Battue à mort devant son collège

Une adolescente de 13 ans est décédée suite à une agression d’une rare sauvagerie.

La jeune fille a subi de nombreux coups à la tête donnés par un adolescent de 15 ans. Le jeune homme aurait agi par vengeance, car sa sœur et la victime s’étaient disputées pour une histoire de cœur.

Le plus étonnant dans cette tragédie, c’est qu’aucun adulte ne semble avoir réagi. Quand on laisse s’installer la violence, elle se nourrit et augmente naturellement. C’est de la responsabilité des adultes d’apprendre aux enfants à se contrôler, à maîtriser leurs passions. Les parents démissionnent, l’École se refuse à réagir : tant que les mesures de discipline seront laissées de côté, ce genre de funestes évènements deviendra tristement normal…

Avec SOS Éducation, des milliers de citoyens, parents, grands-parents, professeurs, se lèvent pour demander aux élus de faire preuve de courage et de fermeté contre la violence à l’école. Et ce n’est qu’un début.

(source : le Midi libre.)

Nous rappelons qu’un décret dort depuis quelques temps sur le bureau de M. Chatel, et est destiné a endiguer le fléau qu’est la violence à l’école. Ce décret est consultable ici.

Une pétition en ligne a également été lancée. Vous pouvez la signer sur le site SOS Éducation.

19 réflexions sur “Battue à mort devant son collège

  1. « L’élève peut demander au chef d’établissement d’effacer les sanctions au bout d »un an… » Pas très sévère, ce décret!!! La plupart des proviseurs sont déjà laxistes et défendent systématiquement les élèves insolents et perturbateurs…Bien sûr, ils se précipiteront pour effacer les sanctions le plus vite possible! Même si ce décret est signé, ça ne changera pas gd chose…L’éducation publique en France est foutue..Il faudrait une série de meurtres ou de suicides médiatisés, et encore….pour que ça commence timidement à changer un tout petit peu…La France est un pays qui ne sait plus ni punir, ni récompenser: tout le monde il est beau, tt le monde il est gentil, tt le monde il a droit à tout, personne il est responsable de rien….. Telle est maintenant la devise de notre beau pays…Oui, le plus beau métier du monde, et le plus beau pays du monde!!!

    • Comment peut-on accepter, dans un pays qui est fier d’avoir été le creuset de la Déclaration des Droits de l’homme, un tel acte qui relève de la barbarie pure et simple ?
      Car, enfin, n’oublions pas qu’il s’agit , rien moins, que de la mort dune jeune fille de 13 ans !!. Peu importe que le geste de son meurtrier fut prémédité ou non, il n’en reste pas moins que les conséquences de son acte sont irréversibles et que rien ne viendra, désormais, étancher les larmes des parents ni atténuer une douleur qu’ils porteront en eux à jamais !
      On est en droit de s’interroger sur le type de culture dans lequel a baigné le jeune adolescent qui s’est arrogé le droit de rendre justice avec une telle violence dans un conflit, au demeurant mineur, qui ne le concernait aucunement.
      A en croire les tristes précédents judiciaires, je ne doute pas qu’il bénéficie, en raison de son âge et de considérations psycho-sociales, d’une grande mansuétude de la part des juges , confortés par les avis de psychologues davantage en empathie avec l’auteur d’un tel acte qu’avec la victime pour laquelle on ne peut plus rien.
      On est aussi en droit de s’interroger sur l’absence d’interventions d’adultes qui auraient pu s’interposer et empêcher un tel déchaînement de violence.
      Il est vrai que l’évènement a eu lieu à la sortie du collège et qu’il échappe, en principe, à la responsabilité du personnel-surveillant ou enseignant , cependant, et à moins que les faits aient été commis, à dessein, à l’écart des regards, il me semble improbable qu’aucun adulte ne fut présent sur les lieux.
      Si tel fut le cas, et si personne n’intervint alors, la cause d’une telle abstention est à rechercher soit dans la lâcheté, soit dans la peur face à la violence du garçon, ou tout simplement à cause de la crainte de poursuites judiciaires de la part de l’agresseur, ce qui, paradoxalement est souvent le cas.
      Il suffit de voir le sort qui est réservé aux professeurs accusés , souvent à tort, de violences.
      A force de laxisme , de permissivité et d’inversion des valeurs,notre société a ouvert la porte à la voie de la décadence qui conduit à la barbarie !
      On a banni le concept de morale sous prétexte qu’il s’agit d’une notion rétrograde aux relents judéo-chrétiens et l’on croit avoir tout dit en invoquant ce vocable ! On oublie simplement que le mot « morale » ( mors-mores) désigne, étymologiquement, les comportements .
      Ma question : est-il possible de freiner un tel mouvement et comment ?
      Ma pensée se tourne vers les parents dans la souffrance .

