : ceux-ci ne valent plus rien. Pour « faire la différence » et montrer ce dont on est capable, il faut maintenant s’attaquer à de longues études post-baccalauréat, ce qui revient très cher à tous points de vue et n’est pas envisageable pour les moins fortunés. Où est l’égalité revendiquée par les instigateurs du « bac pour tout le monde » ?

    Quant aux 12-16 ans qui n’arrivent pas à suivre malgré l’abaissement du niveau, et qui sont quand même tenus par la loi de fréquenter un établissement scolaire, il n’est pas étonnant qu’ils s’impatientent, qu’ils s’énervent, qu’ils perturbent leur classe, et que quelques-uns deviennent dangereux…

  59. Bonjour,

    Ces propositions vont dans le bon sens mais elles doivent être un peu adaptées à la mentalité de la jeunesse d’aujourd’hui. Sur le point precis des heures de colle, ayant été un champion dans ce domaine, je considère que ces dernières ne servent pas à grand chose à partir d’un certain niveau d’indiscipline. Il faut trouver des punitions plus frappantes et plus instructives. Il y a probablement quelque chose à inventer dans ce domaine.

    D’autre part, ces mesures n’auront un effet réellement positif et marquant que si les parents les soutiennent. Il faut donc songer à convaincre un certain nombre de parents, parfois tres influencés par les colorations nihilistes des idees soixantuitardes, qu’elles sont dans l’intérêt des enfants. C’est peut-être là que ce situera le travail le plus difficile d’autant que que la plupart des syndicats d’enseignants essayeront de les tourner en ridicule.

    Enfin, l’éducation des enseignants tant en IUFM que durant leur parcours antérieur est essentielle. On ne réduira pas l’expression de la violence sans avoir une nouvelle génération de professeurs, mieux formé et mieux sélectionnés. Ce que l’on apprend actuellement à l’IUFM est aux antipodes de l’esprit de ces mesures. La plupart des gens qui souhaitent embrasser la carriere de professeur, et qui sont acceptés, sont souvent opposes à ce type de mesures.

    Cordialement,

  60. dez générations nombreuses ont été décervelées par la méthode globale ! comment imaginer que dees mesures, simples et évidentes puissent etre acceptéespar des « elites » déboussolées ! sceptique mais de tout coeur avec vous !

    • Dans les années 70, à son apogée, la méthode globale (qui consiste à ne jamais décomposer un mot en syllabes et en lettres) a été utilisée dans environ 3% des classes de CP!

      • Comment peut on aligner de telles perles! La méthode encore utilisée dans les eux tiers des écoles publiques est une méthode semi globale, ou « syllabique à départ global ». Les dégâts sont les mêmes exactement. Le B.A BA n’étant entrevu qu’au mois de juin de la CP, comble de l’absurdité.
        Ne vous préoccupez pas trop des élucubrations d’Aline et autre Cro-Magnonne (portant bien son nom) qui ne sont ici que pour vous provoquer. Dans les forum spécialisés de l’Education, on les appelle des « Trolls ». Vous pouvez choisir entre le mépris et la réfutation point par point. Vous ne leur ferez cependant jamais changer d’avis.

        • Tout à fait d’accord avec Aline. Comment peut-on commencer, comme vous dites, le BA-BA en juin, et décoder tous les sons au 5 juillet? Balaises, les enseignants!

      • Peut-être puis-je vous retourner votre propre propos : on ne vous fera pas changer d’avis. Soit, nos conceptions sont sans doute trop éloignées. Je ne vous répondrais donc pas point par point mais pour les personnes qui lisent, je trouve que les différents avis et surtout les différents arguments méritent d’être exprimés. A toute personne ensuite de faire sa propre réflexion, d’aller creuser les différents arguments et les différentes pistes.

        Pour cette raison, je reviens sur la méthode de lecture : la méthode globale n’est pas utilisée. Vous dites vous-même qu’il s’agit de semi-globale, là c’est exact (on parle plutôt de méthode mixte) en revanche, cela n’attend pas le mois de juin pour être mixte… En général, c’est dès le départ. Sachant que dès la maternelle, les discriminations auditive (reconnaître des sons) et visuelle (reconnaître des lettres qui forment un son, des mots…) sont abordées.

  61. Les propositions d’SOS Education relèvent ici du simple bon sens, et elles font mouche. On voit se manifester aussitôt les zélateurs des sciences de l’Education qui n’ont d’autres arguments que de renvoyer ces mesures à un passé lointain et révolu, voire même nauséabond fleurant bon le Pétainisme. Cette propension à tout ramener aux années 40 montre bien la difficulté à poser clairement et de manière pragmatique les maux actuels de l’enseignement dans les Ecoles, Collèges et Lycées.
    Je suis professeur en lycée et en collège depuis 20 ans dans le public et je ne supporte plus la dégradation continuelle de nos conditions d’enseignement. Soyons lucides :

    1. La responsabilité première est familiale. Société consumériste, jouissance immédiate, crise des valeurs, doltoïsation de la société (la malheureuse fut souvent mal comprise), sacralisation de l’enfant qui est devenu le centre de la cellule familiale (et du système scolaire), médias glorifiant l’ado consommateur, le « jeune » (autre volapuk du langage socialisant) – il suffit de voir l’ahurissant documentaire de Canal + sur les ados ce début de semaine – et enfin mépris souvent constaté à l’égard d’un corps enseignant qui hélas n’est pas toujours exempt de reproche. Bien entendu, il ne s’agit pas de nier une paupérisation sociale de plus en plus visible dans les cités et en milieu rural (où j’enseigne).

    2. La crise du primaire : je ne reviendrai pas sur les ravages de la méthode globale (toujours appliquée dans la majorité des écoles malgré les dénégations des « spécialistes »), mais je voudrais rappeler que le redoublement en primaire est quasi inexistant et que les élèves ont officiellement jusqu’à la fin du cycle élémentaire pour savoir lire et écrire (CE2), ce qui est totalement suicidaire. Si on ajoute à cela que l’école primaire est devenue une école de l »éveil » et non de l’acquisition des fondamentaux (les exercices à la maison ont été très longtemps interdits) et que fort peu de « professeurs des Ecoles » (vocable pompeux consacrant ceux des instituteurs ayant fait allégeance à Saint Meirieu) ne montre de goût ni d’intérêt ou simplement même de compétence pour l’histoire, la géographie, les mathématiques, les dictées (orthographe, sciences des ânes disent nos chers pédagogistes) et préfèrent les ateliers cuisines, ou mener des débats stériles (peut on débattre quand on pas encore acquis les clés du vocabulaire?). On comprend dès lors pourquoi nous récupérons en sixième des élèves qui ne savent absolument RIEN.

    3. En effet, depuis 10 ans que je suis dans le même collège, j’ai régulièrement demandé des sixièmes tous les deux ans. Il y a encore dix ans, nous pouvions encore parler de la règle des trois tiers : 1/3 d’excellents élèves parfaitement préparés, 1/3 d’élèves moyens pouvant glisser selon la gestion de la classe dans le premier tiers ou le dernier tiers qui regroupaient les élèves « radiateurs » c’est à dire ceux qui décrochaient très vite, faute d’acquis nécessaires. Aujourd’hui, cette règle n’est plus. Elle est remplacée par celle des 10% : C’est le pourcentage d’élèves en capacité de suivre le programme proposé en collège. La moitié d’une classe est dès la sixième pratiquement perdue pour le lycée (déjà) et décroche progressivement. On comprend dès lors pourquoi on veut transformer le collège en abaissant considérablement les exigences (nous avons déjà de grandes pression de notre hiérarchie pour « adapter » nos cours et notre notation au « nouveau public »). Le lycée est le continuateur naturel de ce gâchis immense ; le nouveau programme des mathématiques en seconde supprime géométrie, algèbre, déduction pour se consacrer à l’outil informatique uniquement.

    4. Enfin pour terminer, tout cadre structurant a disparu de notre univers. Le Surveillant Général est devenu Conseiller d’Education (un conseiller conseille « ce n’est pas mon rôle de punir » me disait un des CPE de mon collège devenu depuis principal de collège!), les couloirs et la cour de récréation sont devenus des lieux de violence ordinaire (en nette hausse depuis trois ans) jamais sanctionnés, les parents et mêmes les élèves deviennent procéduriers (judiciarisation de la société oblige). Pas de structuration externe, et aucune interne non plus : les élèves qui vivent dans un présent éternel, cocon douillet d’où personne ne songe à les en sortir n’ont aucune notion de chronologie, de rigueur, et ont une paresse intellectuelle de plus en plus inquiétante (même chez les « bons » élèves).

    Je ne force pas le trait. Je constate simplement ce qui se passe dans mon métier et j’ai décidé de ne plus être ce spectateur. Je me suis aperçu qu’il était pratiquement impossible de changer l’Education Nationale de l’intérieur. Nous sommes dans le règne des bureaucrates courtelinesques. Tel principal a vu sa notation stagner pour avoir initié trop de conseils de discipline! Tel autre, paternaliste et fuyant envers les collègues se montre patelin et systématiquement « social » devant les élèves perturbateurs : « Ne t’en fais pas, je ne suis pas comme ton méchant professeur, je te comprends mon enfant » (sic! mésaventure advenue à l’un de mes collègues)

    J’ai donc pris la décision de réagir. J’ai lu plus haut dans un commentaire une opposition formelle au Privé, à l’uniforme scolaire (censé brimer l’épanouissement). je répondrai que l’Ecole n’est pas faite pour « épanouir » l’élève, il y a d’autres activités pour cela. L’Ecole doit fournir un cadre structurant et « élever » l’enfant vers le statut d’Homme, dans le sens d’honnête Homme éclairé et capable de voir plus loin, juché sur les épaules de ces aïeux. Naïf ? J’accepte volontiers le terme. Je préférerai toujours la classe et la discrétion élégante d’un Paul Guth à la lourdeur vulgaire d’un Cohn Bendit (pour ceux qui se rappelle une certaine émission de Pivot en 1975).

    Depuis un an, je travaille sur un projet d’école (du primaire au lycée) privée laïque et hors contrat (donc totalement indépendante des Diktats de l’institution) : SCOLARIA. Il s’agit de créer une « public school » à la française. Sélection, haut niveau d’exigence et formation morale et intellectuelle solide. A mon sens, on ne peut « sauver » la classe moyenne de ce pays qu’en lui proposant une structure élitaire (l’élite pour un grand nombre) et en proposant un internat, élément indispensable à une restructuration sociale. Un primaire ouvrira en Normandie (près de Rouen) dès septembre 2010, le collège en septembre 2012 et une seconde en septembre 2014. Trois cursus seront proposés aux parents au collège : Classique (latin, littérature), Scientifique (Maths et Sciences renforcées), et Linguistique (dès la sixième deux langues : anglais et chinois, échanges avec les USA et la CHINE). Des classes relais permettront aux élèves qui n’auront pas un niveau suffisant pour accéder directement à ces trois cycles seront également proposées pour pallier les lacunes. Le Primaire, fondé sur le syllabisme et la méthode SLECC (Savoir Lire, Ecrire, Compter, Calculer) favorisera l’entrée au collège SCOLARIA.

    Vous pouvez consulter le site du projet à l’adresse suivante :

    http://scolaria.fr/scolariaecole/

    • Bien EVIDEMMENT : tout est la faute des parents!!!!!

      Oui à une école élitiste, que fera de nos chères têtes blondes d’excellents citoyens qui seront bien armés pour écraser toute cette racaille qui envahie nos villes et villages!!!
      BRAVO!! J’attends avec impatience l’épuration ethnique!!!!

      • l’épuration ethnique? Je me demande qui est l’ayatollah ici. La démesure de vos propos vous ôte toute crédibilité. Encore une fois, ces dames font juste de la provocation « spamique ». Le mieux est de les ignorer.

    • Monsieur BARBAUD,
      Sans vouloir rentrer dans une discussion privée, sachez que si j’habitais dans le secteur de votre école, je mettrais volontiers mes enfants dans votre établissement tant votre discours est réaliste et plein de bon sens.

    • Je comprends votre amertume ; enfin, je crois. Mais êtes-vous sûr de ne pas vous tromper de colère ?

      « La multiplication d’incidents plus ou moins graves dans les établissements scolaires – mais il faut ici raison garder – inquiète à juste titre. L’école de ce point de vue n’est que le reflet de ce qui sévit dans la cité. […] La tendance naturelle ici comme ailleurs est d’entonner l’hymne de la loi et de l’ordre. On a raison. Les personnes et les biens doivent être respectés ; on ne peut pas aller au travail, que l’on soit fonctionnaire de l’éducation ou élève, avec la peur au ventre tant sur le trajet que dans l’établissement. L’école doit protection à ceux qui la fréquentent. C’est même son intérêt si elle entend que la production – le transfert de savoirs et de connaissances – soit à la hauteur de son investissement. Tout simplement, la République s’engage à protéger ceux qu’elle accueille et à honorer la confiance que les parents lui font en lui confiant leurs enfants chaque jour.

      Si l’on s’entend facilement sur les objectifs, à condition de s’attacher à toutes les formes de violences et d’illégalités, y compris celles qui sont commises par l’institution, encore faut-il s’accorder sur les moyens. Ici on retrouve les tenants de diverses idéologies qui traversent notre société. La querelle des « tolérants » et des « répressifs », taxés respectivement par leurs adversaires de « laxistes » et de « réactionnaires », bat son plein.
      Il faut sortir de cet affrontement pour trouver un terrain plus serein.  »

      Extrait de la préface au livre de Bernard Defrance, Sanctions et discipline à l’école,
      Préface de Jean-Pierre Rosenczveig,
      Président du tribunal pour enfants de Bobigny,
      Président de Défense des enfants International – France.

  62. Tout à fait d’accord avec les propositions de SOS EDUCATION, même si elles sont considérées par certains comme émanant de « vieux cons ». Et certainement préférables aux portiques de sécurité. Elles sont d’ailleurs appliquées dans la plupart des écoles privées, vers lesquelles des parents se ruent en masse, quand ils le peuvent.

    Ne croyons pas que les enfants se sentent maltraités, quand on les imprègne de ces principes dès la petite enfance : ils y adhèrent spontanément dans leur immense majorité, lorsqu’ils atteignent l’âge de la réflexion.

    Par ailleurs, une suggestion : lorsqu’un élève perturbe gravement l’ambiance d’une classe, prévoir de lui faire terminer le cours dans une « salle de retenues » avec un « pion étudiant » comme autrefois; au lieu d’obliger l’enseignant à le réintégrer après un court moment, sous prétexte d’une obligation de le « garder en sécurité ». L’enseignant retrouverait un peu d’autorité par ce biais. En revanche il faudrait trouver les crédits pour rémunérer (un peu) ce pion-étudiant.

  63. préférence aux solutions de fond de sos éducation plutôt qu’aux « rustines » du ministère dont la remise en cause profonde n’est malheureusement pas d’actualité…à quand la fin de la mixité dans ces écoles et pourquoi pas le retour de l’uniforme qui permettraient de vérifier un peu le principe « d’égalité » et la volonté de laïcité…!
    bien sûr, je signe cette lettre

  64. Bravo pour votre initiative. Toutes ces mesures sont de bon sens et je les approuve totalement. Elles ont en plus l’avantage d’être efficaces et peu coûteuses. Il ne reste qu’à trouver un ministre assez courageux pour braver la pensée unique de nos élites. La majorité (trop) silencieuse est avec vous.
    Merci pour tout ce que vous faites.

  65. Certaines de vos propositions peuvent avoir un sens dans des cas difficiles. mais plusieurs termes employés me semblent présenter une vision passéiste de la société, visant à infantiliser les élèves, alors que l’Education Nationale doit « éduquer », apporter sa part d’instruction pour conduire vers une adolescence mature, apte à developper sa personnalité.

    Bien sûr l’enseignement moral et civique a sa place dans l’enseignement mais certainement pas « tel qu’il était pratiqué autrefois … »

    l’enseignant doit voir son prestige et son autorité restaurés, certes, mais pas comme me parait le sous-entendre vos suggestions par un autoritarisme d’une autre époque (beaucoup de nos pays voisins sont plus imaginatifs pour combattre la violence sans sacrifier à l’éveil, et vont bien plus loin que la France, Luxembourg, Allemagne, Pays Scandinaves …), c’est la parole d’adulte du professeur (qui nécessite une formation préalable et continue) – qui a la connaissance et doit faire comprendre que son but est d’aider et non d’affronter – qu’il faut restaurer et non les punitions d’antan, (qui dans le contexte de votre article fleure presque (?) le retour au châtiment corporel)

    • L’éducation nationale doit « éduquer » comme vous dîtes, mais ça mission première n’est-elle pas d’instruire? Une appelation qui est donc très certainement à revoir ; certes nous sommes des éducateurs, mais nous sommes avant tout des enseignants!

      • Mais qu’est-ce qu’enseigner ?
        Pour moi, ce serait apprendre à apprendre, afin de rendre autonome et responsable. Les domaines d’enseignement comprennent une dimension éducative (les enfants passent quand même beaucoup de temps à l’école ! Et chez eux, ils sont rarement une vingtaine ou plus, le contexte est différent !)

    • Je n’ai pas parlé de se substituer aux parents. Envisager son « rôle » comme une complémentarité me parait plus judicieux, car, comme je l’ai évoqué ci-dessus, le contexte est différent.

      Par ailleurs, enseigner ne me semble pas devoir être seulement la « transmission d’un savoir » mais aussi la « construction d’un savoir-faire ».

  66. Et pourquoi pas les humiliations publiques, les châtiments corporels et autres ignominies subies il n’y a pas encore si longtemps…..au temps du bon vieux temps ou l’enseignant régnait en maître absolu du haut de son estrade, usant et abusant de son pouvoir!!!

