C’est la Pérestroïka ! Cette déclaration qu’on n’espérait plus…


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Alain Boissinot
, président du Conseil supérieur des Programmes, vient de lancer un énorme pavé dans la mare en soulignant les vertus de la concurrence pour le système éducatif et en évoquant son souhait de voir l’éducation nationale confiée à un PDG plutôt qu’à un ministre !

« Prenez l’académie de Rennes, par exemple. Les enfants, même issus de familles modestes, y affichent d’excellentes performances globales. Pourquoi ? En Bretagne, du fait d’un catholicisme ancien et populaire, l’école privée occupe encore une place très importante, et l’enseignement public subit donc une forte concurrence du privé, ce qui l’oblige à se battre pour garder ses élèves. Il est amené à mieux les traiter, si l’on peut dire. Ce n’est pas tout. Les parents ont pleinement confiance dans l’institution, et cette confiance produit de la réussite. On ne retrouve pas cette adhésion, par exemple, dans les familles populaires du nord de la France qui, pour des raisons sociales et historiques, pratiquent une forme d’autocensure et osent moins pousser leurs enfants vers des études longues. Cette attitude freine les parcours de scolarisation. »

« Il m’arrive de me demander s’il ne serait pas préférable que l’Éducation nationale ait, plutôt qu’un ministre, un PDG, à l’instar d’Air France ou de la SNCF – quelqu’un qui ait le temps de travailler dans la durée. »

Pour en savoir plus :  Mais pourquoi l’école française aime tant l’échec ?

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