Ce que vont apprendre vos enfants en cinquième l’année prochaine…

Ci-dessous, le contenu d’un courriel que nous a envoyé un professeur d’histoire-géographie.

Madame, Monsieur,

Je vous fais part de mes surprises en lisant le Bulletin officiel (BO) d’histoire-géographie et d’éducation civique de l’année prochaine en cinquième.

Comme dans le programme actuel, l’Empire mérovingien passe complètement à la trappe en sixième comme en cinquième, mais Clovis avec ! Fini donc le baptême de Clovis qui ne sera même plus évoqué officiellement durant tout le collège ! Par contre ils étudieront l’Inde des Guptas ou la Chine des Hans, ainsi que l’empire du Ghana ou l’empire du Mali, ou l’empire Songhaï ou le Monomotapa.
Ne m’en demandez pas plus, je ne connais évidement rien sur ces derniers empires…

Le programme de géographie en cinquième est assez hallucinant… On se croirait dans une émission de Nicolas Hulot, dans des cours de Sciences de la Vie et de la Terre ou de français où le développement durable est lui aussi au programme.

En cinquième, voici ce qui va remplacer les « chapitres » de cette année sur :

  • L’Afrique
  • L’Asie
  • L’Amérique

Géographie cinquième :

I – La question du développement durable

  • les enjeux du développement durable
  • les dynamiques de la population et le développement durable

II – Des sociétés inégalement développées

  • Des inégalités devant la santé (ex: étude d’une pandémie….)
  • Des inégalités devant l’alphabétisation
  • Des inégalités devant les risques
  • La pauvreté dans le monde

III – Des hommes et des ressources

  • La question des ressources alimentaires
  • La question de l’accès à l’eau
  • Gérer les océans et leurs ressources
  • Ménager l’atmosphère
  • La question de l’énergie

Enfin et surtout une belle perle en éducation civique :
I – Des êtres humains, une seule humanité (dont : Thème 2 : « Les identités multiples de la personne » ! (sic))
Démarches : « On s’appuie sur des exemples de figures littéraires ou sur l’expérience et les représentations des élèves pour montrer que l’identité est à la fois singulière, multiple et partagée ».
Si ça ne s’appelle pas une porte ouverte au Gender, je me demande ce que c’est…

(Sources : les BO des nouveaux programmes)

Voilà… Ne soyons donc pas étonnés si nos enfants ne savent pas qui est Clovis ou Charlemagne…

42 réflexions sur “Ce que vont apprendre vos enfants en cinquième l’année prochaine…

  1. Il y a dans cette présentation quelques inexactitudes : En fait, L’Inde des Gupta et la Chine des Hans sont étudiées en sixième. Quant au baptême de Clovis, on l’étudie désormais en fin de sixième, autant dit que nombre de professeurs n’auront pas le temps de le traiter ainsi que l’ensemble du règne des Mérovingiens après une année aussi pleine (Mésopotamie, Hébreux, Grèce, Rome, Christianisme, Invasions Barabres) avec seulement trois heures par semaine, la géographie et l’inutile Education civique et citoyenne, c’est mission impossible. Enfin, Le malheureux Louis XIV est relégué à la fin de l’année de cinquième avec la monarchie absolue.
    Absurdité, quand tu nous tiens…

  2. Dirai-je que ça ne me surprend pas le moins du monde ? Décidément, l’éducation nationale s’enfonce chaque jour un peu plus bas. Je pense que nous pouvons tirer notre chapeau aux hauts fonctionnaires et ministres successifs pour leur aptitude à creuser si profond.

  3. L’entreprise de fabrication à la chaine de bon petits socialistes, de gauche ou de droite, au fond, qu’importe, continue.

    Vivement que les parents reprennent l’école à la technocratie gauchiste qui la leur a volée.

  4. « Vivement que les parents reprennent l’école à la technocratie gauchiste qui la leur a volée »
    Ah? Je serais curieux de savoir comment?