    Connaissez-vous la communication non violente?
    L’écoute bienveillante et le respect mutuel, pratiqué bien heureusement par certains enseignants, sont beaucoup plus
    fructueux que toutes les propositions ringardes que vous énumérez.
    Savoir détecter toute la souffrance qui peut se cacher derrière des actes de violence que, bien loin de les cautionner,j’essaie d’analyser et de comprendre.
    Vous semblez confondre L’AUTORITE et l’AUTORITARISME!
    Quand aux parents….il est facile de les culpabiliser!
    Cela évite à ces chers enseignants de remettre en question leur façon de travailler et leur comportement parfois irrespectueux.
    Au lieu de réfléchir ensemble et en bonne intelligence, on exclu les parents des établissements scolaires ou bien on les “convoque” pour leur asséner des critiques peu constructives sur le peu d’investissement de leur enfant, la démotivation, voire pire….Avec 4 enfants, j’en ai entendu!
    Je pense que la façon de voir de SOS EDUCATION manque bigrement de bon sens et d’intelligence!

    • Votre caricature des propositions de SOS Education est malhonnête madame! Par ailleurs, vous voulez « détecter et analyser » la souffrance de l’enfant pour mieux la comprendre ; là encore, c’est intéressant, mais ensuite, une fois que vous saurez que le gamin est violent parce que ses parents sont séparés, qu’il vit dans une famille monoparentale et que ses frères et soeurs l’ont pris en tête de turc, vous ferez quoi???
      Restons focalisés sur l’établissement scolaire, nous enseignants n’avons plus de prises en dehors de l’enceinte du bahut, et, dans ce bahut, j’attende que les élèves se tiennent à carreaux!

    • @Parente d’élève: Vous osez dire : »Cela évite à ces chers enseignants de remettre en question leur façon de travailler et leur comportement parfois irrespectueux »…les enseignants ici présents apprécieront vos propos à leur juste valeur!
      Sachez que notre façon de travailler nous est imposée par le ministère est de grands spécialistes de l’éducation, des super pédagogues que vous chérissez tant (voir autre post). De plus, vous semblez porter plus de considération au « comportement irrespectueux » de l’enseignant (très rare, et je note que dans ce cas là vous vous montrez très intransigeante, ne cherchant pas comme pour l’élève d’éventuelle causes à leur « mal être ») qu’à celui des élèves.
      Vous placez l’élève au centre du système scolaire, pour moi c’est l’enseignant qui doit s’y trouver, c’est pourtant l’évidence même!
      L’élève doit venir en cours pour se cultiver, faire preuve de discipline pour que le cours se passe bien et travailler, point barre! Après l’assistance social ça ne nous concerne plus, notre métier à ses limites et l’élève n’a pas à retranscrire dans nos cours la violence qu’il connaît à l’extérieur, l’école doit demeurer un sanctuaire!

      • Pas étonnant que vous soyez confrontés à des réactions violentes de la part de vos élèves : ce n’est qu’un instinct de survie pour échapper à votre insupportable discours!!!

    • Mais l’école ne peut pas être un sanctuaire ! Il est possible qu’avant elle eût pu l’être (mais je ne l’affirmerai pas) car l’ouverture sur le monde qu’elle apportait était presque unique, or, ce n’est plus le cas aujourd’hui.
      J’avoue que je ne comprends plus très bien ce que vous attendez, ce que vous cherchez. Peut-être nous sommes-nous mal compris.

  67. Le « prestige des maîtres », les sanctions et autres dressages sont l’échec et la faillite de la pédagogie, de la psychologie et de la communication.
    Socrate n’avait pas besoin d’élever la voix pour se faire entendre.

    Ceci n’avalise en rien le laxisme ou la gabegie.
    Au contraire.

    Avant de tenir les élèves, innocents de 6 ans inclus, responsables de tous les maux, il convient de se remettre en cause.
    Or, depuis 1890, le fonctionnement du cerveau humain et les sciences cognitives ont considérablement évolué.

    Le « retour à l’ordre » que vous préconisez serait suivi immanquablement d’un « retour au désordre » dans 20 ans et ainsi de suite.

    Il serait peut être temps de trouver et d’inventer d’autres paradigmes éducatifs.

    PS. Je vous sais assez soucieux d’explorer toute les bonnes volontés pour ne pas censurer ce commentaire.
    Il n’a pas la prétention de tout affirmer.

    Cordialement.

  68. Il y a une cause structurelle au malaise de l’école et ce que je vais dire relève pour certaines bonnes âmes de la pure provocation, c’est l’hétérogénéité des classes. Le collège unique ne pouvait finir autrement qu’en charpie.
    Tant qu’il s’agissait de rassembler dans une même classe une minorité d’élèves en difficulté, cela ne gênait en rien un travail exigeant pour l’ensemble et même parfois on pouvait remarquer une élévation du niveau des élèves les plus faibles, par l’exemple.
    De nos jours, c’est l’état inverse : quelques bons élèves dans une classe globalement faible ou même très faible. Comment dès lors, ne pas ajuster les exigences au plus grand nombre ? On voit ici les effets spécieux d’une telle mesure.
    Non mesdames et messieurs les parents, vos enfants ne seront pas tous de grands littéraires ou de grands scientifiques, ils ne gagneront pas non plus tous la star Academy ou la Nouvelle Star. En revanche, si les difficultés sont décelées rapidement et traitées à temps dans une classe relai ou un collège spécifique, ils peuvent se doter de solides connaissances leur permettant de s’assurer peut être un avenir. Il faut revaloriser l’apprentissage et les lycées techniques, et créer de véritables filières d’excellence. Ces mesures relèvent du plus simple bon sens.
    Enfin quand je lis certains commentaire (parente d’élève), les bras m’en tombent. Elle est l’exacte réplique de ces parents qui soutiennent systématiquement leurs enfants contre les professeurs et vivent dans le monde merveilleux des Bisounours : « Mon enfant, mon amour, promets moi de ne plus donner de coup de poing sur le nez de tes méchants camarades et de ne plus ennuyer ce pauvre professeur débordé par son incapacité à gérer les dysfonctionnement ludiques de ta classe ». Votre enfant chéri vous adressera un large sourire et.. fera dix fois pire. Revenez sur terre!

    • J’ignore si c’est pour les mêmes raisons que vous (mais étant donné nos divergences d’opinion, il est probable que nos raisons diffèrent), toujours est-il que je trouve également que les filières dites techniques doivent être reconsidérées et qu’elles cessent d’être dénigrées ou dévalorisés (ce qui revient à faire de mêmes des personnes qui s’y trouvent)
      Il est indispensable que ces élèves n’aient pas l’impression d’être dans une voie « garage », qu’ils puissent avoir une image d’eux-mêmes bien moins négatives… Nul doute qu’ils se sentiraient moins… « énervés » (?)

      • Aline dit : « je trouve également que les filières dites techniques doivent être reconsidérées et qu’elles cessent d’être dénigrées ou dévalorisés (ce qui revient à faire de mêmes des personnes qui s’y trouvent)
        Il est indispensable que ces élèves n’aient pas l’impression d’être dans une voie “garage”, »

        Si vous avez lu mes autres interventions, notamment sur mes propositions pour l’école, vous remarquerez que la revalorisation des filières professionnelles et techniques doit être une priorité absolue. Sur ce point, voyez-vous, nous sommes en accord.

  69. La logique finale, c’est quoi ?

    Mettre dans des classes séparées les dangereux pervers potentiels que sont des bambins de CP ?

    Le retour à la blouse bleue et à la règle de fer qui ont conduit des générations d’écoliers à adhérer facilement aux dogmes et aux horreurs de tous les totalitarismes du 20° siècle ?

    Faudra t’il encore perdre des centaines de milliers d’heures pour faire apprendre que tous les mots en « ou »… sauf joujoux..
    Jusqu’à quand ? Le 25° siècle ?

    N’y a t’il pas moyen d’inventer autre chose ?

    • Ce n’est peut-être même pas la peine d’inventer autres choses puisque d’autres choses existent déjà. Peut-être convient-il de les reconsidérer et de trouver un équilibre… C’est cet équilibre qui est peut-être à inventer…

  70. Bonjour,

    A mon avis les mesures proposées ne sont qu’une réponse réactive et non proactive. En effet,
    je pense que les problèmes de violence prennent leur source pour une grande part dans le manque
    d’éducation et d’apprentissage de la discipline dès le plus jeune âge et dans le contexte social
    dans lequel évoluent ces jeunes enfants. Il est évident que ces difficultés sont supportés
    essentiellement par les familles issues des quartiers difficiles et notamment celles issues
    de l’immigration. Il est indégnable que les médias et internet sont le vecteurs dans un certains
    sens de la banalisation de la violence : c’est un mal profond dont les solutions sont complexes.

    En revanche, les difficultés d’intégration, les questions d’identité ainsi que l’environnement
    propice aux déviances (trafics en tous genres notamment de stupéfiants, argent facile…) sont
    très présente dans ces quartiers et concourrent dès les plus jeune âge à déséquilibrer les
    enfants et sont une source importante de la violence à l’école.

    De mon point de vue, il faut envisager de scolariser les enfants dès le plus jeune âge
    (cela pourrait commencer dès le 8 ans) dans une sorte de campus. Ils y suivraient une scolarité
    normale dans un cadre de vie agréable (à la campagne, « au vert ») loin de leur ghetto et des
    mauvaises influences. Je crois qu’il n’y a pas si longtemps existaient « les enfants de troupe »
    (exemple à Autun) qui partaient dès cet âge là pour suivre une scolarité normale mais où la
    discipline était une valeur importante. Ces campus pourraient accueillir les élèves jusqu’au bac.
    PAr ailleurs, le sport devrait y tenir une place centrale : on imagine les rencontres inter-campus
    qui créent de la fiereté, de l’identité et l’esprit d’équipe et de camaraderie.

    Cette solutionn proposée aux parent, serait acceptée avec leur bénédiction.

    Evidemment, cette solution représente sans doute un coût important mais il faut le rapporter
    aux mesures innefficaces engagées depuis plus de trente ans et qui continuent d’être prises.
    Par ailleurs, il faut le voir comme un investissement dans une jeunesse dont le pays a évidemment
    besoin.

  71. Remplacez les Folcoches par des Hubert Reeves
    et des cours rébarbatifs par la présentation de la Connaissance proposée, comme par exemple, par les conférenciers du Palais de la Découverte.

    Vous verrez le taux d’éveil des élèves grimper en flèche.

    Pas besoin de fouets et de bonnets d’ane ! 🙂

  72. L’autoritarisme est le contraire de l’autorité naturelle.
    Si des adultes en usent immodérement, sous PRETEXTE d’éducation, pour se défouler consciemment ou non, sur des enfants, cela constitue une forfaiture envers l’innocence de l’enfance et l’Education.
    Avec un E majuscule.

    • En partie d’accord, je n’ai qu’une réticence vis-à-vis de l’expression « autorité naturelle » : qu’entendez-vous par là ?
      Si c’est que l’on a « naturellement » de l’autorité, je ne suis pas d’accord : il ne me semble pas que ce soit inné mais plutôt que cela s’apprend (et c’est pour cela qu’il faudrait accompagner, aider les enseignants afin qu’ils ne dévient pas vers l’autoritarisme, parce que ne sachant plus que faire ni comment.)

  73. Bien d’accord avec Etienne.
    Je suis très choquée par ces 8 mesures qui ne cherchent qu’à enfermer les enfents dans une rigueur proche de l’armée, ou le tout puissant adulte a tout les droits et l’élève qu’à se taire.C’est honteux , et décevant que tant de personnes s’y ralient.Etre parent est une responsabilité , pas un métier et personne n’a à juger de nos manières de vivre et d’éduquer nos enfants.Respect oui, mais dans les deux sens.

  74. inepte car innéficace ; ah le bon vieux temps où tout était mieux!! : les gosses bien élevés , les profs compétents et rigoureux , la morale et la civilité au fronton des écoles , il manque aussi la marseillaise chantée en rentrant en classe .
    L’école c’est vrai a changé , les enfants en 2009 sont tous à l’école ;de tous milieux de toutes origines ,et l’enjeu d’une école de la réussite passe par d’autres méthodes que celles qui ont laissé sur le bord de la route des générations entières ne s’adressant qu’aux enfants des classes les plus favorisées . Le chantier est d’importance mais les comportements réactionnaires qui ont fait la preuve de leur inéfficacité ne résoudrons pas le problème de l’accés à la culture et au savoir pour tous . L’école mérite mieux qu’une blouse grise sur le dos d’un gamin pour lui permettre de donner du sens à sa présence à l’école . Heureusement des milliers d’enseignants se mobilisent au quotidien pour réfléchir, s’engager, se mobiliser en équipes en réseaux et au lieu de se lamenter et d’appeler aux manes de nos ancêtres affrontent aux quotidiens les problèmes de gosses qui aimeraient bien qu’on les considèrent autrement que comme des sauvageons ; c’est là aussi la première marque de respect que vous et vos amis réclamez tant et puisque vous êtes tellement attachés a l’école du rerspect de l’ordre commencez donc par mettre du respect dans vos propos et de l’ordre dans vos réflexions .

    • Francis Lartigue ment ou est désinformé quand il dit que l’école d’autrefois était réservée aux plus favorisés. 100 % des petit Français allaient à l’école dans les années 1900 et le taux d’alphabétisation était supérieur à aujourd’hui. En témoignent les statistiques de diffusion et de lecture des journaux, lus par quasiment toute la population à l’époque.

      • non je ne ments pas – surprennant d’ailleurs de la part de ceux qui parlent de respect d’en manquer autant ; preuve que le système dont ils ont la nostalgie n’a pas été très efficace en ce qui les concerne – et je ne suis pas désinformé ; les 100% de petits français ne fréquentaient que l’école primaire 50% seulement obtenaient le certificat d’étude et seulement une infime minorité d’enfants issus des milieux populaires accédait aux études universitaires et les statistiques du ministère des armées faisaient appraître un pourcentage non négligeable d’anaphalbètes .Je confirme le premier des respects est bien de permettre et de s’en donner les moyens à l’ensemble des enfants de la république d’accéder aux savoirs et à la culture indispensable à leur intégration , et c’est certainement avec d’autres outils que l’internat , la blouse grise , les lycées de filles et de garçons ………..

        •  » les 100% de petits français ne fréquentaient que l’école primaire 50% seulement obtenaient le certificat d’étude et seulement une infime minorité d’enfants issus des milieux populaires accédait aux études universitaires  »

          Mon grand-père faisait partie de ces 100% de petits français dont vous parlez, qui n’ont eu que leur certificat d’études.. A 11 ans, il a quitté l’école, au désespoir de son instituteur, en sachant lire, écrire, compter, et plus important peut-être, en sachant se comporter et vivre en société.

          Avec son certificat d’études, mon grand-père est devenu chef d’entreprise et s’est parfaitement intégré à tous les milieux.. Que vaut-il mieux : un certficat qui vous ouvre vraiment les portes de la vie sociale et professionelle ou un bac qui a perdu toute sa valeur ??? A l’époque on pouvait n’avoir qu’un certificat d’études et devenir un honnête homme au sens cartésien du terme…Je prétends que les études primaires de l’époque avaient plus de valeur que le bac d’aujourd’hui. Certes, seule une minorité accédait aux études universitaires, mais les études primaires vous formaient solidement pour la viie. En sortant de l’école primaire, vous pouviez évoluer, progresser par vous-mêmes car les fondamentaux étaient acquis.

          • J’en frissonne encore… vous réveillez en mois le souvenir de tous ces anciens que j’ai eu la chance de connaître, fiers de leur certificat d’études, et qui ont mené une vie exemplaire, jusqu’à la fin. Votre commentaire serait à apprendre par cœur par tous ceux qui cherchent une solution aux problèmes actuels ! Il y à beaucoup à en tirer. Merci.

    • @Lartigue Francis: Je vous cite : « les comportements réactionnaires qui ont fait la preuve de leur inéfficacité ne résoudrons pas le problème de l’accés à la culture et au savoir pour tous »….c’est sûr que votre modèle « progressiste » a règlé le problème, les élèves ont désormais tous un niveau triste à en pleurer! Il me semble que le niveau des élèves d’autrefois était, à âge égal, bien meilleur que celui des élèves d’aujourd’hui….cqfd.

  75. je me réjouis d’abord de l’abondance de réactions et la prise de conscience de l’importance de l’école
    A part quelques navrants commentaires guidés par une idéologie bornée et sectaire les bonnes volontés et les voeux pieux ne man quent pas
    Mais l’essentiel n’est pas dit :il en est des enfants comme des adultes certains sont portés à la malfaisance et sauf erreur ,dans la socièté même ultra laxiste d’aujourd’hui ce qui réfrène les bas instincts c’est la trouille de la sanction :elle a non seulement l’utilité de dissuader mais aussi de conforter les « normaux » qu’il y a une justice et qu’il ne faut pas devenir « déviants » pour être considérés comme interessants
    Et ceci est sans doute encore plus vrai dans la collectivité scolaire où les esprits sont influençables ; et plus cette notion de base sera inculquée en bas âge ( d’où l’importance d’une école maternelle réelle et non pas d’une garderie gnan gnan) et plus elle sera efficace
    Tout le reste est secondaire ;la vraie éducation commence par le respect de l’autre et aussi la crainte de son enseignant
    et que l’on ne vienne pas me taxer de sadique nostalgique de la fessée et de la coercition
    Il existe certainement au sein d’une administration aussi pléthorique que l’éducation nationale des psy et des pédagogues capables d’établir des régles simples et élémentaires et des « tarifs » tout aussi simples en cas d’écart lesquels seraient applicables uniformément dans tous les établissements sans considérations oiseuses et le bla bla compassionnel aux arrières pensées politiques outrageusement pratiqué aujourd’hui

  76. En tous points d’accord avec vos propositions qui se démarquent des revendications générales des enseignants qui réclament toujours plus d’effectifs pour un nombre d’élèves en constante diminution

  77. Excellentes solutions, dont le ministre n’entendra jamais parler.
    Sauf…
    Sauf si vous remplacez le paragraphe en italique à la fin de votre article par le paragraphe suivant :

    Pour convaincre le ministre de l’Education d’agir vite, appliquer la méthode Amnesty International : par lettre, dans une enveloppe timbrée, envoyée par la poste.

