Daniel Robin, co-secrétaire général du syndicat SNES FSU

Travailler un jour de plus en août était, pour ce Monsieur qui n’a pas vu un élève depuis des années, « psychologiquement inacceptable »…

Si l’on voulait donner une image consternante des enseignants, on ne s’y prendrait pas autrement : alors que l’illettrisme est endémique, que les enquêtes internationales soulignent le désastre éducatif, que par ailleurs la crise sévit et que le chômage est au plus haut, les syndicats enseignants ont vu rouge lorsqu’ils ont découvert en janvier que la rentrée scolaire était programmée le 1er septembre. Et qu’ils devraient donc faire leur prérentrée le 29 août, un vendredi, ce qui a été perçu comme un casus belli : car pour ces zélés serviteurs de l’État, le mois d’août est synonyme de vacances. « Psychologiquement, cette rentrée au mois d’août était pour nous quelque chose inacceptable », a expliqué Daniel Robin, co-secrétaire général du syndicat SNES FSU, au micro d’Europe 1.

Non mais pour qui se prend-il, ce syndicaliste, qui n’a pas vu un élève depuis des lustres, et qui puise à pleines mains dans la caisse des écoles pour financer sa propagande et ses grèves ?

Bien entendu, au lieu de le rappeler à l’ordre, le Ministère s’est empressé d’obtempérer, et de décaler d’un jour la rentrée des élèves ! On croit rêver !!!

Lire l’article sur europe1.fr

 

Droit de réponse de M. Daniel ROBIN : 

 » Je ne reviendrai pas sur le fond de votre article mais je vous demande de rétablir la vérité sur un élément factuel important : j’assure 2 demi journées de cours par semaine dans le lycée où j’enseigne les mathématiques. Comme tous les dirigeants du SNES-FSU j’ai continué à exercer des heures de cours en plus de mes responsabilités syndicales. Depuis le début de ma carrière en 1974, avant et après la prise de responsabilités syndicales, j’ai donc toujours eu un service d’enseignement.

J’observerai avec intérêt le souci que vous aurez de rétablir cette vérité.

Daniel ROBIN
Co secrétaire général du SNES »
Note de SOS Éducation : 
Dont acte. Nous sommes aussi disposés à échanger « sur le fond »…

5 réflexions sur “Daniel Robin, co-secrétaire général du syndicat SNES FSU

  1. Au lieu de faire feu de tous bois sur des peccadilles de rentrée, attachons-nous au fond du problème. D’accord un jour rogné par les enseignants peut paraître abusif pour qui ne connaît pas les réalités du terrain, Et « Europe 1 » semble les ignorer. Surcharge de missions qui pénalisent l’apprentissage du socle commun, salaires bien pauvres comparés au niveau d’études requis et compte tenu de la barrière de l’examen… obstacle qui tend à fondre dans certains cas certes, et justement à cause de la mauvaise image de marque du corps (dont vous enfoncez généreusement le clou avec un tel article) : des rémunérations inadaptées, une mission de plus en plus « floue » ou plus certainement mal adaptée pour une transmission efficace des savoirs, une impossibilité de faire valoir une autorité digne de ce nom (alors qu’on veut faire des enseignants plus des éducateurs que des formateurs) et un clientélisme (un « électoralisme » plus précisément) parfois insupportable avec les parents d’élèves. On peut ne pas être en accord avec le décalage d’une journée pour les enseignants, mais une journée ne rattrape pas tous les retards accumulés depuis si longtemps avec des politiques inadéquates et un personnel de plus en plus démotivé et possiblement bientôt inadapté. Donc, de grâce, journalistes de la division, arrêtons de hurler avec les fossoyeurs du corps enseignant, se plaignant d’une part de leur fainéantise et d’autre part du manque soudain de vocation.
    Un enseignant n’ayant heureusement pas eu que ce métier pour activité professionnelle dans sa carrière mais déjà bien las de cette profession (quand même comptant 20 années d’exercice).

  2. Vous êtes irritants de toujours taper sur les syndicats..
    Il est un peu facile et court de rapprocher durée scolaire et résultats…
    Soyez plus optimiste ça fera du bien à tout le monde…

  3. Je suis les articles de SOS éducation en tant qu’enseignante.
    Je ne compte pas mes heures, j’ai 25 ans de carrière, ai l’impression de ne faire que travailler dans ma vie et je n’ai qu’une envie: partir et faire autre chose comme le professeur dont vous publiez l’article.
    Alors, être en vacances jusqu’au 1er septembre, oui j’y tiens. Je veux conserver cette petite liberté de me remettre tranquillement au travail fin Août, de retourner dans ma classe pour préparer la rentrée à mon rythme, car tout le monde le sais, sauf vous peut-être, les enseignants n’attendent pas septembre pour travailler.
    A lire vos articles, on ne se sent pas apprécié une fois de plus.
    Marie-Laurence Deschamps

    • J’espère que Madame Deschamps n’enseigne pas la langue française. Parce que sa phrase : « …, car tout le monde le sais,… », un élève de CM1 ne devrait pas la commettre.

  4. Dans quelle entreprise privée avez-vous jamais entendu parler de rentrer un vendredi? Les enseignants comme les travailleurs du privé , se sentent pris comme des merdes et ils ne l’acceptent pas. Je les comprends.
    S’il s’était agi de rentrer le lundi d’avant , je n’y aurais rien dit n’étant plus jeune parent. En tant que grand parent j’aurais été libéré une semaine avant.

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