35 réflexions sur “Béatrice, 29 ans, professeur de physique-chimie dans un lycée de ZEP à Marseille

  1. Bon résumons nous, l’enseignante a dit : « Nous ne vivons pas dans le même monde et ça me met vraiment en colère ».
    J’ai dit dans un autre commentaire que l’on ne fait pas boire les ânes qui n’ont pas soif. Là il s’agit plus à mon avis de problèmes d’intégration.
    Sinon j’apprécie au moins la franchise des mômes de dire qu’ils ne comprennent rien au roman de Emile Zola.

    Il m’arrive tous les étés plein de jeunes punks en centre ville et en partant en vacance, je comprends mieux pourquoi. L’enseignante a parlé de garderie de futurs chômeurs … ceci explique peut être cela.

  2. J’ai connu ça (j’ai fait 2 ans de stage en tant que prof de sciences physique).

    Quand je vois le désastre, je me dis que:
    1) La démarche d’investigation ne règlera pas le problème du manque de scientifique (qui a mon sens, selon la loi réelle de l’offre et la demande est pipeau, il n’y a pas d’offre en physique).
    2) Savoir si l’élève (pardon, l’apprenant 🙂 ) sait ou pas de la physique est devenu accessoire.

    On a des élèves qui sont intolérant à la frustration (comme le dit le professeur Pleux), qui n’ont aucune notions de l’effort, des règles de vie en collectivité…

    C’est pour ça que la solution est un examen d’entrée en sixième.

    Mais qu’en pense Super Pédago?

  3. la solution a ce pb …… examen de passage en 6 eme et ceux qui ne l’ont pas vont dans des sections speciales avec encadrement spécial et programme specifique !
    il ne faut pas laisser aller tout le monde en college et lycée !

  4. Oui, vidéo passionnante, surtout pour le niveau pitoyable de ces jeunes en vocabulaire, et en français d’une manière générale. Et en même temps, cette prof dit « être au taquet ». A méditer…

  5. Merci pour cette vidéo
    La conversation de ces jeunes me rappelle une anecdote. Dans l’entreprise où je travaillais, il y avait 2 jeunes de 22 ans venant d’un quartier difficile en contrat de qualification pour préparer un BTS Comptabilité/IUT.
    Au delà de leurs problèmes d’expression, de ne pas respecter les heures de travail, de se bloquer aux ordres de leur tuteur, leur principale difficulté était la concentration.
    IIs étaient incapables de rester assis plus d’une heure !!!
    Il fallait mobiliser plusieurs personnes dans le cabinet pour les surveiller. Une énième de minute d’absence, ils s’arrêtaient de travailler et commençaient à sortir leur portable.
    Éprouvant pour les employés qui devaient les ‘nurser’…

  6. Le problème de l’école n’est pas pédagogique : on sait parfaitement quelles méthodes fonctionnent.

    Le problème est d’une part psychologique, il faut sortir du «maternalisme» (le fait qu’une majorité des enseignants soient des femmes n’est probablement pas une bonne chose) : la sanction, l’autorité, la hiérarchie ne sont pas des gros mots ou des sévices, elles sont des instruments nécessaires à l’éducation de l’élève, pour son bien même. L’élève n’est pas un copain ou un adulte en miniature. Par exemple, je suis dérangé par les enseignants qui tutoient les élèves et les appellent par leur prénom. C’est un manque de respect, ou une hypocrisie de l’enseignant. Oui, je sais, ce genre de remarques ne va pas me rendre populaire. J’assume 🙂

    Il y a d’autre part une difficulté politique : l’usage à hautes doses du marxisme a instauré l’habitude de penser en termes de dominant / dominé. Le fauteur de troubles est donc vu avant tout comme une victime.

    Il est peut-être certes, mais ce n’est pas le problème de l’enseignant qui doit avant tout faire avancer sa classe.

  7. Moi c’est surtout Béatrice que je trouve mignone, beaucoup de charme.. je pense qu’avec un professeur pareil je passerais mon temps à réviser les cours. Quelle belle chevelure… Bravo Béatrice!

    Pour le fond, une grande classsique, qui s’étonne encore de ça? Surprenant?
    Mais quels référenciels culturels construisons nous en France depuis 20 ans, 30 ans? Et bien ça, tout simplement!

    Cela dit, je pense qu’on ne donne pas assez de moyens à ces ZEP, que ces jeunes se sentent sans doute victimes de discriminations, que le système scolaire ne fait rien pour prendre en compte leurs spécificités culturelles et contrairement au reportage, ils ont sans doute eu des professeurs bien moins motivés que Béatrice en primaire, d’où leurs problèmes actuels..

