Bataille de chiffres

Un article très intéressant sur la question des effectifs au Ministère de l’Éducation vient d’être publié par la fondation iFRAP.

Premier extrait : Le Ministère de l’Education nationale est-il fâché avec le calcul ?

« Réunie le mercredi 17 novembre 2010, sous la présidence de M. Jean Arthuis, président, la commission [des finances du Sénat] a procédé à l’examen du rapport de MM. Thierry Foucaud et Gérard Longuet, rapporteurs spéciaux, sur la mission « Enseignement scolaire ».

M. Gérard Longuet, rapporteur spécial. (…)Toutefois, en matière d’emplois, l’aspect le plus spectaculaire concerne le ministère de l’éducation nationale qui semble manifestement fâché avec la comptabilité. En effet, il nous propose, en 2011, un effort de suppression d’emplois comparable à celui de l’année précédente, soit 16.000 postes de moins à la rentrée prochaine, tout en réévaluant son plafond d’emplois de 20.359 ETPT. In fine, le plafond d’emplois augmente entre 2010 et 2011 de plus de 4.000 ETPT (*).

M. Jean Arthuis, président. Pourtant le calcul fait partie des fondamentaux [à l’école]…

M. Gérard Longuet, rapporteur spécial.Oui, Monsieur le Président, mais pas la comptabilité ! »

Source : Rapport Longuet

(* ETPT -> Équivalent Temps Plein Travaillé, unité Orwellienne de décompte du temps de travail effectué)

Deuxième extrait : Accuser la France de ne pas financer l’enseignement des jeunes est à relativiser

Dans la part de la richesse nationale consacrée à l’éducation, la France se situe légèrement plus haut que la moyenne des pays de l’OCDE (6% contre 5,7%). La dernière enquête PISA montre d’ailleurs que la France, consacre 74.600 dollars par élève de 6 à 15 ans, contre 69.100 dollars en moyenne dans les pays de l’OCDE. Et pourtant, dans le classement PISA, la France perd des places. Ne serait-ce pas lié à une gestion hyper-bureaucratique de l’Education nationale ? Tellement bureaucratique qu’on ne sait plus où sont les professeurs, qu’on a finalement plus de personnes à rémunérer mais qu’on nous brandit toujours ces fameux 16.000 postes soi-disant supprimés. Mais en fait ? Bienvenue en absurdie.

Article publié par Agnès Verdier-Molinié

Retrouvez l’article complet sur le site de l’iFRAP.

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