    Le nom du ministre se trouve sur la page
    http://www.education.gouv.fr/cid5047/la-biographie-ministre.html
    et son adresse se trouve en bas à droite de la page
    http://www.education.gouv.fr/cid2559/contacts.html

    Le présent article s’imprime directement depuis le navigateur : Fichier [> Aperçu avant impression | Mise en page] > Imprimer.
    Il rentre sur une feuille (recto-verso) ou deux feuilles recto (Un timbre tarif 20 grammes de base permet d’envoyer deux feuilles)

    Mettre dans une enveloppe, écrire le nom et l’adresse du destinataire, timbrer et poster.

    Ce n’est pas plus compliqué que ça d’expliquer à un ministre les solutions à un problème qu’il n’a pas encore réussi à résoudre.

  78. Revenir aux méthodes de la Communale, c’est comme si un constructeur automobile constatant que son outil de production fonctionne mal, refabriquait…des voitures de 1930.
    Les marques de demain sont au contraire celles qui innovent.

    • Votre comparaison est inadaptée car dans ce cas il faudra considérer qu’avec l’outil de production de 1930 on fabriquait des Ferrari et qu’aujourd’hui on fabrique des Ford T!

  79. Les tristes échanges entre internautes ci-dessus ne donnent pas envie de s’y associer.
    Par respect pour le travail magnifique auquel vous vous livrez depuis déjà plusieurs années, il m’apparait toutefois indispensable de vous confirmer le soutien que je vous accorde depuis l’origine de notre association. Bravo pour vos propositions de bon sens, et qui ont fait leurs preuves depuis Jules Ferry, et même bien avant. C’est pourquoi je m’associe pleinement à la suggestion qui vous est faite d’ajouter aux huit mesures évoquées celle du port de l’uniforme. A titre personnel, il me paraît évident qu’il serait également plus qu’opportun de revenir sur la mixité dans les établissements scolaires, au moins à partir du secondaire.
    Avec tous mes encouragements.

    • Vous oubliez les sévices corporels qui, eux aussi en leurs temps, donnaient de bons résultats!
      L’enfermement également pour les plus rebelles : ces maisons de correction où tout abus était possible : il faut les mater ces petits jeunes!
      Au pas de 2 et qu’aucune tête ne dépasse…Quelle honte!

    • Chasse à l’enfant

      Ce poème de Jacques Prévert évoque la mutinerie d’août 1934. Après que les moniteurs ont tabassé un pupille, les jeunes détenus se sont soulevés et enfuient. Une prime de 20 francs a été offerte à quiconque capturerait un fugitif.
      Cette mutinerie a déclenché une campagne de presse demandant la fermeture de bagne d’enfants.

      Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

      Au-dessus de l’île on voit des oiseaux
      Tout autour de l’île il y a de l’eau

      Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

      Qu’est-ce que c’est que ces hurlements

      Bandit ! Voyou ! Voyou ! Chenapan !

      C’est la meute des honnêtes gens
      Qui fait la chasse à l’enfant

      Il avait dit j’en ai assez de la maison de redressement
      Et les gardiens à coup de clefs lui avaient brisé les dents
      Et puis ils l’avaient laissé étendu sur le ciment

      Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

      Maintenant il s’est sauvé
      Et comme une bête traquée
      Il galope dans la nuit
      Et tous galopent après lui
      Les gendarmes les touristes les rentiers les artistes

      Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

      C’est la meute des honnêtes gens
      Qui fait la chasse à l’enfant

      Pour chasser l’enfant, pas besoin de permis
      Tous les braves gens s’y sont mis
      Qu’est-ce qui nage dans la nuit
      Quels sont ces éclairs ces bruits
      C’est un enfant qui s’enfuit
      On tire sur lui à coups de fusil

      Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

      Tous ces messieurs sur le rivage
      Sont bredouilles et verts de rage

      Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

      Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu le continent !

      Au-dessus de l’île on voit des oiseaux
      Tout autour de l’île il y a de l’eau.

      Jacques Prévert
      (Extrait de Paroles, éditions Gallimard)

      • Oui, cette référence à J.Prévert devrait éviter les égarements et les propos réactifs réclamant plus de discipline, plus de soumission, plus de brimades.
        je partage complètement l’avis de Bernard. Il est plus constructif de lutter contre les formes de violences en proposant des cours passionnants, en impliquant davantage les enfants dans leur scolarité qu’en voulant instaurer une discipline d’une époque bien heureusement révolue!
        Les jeunes ne sont plus si « souples » qu’auparavant et c’est tant mieux!
        N’en déplaise aux nostalgiques des punitions débiles et inhumaines.
        Certes avec la peur et la contrainte, on peut formater les enfants (et les adultes). Mais quels dégâts par la suite???

  80. M. Taillandier dit :

    « C’est pourquoi je m’associe pleinement à la suggestion qui vous est faite d’ajouter aux huit mesures évoquées celle du port de l’uniforme. A titre personnel, il me paraît évident qu’il serait également plus qu’opportun de revenir sur la mixité dans les établissements scolaires, au moins à partir du secondaire. »

    L’uniforme scolaire me semble une des mesures à adopter en effet. Plusieurs pays européens l’adoptent depuis fort longtemps, ainsi que le japon (comme l’ensemble des pays d’Asie d’ailleurs) sans que les enfants en soient pour autant traumatisés ou « brimés » dans leur liberté. Cette mesure à l’avantage d’abord de gommer les différences sociales, et apprend à l’enfant le respect de soi et des autres. Les élèves étant d’ailleurs amenés à s’intéresser à leurs condisciples non pour leur aspect extérieur mais pour ce qu’ils sont.
    Quant à la mixité, des études récentes ont évoqué la possibilité de classes de garçons et classes de filles au moins au collège, de la sixième à la quatrième tout du moins. Je ne considère pas cette idée comme scandaleuse, loin de là.

  81. Citation ci-dessus :
    « sans que les enfants en soient pour autant traumatisés ou “brimés” dans leur liberté. »

    Qu’en sait t’on ?
    Ils ont été interrogés un par un ?
    Ils y a des publications scientifiques statistiques sur le sujet ?

    Cela serait très interressant que les principaux interessés – les enfants- s’expriment sur le sujet.

    A moins de les percevoir indéfiniment comme une sous catégorie sociale.
    Il faut tout de même se souvenir la considération des gosses au fil des siècles.
    Oscillant entre charge à nourrir (surtout pout les filles) et zombis corvéables.

  82. Je suis une mamie , qui s’ inquiète de la violence à l’école car je suis concernée au sujet de mes petits-enfants. Effectivement que vous avez raison sur vos 7 propositions. Je ne fais pas partie de l’ancienne école, mais il me semble qu’il serait en plus urgent d’éduquer les parents et de les mettre face à leurs responsabilités. Car pour il y a trop de parents qui baissent les bras et cela devient de plus en plus fréquent. Bon courage.

  83. Tant que les enseignants auront le droit de grève et le droit de se syndiquer, surtout à gauche, rien ne pourra être fait de durable. Les enseignants sont d’abord victimes d’un lavage de cerveau volontaire qui a effacé toute espèce d’esprit critique vis-à-vis de certaines idéologies : immigrationnisme forcené, démission totale, absence d’honneur et pleutrerie généralisés. De plus, les population immigrées étant en majorité musulmanes, la violence est en quelque sorte inscrite dans leur « génétique sociétale » : tant que cette propension à la violence la plus extrême, à l’intolérance religieuse la plus absolue, au machisme le plus pathologique, à la haine la plus extrême de tout ce qui n’est pas « eux », tant que tout cela ne sera pas ecrasé définitivement avec la plus extrême fermeté, rien ne pourra être envisagé. Les populations asiatiques posent-elles ces problèmes ? Non. Et pourtant quelles violences ont subit ces gens dans leurs pays : n’oubliez jamais les « boat people ». Mais eux ont la culture du travail, de l’effort, du respect.
    Respecter les autres, c’est être capable de se faire respecter.
    Rien à voir avec le « respect des cités » qui signifie « ferme ta gueule, soumet toi à ma violence ou je te massacre ».
    Nombre d’enseignants ne sont que les victimes de leurs bulletins de votes et de leurs adhésions syndicales.

    • Madame, Monsieur,
      Peut-être devriez-vous surveiller vos propos. Votre terme « génétique sociétale » au sujet de la population musulmane est intolérante. La religion musulmane, comme les autres est affaire de croyance personnelle, et pas de gènes. Pensez-vous que ceux qui choisissent de changer de religion changent de gènes?

    • Oui, c’est évident, c’est génétique!
      C’est bien connu, il n’y a que les musulmans pour être violents et machistes.
      C’est bien connu aussi, les arabes ne connaissent pas le goût de l’effort, quant au respect, c’est un mot banni de leur vocabulaire!!!!
      En revanche, nos cheres têtes blondes, issues des quartiers bourgeois, sont tous bien éduqués, ne consomment ni alcool ni drogues et sont irréprochables!
      A quand le bon vieux temps de l’épuration ethnique???

    • Que chacun exprime ses idées et ses arguments est une chose. Mais il y a des propos qui ne sont ni des idées ni des arguments et qui, de surcroit, comportent des termes insultants.
      Sur ce blog, y a-t-il une charte garantissant les droits et devoirs de chacun ? Critiquer une idée, une conception, c’est tout à fait différent que de critiquer des personnes, surtout sur des motifs « tendancieux ». Il me semble que ce serait au modérateur de s’exprimer sur ce point…

      • « la violence étant inscrite dans leurs gênes sociétales », ne vous heurte pas ?
        La généralisation de « défauts » à tout un peuple ou toute une communauté, quels qu’ils soient, vous parait acceptable ?
        Il me semble qu’il faille marquer une nuance, une prise de distance avec de tels propos. Car même une réaction épidermique, si elle permet éventuellement de les comprendre, ne les justifie pas.

        • Vous aurez noté que je n’ai pas répondu à ce commentaire…

          Je me borne à supprimer les commentaires illégaux, ce qui n’est pas le cas de celui-ci. Ce n’est pas parce que je ne le supprime pas que j’en approuve le contenu. Ce blog est un espace de dialogue libre, je ne censure que ce qui doit l’être.

    • Vous aurez noté que je n’ai pas répondu non plus.
      Je me doute bien que ne pas supprimer ne signifie pas approuver et ma demande ne concernait pas une censure mais peut-être une modération du propos… Bien sûr, ensuite c’est vous qui voyez. Merci pour vos réponses.

  84. Grand’père de sept enfants je soutiens votre action.

    Il est vrai que nos politiciens, nos élites autoproclamées et bien des magistrats donnent le mauvais exemple. Il est vrai aussi que bien des parents abdiquent leur responsabilité éducative. Mais ce n’est pas une raison pour qu’il en soit de même à l’Ecole d’où devrait partir la renaissance de notre société.

    Si le rôle des parents est essentiel celui des proviseurs, directeurs, censeurs, surveillants généraux et des professeurs l’est tout autant. Ils doivent être un exemple pour les jeunes qu’ils instruisent, éduquent et encadrent. Ce n’est pas toujours le cas d’après ce que je peux observer.

    La notation au mérite sera un pas dans le bon sens.

    Il faut que nos jeunes apprennent que la liberté implique la responsabilité et que la vie en société impose le respect des autres.

    Continuez!

  85. Je souscris totalement à ces 8 propositions intelligentes et pleines de bon sens. Appliquées sans faiblesse et avec honnêteté, elles permettront d’enseigner au plus tôt à TOUS nos enfants les règles du « vivre ensemble » et le respect mutuel; ainsi que de traiter, avant qu’ils ne s’enkystent, les comportements « hors jeu » répétitifs, dans l’intérêt de tous, y compris et prioritairement de leurs auteurs.
    Je trouve affligeants les commentaires qui condamnent ces propositions en termes agressifs ou vulgaires; et tout autant ceux qui, dans un verbiage indigeste, ne veulent pas reconnaître les dérives accélérées de notre système éducatif et refusent toute remise en cause susceptible de l’améliorer concrètement.
    Continuez dans cette voie propositionnelle,
    Cordialement

  86. Rien que du bon sens dans les solutions proposées. Et c’est un prof qui s’exprime!

    Monsieur le Ministre, vous avez dans ces solutions proposées par SOS Education pour remédier à la violence destructrice qui a cours dans nos établissements, des réformes pleines de bon sens et qui ne couteront , pour la plupart, pas un centime à notre pays si endetté, et vous avez un « THINK TANK » de premier ordre avec SOS Education pour ce qui est des questions touchant à l’Education Nationale. Elle est le reflet de ce que pensent la plupart des citoyens de notre pays à ce sujet. Alors – de grâce, écoutez-les mais surtout appliquez leurs recommandations…mes collègues et moi-même n’en peuvent plus de ce manque d’autorité.

    Avec mes très respectueuses salutations.

    E. de Monvallier

  87. vos propositions sont très pertinentes et leur mise en application nous aurait évité bien des drames actuellement vécus par certains professeurs et par des élèves confrontés à la violence quotidienne. Je suis affligé de voir que de trop nombreux commentaires très agressifs s’en prennent à votre réaction de bon sens et que leurs auteurs ne semblent pas avoir conscience de l’impasse où ils se sont enfermés par leurs comportements qu’ils qualifient de moderne!. En poursuivant sur la lancée actuelle c’est la démocratie qui est menacée; voir Marcel Gauchet.

  88. Bien sûr que ces propositions sont pleines de bons sens, nous sommes évidemment nombreux à penser de même, reste à nous fédérer pour forcer le gouvernement à faire son travail, celui pour lequel il est grassement rémunéré… ce qui se passe quand un gouvernement cesse de faire son travail… C’est dangereux, rappelez-vous…
    Nous vivons une pleine dictature, avec une police de la pensée… Personne ne dit rien… Si ? Ici ? Ce ne serait pas qu’un défouloir ?

    • Oh oui, mon Dieu, que j’ai peur moi aussi « parente d’élève », mais j’ai surtout peur pour les membres des équipes pédagogiques qui font de plus en plus face aux « dérives » de votre « progressisme »: profs poignardés, surveillants violentés, lycées pris d’assaut par des bandes…etc etc
      Finalement j’opte pour une attitude réactionnaire si votre « progressisme » est synonyme de décadence!

  89. Variantes sur un thème maurrassien : « Tout a toujours très mal marché »

    Un groupe de spationautes américains débarque sur la planète A.
    Un groupe de français sur la planète B.

    10 ans après, le vaisseau mère retrouve les américains en pleine forme, ils ont fait des routes et des commerces.

    Sur la planète B, les français n’ont rien fait et sont en dépression collective. Leur raison est qu’ils n’ont pas trouvé de pain et de fromage.

    En clair sans décodeur :
    Vous avez une chance historique vu l’état de l’educ nat’ d’améliorer les choses et au lieu de cela, vous présentez les 8 recettes de Tatie Danielle.

  90. Je suis heureux de constater que la plupart des témoignages, interventions, emettant des doutes (+ ou – grands) quant à l’efficacité des 8 pts proposés sont émis par des personnes ramenant le débat là où il devrait rester:
    au niveau de l’observation et de la tentative d’analyse des faits, en bref, du pragmatisme si cher à certains.

    A contrario, une grande part des autres témoignages se situe nettement au niveau de l’émotionnel (certains diraient au-dessous de la ceinture): réactions épidermiques, impressions, interprétations, jugements (moraux ou personnels), voire fantasmes ….
    Je n’ai rien contre les réactions émotionnelles, au contraire,……. lorsqu’elles sont clairement identifiées comme telles;
    et non considérées comme la conséquence de faits réels, mesurés, rationnels. Ou pire, transformées en dogmes.

    Pour exemple, la corrélation entre respectabilité et costume. (????)
    Depuis quand le costume, l’uniforme, la soutane sont-ils des gages de respectabilité?
    Le respect est un sentiment (et non une convenance) que l’on éprouve vis à vis d’une personne dont le comportement est vécu comme juste (ou justifié):
    dans la punition, comme dans l’aide, l’écoute, la prise en compte des personnes .
    La respect n’est pas un dû: le respect se mérite et se gagne.
    Le respect n’a rien à voir avec la crainte, la respectabilité est incompatible avec le jugement à priori, quelle que soit la morale à laquelle elle se réfère.

    Certes, les faits sont là: la violence semble exploser.
    Et, parent moi-même, je comprends que l’on puisse s’en inquièter pour ses enfants. Enseignant moi-même, je trouve inadmissible que, faute de moyens, en particulier humains, des classes puissent se transformer en « foutoir » sous l’influence d’une minorité d’élèves.

    Doit – on pour autant en rester au jugement primaire, à la seule responsabilité individuelle, à la recherche de boucs émissaires, à l’exclusion pure et simple, ………, à l’élimination pure et simple tant qu’on y est ? J’en passe et des meilleures.