    Autre chose aussi, les pédagogies autoritaires plus ou moins larvées que l’on pratique aujourd’hui, ne font que braquer les élèves et en particulier les garçons.
    Bref plein de choses à revoir. Que le système d’éducation se remette en cause..

    Je suis pas crédible? ben oui, mais qu’il est si doux de rester dans le discours du politiquement correct.. Mais je préfère encore Béatrice!

  8. Je ne peux qu’approuver votre réponse : les prétendus discriminations et manques de moyens dont seraient victimes les ZEP ne sont qu’un prétexte à s’enfoncer dans les sempiternelles mêmes conneries. Surtout, ne rien changer.

    Quant aux méthodes «autoritaires», une trouve cette phrase dans un article du Figaro : «Les élèves, souligne Claire Mazeron, intègrent très vite qu’il y a un gouffre entre ce qu’on leur enseigne, les droits et les devoirs, et la réalité du collège où ils n’ont que des droits.»

    Par contre, je peux dire une chose : Pedro est un gentil gibier d’IUFMs, il a parfaitement intégré leur discours détaché de la réalité.

      • Il faut supprimer les ZEP. Accepter les ZEP, c’est accepter qu’il y ait une école à 2 vitesses.
        Je trouve inadmissible qu’il y ait des classe préparatoire pour préparer la classe préparatoire pour les élèves du 93 (comme par hasard, c’est l’un des département les plus pauvres et qui se situe dans le rectorat de Créteil).
        Cela veut dire que le bac du 93 ne vaut rien et je trouve ça inadmissible pour les gens qui joue le jeu.
        C’est socialement et économiquement dangereux.

        Je peux comprendre qu’il y ai une différence entre 2 établissements scolaires, mais cette différence doit être minime, pas déterminante.
        Qu’un 16 dans un « mauvais » lycée vaille un 15 ou 14 dans un « bon » lycée, bon, c’est triste, mais c’est pas déterminant.
        Mais qu’un 16 dans un « mauvais » lycée vaille un 8 voir un 4 dans un « bon » lycée, là, ça crée des situation dramatiques et dangereuses socialement et économiquement.

        Je pense que les établissement doivent tendre (aux sens des limites en mathématiques) vers un niveau équivalent. La chance de réussir grâce à l’école doit être la même pour tous les territoire.

        Dans la pratique, c’est sur la mixité sociale qu’il faut jouer, et il faut détruire les ghettos de riches et les ghettos de pauvres.

          • J’ai une autre solution : il faut détruire les élèves. Arghh, l’école sans élèves, le pied, l’orgasme, argghhh !

            Passé ce délire, je redeviens sérieux. Détruire les ghettos ? Ca ne veut rien dire.

            Comment les ghettos se forment-ils ? Par fuite des blancs. Vous allez obliger à rester dans logements qu’ils veulent fuir ? Je suis curieux de voir ça.

            L’expulsion des classes des éléments perturbateurs ma paraît un bon début.

          • Oui, il faut aussi abroger la loi SRU, mais ce n’est pas le propos de SOS Éducation.

            Quant à l’exclusion des éléments perturbateurs, elle est la contrepartie logique du droit à l’éducation : si l’élève a droit à l’éducation, il a le devoir d’être assidu et discipliné, sans quoi il le perd.

  9. C’est le quotidien des professeurs de collège et de lycée. Nos élèves ne parlent plus la même langue que la nôtre et disposent rarement de plus de 300 mots de vocabulaire. Et lorsque les mots ne peuvent plus exprimer les émotions, la violence prend toujours le relais. Il ne faut pas chercher plus loin la montée exponentielle des violences scolaires.
    Lorsque nos établissements laissent passer en seconde par une totale démission collective des élèves qui ont 7 de moyenne en français, maths ou anglais, il ne faut pas s’étonner de voir se reproduire au lycée les affres du collège. Tout examen est dévalué et le système même de la notation est remis en cause puisque d’ici deux ans nous serons obligé de nous soumettre au système des « validations de compétences », c’est à dire aucune note, mais un tableau alambiqué avec des + des – des = sur autant de thèmes possibles et imaginables « tenue en classe », « exercice compris », « prend la parole », etc.. A savoir le double ou le triple de travail pour le professeur au détriment de la construction de son cours. Les collèges et lycées sont déjà noyés dans la « réunionnite » aiguë, les commissions où l’on ne décide de rien décider, avec comme axiome la lâcheté la plus totale devant le plus implacable des constats : nos élèves ne savent ni lire ni écrire ni compter ni se parler sans hurler. L’Éducation Nationale est morte.