      • Pour répondre à Andros, je dirais que le criminel de 14 ans a agi d’une façon froide, bien calculée et bien déterminée. Je le vois comme un futur parrain de la mafia.
        Selon mes principes les assassins d’enfants (quelque soit leur âge) devraient être liquidés. Idem pour les trafiquants de drogue.

        Maintenant pour la gente féminine, j’ai du mal à comprendre son attirance pour les conjoints et petits amis violents.

    • Bienvenue dans en république soviétique Française Don Quichotte. Les régimes scocialo-communistes enlèvent toute responsabilité individuelle au sens où l’état s’occupe de tout y compris de ce qui ne le regarde pas. Oui comme vous l’avez dit personne n’est responsable de rien.
      Là on ne parle pas d’un élève perturbateur mais d’un meurtrier criminel.

      Pour une fois je vais dire ce que j’ai à dire, cette clique de gauche doctrinaire tout le monde il est beau tout le monde il est gentil…
      Je la croise plus ou moins tous les jours, ils commencent à sérieusement m’e**erder ces gens avec leurs idées de tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.

      ça va être la guerre civile à brève échéance en France j’ai peur.

      Pour votre élève sri lankais Don Quichotte, ou si vous avez d’autres élèves d’origine sud asiatique calmes et souhaitant travailler normalement. Là je crains pour leur sécurité au sens où ils se feront littéralement lynchés par vos autres élèves perturbateurs. Gare à celui ou celle qui est étiqueté(e) intello dans les collèges actuellement.

  2. – Avertissement.
    – Blâme.
    – Mesure d’utilité collective (« avec l’accord de l’élève ou des parents » c’est vraiment du n’importe quoi !!!)
    – Exclusion temporaire ou définitive.

    Bof, rien de bien nouveau ou de terrifiant pour ces gamins qui s’en fichent royalement de ces sanctions « traumatisantes. »

    Dans le décret je n’ai rien lu concernant des raclées magistrales à administrer aux élèves violents ou impertinents.

    Bref, le comportement des élèves n’est pas prêt de s’améliorer.

    • Michel, pour les raclées ils se les collent déjà entre bandes rivales de trafiquants de drogue.
      ça peut marcher si le délinquant en est à son premier coup.

      Là nous parlons d’un criminel qui a tué une enfant de 13 ans. Sa vie est finie, personne ne voudra jamais de cet individu.

  3. Sans excuser le geste de ce jeune homme il faut réexaminer posément les faits et ne pas se laisser aveugler par certains journalistes avides d’articles « croustillants ».

    Contrairement à la plupart des affirmations, la victime n’a pas été rouée de coups. Elle a été frappée un fois comme le confirme l’examen médico-légal. Et cela change beaucoup de choses.
    Rouer de nombreux coups une personne est un acte délibéré et volontaire difficilement excusable. Porter un unique coup peut procéder du même mécanisme, mais peut également être un geste inconsidéré et pas réellement volontaire (en tout cas pas réfléchi).

    Nous savons que les relations entre les deux jeunes filles étaient exécrables et que la victime avait proféré des menaces sérieuses contre la sœur de son agresseur. Qu’un frère veuille défendre sa sœur est un geste naturel. Que ce frère aille voir la rivale de sa sœur pour lui demander d’arrêter est également naturel.
    Nous ne savons en revanche pas avec précision ce qui s’est dit entre le garçon et sa victime, mais compte-tenu de l’état d’énervement probable des deux partis il n’est pas surprenant que cela ait dégénéré.
    Qui d’entre-nous n’a jamais été très énervé contre quelqu’un au point de vouloir lui casser la gueule ? Soyons honnêtes ! Cela nous est arrivé à tous. Pourquoi ne sommes-nous pas passé à l’acte ? Les raisons sont multiples (éducation reçue, peur des conséquences, peur de la violence, rejet de la violence, etc …) mais posons-nous la question : si à cet instant précis un petit quelque chose avait été différent ; si la personne en question avait eu un geste ou un mot agressif ou insultant (ou pouvant être interprété comme tel) aurions nous gardé notre sang froid ou réagi brutalement ?
    Alors ne condamnons pas ce garçon sans avoir tous les éléments en main.