    Ou bien contrairement au jugement, intellectuellement et financièrement si confortable, devrions- nous nous pencher sur nos propres actes, nos propres carences, notre propre responsabilité, autant individuelle que politique?
    Cette démarche, plus constructive, permettrait peut-être, si on nous en donne les moyens, de parvenir a plus de justice, ce qui est une des conditions nécessaires à la baisse de la violence.

    Je précise, pour les bipolaires, ou les binaires, que tenter de comprendre un comportement, en en recherchant les composantes, par exemple, n’est ni excuser ni accepter ce comportement et que cette vision n’exclue pas du tout la punition quand elle semble nécessaire.

    Ni copain, ni maton !

    Fred, un instit. sans costard.
    Merci à parent d’élève du 6/6/09 à 12h09, ça remonte le moral.

  91. A quoi servent ces parlotes, si ce n’est à perdre du temps alors que nous sommes dans une situation grave? Il y a le feu à la maison, et nos enfants et petits enfants sont à l’intérieur…….
    A l’égard du Ministre, une pétition me semblerait plus adaptée.
    J’appuie votre action depuis le début, et je continue.

    P.S. : Juste une question.
    Pourquoi les syndicats d’enseignants, si prompts à faire « descendre dans la rue » les élèves dont ils ont la responsabilité par délégation des parents, n’organisent-ils jamais la moindre grève ou manifestation lorsque l’un des leurs est, par exemple, poignardé?
    J’ai appris que la raison d’être d’un syndicat est la défense de ses adhérents.
    Curieux, non?

    • Peut-être pour éviter la démagogie… Qui dit que le soutien n’a pas une autre forme dans ces cas-là ?
      (Il ne s’agit que d’hypothèses, pour essayer de réfléchir sur ce point, je ne connais pas la réponse et ne suis pas syndiquée)

  92. Effectivement que l’on applique vos 8 propositions et la situation va progressivement s’améliorer. Il y a urgence Monsieur le ministre.

  93. Dans l’ensemble, je suis fortement d’accord avec ce que vous dites. Mon collège, tranquille, est en train de se dégrader à une vitesse impressionnante par manque de respect vis-à-vis de l’institution, de l’autorité, du savoir, de l’adulte.
    Mais il faut réaliser une pétition ou mener une autre action, mais pas se contenter de demander des commentaires ici !

  94. D’accord sur tout – mais le sixième point me laissse sceptique : « L’élève exclu doit accomplir lui-même les démarches pour reprendre sa scolarité ». Il risque de se hâter lentement !

  95. Réintroduire des cours de discipline dans la formation des professeurs. Pourquoi pas ?
    Mais il serait également souhaitable se sensibiliser les futurs profs à la tenue vestimentaire et à l’hygiène corporelle. Sujet explosif. Soit ! Mais des cheveux gras et crasseux, des jeans troués, des ongles noirs, etc. Quel exemple pour nos jeunes !
    Paul profeseur certifié hors-classe

    • Là encore je suis tout à fait d’accord! Pour l’anecdote, lors de ma formation IUFM je n’ai jamais eu de cours pour apprendre à gérer une classe difficile, on m’a directement balancé dans le grand bain et… »débrouille toi »!

    • Et c’est bien un point sur lequel nous sommes d’accord : il faut agir pour éviter que, ne sachant que faire ni comment, les enseignants ne soient débordés ou désespérés. La formation est trop courte, manque de pratique, de concret et d’accompagnement.
      Pour la tenue des enseignants, je ne doute pas que pour certains ce que vous rapportez soit exact mais y en a-t-il tant qui aient une tenue incorrecte (c’est-à-dire, pour moi, sale et indécente)? J’avoue que je suis surprise car, même si certains n’auraient pas le « label » tenue impeccable, selon les critères choisis, je n’ai pas l’impression qu’il y en ait tant qui ne puissent avoir celui de tenue correcte… Je n’ai peut-être pas fréquenté les bons endroits…

  96. Merci à SOS Education d’exister !

    C’est à se demander si notre pays est encore dirigé par des gens responsables ou uniquement par des gens avides de pouvoir sans convictions ni compétences particulières !
    J’ai une fille qui va entrer au collège dans une ville à problèmes et je ne suis absolument pas rassuré pour sa sécurité …

  97. Oui pour les 8 propositions proposées au Ministre,il faut bien essayer de lutter contre cette violence provoquée par une mojorité de personnes qui n’ont pas la même culture que nous.
    Je ne suis absolument pas sûr que ce sera suffisant pour aboutir à un résultat, car il s’agit bien d’un problème de culture et il est bien tard pour intervenir efficacement malheureusement.
    yves boudot

  98. Depuis un an, je travaille sur un projet d’école (du primaire au lycée) privée laïque et hors contrat (donc totalement indépendante de l’institution) : SCOLARIA. Il s’agit de créer une « public school » à la française. Sélection, haut niveau d’exigence et formation morale et intellectuelle solide. A mon sens, on ne peut « sauver » la classe moyenne de ce pays qu’en lui proposant une structure élitaire (l’élite pour un grand nombre) et en proposant un internat, élément indispensable à une restructuration sociale. Un primaire ouvrira en Normandie (près de Rouen) dès septembre 2010, le collège en septembre 2012 et une seconde en septembre 2014. Trois cursus seront proposés au collège : Classique (latin, littérature), Scientifique (Maths et Sciences renforcées), et Linguistique (dès la sixième deux langues : anglais et chinois, échanges avec les USA et la CHINE). Des classes relais permettront aux élèves qui n’auront pas un niveau suffisant pour accéder directement à ces trois cycles seront également proposées pour pallier les lacunes. Le Primaire, fondé sur le syllabisme et la méthode SLECC (Savoir Lire, Ecrire, Compter, Calculer) favorisera l’entrée au collège SCOLARIA.

    Vous pouvez consulter le site du projet à l’adresse suivante : http://scolaria.fr/scolariaecole/

    • Quel type de présélection envisagez-vous ? Un concours ? Une sélection sur dossier ?
      Et pour le recrutement du personnel, quels critères envisagez-vous ? Quelle organisation et quel type de fonctionnement prévoyez-vous ?
      Comment seront prises les décisions du conseil de classe ?
      J’ai jeté un rapide coup d’oeil sur votre site et, bien que nous divergeons d’opinion, sans ironie aucune, je trouve intéressant que vous vous posiez des questions et que vous tentiez d’y apporter des solutions. Je trouve juste un peu paradoxal (à moins que je n’aie pas saisi le lien) la phrase de Napoléon que vous avez mis en exergue : « Sachez écouter, et soyez sûr que le silence produit le même effet que la science ».
      Oui, je trouve que savoir écouter est essentiel mais qui écouter et que faire de ce que l’on entend ?

      • La citation sous entend en substance que l’écoute favorise l’acquisition des savoirs, rien de plus. Et pour répondre à vos questions : le personnel sera recruté sur CV et entretien. Ce qui compte avant tout c’est le parcours personnel des professeurs, ce qu’ils peuvent apporter comme motivation au projet commun. Leur capacité à transmettre leur matière et leur pédagogie pour intéresser et dynamiser les élèves seront déterminantes plutôt que le diplôme obtenu. Les professeurs devront s’engager fortement dans le projet de manière conduire les élèves vers la réussite de leurs études. Ils devront non seulement assurer les cours mais également pourvoir aux études et aux soutiens personnalisés.
        Quant au conseil de classe il est totalement souverain. Les professeurs sont mieux à même que quiconque de déterminer si l’élève est à même de passer en classe supérieure.

  99. bonjour,
    pour commencer, il faudrait rééduquer les parents ! marre de l’enfant roi qui décide au sein de la famille, oui à leur place d’enfant.
    1 – la violence a toujours existé, nous en sommes entourés partout et depuis toujours,
    2 – et si les adultes arrêtaient d’intervenir à tout bout de champs, pour un oui pour un non, pour des pugilats d’enfants, et tu ne dois pas dire ça et pas faire ça, etc, qu’ils se débrouillent entre eux pour les broutilles du quotidien
    3 – par contre, l’encadrer, la canaliser serait peut-être une solution, confrontation avec le respect de l’adversaire comme dans le judo, la boxe, la lutte
    4 – marre aussi des parents qui se plaignent de l’autorité à l’école quand elle est nécessaire, comment font ils au sein de la famille, là est la question, le plus souvent ils sont débordés …et tout est permis,
    5 – s’insulter, se bagarrer, se faire mal, non ce n’est pas un exemple à donner bien sûr, mais se confronter est normal et sain
    6 – réapprendre à parler et à ne pas hurler tous en même temps, utiliser du vocabulaire correct, à l’heure actuelle tout est « sympa », cette lampe, ce tableau, ce voyage et j’en passe …
    7 – donner un esprit critique, les enjoindre à ne plus regarder la télévision où le langage et les gens sont devenus d’une banalité et d’une vulgarité affligeantes, mais cela commence par l’éducation des parents qui n’y font même plus attention et qui gobent tout – il y a des exceptions certes mais pour la majorité du peuple …
    8 – limiter l’apport d’étrangers dans les classes qui qu’on le veuille ou non font baisser le niveau,
    9 – donner l’exemple, qui est le premier modèle ? le père, la mère, le second l’éducateur, le professeur, arrêter le laisser aller, le laisser faire y compris par la tenue y compris vestimentaire sans aller jusqu’au costume ou le tailleur …
    10 – quand un élève, un enfant enfreint la loi, convoquer les parents, éviter que les médias s’empressent de relater des faits tels qu’un « enfant de 8 ans est convoqué par la police » etcc…
    11 – appliquer ces propositions à l’école ne sert à rien si le reste autour ne bouge pas : exemple : bannir tous ces jeux de compétition où le meilleur moyen d’y arriver c’est d’écraser l’autre !
    12 – essayer de redécouvrir des valeurs au sein des classes : amitié, camaraderie, honnêteté, entr’aide sans que cela se transforme en assistanat,
    13 – oui à la compétition car elle existe aussi et a toujours existé dans la reconnaissance de ses moyens propre car nous ne sommes pas, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire et que l’on voudrait faire croire aussi aux parents, tous égaux
    14 – cesser de considérer que l’école doit tout apporter alors que la société ne fait rien
    15 – faire entrer les parents dans l’école pour des raisons précises et non pour qu’ils viennent y chercher leurs enfants, on dirait un moulin, l’école ce n’est pas chez eux et c’est déjà une cohue inutile, ils doivent être à l’heure et les attendre dehors et même justifier de leur retard si cela arrive, oui ça commence par là ! il faut des règles pour tout le monde !
    16 – non, chacun ne fait pas ce qui lui plaît ! il y a des règles applicables à tous ! non aux règles pour chaque catégorie de personnes, cela jette le trouble et c’est à celui qui aura une règle pour lui, c’est d’ailleurs ce qui arrive
    17 – réfléchir à ce que nous sommes, ce que nous voulons être

    voilà quelques pistes

    marie

  100. Mais qu’est-ce qu’un « acte grave » ?
    Je viens d’un lycée privé, et là-bas sécher quelques heures de cours signifie un renvoi rapide et expéditif.
    L’école doit-elle être une prison ?
    J’ai l’impression que quelqu’un d’autre décide de mon avenir et c’est avec bonheur que je vois arriver la fin de mon année scolaire et de ma vie de lycéen : je vais enfin pouvoir faire ce que je veux, et pas ce que des adultes ont décidés pour moi.

  101. Améliorer l’autorité des profs passe par un filtre de sélection concernant la qualité d’autorité dégagée par la personne. Je ne crois pas à l’autorité de jeunes profs agés de moins de 30 ans.

  102. Du jour ou « l’Instruction Publique » a pris pour nouvelle appellation:
    « Education Nationale », tout était joué …
    Ce fut la porte ouverte à la démission des parents dans leur rôle primordial d’éducateurs.
    l’Etat Providence nous a fait le plus grand mal et dans de nombreux domaines. Nous sommes devenus des irresponsables.
    L’école n’est pas là pour éduquer, mais pour instruire nos enfants.

    • Instruisez, instruisez…il en restera bien quelque chose!!!

      Pensez-vous qu’il soit possible de dissocier ainsi un enfant : devant les enseignants, il doit être un élève (bien sage et studieux), à la maison : un enfant (sage et aimant).
      Et quand est-il lui-même un être humain en construction avec ses préoccupations, ses questionnements, ses angoisses?
      Faut-il les étouffer avec vos méthodes pour quelles ressortent mieux plus tard, quand il sera un adulte responsable et perturbé avec tout ce qu’il aura du refouler?

  103. J’ai donc pour ma part pris la décision de réagir. J’ai lu plus haut dans un commentaire une opposition formelle au Privé, à l’uniforme scolaire (censé brimer l’épanouissement). je répondrai que l’Ecole n’est pas faite pour « épanouir » l’élève, il y a d’autres activités pour cela. L’Ecole doit fournir un cadre structurant et « élever » l’enfant vers le statut d’Homme, dans le sens d’honnête Homme éclairé et capable de voir plus loin, juché sur les épaules de ces aïeux. Naïf ? J’accepte volontiers le terme. Je préférerai toujours la classe et la discrétion élégante d’un Paul Guth à la lourdeur vulgaire d’un Cohn Bendit (pour ceux qui se rappelle une certaine émission de Pivot en 1975).

    Depuis un an, je travaille sur un projet d’école (du primaire au lycée) privée laïque et hors contrat (donc totalement indépendante des Diktats de l’institution) : SCOLARIA. Il s’agit de créer une « public school » à la française. Sélection, haut niveau d’exigence et formation morale et intellectuelle solide. A mon sens, on ne peut « sauver » la classe moyenne de ce pays qu’en lui proposant une structure élitaire (l’élite pour un grand nombre) et en proposant un internat, élément indispensable à une restructuration sociale. Un primaire ouvrira en Normandie (près de Rouen) dès septembre 2010, le collège en septembre 2012 et une seconde en septembre 2014. Trois cursus seront proposés aux parents au collège : Classique (latin, littérature), Scientifique (Maths et Sciences renforcées), et Linguistique (dès la sixième deux langues : anglais et chinois, échanges avec les USA et la CHINE). Des classes relais permettront aux élèves qui n’auront pas un niveau suffisant pour accéder directement à ces trois cycles seront également proposées pour pallier les lacunes. Le Primaire, fondé sur le syllabisme et la méthode SLECC (Savoir Lire, Ecrire, Compter, Calculer) favorisera l’entrée au collège SCOLARIA.

    Vous pouvez consulter le site du projet en cliquant sur mon nom.

    • Je ne veux pas vous manquer de respect mais je crois qu’on a compris.
      Ne parliez-vous pas dans un de vos messages précédents d’un « je-ne-sais-quoi » spamique ?

  104. « Il n’y a pas de liberté sans règles. »

    Les règles sont faites pour être appliquées !

    Oui, les 8 propositions de SOS EDUCATION sont pleines de bon sens et applicables avec un peu de volonté et de pragmatisme.

    Les forces de l’ordre doivent aussi pouvoir intervenir dans les écoles pour des problèmes graves tels que ceux liés aux stupéfiants.

    Sans cela, l’école peut devenir une zone de non droit, où règne la loi du plus fort sous les yeux résignés d’éducateurs impuissants, laxistes et parfois même complaisants !

    Oui, l’école est devenue une déchetterie polluée par des syndicats véreux et des pédagogistes fous !

    Toutes ces questions ne se poseraient pas aujourd’hui sans les réformes malsaines dont nous connaissons les résultats sur le comportement et le niveau catastrophique de nos enfants.

    Dans la classe de 4ème où est scolarisée ma fille, les 2 meilleurs élèves en français et en ortographe sont britanniques et viennent d’un collège anglais !

    De quoi faire rougir de honte les pédagogistes de notre pays !

    Nos enfants, scolarisés dans le privé, sont de bons élèves, sans plus, excellents sportifs et sans problèmes.

    Cependant, nous n’hésiterons pas, si tel est leur choix, à les diriger vers une formation professionnelle performante où ils se sentent bien, avec un fort soutien (privé) en anglais afin de les « internationaliser ».

    Je préfère les voir se retrousser les manches plutôt que de les voir traîner les pieds dans des manifs minables, exclusives à notre pays en déclin et servant uniquement la cause d’agitateurs, preneurs d’otages, qui les organisent, à main levée, en osant parler sans sourciller de démocratie !

    Non ce n’est pas avoir peur du changement que de soutenir SOS EDUCATION c’est au contraire regarder l’avenir et le monde qui nous entoure pour s’inspirer de ce qui se fait de mieux pour nos enfants !

    Le chemin est trés long et l’ecart se creuse en notre défaveur !

  105. Chers tous,

    Pour la première année, nous venons de mettre en place dans notre école bilingue internationale un programme « vers le pacifique » qui vient du ministère de l’éducation canadien. Quelque soit le milieu social, la violence est partout.
    Pacifique ss majuscule car il s’agit de la paix. Le programme se décompose en plusieurs chapitres qui sont les mêmes de la maternelle à l’université sauf que pour les enfants les activités diffèrent chaque année.
    Pour le prof tout est écrit et préparé d’avance. Il existe en France des formateurs pour les enseignants mais ils agissent aussi en milieu professionnel.
    Résultats: Après une année, nous remarquons déjà des effets notoires face à leurs comportements en société donc en collectivité donc en classe.
    Les flics à l’école, Non! Nous n’avons rien fait pour améliorer les quartiers dits sensibles!
    1 arrêtons de les appeler sensibles
    2 la note de suivi scolaire : veut- elle simplement dire : ne bouge pas et tais toi !
    3 Pourquoi ne pas mettre en place comme aux USA, une note à coefficient 2 concernant notre action dans la société. En effet, dès la 6eme, on leurs explique tous projets mis en place rapporte des points supplémentaires pour leurs diplômes de graduation
    ex : se mettre aux services d’une personne âgée durant 1 h00 par semaine
    ramasser les papiers dans sa commune,participer aux scouts laïcs, catholiques, musulmans ou hébraïques, faire du baby-babysitting, organiser un concours de slam annuel inter écoles, concours de danses, aider un élève de niveau inférieur, mettre en place des projets humanitaires au sein de sa classe et faire une journée porte-ouverte ou une soirée pour récolter des fonds pour des associations caritatives « Community Service Day »
    Bref, avant de faire tout ce raffut, il serait peut-être temps d’écouter les jeunes et de trouver des compromis!