  5. Je me suis toujours demandé, qui sont ces personnes qui établissent, décident des programmes avenir de notre École.
    Ou demeurent elles? certainement pas dans notre FRANCE, ce sont certainement des amis à celui qui c’est expatrié dans une ile, celui qui a aussi la science infuse, celui qui n’a toujours pas admis, compris 2002, celui qui pour payer ces impôts nous sort un livre explicatif, pour le coup , ce n’est pas un imbécile, le go go est celui qui achète le livre.
    Pour revenir à nos moutons, à nous, 30% ne sachant pas lire correctement ne comprendrons pas les subtilités d’un pays aux mentalités à l’opposé des nôtres.

    • ce sont des fonctionnaires de l’education nationale formatés et aux ordres de l’institut des entreprises; qui font leur métier au mieux de leurs interêts et de ceux de leurs enfants; qui en bon fonctionnaires ménagent leur hiérarchie et compensent leurs priviléges, nécessaires, par quelques gréves qui en aidant à sauvegarder ce droit préservent leur corporatisme et l’arbitraire y afférent.
      Vous êtes tous responsable, mais pas coupable bien entendu.

  6. J’avoue être totalement ébahi par cette diatribe.
    Autant je peux partager le point de vue sur la bétise du nouveau programme en histoire… autant je ne comprends pas cette hargne contre le nouveau programme de géographie qui est bien plus intelligent et formateur que l’ancien.

    Avec l’ancien, on ne faisait que des fiches-pays et des fiches-continent. Peu de réel travail géographique. Dorénavant, on pourra étudier comment les humains organisent leur espace pour créer une société durable ou non. La géographie n’est pas l’art de savoir le nombre d’habitants, le PIB ou la capitale d’un pays (ces informations sont utiles pour comprendre le travail géographique mais ne sont pas la finalité, d’ailleurs ces chiffres appartiennent à d’autres disciplines : la démographie, l’économie ou la cartographie, ce ne sont que des outils pour la géographie) mais bien ‘lart de comprendre comment les humains organisent la planète pour leurs avtivités/besoins… Et évidemment, le programme de 5e pose des questions essentielles qui vont donner une vraie conscience géographique (et au passage faire hurler pas mal de gens car les enfants vont commencer à se demander pourquoi des gens crèvent encore de faim sur Terre de nos jours ?).

    La gestion de l’eau ou la question de comment nourrir (bientôt) 7 milliards d’humains sont des questions géographiques (allez voir les diplômes de 3e cycle universitaire en géographie, vous verrez qu’enfin la géographie universitaire se rapproche de la géographie scolaire avec ce programme)..

    Ensuite, contrairement à ‘lancien programme où en 6e on faisait des études de paysage et pouf en 5e, ça disparaissait, les nouveaux programmes sont plus intelligents sur les savoirs-faire sgéographiques.

    Quand vous allez étudier la question de la gestion de l’eau, vous pouvez faire des études de cas comparatiives entre la France (et ses belles nappes phréatiques polluées), le goutte à goutte pratiquée dans le Neguev ou les solutions intelligentes des oasis sahariennes. De même évoquer les guerres de l’eau (et hopp, la géopolitique chassée des programmes re-apparaît !).

    Las, la géographie est le parent pauvre de l’enseignement d’histoire et géographie en France. Normal qaund 90% des profs sont avant tout des historiens.

    Parler de Nicolas Hulot pour critiquer le nouveau programme de géographie de 5e est la preuve que vous n’avez pas beaucoup de jugeotte en réflexion géographique.

    Par contre, je partage votre avis sur l’histoire et l’éducation civique (quelle bétise !).

  7. Bien d’accord sur cet inquiétant programme d’histoire et d’EC.
    Impressionnant d’idéologie et de déstructuration de l’identité.
    Pour la géo : « elle pleure, elle pleure la planète ! ». Merci. On commence à le savoir…

    @Daerel
    « bêtise », c’est mieux.