    Il y a effectivement une violence de plus en plus présente et de plus en plus médiatisée dans la société (en particulier chez les jeunes) et la seule solution consiste en une reprise en main de l’éducation par les parents. Le gros problème est que de trop nombreux parents sont trop laxistes à ce niveau là. Autrefois quand un élève faisait une bêtise à l’école et était puni par son enseignant, il recevait généralement une seconde punition en rentrant chez-lui. Les enseignants étaient soutenus par les parents. Maintenant si un enseignant s’avise de punir ou de critiquer un élève, c’est tout juste si les parents ne le poursuivent pas en justice … Comment dans ces conditions un jeune peut-il prendre conscience des valeurs ? comment peut-il connaitre les limites à ne pas franchir si personne ne lui en a jamais imposé ?

    Cette triste histoire est malheureusement le reflet de l’échec de notre société sur le plan de l’éducation.

    • Pour commencer, nous devrions cesser de vouloir à tous prix connaître les motivations du criminel et s’obstiner à vouloir expliquer son geste. Depuis des décennies on cherche à « comprendre » les délinquants et assassins de tous poils.
      Nous récoltons aujourd’hui, les fruits de cette longue réflexion stérile. Beaucoup s’obstinent à ne pas reconnaître l’échec de cette méthode pédagogique catastrophique. Les résultats sont là. Nous vivons dans une société qui bascule, chaque jour davantage, dans le règne de la loi de la jungle.
      Que cette gamine ait été tuée d’un seul coup ou d’une série de coups et ce, quelle qu’en soit la raison, ne change rien à l’affaire. D’autre part, ce jeune criminel pratiquait la boxe. Il ne pouvait ignorer les dangers d’un coup mal placé, ou plutôt, bien placé…
      Aujourd’hui il est trop tard de se poser la question du pourquoi et du comment. Toute une famille est condamnée à perpétuité à souffrir de la mort de cette gamine.
      L’évolution, mais je devrais plutôt parler de régression, de nos société occidentales ne nous augurent rien de bon. Nos élites, nos humanistes et nos intellectuels semblent avoir perdu la tête.

  4. Non Toni, je ne suis pas certain que la vie de ce criminel soit finie. Il en ressortira peut-être, grandi, sûr de lui, prêt à prendre la tête d’un gang. A moins que, durant son séjour en taule, il ait la volonté d’obtenir, aux frais de la princesse, un diplôme d’ingénieur qui lui garantira un emploi à sa sortie. Contrairement à un jeune, honnête et sans histoire, qui ne pourra peut-être jamais l’obtenir par manque de moyens financiers.
    Nous vivons dans une société qui soutien les délinquants et méprise les victimes.

    • Je pense Michel que en France et en occident, il faut cesser de croire que tout le monde il est beau, tout le monde il est égal, tout le monde il est gentil.
      Il y a énormément de gens qui ne devraient pas ou n’auraient jamais du avoir d’enfants. Franchement par pitié, que certaines personnes s’abstiennent d’avoir des enfants.
      Idem tout le monde n’est pas fait pour faire des études longues.
      Idem certains individus devraient être déchus de la nationalité française ou virés de France métropolitaine.

      Ah oui Michel, ce criminel là sortra peut être un jour en liberté conditionnelle. J’avais oublié ce détail, c’est vrai.

      En occident, on assistera grâce à notre individualisme surdéveloppé … à un recul de notre qualité de vie ainsi que d’une perte compétitivité.

      Parce que entre nous … Mieux vaut ne pas compter sur la génération d’adultes à venir pour payer ce modèle social. Non seulement ils ne rapporteront pas grand chose à la société Française mais vont plutôt ajouter leurs problèmes privés dans la société.

      On se dirigera en France vers un type de pays aussi violent que le Venezuela ou le Mexique. A l’inverse dans des pays comme Ceylan, Singapour, Taiwan, Vietnam, Inde et un peu Brésil seront les leaders de demain … Pas les sociétés occidentales.