    • Dieu quel bouillie indigeste! aide aux personnes âgées, baby sitting, slam, danse, action humanitaire … Mais où donc est l’Instruction? le Savoir?
      La violence qui s’exerce dans les établissements scolaires, c’est d’abord parceque le savoir et la rigueur y ont disparu. Les élèves ne sont pas idiots, ils comprennent qu’ils sont floués, méprisés par une institution qui multiplie les actions éducatives parallèles parcequ’ils sont profondément élitistes au final. « Nous ne saurions rien en faire, faisons en des éco citoyens , c’est déjà ça ».
      Lamentable.

    • MDR Alors celle-la c’est le pompon, merci Sophie, vous avez eu au moins le mérite de beaucoup me faire rire… Les pauvres petits oiseaux des îles, il ne faut surtout pas trop les brusquer les pauvres choux!

    • Mais non, vous confondez éducation et instruction. Bien sûr qu’il faut donner aux enfants un certain nombre de notions de bons comportement en société. Mais la mission de l’école est avant tout de transmettre un savoir. le respect de celui ci conditionne tous les autres respects.

    • TOUT A FAIT D’ACCORD SOPHIE!
      Mais le respect est un GROS mot que j’ai eu l’outrecuidance d’utiliser sur ce blog!

    • Mais je ne veux pas être conditionnée !!!
      Peut-être que je me souviens trop de quand j’étais élève mais peut-être que d’autres ne s’en souviennent pas assez…

      C’est barbant de ne pas être pris en considération par les adultes sous prétexte qu’on n’a pas de poils au menton ! C’est d’autant plus barbant qu’on voit bien les incohérences des adultes et qu’on voit bien qu’ils se dépatouillent comme ils peuvent dans tout ça mais qu’ils ne veulent pas dialoguer avec des jeunes de peur de passer pour quelqu’un qui ne sait pas. Mais quel mal y a-t-il à ne pas savoir quelque chose ? Pourquoi ont-ils peur de dialoguer ? Pourquoi considèrent-ils immédiatement comme de l’insolence un avis divergent émanant d’un « truc immature qui ferait mieux de se taire et d’écouter ». Pourquoi ?! Mais pourquoi ?!

      Remarque : je ne parle pas de tous, merci de ne pas généraliser mes propos !

      J’exprime surtout un sentiment : ne l’avez-vous jamais ressenti ? Ne vous êtes-vous jamais demandez ce que vous faisiez en cours ? N’avez-vous jamais eu envie d’être ailleurs et de le faire (que ce soit physiquement ou mentalement) ?
      N’avez-vous jamais manqué de respect à quiconque, ne serait-ce qu’en pensée ?

      • Vous jouez sur les mots. Et en quoi le jeune collégien peut il remettre en question le savoir que le professeur doit lui inculquer ? Surtout en collège, les fondamentaux sont une étape importante dans la vie. On ne raisonne pas sur un axiome ou un évènement passé. On peut, plus tard, lorsqu’on a acquis un savoir suffisant, argumenter ou contester certaines prises de positions ou démarche historiques. Mais ne brûlons pas les étapes. Vous mélangez hélas beaucoup de choses dans vos intentions qui sont, j’en conviens, les meilleures du monde. Le dialogue pour le dialogue ne sert strictement à rien. N’est pas Socrate ou « maïeuticien » qui veut.

          • Madame, autant j’accepte de répondre à Aline dont les propos restent mesurés et surtout sincères, autant je ne répondrai à aucune de vos provocations. Vos sorties sur l’autoritarisme supposé de l’Education nationale étant du plus haut ridicule. Vous vous complaisez dans un fantasme totalitarisme des punitions, des tortures et des gifles dont il n’est absolument pas question ni aujourd’hui ni demain et surtout pas dans les mesures qui sont préconisées. Ceci est mon dernier message à votre endroit.

  106. Vous représentez à mes yeux 30 ans d’échec de l’école. Mais pourquoi pas! Faites donc des émules, convertissez le monde à vos chimères, nous pouvons nous opposer vainement et stérilement sur l’antique opposition entre nature et culture, mais cela ne m’intéresse pas plus que cela. Discutez, moi j’agis. Après tout il y a de la place pour tous sur cette Terre.

  107. J’ajouterai à ces bonnes propositions le port obligatoire d’un uniforme dans l’enceinte des établissements scolaires. Les memes qui nous bassinent en permanence avec « l’égalité » ,qui consiste pour eux à niveler par le bas quitte à retarder l’épanouissement des plus doués et à faire perdre leur temps à ceux qui s’épanouiraient dans des filières adaptées à leurs gouts et capacités, crient d’effroi à cette mesure de bon sens. Bien des pays ,et pas obligatoirement gouvernés par d’affreux totalitaires, s’en portent très bien. Il est paradoxal qu’à une époque où la protection de l’enfance est parait-il une priorité (moins en esprit qu’en parole il est vrai…) ,on laisse les bambins devenir des « fashion victimes » voir ressembler à des apprenties péripatéticiennes avec souvent la complicité ou par simple renoncement des parents. L’habit certes ne fait pas le moine mais il y contribue grandement et dans leurs déguisements de racailles memes les moutards prés-pubères de Neuilly auront tendance à en adopter le comportement. Quant aux nymphettes à piercing et nombril à l’air… Gageons que si une telle mesure était prise (on peut toujours rèver) un certain nombre de tensions disparaitraient d’elles memes. De plus le porte-monnaie des parents s’en porterait mieux.

    Dans la meme veine bien réac’ ,je pense ,et je ne suis pas le seul simplement le terrorisme intellectuel ayant bien fait son oeuvre peu osent encore l’exprimer ouvertement, que la mixité est un non sens pédagogique.

    Ce brave Jules Ferry ,encensé par tous ceux qui se sont rendus complices de la situation peu reluisante actuelle, n’aurait pas pensé autrement et il est à parier que ses admirateurs actuels seraient les premiers à le traiter de facho.

    De toutes façons l’Ecole n’est que que l’émanation de la société et tant que les valeurs mercantiles tiendront le haut du pavé ,la permissivité et le je-m’en-foutisme auront de beau jours devant eux. On peut légitimement d’ailleurs se poser la question de savoir à quel niveau les promoteurs des nouvelles pédagogies et les marchands de soupe se sont mis d’accord pour orchestrer ce véritable sabotage de notre jeunesse et par conséquent de notre pays.

    • Tout-à-fait d’accord avec Rossel et avec les propositions de SOS Education, frappées au coin du bon sens ! Fi du registre compassionnel et du tout le monde il est gentil! C’est la plaie de notre sociéte et de nos écoles! Le dévouement des instituteurs, le laxisme des parents et les influences délétères des media ont bon dos, surtout quand les bambins sont confiés à l’école dès 2 ans! Ne peut-on alors rien faire, est-il déjà trop tard? J’ai trente-huit ans, issue de l’école publique d’une banlieue de grande ville et là, toutes origines et milieux confondus, nous avons tous BENEFICIE des DONS de l’école appelés sécurité, respect, émulation, INSTRUCTION. Non, les élèves ne sont pas les acteurs de leur savoir, ni de leur sécurité! Toute liberté suppose la maîtrise préalable de savoirs transmis, cette presque lapalissade est oubliée aujourd’hui! Nos enfants n’ont même pas la chance d’avoir l’instruction que nous avons reçue, comme un cadeau, nous permettant d’apprendre simplement et tranquillement, à écrire sans fautes, à connaître l’histoire et la géographie de son pays, à pouvoir s’exprimer pour éviter de cogner! Quelle misère!

        • Bien sûr, mais encore faut-il avoir les mots pour exprimer ce qu’on ressent (en tant qu’élève et en tant qu’enseignant) et des lieux pour cela.
          Certains professeurs peuvent se « défouler » en salle des « profs »….
          Pour certains enfants, malheureusement, qui ont appris la violence très tôt (parfois seul modèle de communication chez eux), il n’ont pas d’autres alternatives….A moins que des adultes veuillent essayer de comprendre la souffrance exprimée dans les coups!
          Pour répondre à « Athénaïs », il ne s’agit pas de compassion!!
          Et encore moins de ‘tout le monde est gentil ». je ne pense pas que les enseignants fonctionnent sur ce mode là.
          Alors qu’entendez-vous par : « C’est la plaie de notre société et de nos écoles! »???

  108. vos propositions me semblent, en gros, pleines de bon sens, et je les approuve. Malheureusement, le bons sens a été remplacé par le politiquement correct, concept plutôt de gauche,tout au moins dans ses applications actuelles, qui consiste à défendre des positions que l’on sait fausses, et peu ou pas efficaces, mais ce qui toujours mieux que d’aller dans le sens de ses opposants politiques. Dans des temps maintenant anciens, il s’agissait, par exemple, de revenir enthousiasmé par l’URSS, car la critique aurait fait tellement plaisir à la droite….

    • Désolée en ce cas par ma remarque ci-dessus sur cette redite que je pensais « spamique » selon un de vos propres termes, si je ne m’abuse.

  109. votre bon sens est évident , simple .bien sur je signe volontier votre lettre ! l’expérience m’a appris que les enfants sont ravis d’avoir des limites et des règles a respecter ils se sentent rassurés et aimés ! livré a lui-meme il essayera de rencontrer le « mur » qui lui apprendra les limites a ne pas dépasser ! et il sera rassuré la superbe liberté qu’ils ont pour s’épanouire sans jamais rencontrer le « mur » les decervèle complétement ! qui, par experience, partage cet aspect de l’education ?

    • Oui, avoir des limites et des règles est nécessaire à la construction de toute personne.

      Quelles limites, quelles règles, quoi, comment ?

  110. Je suis d’accord avec vos propositions; mais à la condition qu’elles ne génèrent pas de dépences ou de personnels supplémentairs.
    La plupart du temps il suffirait que le personnel de l’Education Nationale ait le courage de faire appliquer nos loies structement. Autrement dit que l’on en revienne à l’Instruction Publique, car l’éducation reste de la responsabilité des parents; et ce sont eux les premiers responsables des actes de leurs enfants. Ce sont eux qu’il faut sanctionner en priorité.

  111. Bonjour,
    Je suis certifiée dans le public depuis 25 ans, docteur aussi en Lettres et Arts et mère de 3 adolescents dont l’un est dans le privé et les 2 autres dans le public. Mon mari est enseignant-chercheur. J’ai lu tous les commentaires suscités par les 8 propositions de SOS Education. Je suis littéralement effarée par la tournure de certains écrits. J’ai eu plus l’impression de « règlements de compte » entre « Anciens » et « Modernes », que d’une réflexion réfléchie. Il est certes urgent de réfréner la violence à l’école, mais également de la réfréner au sein de notre société. En tant qu’enseignante de collège et mère de famille, je m’aperçois au quotidien que ces questions de violence ne sont pas simples à gérer et qu’il n’y a pas de « solution-miracle ». C’est un engagement de chacun et une prise de conscience qui nécessitent l’un et l’autre un travail de réflexion et une mise en application. Je pense que certaines propositions de SOS education sont intéressantes à condition de prendre en considération l’évolution de notre société, et surtout le fait que la scolarité est possible pour chaque jeune (Ce qui n’était pas le cas dans les années 60). Par ailleurs, je suis une formation supplémentaire en psychologie de l’adolescent sur des situations vécues. La sanction? oui et… non. Exclure un élève à la suite d’incivilités ne fait que déplacer le problème. Porter un uniforme? Cela peut effectivement développer un sentiment d’appartenance à une école. Cela aura t-il une influence sur le comportement? En revanche rechercher pourquoi tel jeune est violent serait nettement plus judicieux. L’inconvénient majeur est un manque de moyens humains, financiers et matériels pour accompagner le jeune en difficulté tout en tenant compte des autres. Il serait nécessaire de développer et d’augmenter le nombre de structures intermédiaires (structures d’accueil, accompagnement affectif et psychologique fondé sur l’apprentissage ou le réapprentissage des bases de l’éducation (politesse élémentaire…) et des bases scolaires. Cette question me taraude car c’est ce que je vis au collège. Avec l’ensemble de l’équipe pédagogique et la sensibilisation effectuée auprès des parents ou des éducateurs s’occupant des jeunes, nous recherchons des solutions dans le « travailler autrement » et dans l’instauration d’exigences (réalisables par le jeune) fondées surtout sur la notion de progrès ou d’amélioration dans le comportement sur chaque semaine, tout en tenant compte des autres élèves dits « normaux » (pas de problèmes scolaires ou affectifs ou sociaux). Ces mesures sont certes locales, adaptées à mon établissement. Elles nécessitent un investissement important à la fois des enseignants et de l’administration ainsi qu’une rigueur dans l’énoncé et la mise en application des exigences. Cependant, on parvient (certes très doucement) à obtenir des résultats positifs.
    Pour terminer, je me permets de vous indiquer des textes de référence au sujet des sanctions :
    1- Comportement des élèves et réaction de l’enseignant – IUFM Grenoble.mht
    2- Ministère de l’Education Bulletin Officiel de l’Education Nationale BO Spécial N°8 du 13 juillet 2000 – Les procédures disciplinaires.mht

    Sincèrement

    • Madame, vos propos complètent les remarques que j’ai exprimées sur ce blog et je ne peux que vous approuver!
      Votre réflexion et questionnement sur le comportement des adolescents sont mûrement réfléchis et, grâce à votre formation en psychologie de l’adolescent vous avez un recul que la plupart de vos collègues ne possèdent pas (voir les commentaires effarants sur ce blog).
      Le métier d’enseignant est difficile mais enrichissant sur le plan Humain, si l’on veut bien le voir comme un métier de « relation » et pas seulement « d’instruction ».
      Je vous encourage dans votre démarche et, à mon tour, je me permets de vous suggérer quelques références :

      Le N° 303 Mars-avril du magazine « NON VIOLENCE ACTUALITE » (surtout à partir de la page 8)
      Une visite sur le site de « GENERATION MEDIATEURS »
      Ainsi que sur celui de Mme PROT, enseignante qui, comme vous, a pris conscience qu’elle allait dans la mauvaise direction en sanctionnant « bêtement » les élèves dits démotivés. Elle est maintenant spécialiste de la MOTIVATION SCOLAIRE.

      Je sais que mon message va encore susciter des réactions de la part de certains détracteurs ou blasés mais je prends le risque car je constate avec satisfaction que beaucoup d’enseignants ont envie de se mobiliser pour trouver d’autres solutions que celles initialement proposées par SOS EDUCATION, solutions qui ne peuvent être appliquées car il font référence à une époque révolue. L’avenir est devant nous, ne le regardons pas avec un rétriviseur!
      Nous avons le devoir de faire GRANDIR les jeunes en humanité dans le respect mutuel et la responsabilité!
      Bon courage!

      • « trouver d’autres solutions que celles initialement proposées par SOS EDUCATION, solutions qui ne peuvent être appliquées car il font référence à une époque révolue. L’avenir est devant nous, ne le regardons pas avec un rétroviseur! »

        L’expression magique! « l’avenir est devant nous », je ne voudrais pas plagier Pierre Dac en disant que si l’on se retourne on aura son avenir dans le dos, mais pour ma part je préfère rouler avec un rétroviseur m’empêchant de faire de grosse bêtises sur la route. L’école est par essence, comme l’a si justement fait remarquer le philosophe Finkielkraut l’art de transmettre le passé. Nous sommes des passeurs de savoirs. Voulez vous inventer les mathématiques? L’histoire? les Langues? Les Sciences ? Les lettres ? Ce qui nous permet d’écrire, de penser, de raisonner, de construire justement l’avenir, c’est avant tout la conscience de ce qui fut. Relisez donc un peu nos Humanistes du XVIe siècle, l’homme moderne était celui qui ne négligeait rien des sciences du passé. A moins que vous vouliez vous résoudre à devenir un peuple d’aveugles et sourds.
        Par ailleurs, ne vous retournez vous pas vers le passé pour louanger vos chers Rousseau et Freinet ?
        Nous serions bien avisés de nous questionner sur l’avenir que nous préparons à nos enfants avec un tel simplisme (du passé faisons table rase, c’est cela? J’ai déjà lu cette phrase quelque part… l’ancrage idéologique de nos « gentils » est d’une telle évidence!

      • Permettez que je rétablisse mes propos : je ne louange ni Freinet ni Rousseau (par ailleurs je n’ai pas cité qu’eux mais aussi Montaigne et Korczac et Defrance), je les ai cités, parce qu’effectivement, je trouve que dans leurs réflexions et propositions, il y a des pistes non négligeables qui peuvent être utiles pour remédier aux problèmes évoqués (au sujet desquels nous sommes, a priori, d’accord).

        Mais comme pour tout, c’est à chacun de trouver ce qui lui convient et de composer avec ce qu’il connait ; d’où l’intérêt, me semble-t-il, d’envisager divers avis et de considérer différents points de vue.

        Si une partie des propositions des auteurs précités peuvent contribuer à ce que des enseignants et des élèves se sentent mieux dans leur classe, c’est tant mieux. A eux de voir. Toujours est-il que je fais confiance à l’esprit critique de chacun pour ne pas voir là un encouragement à une adhésion inconditionnelle à telle ou telle pratique !