    • Les collèges et lycées sont déjà noyés dans la « réunionnite » aiguë

      Une tendance bien illustrée par le film Entre les murs. Notamment avec cette réunion où est débattu le « permis à points » disciplinaire, finalement rejeté…

  10. A quoi cela sert-il d’aller au lycée si c’est pour ne rien apprendre et s’ennuyer ?
    Pourquoi les mots : métier, profession, travail, employeur, entreprise, boulots, boîtes sont-ils tabous au collège ?
    Les deux professeurs de notre collège qui suivent les élèves de 3ème en option découverte professionnelle sont dévoués et se donnent beaucoup de mal pour « assister » les élèves. Mais eux-mêmes que connaissent-ils du monde du travail ? Malheureusement rien d’autre que leur propre parcours et univers de professeur car ils n’ont jamais fait d’autres métiers.

    Le lycée, et le collège, ne doivent pas être des garderies.

    Par contre, je ne suis pas contre une école à deux vitesses mais avec les mêmes moyens et dans les mêmes établissements : un circuit à vitesse « normale » où la moyenne est exigée dans toutes les matières et un circuit à vitesse « adaptée » et « contenu allégé » pour les élèves volontaires et motivés mais qui sont plus lents à comprendre.
    Nous ne courons pas tous le 100 m à la même vitesse ! Nous n’avons pas tous les mêmes capacités physiques alors pourquoi vouloir que nous entrions tous dans le même moule intellectuel ?

    J’estime que nous devons à nos enfants de la république et de la démocratie de sortir de l’école en sachant lire, écrire et compter parfaitement.
    Pour les autres connaissances et apprentissages le minimum exigé est que l’élève soit intéressé et motivé, qu’il signe un contrat de « travail » et le respecte. Dans cette perspective, l’école a le devoir de s’adapter à ses capacités et à sa vitesse d’apprentissage en lui proposant tout le panel professionnel via des stages in situ.

    Béatrice est charmante, j’en conviens, mais elle veut des élèves modèles, attentifs et intéressés par la physique-chimie. Dans son cas l’équation n’a pas de solution. Il est évident que ses élèves ne s’intéresseront à ce qu’elle leur explique que si elle sort des sentiers battus et chemins arpentés par ses prédécesseurs. Soit : inover, adapter la physique au skate-board, la chimie au maquillage, etc…. J’ai bien conscience qu’alors elle ne suivra pas le programme à la lettre, se marginalisera et se fera taper sur les doigts par son inspecteur d’académie voire bousillera sa carrière !

    Voila le chat s’est mordu la queue, il a joué et a perdu son temps : c’est ce que fait l’Education Nationnale depuis trop longtemps.

    • Nous n’avons pas tous les mêmes capacités physiques alors pourquoi vouloir que nous entrions tous dans le même moule intellectuel ?

      Vous touchez du doigt le fond du problème, qui est le collège unique et, ce vers quoi on tend, le lycée unique.

  11. L’apparence physique est en effet très importante, à la télé, en classe et dans la vie en général.

    Je pense seulement que s’il s’agissait d’un bel homme, son physique serait peut-être mentionné, mais pas de la même façon. Ça me met mal à l’aise, un peu comme « la fameuse couverture du Nouvel Obs montrant Simone de Beauvoir nue de dos », dont parlait Olympe :
    http://blog.plafonddeverre.fr/post/2008/02/27/une-tete-bien-faite-et-bien-pleine-nest-pas-suffisante

    Et je pense que l’école doit apprendre aux futurs citoyens qu’on doit être capable de travailler avec des gens qui nous sont désagréables (physiquement ou autre). Dire qu’on passerait son temps à réviser ses cours si on avait une prof comme Béatrice, est normal pour un ou une ado qui aime les femmes. Mais pour un adulte… je comprends bien que ce n’est que de l’humour, et j’imagine bien que Pedro ou l’hérétique font aujourd’hui du bon travail, même si leur boss est super moche. Mais je ne peux m’empêcher de trouver cette plaisanterie sexiste.

  12. En plus arrêtez votre délire Béatrice elle est moche c’est tout.
    Et si les profs se mettaient dix secondes a la place des élèves ca leur apprendraient a faire leur boulot.
    Et oui être prof ca s’apprend sur le tas c’est dommage mais c’est comme ça.
    Je précise a toni que le roman dont parle l’élève est de Maupassant et non de Zola…
    Et les commentaires sont pleins de fautes de syntaxe… se contenter de sujet verbe complément quand on a bac+4 ou 5 c’est un peu léger

    Précisons que appeler les parents des élèves ne sers a rien sinon pourrir la vie de la famille déjà pas joyeuse dans ces quartiers là

    En fait pour moi cette vidéo ne sers qu’a présenter les profs comme des martyrs les mêmes qui refusent tout changement du système qui les martyrise…

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