SOS Éducation repris par des spécialistes de l’éducation

Dépêche n°148295
Paris, Lundi 11 avril 2011, 12:23:14

Violence scolaire : SOS Éducation lance un « observatoire de la souffrance des professeurs »

L’association SOS Éducation annonce jeudi 7 avril 2011 la création d’un observatoire de la souffrance des professeurs. « Il y a un an jour pour jour Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, lançait les États généraux de la sécurité à l’école. Depuis un an, rien n’a été fait ni pour entendre, ni pour traiter les difficultés des professeurs qui sont en première ligne face aux violences à l’école. L’année scolaire 2010-2011 s’écoule comme les précédentes », estime l’association qui explique que « devant cette absence de prise en compte du gouvernement » elle a décidé « de réagir en créant cet observatoire de la souffrance des professeurs ». En février, Luc Chatel a dressé un bilan d’étape des états généraux de la sécurité à l’école […]

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Une réflexion sur “SOS Éducation repris par des spécialistes de l’éducation

  1. Bonjour,

    Loin de moi l’envie de minimiser la souffrance des enseignants, au primaire comme dans le secondaire, on sait que leur situation est souvent catastrophique et insoutenable.

    Mais il me semble que l’on devrait aussi se pencher, enfin, sur la souffrance de nombreux enfants, notamment au primaire, et qui à mon avis pourrait expliquer bien des comportements « déviants » de ces élèves, lorsqu’ils grandissent et ont perdu toute confiance en eux-mêmes, toute confiance dans le système scolaire, toute confiance dans le monde des adultes en général :
    – souffrance due au sentiment de manque de sécurisation, lorsqu’ils se retrouvent livrés aux menaces et sévices en tout genre des plus grands qu’eux,
    – mais aussi souffrance due aux méthodes d’enseignement « néo-pédagogistes », qui les noient dans un chaos inorganisable et indéchiffrable de « notions », « documents » et autres « outils » supposés les aider à « découvrir par eux-mêmes » le savoir qu’ils sont censés construire et organiser eux-mêmes,
    quand il est avéré qu’un très grand nombre de ces enfants en sont incapables,
    – souffrance due, également, au manque de reconnaissance de leur situation d’élèves en très grande difficulté, qui les condamne à se traîner de classe en classe avec l’échec assuré, récurrent, pour finir à l’entrée du collège « inaptes » à suivre une scolarité « normale »…

    La violence des collégiens prend sa source, dans bien des cas, dans leur parcours douloureux au primaire.

    Quand va-t-on prendre en compte, pour ce qu’elle est en réalité, l’immense casse de l’école primaire : une source d’intolérable souffrance chez nombre d’enfants non handicapés, mais simplement « inadaptés » aux méthodes d’enseignement actuelles, pour 4 sur 10 d’entre eux, chiffres officiels ?
    4 sur 10 étant presque la moitié des effectifs, il faudra bien, un jour, que l’on reconnaisse que c’est l’enseignement qui n’est pas adapté à presque la moitié des élèves du primaire, qu’il laisse donc en déshérence totale.

    A quand un « observatoire » pour protéger nos enfants des dérives ineptes des méthodes actuelles, qui les condamnent à une litanie de troubles et de « dys-« quelque chose, quand ils en sont dépourvus à leur arrivée dans le système scolaire, et en dehors de ce système ?

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