  112. J’ai bcp apprécié les commentaires de Rossel. J’ai connu la blouse obligatoire et je n’en ai pas souffert, bien au contraire car nous n’avions pas d’argent à la maison et la blouse cachait la pauvreté de mes vêtements. L’école n’était pas mixte et les amourettes ne se nouaient qu’à la sortie loin de l’établissement scolaire car la directrice ou la surveillante générale était présente. Nous avions l’esprit tranquille pour étudier. Nous respections nos institutrices même si nous ne les aimions pas parfois et plus tard, je n’ai rencontré qu’un seul professeur qui se soit fait un peu chahuter en 7 ans de secondaire. Tous n’étaient pas bons mais nous les respections.
    Je suis pour les propositions de sos Education.

    • Moi aussi j’ai connu les brimades et les humiliations et j’en ai BEAUCOUP SOUFFERT!
      A tel point que j’aie fui le système scolaire le plus tôt possible (sans diplôme).
      Cela vous scandalise tant que ça, Rose, que des « amourettes » puissent s’afficher dans l’enceinte des établissements scolaires???Et que les directrices(teurs) ne puissent pas censurer les élans de tendresse???
      Ne confondez-vous pas « RESPECT » et « SOUMISSION »?

  113. Je suis maman d’une jeune fille de 19 ans et d’un jeune garçon de 14 ans et par expérience, je trouve que les enseignants devraient avoir des stages sur la psychologie de l’adolescent.
    Qu’ils devraient être moins ségrégatifs.
    Je me bas tous les jours pour faire faire les devoirs à mon fils (qui ne sont pas notés dans l’agenda). Vous trouvez des professeurs impliqués et d’autres où je me pose la question sur leurs motivations.
    Ils ne savent pas se faire respecter et manquent d’autorité donc les élèves sont infernal et l’ambiance dans la classe insupportable. Je les trouve démotivé et blasé.
    Je crois qu’ils devraient être suivis par des éducateurs qui les guideraient dans leur tache.
    une maman motivé mais fatiguée par cette lutte entre collège et son enfant adolescent coplètement immature.

  114. « tel qu’il était pratiqué autrefois » Dès la 1ère mesure, tout est dit : autrefois. Enthousiasmantes, vos idées! Comme si la société n’avait pas évolué! Comme si la connaissance de la psychologie de l’enfant et de la pédagogie n’avait pas progressé! Comme si l’on pouvait faire abstraction de ce que vivent les familles : séparation, conditions de travail difficiles, précarité, … et j’en passe!

    Vos réponses : Autorité, discipline, sanction, contrôle, puni, exclusion, prestige! … Voilà un langage qui en dit long sur le regard que vous portez sur l’homme!
    Heureusement, avec mes collègues et de nombreux parents, nous préférons parler de bienveillance, d’aide, d’écoute, de dialogue, d’accompagnement, de remédiation, de coopération, de contrat, d’appropriation des règles, de respect mutuel… puis de sanction, car c’est important.
    Quelle tristesse de porter un regard si négatif sur les enfants et adolescents! Vos mesures ne me paraissent pas constructives, mais au contraire source de tensions et de violence!
    Yvette, enseignante

    • Que c’est rassurant de lire votre réaction Yvette!

      Je partage entièrement votre commentaire et l’ai déjà exprimé sur ce blog.
      Bonne continuation à vous et aux collègues qui partagent votre vision de l’éducation.
      Isabelle, une maman de 4 enfants, médiatrice sociale et animatrice.

  115. « Comme si la société n’avait pas évolué!  » Si, elle a évolué. Vous avez raison. Mais dans le mauvais sens ! du moins en ce qui concerne l’école. Tous les progrès en matière de psychologie, d’écoute, de dialogue etc… n’y ont rien fait ! bien au contraire. Quand au verbiage du type « appropriation des règles », sauf donner le sentiment aux profs d’avoir réfléchi au problème, cela ne sert à rien.

    • Comme si l’évolution de la société pouvait se résumer par « bonne » ou « mauvaise »!
      C’est un fait : la société actuelle n’est plus celle d’avant hier et le déplorer ne fait pas avancer les choses!
      Qui sommes nous pour juger et affirmer que cela ne sera pas profitable pour les générations futures? Nous n’avons que notre humble expérience, elle n’est pas LA VERITE absolue.
      Nous vivons sans doute une période difficile, dans de nombreux domaines, et les réactions de violences sont bien souvent des cris de souffrance!
      ID

  116. @YVETTE

    Il n’y a pas d’éducation sans effort et l’etre humain n’ayant pas changé en son fors intérieur depuis des millénaires ,il est naturellement porté à la paresse. L’autorité et la discipline sont inhérentes à toutes sociétés et vitales pour l’enfant afin qu’il puisse un jour y trouver sa place. Le rousseauisme béat mène droit à la désillusion et à l’échec ceux qui ont grandi dans son cocon lorsqu’ils sont confrontés aux réalités de la vie. Les solutions et méthodes que vous préconisez sont celles qui nous ont mené au brillant résultat actuel. Il faut leur substituer,au besoin par la contrainte (j’entends d’ici les cris d’effroie!!!) la responsabilisation ,la fierté ,le respect ,le sens du devoir et le gout de l’effort. Caresser les élèves , les parents et les enseignants dans le sens du poil ,c’est exactement ce qui est déjà pratiqué. Un enfant aura d’autant plus confiance en un adulte si ce dernier est en mesure de lui imposer des règles. Cela n’exclue pas l’affection bien au contraire. Encore faut-il biensur que l’enseignant par sa tenue et son comportement soit crédible . Malheureusement force est de constater qu’une proportion non négligeable de ceux exerçant ce qui devrait etre un sacerdoce sont surtout attirés par la sécurité de l’emploi et les différents avantages qu’offre la fonction publique. D’instinct et rapidement les élèves jaugent leurs professeurs sans se tromper. Evidemment dans une société infantilisée dans laquelle seule la « langue de coton » à voix au chapitre ,où l’on ne parle que de droits et jamais de devoirs un tel discours a de quoi scandaliser. Il serait parfaitement illusoire de d’espérer guérir les maux qui affectent l’Ecole en faisant abstraction de ceux dont est affecté son environnement.

    • Votre dernière phrase me parait particulièrement juste.
      La réflexion sur l’école ne peut être exempte d’une réflexion sur son environnement.

      Mais ensuite, nous ne sommes pas dans le même terrain de discussion, cela provoque une certaine discordance.

    • Votre dernière phrase, Rossel, montre bien que les « solutions » proposées par SOS EDUCATION sont inefficaces et seraient pires que ce que vous dénoncez!
      Vous dires : « D’instinct et rapidement les élèves jaugent leurs professeurs sans se tromper » alors, comment se fait-il que des gens comme vous qui, d’après les commentaires, ont une tenue et une attitude irréprochables et inspirent le respect soient confrontés à des problèmes de discipline?
      Certainement la faute des parents!!!!

  117. Chère « parente d’élève »,
    Vous n’êtes pas d’accord avec les propositions de SOS EDUCATION parce que vous pensez que le but est de maintenir la discipline par autoritarisme en sanctionnant, punissant et brimant les élèves avec des dégâts inestimables sur l’équilibre psychique des enfants. D’ailleurs, vous avez vous même souffert donc c’est un sujet que vous connaissez bien et il vous révolte. Mais voilà, vous avez posté plus de 30 fois !! et à moins que nous soyons tous idiots, je pense que chacun aura compris votre point de vue. Peut-être devrions nous maintenant laisser les autres s’exprimer ?

    • Mr COUROSSE,

      Il ne me semble pas que mes propos soient redondants, ni que le nombre d’interventions soit compté. Nombres d’intervenants sur ce blog réagissent de nombreuses fois: je comprends que cela puisse vous déranger mais vous n’êtes pas contraint de les lire!

      C’est au modérateur, s’il l’estime nécessaire, de censurer mes propos!!!

      Je précise, pour rectifier votre interprétation, qu’en aucun cas je ne suis « révoltée »!

  118. Déjà avant, il faut que les adultes tolèrent et soient polis avec des adultes et enfants. Combien de fois vois-je des adultes qui me répondent très mal alors que moi-même je suis adulte de 42 ans mais dès fois on me traite de tous les noms et cela vient souvent des adultes. Déjà le respect des uns envers les autres oui d’accord. Les jeunes ont plus de respect vers les adultes et cela je le remarque.

  119. Encore bravo à SOS éducation, oui aux vrais cours de morale et de civisme, c’est le premier grand repère pour la vie en société.
    Oui pour restaurer le prestige et l’autorité des professeurs, oui massif aux huit propositions de SOS éducation.
    Ainsi, avant 10 ans, nous aurons moins de problèmes avec les jeunes et la diversité des jeunes.

  120. @parente d’élève

    Je n’aime pas trop les allusions personnelles. Elles dénotent de la part de ceux qui les profèrent une carence dans l’argumentation. Mais puisque vous me tendez la perche ,sachez que je ne suis pas enseignant mais ouvrier ambulancier et heureux papa de deux adorables enfants que nous essayons avec ma femme d’éduquer du mieux possible selon nos principes tant que les pédagogistes nous en laissent encore le droit. Malgré mes convictions laiques et après qu’ils aient taté aux joies de la Communale ,j’ai fini par inscrire mes enfants à l’école privée considérant cela comme un moindre mal pour eux.

    @Gilbert SIZUN

    Je pense que les cours de morale risquent fort de n’etre en fait que des cours d’endoctrinement indiquant aux enfants ce qu’il est décent de penser. L’orientation politique très majoritairement adoptée par le corps enseignant vient étayer mes craintes. L’éducation ,le civisme et le savoir-vivre doivent rester la prérogative des parents. Chacun son role. L’Ecole ,elle, doit redevenir un terrain neutre sur lequel les querelles extérieures ne doivent pas avoir le droit d’entrer. Les fauteurs de troubles doivent etre persuadés qu’ils ont beaucoup à perdre en refusant de se plier aux règles indispensables à la quiétude que nécessite l’étude. Malheureusement ,meme si ceux qui en sont responsables ne l’avouent jamais ,l’Education Nationale est devenue la chasse-gardée d’idéologues fumeux dont les théories sont pour une grande part à l’origine des problèmes qui l’affecte.
    Quant à la « diversité » des jeunes là encore le politiquement correct interdit d’exprimer des évidences pourtant flagrantes aussi bien pour les enseignants qui préfèrent s’auto-censurer que pour les parents et élèves vite taxés de racisme dés qu’ils ruent un tant soit peu dans les brancards.

    • Chacun des points proposés mériterait d’être développé. Ainsi, il serait bon de délimiter précisément ce qui serait enseigné en cours de morale. Selon moi, il serait tout à fait possible de circonscrire suffisamment le contenu pour rester dans une sphère universelle ou du moins républicaine. Il s’agit de laisser politique, religion et sexualité à la maison.

      J’ai eu l’occasion de feuilleter un cahier d’écolier des années 30 ( au départ pour y vérifier le niveau des élèves de cette époque) et j’y ai trouvé des pages de morale. C’était très bien fait. Des notions telles que la vertu, le courage, le mérite, le mensonge etc… y étaient abordées sous forme de maximes à apprendre par cœur. Certaines de ces maximes résonnent encore dans ma tête avec plaisir. Il faudrait probablement aborder de nouvelles notions comme la télévision ou les jeux vidéo et leur expliquer qu’il vaut mieux lire un livre que de regarder la TV et qu’il vaut mieux jouer à un jeu de société plutôt qu’à la playstation. Reste à trouver la bonne formule.

      Merci à Michel NICE pour la référence du livre de Jean Sévilla. Je viens de le commander.

      PS : dommage qu’on ne puisse pas éditer un post après coup pour corriger ne serait-ce que les fautes de frappe.

  121. Bonjour à vous tous si nombreux à avoir déposé une remarque suite à ces huit propositions franchement de bon sens.
    Que de dérapages, d’insultes, de cries d’orfraie. Notre pays perd le sens des valeurs et de l’ordre minimum pour tout simplement espérer survivre.
    Aux donneurs de leçons, je dis ceci : les instituteurs de la troisième république étaient, sauf erreur de ma part, des radicaux, des « bouffeurs de curés » pourtant ils n’auraient pas toléré le dixième de ce qui se passe dans nos collèges et lycées d’aujourd’hui. Chercher l’erreur…
    Michel NICE

    Post sciptum : j’en profite pour conseiller la lecture d’un ouvrage intitulé « politiquement incorrect » de Jean Sévilla aux éditions Perrin. Ca remettra pas mal de pendules à l’heures….

  122. Mais encore:
    Point 9:
    Enseigner aux élèves, d’abord, l’esprit critique et non pas les pousser et les abandonner, en premier, sur le sentier muletier de la création, de la créativité ou de la « créativention » qui ne peut leur apporter que des frustrations.
    Point 10:
    Enseigner aux élèves qu’ils sont dans le monde et non pas que le monde est autour d’eux, notion qui ne peut leur apporter que des frustrations (ici sont visées les méthodes d’enseignement) .
    Point 10:
    Enseigner aux élèves le sens des mots pour que tout le monde parle le même langage pour se comprendre mutuellement (par exemple le sens du mot respect).
    Point 11:
    Enseigner aux élèves les règles de la grammaire française pour structurer leur façon de penser.
    Point 12:
    Enseigner aux élèves la rédaction de belles phrase pour être capable, plus tard, de rédiger un CV.
    Point 13:
    Enseigner aux élèves le calcul pour acquérir des automatismes et pour pouvoir vérifier la note quand ils vont au restaurant avec leurs parents.

  123. Très intéressants tous ces commentaires !

    En voici encore un qui veut tout dire : Il y a quelques jours j’ai participé à un déjeûner de l’association « Défense de la Langue Française » (loi de 1901 donc aucun intérêt financier !!).
    Une linguiste nous a fait un cours sur l’histoire de la langue française (que je connaissais déjà) et son influence dans le monde (???).
    Nous avions le droit (et le devoir) de poser des questions. Tant mieux, la mienne me taraudait depuis longtemps : Qui va demander au ministre de l’Education et/ou de la Culture (française je suppose dans notre pays), QUAND ET QUE VA-T-ON FAIRE POUR DEFENDRE LA LANGUE FRANCAISE EN FRANCE ! Question piège, je sais, mais question importante – à mes yeux – à l’occasion de ce genre de colloque.

    Réponse de notre linguiste distinguée : « Je ne peux pas répondre, c’est une histoire de politique !!!!!!!!!!!!!!!!! »

    J’ignorais, à ma grande honte et, surtout, à ma grande colère, que les politiciens étaient les seuls à pouvoir décider ce que devait devenir notre langue à tous (enfin, j’espère qu’elle l’est).

    Si nous voulons nous faire respecter, respectons nous nous-mêmes, et faisons respecter notre civilisation, construite sur la chrétienté (n’en déplaise aux anti-tout) depuis des siècles. Il n’y a rien de ringard à être poli, civique, et j’en passe.

    Pour ceux/celles qui n’aiment pas mes propos, c’est leur problème. Mais je défendrai toujours la politesse et le respect. Ce qui, comme le bon sens, se perdent de plus en plus.

    P.S. Je suis souvent avec des enfants qui me racontent leurs problèmes d’agressions (pour l’instant, verbales) à l’école, et ils sont bien d’accord avec moi !!!! la grand’mère ! J’ai des amies et des membres de ma famille dans l’enseignement, ce qui me permet d’avoir un large panel de vies autour de moi.

  124. Bonsoir,

    N’en déplaise aux esprits chagrins et pseudo avant-gardistes ou progressistes et devant les résultats désastreux de toutes les expériences tous azimuts, il est indispensable et urgent de revenir aux fondamentaux de l’éducation et de l’enseignement par :
    – une nécessaire sélection des enseignants non seulement sur des critères de connaissances mais également de capacité à respecter et être respectés. Avant d’être éducateurs, ces derniers sont-ils aptes à devenir des éducateurs et sont-ils eux-mêmes éduqués ? Devant les exemples récents, la question se pose et doit être posée.
    – comme indiqué dans le courrier, il faut revenir aux cours de morale enseignés et appliqués par tous enseignants, enseignés, parents, c’est là un impératif.
    – le soutien des enseignants qui, par leur présence, leur exemple, leur engagement professionnel, se font encore respecter contre :
    – les élèves perturbateurs ou violents,
    – les collègues enseignants laxistes ou pseudo progressistes,
    par :
    – punitions puis exclusion des élèves perturbateurs récidivistes avec comme indiqué charge à l’élève de rechercher un établissement et s’engager à un comportement exemplaire,
    – sanction pouvant aller jusqu’à révocation en cas de faits graves des enseignants qui tolèrent ou encourage le désordre,
    – Obligation pour les enseignants de faire des stages en entreprise pour enfin connaître et ensuite faire connaître les réalités d’une entreprise soumise à la loi de la concurrence et la nécessaire obligation de rentabilité pour rester pérenne. En outre cette immersion leur permettrait de mesurer la nécessaire obligation d’une hiérarchie responsable pour préparer le futur et éviter de sombrer dans l’immobilisme ou la cacophonie.
    – la suppression de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans à remplacer par une formation en alternance à partir de 14 ans et ce jusqu’à 16 ans pour les élèves qui le souhaitent. En effet bon nombre d’élèves en fin de scolarité obligatoire ont le sentiment de perdre leur temps et se transforment alors en perturbateurs. Ces élèves ne sont pas de « mauvais élèves » mais il faut simplement leur offrir la possibilité de trouver un sens et une finalité à leur travail et une perspective de déboucher sur un emploi à cours terme par une formation courte.
     Stop au leurre de 80 % de bacheliers, chiffre que l’on obtient non par l’acquisition de connaissances réelles mais par la chute des exigences du minimum requis de connaissances. Les employeurs ne s’y trompent pas : un bac pro de 2009 n’assure pas les connaissances d’un CAP de 1979 !