  8. @Daerel
    J’irais volontiers beaucoup plus loin dans la diatribe !
    Le plan présenté ici pour le programme de géographie est effectivement très éloigné d’une connaissance objective des pays, des données physiques, climatiques, politiques, culturelles et humaines.
    Il s’agit de la déclinaison d’une IDEOLOGIE. Celle qui divise le monde en bourreaux et en victimes, et dont la lecture des relations internationales se limite à se lamenter des « inégalités ».
    Nous allons sans doute bientôt devoir nous lamenter que certains pays soient plus grands que d’autres ! ou que ceux qui ont accès à la mer payent une pension à ceux qui n’en ont pas…
    Nous préparons des générations d’incultes bien pensants, persuadés d’être les méchants du monde. Ce qui n’arrangera rien aux affaires des pays pauvres, et qui rendra nos jeunes sans doute encore plus dépressifs et schizophrènes que les soixante-huitards qui ont commis ces programmes.
    Par ailleurs, je me demande bien ce que vous attendez de la « conscience géographique » devant la pauvreté dans certain pays. Qu’on retourne y installer des hôpitaux, des écoles, des routes, et des institutions ? Ca a un nom. Ca s’appelle la colonisation. A vous de voir !

    • il faut dormir la nuit sans cartographie comment naviguer et découvrir les continent dont on prétend vouloir parler. Quant à la guerre de l’eau c’est un concept dit societal promu par les cie concessionnaires type veolia saur et autres. Sortez un peu et arrêtez de vouloir que vos eleves suivent l’exemple de la grenouille de la fontaine. Cherchez les responsabilités et n’oubliez pas la votre.

    • les pays enclavés monsieur le professeur disposent déja de droits d »accés à la mer conventionnels; Sauf erreur et mauvaise interpretation de ma part. Il ne faut pas parler de colonialisme mais de neo colonialisme, pire encore. Je ne pense pas que les soixante huit machins aient encore une veritable influence. Il s’agirait plutot de neo cons et de complexés des sciences dures avides de reconnaissances pour leurs idées irresponsables.

  9. @Coconut

    Impressionnant ! Parler de colonisation quand je parle de conscience géographique.

    Quand je parle de conscience géographique, je parle surtout d’être capable de comprendre l’organisation fonctionnelle d’un territoire. Genre pourquoi y-a-t-il une route ici ? Pourquoi ce type d’agriculture ? Pourquoi ce type d’urbanisation ?

    Oui, le piège de l’idéologie existe dans la façon dont le programme de géographie est rédigé. Mais s’arrêter à cette lecture, c’est faire plaisir à certaines personnes.

    Je rappelle qu’actuellement la géographie offre de vrais débouchés professionnels alors que l’histoire beaucoup moins. Les géographes sont recherchés pour leurs capacités à comprendre un territoire et son organisation.

    Pour moi, la question du développement durable n’a rien à voir avec l’idéologie ambiante de l’écologisme. C’est juste un autre nom pour définir l’organisation d’un territoire par une société humaine.

  10. Je viens de « consulter » les programmes de géographie de la classe de 5eme.
    Je suis géographe et professeur depuis 35 ans, et j’aime ma matière, essayant par tous les moyens de donner à mes élèves du collège une base, des fondamentaux géographiques… Dans deux ans à la retraite je retourne à l’université pour faire de la géo au niveau universitaire.

    Mais je dois dire que je suis… atterré par ce qu’on nous propose.
    On va droit dans le mur comme les « mathématiques nouvelles » ont fait exploser en plein vol nombre de jeunes élèves du primaire.

    Dans toutes les sciences et dans d’autres domaines (sports notamment) on acquiert des « fondamentaux », des « techniques » et des connaissances de base avant de maîtriser son art.
    Or que propose-t-on ? de faire « réfléchir » des élèves de cinquième (avec leurs 350 mots de vocabulaire) sur des problématiques hautement intéressantes, certes, mais pour lesquelles ils n’ont ni les bases, ni les outils, ni les connaissances, ni le « logiciel » pour les aborder.

