Comment la violence s’invite à l’école et comment s’en débarrasser

G.D., professeur de collège en ZEP témoigne :

Je suis professeur en collège de ZEP, je n’ai jamais reçu de coup de couteau ou de barre de fer et pourtant je souffre tous les jours de l’attitude insupportable d’une majorité d’élèves, qui rendent les classes ingérables et la rentabilité de mes cours médiocre.

Il serait temps que soit dénoncé le carnage actuel dans l’Éducation nationale et que les enseignants relatent sans complexe ce qui se passe dans la plupart des cours de certains établissements. La médiatisation des cas extrêmes ne change rien au problème. C’est l’arbre qui cache la forêt.

Le problème est à reprendre à la base. Il faut repenser complètement l’école et plus généralement l’éducation de nos enfants avant que le système n’explose.
Merci

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13 réflexions sur “Comment la violence s’invite à l’école et comment s’en débarrasser

  1. Le fils de ma meilleure amie n’a pas eu son contrat de professeur non titulaire renouvelé, malgré 6 ans de bons et loyaux services, dans des conditions extrêmes, parce qu’il ne « savait » pas gérer ses classes.
    Mais qui le « sait » ou le « peut » aujourd’hui?
    Il n’a pas reçu l’aide de ses collègues, chacun étant trop occupé à sauver sa peau et sa pitoyable « aura » auprès de ses élèves.
    Chacun, y compris la prof principale d’une de ses classes, qui se refaisait une santé et achetait sa « paix sociale » sur le dos du jeune prof en question.
    Le jeune est écoeuré de la profession pour longtemps, je crains.

    • le fils de l’oncle de ma voisine de l’etage se situant en dessous celui de la tante de ma belle soeur, elle aussi C’est terrible mais que fait SOSEDUCATION ?? on se le demande…

  2. Le phénomène ne touche plus seulement les ZEP, mais s’introduit aussi peu à peu à l’ensemble des établissements, privés compris.

  3. Oui, le phénomène pénètre partout, même dans les soi-disants « bons lycées »: il n’y a plus aucun respect envers non seulement les profs, mais envers l’institution scolaire tout entière. Les élèves se considèrent comme étant sur le même plan que le prof et n’ont plus aucune conscience de la hiérarchie…C’est l’indiscipline généralisée, à tous les niveaux. Les élèves studieux au comportement décent (poli, calme, réceptif) sont maintenant des exceptions; le jemenfoutisme, la triche et le bavardage compulsionnel règnent….Comme le dit V. Bouzou, l’hypocrisie règne parmi les collègues, et l’administration étouffe les incidents, et réprime durement les profs qui osent dire la vérité sur les les bulletins scolaires… L’école ne transmet plus aucune valeur, on ne peut plus faire la moindre remarque aux élèves: les adultes ont démissionné en bloc devant l’enfant-roi et l’ego boudeur, capricieux et tyrannique des adolescents. Ds les quartiers bourgeois, on n’est pas poignardé, mais méprisé et foulé aux pieds psychologiquement….Honte aux adultes complices qui ont amené à ce désastre par leur lâcheté!

    • C’est tellement général que les profs qui peuvent démissionner le font.
      Le chômage dans notre pays est tel qu’il y a encore des candidats aux concours de l’EN, mais je pense que cela ne durera pas, ce qui sera un bon prétexte pour les supprimer, ces concours, et les garanties qui les accompagnaient (au passé).
      Le nombre des postes mis aux concours diminue, bien sûr, puisque les retraités ne sont pas systématiquement remplacés. Mais les candidats vont se raréfier aussi, surtout avec la clause du Master 2. Tu veux être prof des écoles ou de collège quand tu as un master2 ?

  4. Je ne partage pas le pronostic de Marine sur la suppression des concours, par ce que je pense que trop de gens ont interêt à préserver le système : la hiérarchie administrative, le haut-clergé pédagogiste, les parents démissionaires, les profs qui apprécient la sécurité de l’emploi …

    À moins que SOS-Éducation réussisse à changer quelque chose ?

  5. Je crois que le souci avec le médiatisation des actes violents, c’est que ça rend fiers leurs auteurs…Malheureusement…On parle de leurs exploits à la télé. Je sais bien que ce n’est pas le but, mais quand on voit que certains se filment en train de tabasser un inconnu qui passe, et que ça les amuse…
    Je sais aussi que mon message tombe comme un cheveu sur la soupe, mais mes doigts n’ont pu résister, héhéhé.
    En tout cas, j’espère vivement un changement dans l’avenir. Je ne suis pas prof, je suis juste la mère de deux filles. L’une a 6 ans, l’autre, trois mois, et j’ai peur pour elles, aussi bien pour les coups qu’elles risquent de prendre que pour la qualité de l’enseignement (attention je ne critique pas les profs, mais quand on a une majorité d’élèves qui mettent le bazar dans une classe…)
    Sur ce, je retourne à mes occupations quotidiennes.

  6. Première chose, responsabilisation des parents, mais nous en sommes pas là.
    Dans un parent, il y a en principe un bulletin de vote.

  7. Nous savons presque tous que notre république est absente depuis bien trop longtemps dans nos fonctions dites publiques.
    Ce n’est pas en quelques années que nous reviendrons dans le droit chemin, du respect en premier, de l’honnêteté morale, de l’accomplissement du travail bien fait. Toute l’architecture de nos fonctions publiques est à changer, droit privé avec grève interdite, cela serait un début.
    D’autres pays le font, demandons aux Français ce qu, »ils pensent.

    • Là, on est en train de nous concocter une réforme de l’utilisation du temps scolaire pour « faire comme les Allemands » et les Scandinaves.
      Sauf que ceux-là même que « nous » prenons en exemple sont en train de se rendre compte que le niveau de leurs enfants est insuffisant et songent à revenir sur un temps plus équilibré (pas tout sport l’après-midi).
      Cela me fait penser à la réforme de l’enseignement des maths. On a adopté les maths modernes (vous savez, la fameuse « théorie des ensembles »?) précisément au moment où ailleurs, et notamment dans les pays scandinaves, on pensait à revenir à un enseignement traditionnel.
      Nous avons toujours au moins deux ou trois décennies de décalage, toujours dans le mauvais sens.
      Tout se passe comme s’il fallait qu’une méthode ou un fonctionnement aient fait la preuve des désastres qu’ils portent pour que « nous » les adoptions en France.
      Cela pose quand même problème, non!

  8. Oui, cela pose problème.
    Il me semble que nous avions il y a une quarantaine d’années, une école publique qui ne fonctionnait pas si mal que cela.
    D’autres temps, d’autres meurent, oui, il y avait aussi des problèmes, mais pas de cette importance, même si les enfants sortaient en général qu’avec le certificat d’études, ils savaient pour la plus grande majorité lire, écrire compter.
    Les instituteurs étaient plus professionnels dans leurs métiers, au point, que dans nos campagnes, si un élève était recalé , il allait voir les parents, afin de faire en sorte que l’année suivante il est le sésame.
    Les parents ont changé, les profs aussi.
    Société d’être et de paraitre appeler à disparaitre dans par une nuit sans lune.

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