    Je partage tout à fait la position de SOS Education pour les points 5, 6, 7, j’y ajoute que l’exclu d’un établissement doit être informé que c’est la société qui paie ses études et qu’il doit justifier cet effort par le résultat. Pour les élèves au-delà de 16 ans d’âge, si le message ne passe pas alors il faut éliminer l’élève du milieu scolaire.

    Pour le point 8 sur la responsabilisation des parents, c’est l’image que nous renvoie la société actuelle sur nos délires de 1968 : utopie de la vie facile, obtention de tout sans rien en contrepartie, tous copains pour ne pas dire « camarades », parents enfants, enseignants élèves… Le réveil est douloureux et les victimes sont nos enfants.
    Nos parents nous offraient :
    – la chance d’une bonne éducation si utile dans la vie active,
    – la possibilité de recevoir une bonne formation dans une école sécurisée avec des enseignants en très grande majorité respectables et respectés,
    – l’assurance d’un niveau de vie supérieur au leur.
    Nous, parents d’aujourd’hui, qu’offrons-nous à nos enfants ?? Je crains qu’ils nous jugent sévèrement à l’avenir et ce, à juste raison.

    En conclusion nous devons revenir à l’éducation et à l’enseignement qui a fait ses preuves en opposition aux expériences aussi fumeuses qu’inutiles et perturbatrices qui ont démontré par le résultat leur échec.
    Nous devons apprendre à nos enfants le goût de l’effort et de la récompense méritée et non usurpée, la morale et le respect.
     Stop aux « étudiants» donneurs de leçons qui veulent nous enseigner ce que doit être l’enseignement. Qu’ils commencent à apprendre avant de vouloir enseigner!

    • Bonjour Jean-Marie,
      Autant je suis d’accord avec de nombreux points dans votre intervention, autant je suis en total désaccord avec ceci : »Obligation pour les enseignants de faire des stages en entreprise pour enfin connaître et ensuite faire connaître les réalités d’une entreprise soumise à la loi de la concurrence et la nécessaire obligation de rentabilité pour rester pérenne.  »

      L’école n’est pas une formation professionnelle ! L’ambition est toute autre. l’ambition de l’école est d’instruire ses élèves et de transmettre des savoirs. L’école est au service du bien commun, de la société et des citoyens, certainement pas au service des entreprises privées. Si tel était le cas, 9 métiers sur 10 requerrait moins d’étude. Pourquoi ne pas non plus apprendre les enfants à scanner des articles dès le CP, on aurait des agents de caisse plus efficaces ! Non, heureusement ! Mais l’école bénéficie quand même aux entreprises d’une façon indirecte en donnant aux futurs salariés la possibilité d’avoir une tête bien faite, une culture générale profitable à tous, un esprit vif et travailleur.

      Pour le reste, à quelques détails près, je suis de votre avis.
      Cordialement

  125. Comme c’est beau tout ça, comme c’est beau !! Mais la violence scolaire s’enlise laborieusement dans nos contrées, et plus seulement en ville. C’est joli de vouloir éduquer nos enfants avec des cours de civisme de toute sorte, je suis pour… mais il faut rééduquer les parents et franchement, ce n’est pas avec ce que va nous pondre Morano que ce sera facile. Je ne mélange pas tout, si une vraie volonté de vaincre cette violence était présente, toutes les chaînes du gouvernement seraient en marche et ne se feraient pas d’ombre les unes aux autres…
    Pour info, Verdi fait des fautes et dit n’importe quoi, mais Monsieur Guyot, « fautes d’orthographe impardonnable » prend un « s » à « impardonnables »…

  126. Je signe des deux mains cet ensemble de résolutions, qui constitue un point de départ minimaliste vers la restauration du bon sens et de l’efficacité dans le monde éducatif.
    Le laisser-aller soit-disant moderniste a conduit à une école qui n’est non seulement pas capable d’éduquer (ce qui n’est pas son rôle de base), mais encore qui n’est plus capable de transmettre le savoir, la deuxième constatation étant selon moi la conséquence de la première. Il faut redonner aux parents le sens de leurs responsabilités en les frappant là où ça fait mal, c’est à dire au portefeuille, quand leurs manquements à leur devoir d’éducation sont la cause de dysfonctionnements de l’école, lesquels frappent en priorité, ne l’oublions pas, leur progéniture. Et il faut responsabiliser les élèves au lieu de les protéger exagérément contre eux-mêmes. En admettant leurs comportements inadmissibles, on ne fait que détruire leurs proprees chances de succès. C’est donc leur rendre le plus mauvais service qui soit…

  127. J’approuve entièrement les propositions de SOS Education et je signe. En parcourant rapidement les réactions des parents d’élèves et même de certains enseignants, j’ai été stupéfait et inquiet par leur méconnaissance des dysfonctionnements du système éducatif actuel et des mauvais résultats auxquels il conduit.

  128. Je partage les doutes de Chateaubriand. Je suis intimement persuadé que la décadence de notre Ecole a pour origine une volonté délibérée d’abetissement des masses de la part des marchands de soupe qui sont les vrais décideurs. Ils ont pour allié conscients ou inconscients les idéologues de tous poils fervents partisans d’un humanisme dévoyé ,niveleur et adversaire acharné de toute sélection quand bien-meme celle-ci serait au final profitable à tous. Nous assistons en fait à un véritable sabotage organisé. Il serait naif d’en appeler à un politicien dont le role est uniquement de donner l’illusion aux citoyens qu’ils sont maitres de leur destin.

  129. Tout à fait d’accord avec Couroussé quant à ses réticences sur le bien-fondé de stages en entreprise pour les enseignants. Chacun son role : aux parents l’éducation ,à l’école l’instruction et aux entreprises celui de permettre à des citoyens formés à la vie ,conscients de leurs droits comme de leurs devoirs ,de gagner leur pain dans une honneteté réciproque. On en est loin..

  130. Violences à l’école : ce qu’on sait et ce qui marche

    Entretien avec Éric Debarbieux
    mardi 26 mai 2009

    Éric Debarbieux, spécialiste reconnu de la violence à l’école, a bien voulu répondre à nos questions suite aux propositions du ministre de l’éducation et au tollé qu’elles ont suscité.

    Cahiers pédagogiques : Face à la violence à l’école il est question de favoriser les systèmes de détection. Que nous disent les recherches internationales, sur leur efficacité et leur rapport qualité-prix ?

    Éric Debarbieux : Il est vrai que sous le coup d’un certain affolement, des solutions techniques sont réclamées à corps et à cris : ainsi aux USA on propose des logiciels de profilage, ailleurs on réclame de la vidéosurveillance, des détecteurs de métaux dans les écoles pour les protéger des envahisseurs. Le marché de la sécurisation de l’espace scolaire devient extrêmement porteur. La moindre des précautions avant d’adopter ce type de « solutions » est d’examiner leur efficacité -voire leurs effets-pervers – ce que la recherche permet amplement de faire. La vidéosurveillance a été largement évaluée, d’une manière plus générale qu’au seul niveau scolaire, et il faut bien dire que les résultats sont décevants. Deux criminologues anglais, parmi les plus respectés (Welsh et Farrington de l’université de Cambridge en 2002) ont évalué avec de hauts standards scientifiques l’impact de celle-ci et leurs conclusions sont sans appel : la vidéosurveillance ne diminue que de manière très marginale la délinquance (moins de 6% de faits en moins). Plus intéressant encore : elle a des effets pervers dans le sens d’une démobilisation des personnels de surveillance, s’en remettant à la magie technologique. En réalité elle n’est efficace que dans des secteurs où ces personnels sont actifs et visibles. Que dans les cas de terrorisme la vidéosurveillance ait pu servir à appréhender les coupables est un autre problème : elle ne les a pas dissuadés de passer à l’acte et elle ne les en a pas empêchés. Indépendamment de toute glose politique sur une société « Big Brother » de la surveillance des citoyens ordinaires, la recherche montre d’abord que ça ne fonctionne pas. Des mesures parfois réclamées après des épisodes dramatiques impliquant des armes s’avèrent tout autant inefficaces. Il en va ainsi des détecteurs de métaux à l’entrée des établissements, lesquels, soit dit en passant et contrairement à la légende, ne sont présents que dans moins de un pour cent des écoles américaines (d’après le très officiel rapport annuel Indicators on Crime Safety en 2006). Les effets pervers en sont bien connus : ressentiment croissant des élèves par sentiment de mépris, surtout quand cela se double d’opérations comme la fouille des cartables, et du coup augmentation de la violence anti-institutionnelle. Une recherche de Randall R. Beger, un juriste américain, en 2003, suggère que l’usage excessif et agressif de mesures de sécurité à l’école peut nuire aux élèves en augmentant leur méfiance et leur sentiment d’insécurité et en leur déniant des droits essentiels. Pour ce chercheur, ces mesures excessives augmentent la violence entre élèves ; elles sont, sous prétexte de s’en protéger, une interférence de l’environnement dans le lieu des apprentissages. Beger va jusqu’à dire que certaines de ces mesures violent le fameux quatrième amendement de la constitution qui protège le citoyen des actions autoritaires de l’État et de la Police.

    C.P. : Que peut donner le recours à des « forces de l’ordre » (pour l’instant bien mal défini) ? Là encore, que nous disent les expériences étrangères ?

    E.D. : Il est hors de question pour moi de faire des amalgames faciles du type « CRS/SS » et je trouve d’ailleurs les critiques faites par le Parti Socialiste un peu surréalistes : la candidate officielle de ce parti aux élections présidentielles n’avait-elle pas prôné les « camps militaires » (certes « humanitaires » !) pour la rééducation des jeunes délinquants ? Le problème est beaucoup plus complexe que le choix entre le rien angéliste qui nie en fait l’existence de la délinquance à l’école -une délinquance parfois dure- et le « tout répressif » tout aussi naïf qui manque à coup sûr le problème de la violence quotidienne, faite plus d’une accumulation de tensions et de microviolences que de faits aisément qualifiables.
    La violence à l’école n’est pas forcément de l’ordre d’une délinquance et elle n’est pas pensée comme telle dans la majorité des autres pays (qu’on pense à toute l’importance des phénomènes de harcèlement entre pairs, aux élèves que l’on nomme parfois « à troubles de comportement », qui s‘expriment avec une agressivité trop forte et fréquente). Pour la violence délinquante travailler avec la police me semble normal pour aider à traiter une partie -mais une partie fort restreinte- de la violence à l’école. Seulement, et c’est là sans doute que le bât blesse, quelle police ? Pour quoi faire ? Si c’est une police de réelle proximité, en lien avec les institutions, les habitants, les jeunes eux-mêmes, une police de voisinage -pour ne pas dire de communauté- alors oui, il y a des expériences très concluantes (par exemple à Toronto, au Canada). Mais si c’est Starsky et Hutch dans les cours de récréation alors c’est de l’ordre du ridicule. De toute manière il ne faut pas trop en attendre : encore une fois ce n’est qu’une faible partie de la violence à l’école qui est du ressort de la police et de la justice.

    C.P. : Un grand absent des déclarations ministérielles, une fois encore, le travail en équipes, la coopération entre personnels à l’intérieur de l’établissement. Une fois de plus, pouvez-vous nous dire pourquoi ça marche ? Et pourquoi à votre avis le ministre n’en parle pas : méconnaissance, aveuglement idéologique ?

    Aveuglement idéologique ? Ou simplisme commun ? Cela se base sur une apparente « évidence » : la violence à l’école vient de « l’extérieur ». D’où une logique de protection vis-à-vis de cet extérieur, d’abord par la clôture de l’espace scolaire : grilles, portes, sas. Soulignons-le : il y a une grande part d’illusion dans cette conception, qui va effectivement jusqu’à l’aveuglement idéologique, particulièrement en France. Dans notre pays en effet et plus qu’ailleurs, la nation s’est identifiée à son système d’enseignement, dans un idéal d’égalité républicaine et d’école pour tous. L’école est le temple du savoir et de sa transmission, exigeant la coupure avec la vie ordinaire et les failles de la cité réelle. Le savoir serait en soi la clef contre la barbarie. C’est ce qu’exprime par exemple ce discours de Ségolène Royal (discours de Villepinte le 11 février 2007) : « L’école est le cœur battant de la République, l’école est le lieu où se transmettent tous les savoirs et les valeurs républicaines, l’école est le creuset où se forment les futurs citoyens. » Cette idée est largement consensuelle dans la classe politique, elle s’exprime aussi dans le discours d’un ministre de l’éducation dans des termes quasiment religieux : « la violence menace la sérénité de l’étude dont l’école doit être un sanctuaire » (Discours de Gilles de Robien, 5 septembre 2006). C’est ce que déclarait François Bayrou, ministre de l’éducation nationale en 1993 : « L’école doit être un sanctuaire et cela doit se matérialiser afin que les enfants se sentent à l’abri des menaces du monde qui les entoure. » En ce sens la violence dans les lieux d’enseignement est une atteinte au sacré et ne peut être conçue que venant d’un environnement hostile. Cela n’est pas spécifique au personnel politique : les explications privilégiées par la presse, bien qu’identifiant assez précisément les auteurs et les lieux de la violence scolaire, ont largement tendance à privilégier des déterminismes externes.
    Or, les faits sont têtus, la violence à l’école est très rarement le fait d’éléments extérieurs. Les statistiques du Ministère de l’éducation nationale en 2007 montrent qu’elles constituent 2,3% des faits portés à la connaissance de l’administration dans le second degré et 2,1% dans le premier degré. En ce qui concerne les incidents envers les personnels près de neuf incidents sur dix ont pour auteur un élève, 3,5% sont des personnes extérieures à l’établissement et un peu moins de 3% des familles. Qu’on le veuille ou non, c’est donc bien la relation pédagogique qui est au cœur du problème. On peut idéologiquement le regretter, mais c’est une réalité incontournable.
    Alors qu’est-ce qui est efficace ? Là encore les réponses sont connues. Ainsi une étude américaine de Sandra Jo Wilson, Mark W. Lipsey et James H. Derzon a tenté de mesurer l’effet des programmes utilisés pour diminuer les comportements agressifs à l’école et les causes du succès ou de l’échec de ces programmes (voir le site de l’observatoire international de la violence à l’école). Ces auteurs ont compilé 221 recherches à hauts standards scientifiques. Comme d’autres travaux célèbres cette synthèse montre que le travail en équipe, la formation du personnel, la supervision extérieure et l’aide du directeur de l’établissement sont des conditions au succès d’un programme, qui doit être de longue durée. Parmi les interventions efficaces on trouve des techniques dites « administratives » c’est-à-dire de conduite de la classe (coopération, participation), des règles et normes de comportement claires et communes à l’école. La qualité des réseaux sociaux est une condition de protection contre la violence ; celle-ci dépend du contexte de l’établissement lui-même (par exemple stabilité des équipes) et du contexte social local (liens communautaires, capital social). Bien sûr pour certains types de violence ou pour certains jeunes, des programmes spécifiques devront être mis en œuvre. Il n’empêche, la première base de l’action efficace est d’augmenter l’identification collective dans les établissements, celle des professionnels et celle des élèves. L’identification positive à l’école est prédictive de la réussite scolaire ; à l’inverse la désaffiliation est, selon le mot de Jason W. Osborne, « le premier chemin vers la violence à l’école », très vite suivie par une identification aux pairs déviants, eux-mêmes en décrochage scolaire.

    C.P. : La réponse de la gauche est surtout en termes de moyens. Qu’en pensez-vous ? En quoi est-ce vrai, et en quoi est-ce faux de mettre l’accent là-dessus ?

    E.B. : Parmi les multiples revendications des fédérations de parents ou des syndicats enseignants, celle portant sur la taille de l’établissement et l’effectif des élèves est la plus souvent avancée. La recherche disponible met bien en évidence un effet lié à un effectif trop important dans l’école et dans la salle de classe. Cependant, cela n’est pas à prendre en règle absolue : la taille de l’effectif n’est un facteur réellement significatif que dans les écoles recevant une population de faible niveau économique et particulièrement des populations de minorités ethniques. Ce n’est donc pas une baisse globale, et trop coûteuse du nombre d’élèves par classe qui est en jeu, mais une baisse ciblée sur les établissements de secteurs socialement défavorisés.
    Par ailleurs, il y a des mesures qui n’ont rien à voir avec une politique de moyens concédés. Et là, la gauche n’a pas mieux réussi ! Si l’on admet la grande importance de la stabilité des équipes, le système de recrutement des personnels de l’enseignement secondaire en France est une véritable catastrophe : le mouvement « national » a pour effet l’envoi en masse de jeunes débutants non ou peu formés dans des établissements sensibles dont ils n’ont qu’une idée partir. Le « turn-over » est massif avec des pointes de changement de personnel pouvant aller jusqu’à plus de 70% chaque année. Comment construire l’identification ? Comment être respectés par des élèves qui se sentent méprisés (« vous partirez à la fin de l’année de toute manière ! » disent-ils… à raison). La manière dont est cogérée la nomination des enseignants est criminogène. J’avoue en avoir assez de le répéter…
    Enfin deux points sont aussi essentiels : une très belle recherche québécoise (Jeffrey et Sun, voir aussi sur le site de l’observatoire de la violence à l’école) a bien montré, avec d’autres, que la qualité de l’accueil des enseignants dans un établissement était très explicative de la diminution des agressions subies par les enseignants, un accueil véritable, la mise en place d’un véritable vivre ensemble avec une entraide en équipe. Or que se passe-t-il trop souvent (heureusement pas toujours !) : remise de l’emploi du temps et débrouillez-vous. C’est absurde.
    Je terminerai sur la formation. On ne peut tout en attendre, mais c’est une condition nécessaire. Formation à la gestion du stress (de son stress entre autres), à la dynamique de groupe, à la prise de parole, au travail en équipe doivent accompagner la formation disciplinaire. La fragmentation de la formation que représente l’actuelle manière de (ne pas) concevoir la mastérisation me conduit hélas à bien des inquiétudes. C’est pourtant une belle occasion qu’il faudrait saisir.
    À condition de ne pas s’enferrer dans des « solutions » idéologiques. À tout problème complexe il y a une solution simple : la mauvaise.