    Il suffit de lire ce que nous dit Daerel
    Je cite
    « (allez voir les diplômes de 3e cycle universitaire en géographie, vous verrez qu’enfin la géographie universitaire se rapproche de la géographie scolaire avec ce programme)
    De même évoquer les guerres de l’eau (et hopp, la géopolitique chassée des programmes re-apparaît !). »
    D’abord il y a une erreur dans la première phrase : c’est la géographie scolaire qui se rapproche de la géo universitaire. On se demande bien comment on peut concevoir une telle idée ?
    Ensuite, si la géopolitique est une question « cruciale » posée par la géographie, faire comprendre certains enjeux à des élèves de troisième est déjà une gageure, alors border certains problèmes avec des élèves de cinquième c’est une utopie.
    Mais s’ils sont déjà capables de manier des concepts de M2, pourquoi ne pas les faire aller de suite en fac (remarquez, vu comment écrivent certains étudiants de licence… )
    Continuons :
    « Je rappelle qu’actuellement la géographie offre de vrais débouchés professionnels alors que l’histoire beaucoup moins. Les géographes sont recherchés pour leurs capacités à comprendre un territoire et son organisation »
    Argument imparable : nos petits élèves de cinquième vont faire de la géo qui va leur permettre de trouver des emplois. Je laisse juge les parents et les collègues. On embauche à quel âge ??

    Enfin cerise sur le gâteau
    « Avec l’ancien [programme], on ne faisait que des fiches-pays et des fiches-continent. Peu de réel travail géographique. »
    Belle désinformation. Ou réelle incapacité à adapter le programme de géographie à son public.

    Cela fait 30 ans que, sans faire de la géo universitaire (sic) avec mes élèves, je manie un maximum de « concepts » géographiques avec eux. Tout y passe, cartographie, statistiques, description, questionnement, schématisation, localisation etc. Il ne reste pas toujours grand-chose, mais on ne s’ennuie jamais, et …… ils aiment !! Je suis conscient de ne pas faire de la géographie universitaire, Dieu soit loué. Mais je fais de la « petite » géo avec des gamlns de 11,12 ou 13 ans. Et c’est cela « enseigner ».

    Mais ce n’est pas grave, dans deux ans je quitte le navire… et retourne à la fac !!

  11. Moi je suis prof depuis 9 ans. Je ne me situe ni en gaucho, ni de droite. Je suis prof ce qui signifie que je n’ai pas d’étiquette en tant que telle. Pour moi, les nouveaux programmes sont bons mais, apparemment, je suis la seule à avoir lu les documents d’accompagnement et avoir reçu une formation sur certains points du programme (ex : EDD : éducation au développement durable), pour avoir commencer à tester ce nouveau programme, je peux dire que les élèves aiment cette nouvelle vision par études de cas. Enfin, l’histoire ne se résume plus au moyen âge européen et où avez vous que le programme de géo est alarmiste???!!! Son parti est justement d’éviter le catastrophisme, de lutter contre la vision SVT un peu trop environnementale. Qui plus est, je suis une fervente défenseure de l’éducation civique qui, pour moi, est indispensable à la formation de nos futurs citoyens : où apprendront-ils la démocratie, la justice ??
    Bref, mettez vous à jour, lisez les nouvelles parutions scientifiques : je vous conseille Mme Y. Veret pour commencer. Et, pour une fois, tenter l’expérience avant de la critiquer!!! Il me semble, que développer chez nos futurs citoyens, l’idée d’un monde durable et d’une histoire extra européenne n’est pas une si mauvaise idée pour en faire des Hommes et femmes ouverts, libres et responsables plutôt que des râleurs, centrés sur eux même et se croyant omniscients!

