BAC-SANS-LAUREATS

[…] « Le bac se passe à gué…

Certes l’historien Claude Lelièvre le déplore : « le bac général a finalement peu augmenté depuis la présidence de De Gaulle, qui le premier a poussé à la massification pour élargir les élites ». Philippe Tournier, président d’un syndicat progressiste de chefs d’établissement, enfonce le clou : « Il y a moins de bacheliers aujourd’hui qu’en 1995 ».

L’année 1995, particulièrement faste, n’est évidemment pas choisie au hasard : néanmoins l’affirmation de Philippe Tournier reste erronée : il n’y a jamais eu autant de bacheliers qu’aujourd’hui dans l’absolu (492 409 admis en 1995 contre 589 410 admis en 2013, soit un cinquième de plus) comme en proportion d’une génération (62,7% en 1995 contre 73,7% en 2013, soit une hausse de 17%). 85% d’une génération a même atteint le niveau bac en 2012. Ainsi en 2013 trois jeunes sur quatre sortent du système éducatif avec un bac (dont la moitié avec un bac général). Pour mémoire, c’était un jeune sur quatre en 1980, un sur cinq en 1970 et un sur dix en 1960.

De même le bac général, obtenu par 15% d’une génération en 1969, est aujourd’hui obtenu par 38% d’une génération (nous venons même de franchir pour la première fois le seuil des trois cent mille admis) : encore une première dans l’histoire de la République. » […]

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2 réflexions sur “BAC-SANS-LAUREATS

  1. On peut ajouter à cela les nouvelles méthode de notation des devoirs ( que ce soit la gommette de couleur ou les lettres ) …. les élèves n’ont plus de notion détaillées de leur résultats ce ne sont que des approximations … ainsi il perdent une précieuse motivation de vouloir faire toujours mieux .
    L’usage de la calculette en classe, l’abandon du calcul mental, sont aussi de graves erreurs, qui au final nous produirons des élèves ne sachant pas poser une simple opération .
    De même la chronologie en histoire, qui risque d’être abandonnée est pour moi aussi une ineptie .

    Sans valorisation de la connaissance , le respect des profs, le respect des règles, nous allons droit vers une civilisation de barbares incultes.

  2. Correction collégiale d’une épreuve de bac 2013, une quinzaine de profs rassemblés face à leur paquet de copies. Entrée d’un des inspecteurs : Bonjour, vous corrigez 10 copies, il faut 12 de moyenne. Si on est en dessous, on reprend le barème !
    Tout est dit non ?!
    Je ne vous parle même pas des séances d’harmonisation … risible !
    On est descendu tellement bas que je me suis mis à la spéléo.
    Le plus dur est de maintenir le discours d’exigence que nous devons avoir face à nos élèves tout en sachant que l’institution n’en a aucune.
    Triste époque …

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