    Éric Debarbieux est professeur en Sciences de l’éducation à l’université de Bordeaux. Il est le Président de l’Observatoire International de la Violence à l’Ecole et auteur notamment de « Les Dix commandements contre la violence à l’école » parus chez Odile Jacob ou de « Violence à l’école : un défi mondial ? » chez Armand Colin.

  131. Toujours beaucoup de passions contradictoires dans l »approche de la discipline à l’école où chacun se plait à caricaturer les propos de ceux que l’on ne veut pas écouter. Professeur depuis de nombreuses années, je côtoie de nombreux professeurs et des parents de l’enseignement public. Mis à part une minorité, beaucoup de personnes sont d’accord pour que les professeurs enseignent et que les règles soient observées. Les professeurs n’ont plus aucun pouvoir sur les enfants qui sont délaissés par certains parents ou qui sont systématiquement l’avocat aveugle de leurs enfants dont ils ignorent par ailleurs le comportement en classe ou en récréation. Ce sont ces parents minoritaires qui contestent les sanctions mais qui souvent en demandent des extravagantes lorsque leur enfant est victime d’un autre élève. Bref lorsqu’une institution s’affaiblit la contestation, la mauvaise foi l’emportent sur la nécessaire autorité qui seule peut protéger les plus faibles et construire une éducation sereine et respectueuse des droits de l’enfant!
    Il y a du bon sens dans les propositions de SOS éducation mais la discipline retrouvée ne peut se faire sans un profond remaniement de l’éducation en France avec une diversification de l’orientation dès la classe de cinquième. Il y a de grands risques pour l’ensemble de la société et pour les jeunes eux mêmes à rester dans des structures quin’ont plus aucun sens. Un renouveau de l’apprentissage valorisant les compétences acquises avec des chemins conduisant à des parcours de réussite devraient rassérénerles individus et permettre de résoudre bien des tensions. Mais l’inertie du système d’éducation est tel qu’au lieu d’anticiper les problèmes on ne fait que d’abord les nier avant d’être forcer de les admettre généralement avec dix ans de retard.
    Dès mon entrée en 1984 dans l’éducation nationale j’ai pris conscience des phénomènes de violence et d’indiscipline mais syndicats et administration ne reconnaissaient pas le phénomène affirmant que le niveau montait! Il est piquant sinon triste de constater qu’aujourd’hui personne ne tient ce type de discours même si l’on se dispute sur les remédiations à effectuer. Dans les salles des professeurs, le malaise des enseignants est une rélaité et on le voit aussi chez certains parents notamment chez ceux qui assistent aux conseils de classe et qui constatent le passage d’élèves avec des moyennes catastrophiques.
    La gestion des flux dans le collège unique a un coût humain de moins en moins exaltant et le silence après les conseils de classe en dit parfois plus que bien de longs discours.

    • Cher monsieur, vous trouverez sur ce blog nombre d’analyses rejoignant la votre dans leur constat. et je confirme l’ambiance actuel des conseils de classes, même si je n’y laisse jamais le silence s’installer.

  132. Bravo pour vos propositions pleines de bon sens. Ceci étant, qu’attendre de l’actuelle baudruche officiant, paraît-il, en qualité de ministre de l’Education nationale? Qu’attendre d’un individu qui, depuis deux ans, a réussi à ne résoudre strictement aucun des vrais graves problèmes de l’Education nationale et qui, ces jours-ci, consacre l’essentiel de son temps à négocier auprès de l’égocrate de l’Elysée son futur transfert dans un ministère plus prestigieux? Décidément, le marché de la médiocrité scolaire a bel et bien été ouvert à la concurrence libre et non faussée de ce que l’on appelle aujourd’hui « la droite ». Piètre conception du devoir ministériel! Désastreux exemple donné aux écoliers et lycées!

  133. (Pas eu le temps avant !)
    Voici les références de la remise en route d’une école, en milieu dit populaire, en situation de crise (violence, etc.) de Mons-en-Baroeul :

    – en faisant une recherche sur Internet avec « Recherche Théodile sur l’équipe Freinet de Mons-en-Baroeul », vous pouvez accéder à une synthèse de 7 pages sur ce projet et sa mise en oeuvre. Dont un questionnement sur les conditions pour transférer cette « expérience » réussie à d’autres écoles en grandes difficultés.

    – Le livre : Une école Freinet, Fonctionnements et effets d’une pédagogie, L’Harmattan, 2007. (Nul doute qu’il y a des pistes à interroger et à creuser, à voir pour ceux qui souhaitent aller un peu plus loin).

  134. Pour ceux qui, comme moi ne connaissent pas les techniques Freinet, je vous conseille d’aller voir sur wikipedia c’est assez édifiant http://fr.wikipedia.org/wiki/Pédagogie_Freinet . Voyez en particulier la liste des invariants. Mais pour satisfaire rapidement votre curiosité, Je vous donne quelques exemples afin que chacun puisse se faire un début de petite idée :
    Invariant n°6 : Nul n’aime se voir contraint à faire un certain travail, même si ce travail ne lui déplaît pas particulièrement. C’est la contrainte qui est paralysante. (diable ! C’est exact. D’ailleurs, quand j’ai dit à mon garçon de débarrasser la table sous la contrainte, ça l’a paralysé. Véridique.)
    – Invariant 10 ter : Ce n’est pas le jeu qui est naturel à l’enfant, mais le travail. (Je vous laisse digérer ceci)
    Invariant n°12 : La mémoire, dont l’École fait tant de cas, n’est valable et précieuse que lorsqu’elle est vraiment au service de la vie. (Intéressant comme concept… Les mathématiques abstraites sont-elles au service de la vie ?)
    -Invariant n° 18 : Personne, ni enfant ni adulte, n’aime le contrôle et la sanction qui sont toujours considérés comme une atteinte à sa dignité, surtout lorsqu’ils s’exercent en public. (Par définition, la sanction n’est pas faite pour plaire, c’est l’effet contraire qui est recherché)
    -Invariant n° 27 : On prépare la démocratie de demain par la démocratie à l’École. Un régime autoritaire à l’École ne saurait être formateur de citoyens démocrates. (sujet très intéressant qui pose la question de la raison d’être de l’école. Je suis évidemment en total opposition avec l’idée que l’école est une école de la démocratie et qu’elle devrait donc être une mini société démocratique. Mais le sujet est passionnant et trop long pour être abordé en quelques lignes.)
    -Invariant n° 28 : On ne peut éduquer que dans la dignité. Respecter les enfants, ceux-ci devant respecter leurs maîtres est une des premières conditions de la rénovation de l’École (On aimerait voir préciser le sens du mot respect qui est employé à tord et à travers aujourd’hui)

    Toutes ces pédagogies sont pavées de bonnes intentions. Ne pas contraindre nos enfants, ne pas les frustrer, les laisser tout découvrir par leur propre expérimentations… Ne pas exercer d’autorité franche et directe pour ne pas paralyser nos chers bambins. Il est assez pénible de montrer que cette idéologie est contre productive mais il suffit d’ouvrir les yeux, la preuve est dans le résultat. Procédons comme cela et nous obtiendrons des générations d’enfants qui ne supportent pas le travail sous contrainte, qui défient toute sorte d’autorité qui voudrait leur imposer des règles etc…

    • Il est très facile de descendre en flamme une pédagogie sans en connaître ni l’historique ni les enseignements!!
      Wikipédia ne montre qu’un aspect des choses, c’est une source de renseignements très controversée d’ailleurs.
      Trop fatiguant, sans doute, de lire les 7 pages de synthèse (citée ci-dessus par « Aline »)d’une expérience tentée par des enseignants courageux et non blasés!!

  135. Depuis cette année, les parents d’élèves se voient recevoir d’abord une proposition pour le passage ou non de leur enfant, puis quelques semaines après, le même document avec pour titre « décision ».

    A la réception de chacun de ces documents, leur est demandé leur avis: j’accepte ou je n’accepte pas la décision du conseil des maîtres.

    Bonjour la crédibilité et la foi en le professionnalisme des enseignants….
    La grande majorité des parents était elle même ahurie.

    Autrefois, suite à la décision du conseil d’école, les parents pouvaient éventuellement faire appel. Désormais, ce sont eux qui décident de faire poursuivre, ou non, la scolarité de leur enfant dans le niveau supérieur.

    Il est évident que ce n’est pas avec de telles mesures que l’échec scolaire (et la violence qui en résulte) sera résorbé ni l’autorité des enseignants rétablie…

  136. Oui, il y a d’abord une proposition, ensuite une décision. C’est un peu tôt dans l’année puisque la proposition devait être faite le 5 mai. Cependant, les parents des enfants pour lesquels on propose un redoublement (ou maintien) s’y attendent généralement car, au cours de l’année, plusieurs choses ont été entreprises (soutien, psychologue scolaire ou hors scolaire, orthophoniste, RASED ou autres) pour aider leur enfant et un bilan est fait, quant au résultat de ces « aides ». Généralement, quand il y a eu dialogue, cela ne pose pas grande difficulté.
    Néanmoins, là où c’est délicat, c’est lorsque l’enfant est « juste » : faut-il le faire passer et mettre en place un accompagnement pour l’aider au début, vaut-il mieux envisager le redoublement, comment (cela ne doit pas être vécu comme un échec, sinon, il y a des chances pour que cela ne soit pas efficace, etc.) Quelle situation le fragiliserait le plus ? Bref, de nombreux aspects sont à envisager, les avis extérieurs ne sont pas inutiles car il faut parfois prendre en considération des éléments extrascolaires.
    Certains parents ont peur de voir leur enfant passer alors qu’ils le sentent fragile et se montre rassurés quand l’enseignant est à l’écoute de leur crainte et éclaire les points qui l’amènent à faire la proposition de passage ; d’autres fois, c’est lpour le maintien que les parents s’interrogent. Il ne faut pas croire que les parents s’opposent pour s’opposer ! (Il y en a sans doute mais ils sont vraiment minoritaires, rassurons-nous !)
    Une proposition non acceptée n’est pas forcément une décision non acceptée : il faut un temps pour envisager et accepter un passage ou un maintien dont on peut avoir l’impression que ce n’est peut-être pas la meilleure solution.
    Quant aux enseignants, eux-mêmes, il est des situations bien moins tranchées que passage ou maintien, sans équivoque.
    Le dialogue, l’échange parent/enseignant n’altère l’autorité ni des uns ni des autres ! Arrêtons de dramatiser dès qu’un parent émet une réticence vis-à-vis d’une proposition ou d’une décision !

  137. Bonjour à tous !
    Sur le redoublement. En école de musique : 12/20, on passe. 10/20 on est en période probatoire jusqu’à Noël. Pas d’appel ni quoi que ce soit. Ceci étant, j’admets qu’un appel soit possible dans le système scolaire, comme toute décision aministrative.
    Ce que je n’admets pas, c’est que le collège décide, parmi les voeux exprimés par les parents, ceux qu’il admet ou pas. C’est à l’établissement d’accueil d’effectuer ce travail.

  138. Mesdames, Messieurs,

    Ce Blog ne servirait-il pas à se mettre une fois de plus la tête dans le sable en se disant : vivement que cela change, tant que cela ne change rien pour moi…
    Preuve de la décadence de notre système éducatif : que de fautes faciles à éviter émaillent ce Blog !
    Cause des problèmes actuels : on récolte ce qu’on a semé. Nos élèves de 1980 sont maintenant nos parents d’élèves.
    Si on les a ratés en 1980, il sera difficile de leur faire admettre les règles de base de la vie en société. Et pour ce qui est de leurs enfants, le pli est bien marqué !

    Autre cause des problèmes actuels :
    Quelques phrases relevées sur l’Internet, malheureusement hors contexte.
    OCDE : «les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable et dont l’exclusion de la société en général s’accentuera à mesure que d’autres vont contribuer à progresser».
    Christian Morrisson, fonctionnaire de l’OCDE : Les mesures de stabilisations peu dangereuses :
    Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

    Philippe Meirieu : « apprendre à lire dans les modes d’emploi d’appareils électroménagers et non dans les textes littéraires»
    Le discours de gauche participe autant que celui de l’ultra libéralisme à la ruine de notre civilisation.

    Ce Blog est riche d’enseignements pour qui prend le temps d’analyser les propos qui s’y tiennent.
    Un sociologue a de quoi se régaler ! C’est bien d’une crise de société dans son ensemble qu’il s’agit.

    Les solutions de S.O.S. EDUCATION ont le mérite d’être claires et de ne pas laisser indifférent.
    Cela permettra sûrement de faire avancer cet immense chantier à condition que chacun porte sa pierre à l’édifice et qu’on utilise un ciment Républicain bien dosé pour une construction durable. Les ingrédients à retenir sont : le devoir, les droits de l’homme et de l’enfant, et la coopération.
    Le dosage dépendra de la sincérité de chacun et le résultat sera à l’avenant.

    Au travail !!!

    Cordialement.
    TUX

  139. tout a fait d’accord avec ce texte : malgré la télé,les portables et tout
    ce qui actuellement leur donne des idées contraires, il faut que les jeunes
    sachent que l’école est un endroit privilégié oû l’on apprend a devenir
    adulte et l’ on doit laisser à l’extérieur tout ce qui ne fait pas partie des
    cours et des matieres enseignées. il y a de part le monde des tas de
    pays dont les enfants seraient heureux de pouvoir aller à l’école pour
    simplement apprendre à lire et à compter.
    cordialement

  140. > > >
    > > Cher ami,
    > >
    > > Que feriez-vous si des enfants donnaient de grands coups de pied dans la
    > > porte de votre classe, en hurlant ?
    > >
    > > Thérèse-Marie Cardon, un professeur à qui c’est arrivé, n’a pas hésité :
    > > elle a attrapé le meneur et lui a donné une paire de claques.
    > >
    > > Le rectorat de Lille (elle enseigne au collège Dupleix de Landrecies, dans
    > > le Nord) a immédiatement ouvert une procédure à son encontre. Et la
    > > décision vient de tomber : Thérèse-Marie, 56 ans, est exclue quinze jours
    > > avec retenue de salaire.
    > >
    > > C’est pourquoi je vous demande de signer la pétition de solidarité
    > > ci-jointe, avec Thérèse-Marie.
    > >
    > > À SOS Éducation, nous pensons que son geste n’est pas celui d’une
    > > délinquante, mais d’un! e éducatrice qui a réagi d’une façon certes ferme,
    > > mais qui n’a entraîné aucune conséquence préjudiciable à la santé physique
    > > ou mentale de l’élève.
    > >
    > > Au contraire, il est permis de penser que son geste aura appris à l’élève
    > > que son comportement n’était pas acceptable.
    > >
    > > Beaucoup d’éducateurs responsables auraient réagi de la même façon que
    > > Thérèse-Marie. La sanctionner ainsi est injuste, disproportionné, et
    > > surtout néfaste pour toute la communauté éducative.
    > >
    > > Car, vu le niveau d’indiscipline et de violence qui règne dans beaucoup
    > > d’établissements, s’en prendre ainsi à un professeur qui ose réagir est
    > > irresponsable.
    > >
    > > Nous sommes très inquiets que cette sanction soit interprété! ;e par
    > > d’autres élèves comme un « permis de chahuter » : « Allez-y les enfants,
    > > tapez dans les portes des classes, et si vos enseignants réagissent, ce
    > > sont eux que nous sanctionnerons », semble dire le recteur de Lille, qui a
    > > signé cette exclusion.
    > >
    > > C’est pourquoi nous organisons cette pétition, pour lui demander d’annuler
    > > sa décision.
    > >
    > > Si nous ne réagissons pas tous ensemble maintenant, alors personne ne
    > > réagira non plus lorsque vous ou moi subirons des sanctions aussi
    > > injustes.
    > >
    > > L’espoir de nous faire entendre est réel : avec 28 652 signatures depuis
    > > vendredi soir, notre pétition démarre plus fort qu’aucune campagne de ce
    > > type jamais organisée sur Internet (à notre connaissance).
    > >
    > > La grande pétition de SOS Racisme qui a permis de mettre fin au débat sur
    > > l’identité nationale, av! ait mis trois semaines pour atteindre le même
    > > résultat.
    > >
    > > Mais notre pression sur le rectorat de Lille n’est pas encore assez forte
    > > et c’est pourquoi je vous demande de participer vous aussi.
    > >
    > > Avec vous et tout votre entourage, nous pouvons atteindre les 100 000
    > > signatures.
    > >
    > > Mais il faut que vous signiez maintenant, et que vous fassiez passer le
    > > mot
    > > à tout votre carnet d’adresses.
    > >
    > > Je vous tiendrai évidemment au courant des résultats de notre action, si
    > > vous y participez.
    > >
    > > Un grand merci d’avance, au nom de tous les adultes responsables qui
    > > pensent que ce n’est pas du tout rendre service aux enfants que de les
    > > laisser mal se conduire sans réagir.

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