    • vive la neutralité des fonctionnaires, il est regrettable de devoir le rappeler. N’oubliez pas à propos d’éducation civique de lire la constitution, la déclaration des droits de l’homme, de vous souvenir des circonstances dans lesquelles elles furent pondues et rabotées; et de réfléchir à votre fonction premiére ce jour de formatage et d’introduction pour parler simplement de néologisme.

  12. Bonjour,
    ne nous cachons pas la vérité, il y a toujours un parti pris politique dans les programmes d’enseignement.
    Je trouve les concept de gféographie terop larges et très éloignés de l’apprentissage de culture générale qui grâce aux études de cas, ne traiteront qu’une toute petite partie des pays vus avant: peu de vocabulaire, de repérages spatiaux, de conceptualisation.
    Ce programme finalement ne parlera qu’ à l’affectif des élèves et les éloignera du chemin de la réflexion.
    Quant à l’histoire, je suis outrée, je relis une somme sur Charlemagne en ce moment, c’est intéressant, je ne vois pas pourquoi on nous remplace cela par la culture indienne. On veut faire disparaitre la culture francaise, alors qu’il y a de quoi etre fier.
    Tout fiche le camp, la culture, la rigueur, la précision, et l’apprentissage par cercles: on apprend ce qui nous est proche pour s’éloigner ensuite, et on apprend chronologiquement.
    L’education civique ne sert à rien si implicitement on leur apprend la culture chinoise ou indienne avant la notre. Tout ne se vaut pas, ne s’explique pas de la meme facon.
    Le relativisme a encore de beaux jours à vivre à l’école.

    • que faites vous pour localiser un département une riviére utilisez vous la nomenclature insee. Il faut connaitre l’objet le voir le positionner avant de peut etre s y attacher ou y réflechir, et avec quel outil.

      A la fin je n’en crois pas mes yeux et me demande ou je suis , c’est le cas de le dire.

  13. Je suis jeune professeur, et tout comme vous, je pourrais faire une longue liste de critiques.
    Néanmoins, j’en aurais certainement fait autant sur les anciens programmes.
    En somme, anciens et nouveaux, sont pour moi porteurs d’idéologies et d’aberrations.

    Il me semble que le tout est de réussir à en faire un outil intelligent, afin d’enseigner, d’enrichir, donner des bases…

    En tant que jeune prof, notons que j’ai un BAC+5 en Histoire ET Géographie, et que, comme beaucoup de prof ayant eu à passer le CAPES, je suis bien plus formée que ceux qui décident de ces programmes. ( J’ai assez soupé de formateurs incompétents à l’IUFM, ainsi que d’inspecteurs arrogants et ignorants pour avoir compris d’où venait le problème)
    Donc ayez confiance : les profs sont plus intelligents que les programmes.
    …enfin…quand ils sont réellements motivés et animés par la passion du métier
    …ou quand on ne les a pas désensibilisés en les faisant passer à la moulinette de l’IUFM et du grand bain en ZEP….

    (désolée pour la fautes je suis sur clavier américain)

    Je m’attelle à ces fa(/u)meux programmes et j’espère bien en tirer quelque chose d’intéressant!

    PS : On n’apprend pas la culture chinoise avant la notre! On étudie chronologiquement l’apparition des civilisations en 6ème. On donne simplement quelques repères aux élèves sur la civilisation indienne OU chinoise.
    Tout le programme est porteur de valeurs françaises, de culture française, et reste idéologiquement très (trop?) français…!

    • Je ne suis pas hussard mais navigateur, je ne suis pas fonctionnaire, j’observe simplement mon fils devenir ignare et violent malgré un gros qi; Apprendre que la pyramide est inversée ne me surprend ni ne me rassure. Je ne suis pas surpris de ne pas lire le mot éléve plus souvent dans tous ces échanges.
      Cela dénote une mauvaise habitude de s’écarter de la cour de récréation pour rester entre soi dans la salle des profs.