    • Je pense qu’il y a beaucoup de choses à changer dans le système judiciaire mais je crois quand même à la réinsertion sociale et aussi à la médiation pour lutter contre la violence à l’école (je ne parle pas de faits graves mais de la violence quotidienne).
      Je crois véritablement que cet acte meurtrier et grave n’est qu’un acte isolé et que l’on peut lutter contre la violence à l’école avec en effet des sanctions justes mais également par la médiation.
      A réfléchir !

  5. Toni, à part quelques exceptions, les enfants sont comme on les éduque. Si dès le plus jeune âge les parents ne leur ont jamais imposé de limites, à mon avis, l’instinct primitif des animaux que nous sommes risque de prendre le dessus.
    Mais aujourd’hui, la priorité serait d’éduquer les parents qui ont perdu toute notion du vivre ensemble et qui, forcément, ne savent plus le transmettre à leurs enfants. Une fois les parents éduqués, il faudrait s’atteler à réinstaurer la discipline dans les écoles et ce, dès la maternelle. Mais je crains qu’avec les illuminés qui orientent nos sociétés occidentales, des décennies seront nécessaires avant d’atteindre cet objectif.
    Effectivement Toni, « tout le monde il est pas beau et tout le monde il est pas gentil ». C’est pourquoi nous devons préparer nos enfants à survivre et à affronter les barbares qui sévissent de plus en plus nombreux dans nos sociétés dites « civilisés. »
    Cordialement.

  6. Je suis d’accord avec ce que vous dites.
    Je ne veux en rien excuser le geste de ce garçon. Et la victime est décédée …
    Mais je me pose des questions sur les responsabilités des adultes, enseignants, vie scolaire et parents.
    Il faut prendre beaucoup de pincettes, car nous ne savons pas tout.
    S’il est vrai (pas nécessairement, mais c’est ce que j’ai entendu) que la soeur du meurtrier ne venait plus au collège depuis plusieurs semaines, par peur du groupe « adverse », formé de la victime et ses amis, je ne comprends pas l’absence d’intervention des adultes.
    Est-il réellement impossible d’enrayer un conflit d’origine sentimentale (13 ans !) ? Le collège ne peut-il susciter une rencontre des deux familles pour essayer le percer le mal ?
    J’ai l’impression que tout le monde s’est désintéressé du malaise de ces deux jeunes filles et le seul qui a réagi, hélas pas comme il le fallait, c’est le frère.
    Je ne veux pas dire que lui aussi est une victime, mais je déplore le manque d’intervention adulte.
    C’est bien beau de laisser des pré-ados « vivre leur vie », mais on ne laisse pas des enfants souffrir d’une peine de coeur, connaître si tôt la rivalité amoureuse sans discuter avec eux de ce qu’ils vivent, essayer d’arrondir les angles, discuter avec la famille de la rivale.
    Les enfants ont été seuls avec eux-mêmes quand ils avaient besoin de l’aide des « grands ». A force de dire « c’est leur vie, il ne faut pas s’en mêler… »
    Ce n’était pas une ingérence dans leur vie (et puis même si ça en était une. On n’a pas un droit de regard, quand on est parents ?), c’était expliquer que oui, cela arrive dans la vie et qu’il faut surmonter les rivalités et inimitiés, sans pour autant se démolir ou ostraciser quelqu’un.
    A défait d’intervention des adultes, il a voulu agir lui-même en prenant le parti de sa soeur. Et cela a viré à la tragédie.

  7. @ Batt55
    Un acte isolé ???… Tous les jours des agressions et des violences se produisent dans nos écoles ! Bien sûr, les coups mortels ne sont pas fréquents, heureusement ! Mais faut-il attendre l’hécatombe pour prendre des mesures musclées ?
    Quant à la « réinsertion sociale » et à la « médiation » pour lutter contre la violence à l’école, nous la pratiquons depuis 30 ans ! En constatant les résultats aujourd’hui, cela ne vous encourage pas à vouloir changer de méthode ?…

    • C’est normalement le rôle de tout citoyen. Le principal devrait prendre la responsabilité d’intervenir aux abords du collège. C’est un adulte responsable.
      Après, il faut aussi qu’il soit prudent. Parfois les bagarres sont très violentes. Et appeler la police peut parfois être une nécessité.

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