  14. Vous avez hélas raison : les élèves ne sont plus des élèves mais des « apprenants » à qui on enseigne des « savoirs » et « savoirs-faire » selon nos consignes officielles.
    Et pour avoir été surveillante, c’est hélas parfois la loi de le jungle sur la cour de recréation car on est en sous effectif. Mais évidemment cela dépend des établissements, des personnes, des profs, des chefs d’établissements, des élèves…

  15. Mon fils de 12 ans vient de rentrer en 5ème. Il m’a rapporté ses livres et j’ai été stupéfaite par les programmes d’histoire et géographie. Je n’ai pas encore vu dans aucun de ses cours, depuis le CP, quoi que ce soit sur la géographie de la France, ni les régions, ni les fleuves, rien, idem pour les pays du reste du monde. Comment va-t-il réussir à situer géographiquement les lieux sans avoir appris ou même vu les cartes détaillées ? Je me pose la question. Les cours d’Histoire me laissent dubitative : 1er dossier L’Islam ! Dossier n° 4 : l’Eglise en Occident – Dossier n° 9 : la crise religieuse du XVIème siècle. Mon mari, qui est prof de français depuis 1974 et qui s’arrache les cheveux devant le programme de français, n’en revient pas. Il se demande s’il s’agit bien de cours d’Histoire ! Heureusement qu’il prend sa retraite. Je pense que si je n’avais pas fait moi-même certains cours à notre fils, il serait au même niveau que les élèves lambda, c’est-à-dire, qu’il n’aurait aucune connaissance sctructurée de base. Je ne sais plus trop quoi faire. Je me demande si nous n’allons pas déscolariser notre fils. Je trouve que cela devient grave et inquiètant. Je suis d’accord avec le professeur « vieux et simplet ». Il a raison.

    • bonjour est il normal que nos enfants apprennent l islam au lieu de l histoire française ? je demande a mon fils qui est Charlemagne Napoleon ,….ect ……. reponse de mon fils bof ! inconnu

  16. Daerel dit: « Quand vous allez étudier la question de la gestion de l’eau, vous pouvez faire des études de cas comparatiives entre la France (et ses belles nappes phréatiques polluées), le goutte à goutte pratiquée dans le Neguev ou les solutions intelligentes des oasis sahariennes.  »
    Cette seule phrase est significative: le modèle ancestral de l’oasis saharienne sera présenté aux élèves comme le seul durable, le seul acceptable.
    On oubliera de comparer la population du Sahara à celle d’Israël ou de la France, les niveaux de vie, de développement… Les élèves de 5e vont gober tout cru, sauf les quelques rares qui bénéficieront d’une mise en perspective par leurs parents!

  17. Merci à la plupart d’entre vous de prendre l’ensemble des enseignants pour des idiots finis!!!

    Depuis quand un professeur s’attache t-il mot pour mot, lettre pour lettre aux programmes. On en nous le demande pas, nous ne sommes pas de smoutons. Ils ont un sens!! EH oui!!! et c’est pour cela que l’on nous propose des formations entre professeurs pour pouvoir en discuter et confronter nos points de vues.

    Je ne comprends pas un tel déchaînement de mépris vis à vis du corps enseignants.

    Je ne suis pas demeurée, j’apprends à mes élèves (comme le font mes collègues) l’esprit critique!!!

    et pour répondre à cela :

    « Cette seule phrase est significative: le modèle ancestral de l’oasis saharienne sera présenté aux élèves comme le seul durable, le seul acceptable. »

    Je suis là justement pour leur montrer que le Développement durable n’a pas de solutions toute faite, qu’à chaque étude de cas, nous pèserons les points négatifs et positifs. Le programme est justement là pour éviter :
    – le catastrophisme ambiant des médias
    – de ne pas oublier le facteur humain dans Développement durable
    – de voir que ce DD met en opposition différents acteurs aux volontés opposées.
    – d’expliquer aux élèves que nous n’avons pas LA solution mais de pistes pour peut être un jour s’approcher d’une solution!!

    et donc non je ne vais pas leur présenter ce modèle comme le seul durable, au contraire d’ailleurs!!!!!!!! Ce n’est pas parce que l’empreinte écologique du Burkina faso est meilleure que celle de la France, que je vais présenter ce pays comme un modèle!!!

    Je le réécris nous sommes des professionnels de l’éducation qui, dans des conditions pas toujours évidentes, travaillons correctement, avec intelligence, en nous tenant au courant et comme vous nous savons avoir un esprit critique que nous faisons tout pour transmettre à nos élèves.

    Maintenant, je vous suggère de vous occuper de vos enfants et de soutenir les enseignants, que nous marchions main dans la main pour un développement durable de leurs cerveaux!!!

  18. Bonjour,

    Ma fille vient d’entrer en 5ème et je suis outrée par le programme d’histoire ! les 4 premiers chapitres sont entièrement voués à l’Islam !!! notre pauvre petite église n’arrive qu’après !
    sans compter que l’occident, sans parler de la france n’est rejetée qu’encore plus loin…
    que peut on faire ? comment dénoncer cela ? y a t-il une pétition ou un autre recours en marche ???

    merci

    • 1) c’est peut être le manuel de votre enfant qui consacre 4 chapitres sur l’islam, le programme officiel lui ne prévoit que 10% du temps consacré à l’histoire ( soit 3 à 4 h tout compris)
      2) »notre pauvre petite église n’arrive qu’après » car elle est étudiée à partir du XI ème siècle, donc plusieurs siècles après l’apparition de l’islam. Elle n’a droit de toute façon qu’a quelques heures du programme ( 5 h maxi…)
      3) vous sembler vous étonner qu’on étudie les religions à l’école. puis je rappeler que c’est l’histoire des religions qui est enseignée ( apparition dans un contexte précis ; dans une société particulière; pratique et rituels, etc) ce n’est pas un enseignement théologique . Je suis moi même athée mais cela ne m’empêche pas de constater que depuis des siècles et des siècles, la plupart des sociétés humaines ont jugé important ( à tort ou à raison) de vénérer des dieux sous des formes variées : la pratique religieuse est une donnée historique, que cela plaise ou non, au même titres que les pratiques guerrières : faudrait(il donc ne pas étudier les Guerres mondiales sous prétexte qu’elles sont dérangeantes ,etc etc etc

      • Ce n’est pas le fait que l’on enseigne l’histoire des religions qui me dérange, effectivement elles ont leur importance culturelle dans le developpement de nos sociétés, mais ce qui me dérange, c’est la part de plus en plus grande donnée à l’islam ! De nos jours, cette religion, ou plutot l’idéologie politique qui se cache derrière elle, a pour credo la conquête de l’occident ! et les islamistes le disent ouvertement et le prouvent tous les jours, en priant dans des dizaines de rues françaises, à paris, à marseille, à toulouse etc… bloquant la libre circulation des citoyens, le hallal quant à lui est en train de se propager a vitesse grand V dans tous nos étalages de viandes ! + de 80 % de la viande que vous achetez en france est Hallal (cf. le rapport 2010 du COPERCI du ministère de l’agriculture), et chaque fois, en achetant du hallal vous payez une taxe au culte musulman… qui construit des mosquée en France… sans compter que les lois européennes sur l’abattage des animaux ne sont pas respectées puisque les animaux ne sont pas étourdis( cf. le rapport du dernier colloque des vétérinaires qui dénonce cela), mais il y a aussi les prêts bancaires hallal, les céréales hallal de chez kellogs, les bonbons Haribo, les Quick, les KFC etc… Alors ce programme d’histoire qui ouvre l’année avec 4 chapitres dédiés à l’Islam, c’est pour moi de la PROPAGANDE POLITIQUE, visant à convertir nos chères petites têtes blondes, dont on couvrira bientôt la blondeur par une Burqa… et si certains tombent des nues en me lisant, renseignez vous sur les sites suivants: http://www.ripostelaique.com ou http://www.resistance-republicaine.fr. Je ne peux pas imaginer qu’un fonctionnaire de l’état, à priori un bon républicain, accepte de voir la charia arriver progressivement sur notre territoire et participe à la mise à mort de nos idéaux issus des lumières comme la liberté de conscience, et j’ai mal au coeur en constatant que la laïcité française, cette belle exception qui a à peine plus d’un siècle, et qui fait de notre patrie le creuset des esprits libres n’est même plus protégée ni respectée…

  19. La liste des différentes parties des programmes donne effectivement une bonne envie de vomir…

    @ Enila: L’article ne cherche pas à stigmatiser les profs mais les programmes. Donc ne vous sentez pas visée. De même que certains professeurs ont, en cachette, refusé d’appliquer les principes de la lecture « globale », certains professeurs finasseront avec le programme officiel et c’est très bien.

    Mais franchement, je rejoins totalement « vieux et simplet » quant au problème des bases à acquérir et dans sa critique des « hénauuurmités » de Daerel.

    Quant à toutes les élucubrations sur le « développement durable », je suis d’accord pour dire que cela n’a absolument rien à voir avec les bases de la géographie mais sert de bonne base à l’endoctrinement social-boboïde de nos enfants.

    Bref, les **** pardons, les socialos-cocos qui verrouillent encore les programmes de l’EdNat nous préparent une parfaite génération d’incultes n’ayant aucune connaissance de leurs racines, ayant de vagues notions de civilisation gupta, et incapables de la moindre analyse critique des principes « durablement corrects » qui leur seront fournis par gavage idéologique.

    Une réaction collective autre qu’une gueulante dans les commentaires de SOS éducation parait indispensable. Si quelqu’un sait comment monter un happening ayant une chance d’être médiatisé…

    [message édité ; merci de ne pas utiliser de termes orduriers, même sous forme suggérée (quelques lettres suffisent). Le débat n’en sera que plus constructif.]

    • « les **** pardons, les socialos-cocos qui verrouillent encore les programmes de l’EdNat nous préparent une parfaite génération d’incultes n’ayant aucune connaissance de leurs racines, ayant de vagues notions de civilisation gupta, et incapables de la moindre analyse critique des principe“durablement corrects” qui leur seront fournis par gavage idéologique.
      pourquoi pensez vous que les responsables de ces programmes inquiétants soient des gens de gauche ?? je pense plutôt que ce sont ceux de la droite la plus dure qui le sont, ceux qui veulent des travailleurs précaires et avec juste assez de temps de cerveau disponible pour consommer et obéir, chose facile puisqu’ils n’auront ni connaissances solides ni esprit critique pour faire autrement
      Finalement, dans cette optique, on comprend mieux la mise en place de ces nouveaux programme …

  20. Sans avoir la prétention de répondre à tous les problèmes soulevés et sans vouloir faire de publicité intempestive, je propose à ceux qui sont réellement intéressés par la transmission de l’histoire et de l’esprit critique nécessaire à celle-ci, de venir s’intaller librement dans une des classes de Schola Nova, en Belgique (voir les coordonnées sur le site) et de nous faire les remarques qu’ils estimeront bonnes. Certains de ces cours sont donnés en latin moderne européen, langue de communication si utile en cette époque de confusion des langages.

  21. Le développement durable et les enjeux économiques… OK… Mais encore faudrait-il que les élèves puissent situer les différents pays en voie de développement ou développés !!!
    Hélas, nous sautons du coq à l’âne. Les parents sont donc obligés de voir avec leurs enfants le cours à apprendre puis afin que l’enfant sache de quoi il en retourne, situer quelques pays afin de pouvoir avoir des situations concrêtes et non philosophiques.
    Tout ceci en cinquième !!!

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