Deux fois plus d’absentéisme chez les enseignants du primaire que chez les salariés du privé

RTL révélait ce matin les résultats d’une enquête du ministère de l’Éducation nationale, qui établit que 45 % des enseignants du primaire ont posé au moins un congé maladie durant l’année scolaire 2007-2008, soit deux fois plus que les salariés du privé (22 %). Très prudent, le nouveau ministre, Luc Chatel, « refuse la stigmatisation par principe d’une profession » et refuse également de parler d’« abus ». Il évoque le « contact du public » ainsi que la formation pour expliquer la différence du simple au double avec les salariés du privé. Pourtant, le rapport attribue notamment les arrêts maladie des professeurs des écoles maternelles et élémentaires aux « grippes et gastro-entérites saisonnières », dont on ne voit guère pourquoi elles les toucheraient deux fois plus que les autres salariés.

À lire, sur le même sujet, les billets du Privilégié et d’Yves Thréard, du Figaro.

Roman Bernard

Absentéisme

32 réflexions sur “Deux fois plus d’absentéisme chez les enseignants du primaire que chez les salariés du privé

  1. Cela peut aussi vouloir dire que le métier est dur.

    Pour les maladies, une école est un bain de culture, avec tous les microbes que charrient les gamins. On attrape facilement toute une série de virus que les autres adultes ne rencontrent plus vraiment…

  2. « « grippes et gastro-entérites saisonnières », dont on ne voit guère pourquoi elles les toucheraient deux fois plus que les autres salariés. »

    Comme le rappellent Mathieu les enfants sont des nids à microbes. Dans mon service les maladies sont souvent apportées par des parents d’enfants jeunes…

  3. De tels chiffres lancés au moment symbolique de l’arrivée du nouveau ministre ne montrent aucune envie d’informer réellement: les PE ne me semblent pas plus touchés que leurs collègues du secondaire mais leurs absences se remarquent plus par nature, les élèves malades sont de – en – gardés à la maison contaminant donc des collègues, la dimension nerveuse du métier se dégrade dans les classes avec des élèves relevant de centres spé fermés, même pression côté parents et hiérarchie, comparer à l’ensemble du privé ça veut dire quoi à part vouloir les opposer idéologiquement?… Cette annonce montre surtout la volonté gouvernementale de nuire à l’image des enseignants de façon à justifier la mise en place d’un service privé d’enseignement: ainsi l’agence du remplacement créée début 2009 va-t-elle recruter des non-titulaires contractuels, aspect oublié dans « l’information » du Ministère.

      • Et Alors ? cela s’appelle de la précarisation de l’emploi, et l’emploi de personnes parfois bien, parfois mal formées. A une époque ou les licenciements sont chose courant, l’Etat gère l’éducation nationale, qui est un Service Public, comme une entreprise privée dont on veut optimiser la rentabilité, non le service rendu au public. Remplacer les titulaires par des contractuels permet une grande flexibilité : on peut ne pas maintenir leurs contrats en fonction des besoins que l’on a décidé d’avoir, donc des crédits que l’on accorde à l’Education Nationale. Le développement des contractuels révèle la place qu’à l’Education Nationale pour le gouvernement actuel : elle est secondaire.

          • Oui, mais à une seule condition : celle d’avoir des écoles totalement privées. Dans ce cas, il n’y a plus de Service Public, et l’école est une entreprise.
            Le rôle du Service Public est d’être au service de tous, de la société dans la totalité de ses composantes. C’est un choix républicain, qui a plus d’un siècle. Si il doit être remis en cause – ce qui est le cas ici, mais aussi ailleurs, je pense aux transports ferroviaires et en toile de fond à la RATP, à la Poste – alors que le débat soit public, ce qui n’est pas le cas et ce qui montre une limite de notre démocratie : on démantèle les services publics sans aucun débat public sur le sujet, avec en toile de fond une politique libérale unilatérale et sans limite.
            La gestion de service public par des entreprises privées est plus que critiquable – les britanniques sont revenus à la gestion publique pour le métro de Londres, par exemple – car on confond ce qui n’est pas une Entreprise – et l’Ecole n’est pas une Entreprise, les écoles privées sont sous contrat et la très grande majorité subventionnées !- et le monde l’entreprise. On confond la nécessité de réussir scolairement et les gains de sociétés : l’école n’a pas à être rentable sur un plan économique. Elle ne l’est pas, elle ne peut pas l’être.
            Cela n’enlève rien au fait que l’école, que l’éducation nationale à apprendre, dans sa gestion du personnel en particulier, du monde de l’entreprise.
            Privatiser l’éducation – le chemin que prend la contractualisation – c’est faire perdre à l’éducation nationale l’une de ses plus belles qualités: la très grande majorité des enseignants ne comptent pas leurs heures, et ne réclament pas leurs heures sup’ à leur patron (ils devraient, certainement, en fait). Si le système change, le rapport à l’élève – qui deviendra un usager ? un client ? – ne sera pas le même, et l’investissement dans le travail changera. La société ne sera pas gagnante, les enseignants non plus.

          • Comprenons-nous bien, je ne suis pas et je ne peux pas être partisan de vos idées. Aujourd’hui l’école est beaucoup plus soumise au gouvernement qu’à l’Etat, et le poids des syndicats n’est plus ce qu’il était, ce qui est sur certains point très positif, sur d’autres regrettable car le rôle du syndicat est la défense des enseignants dans leurs activités, ainsi que la défense d’un Service Public. L’Etat EST (ou devrait être) la collectivité, sa représentation et son garant. Il est incontournable. Aujourd’hui la question de l’éducation est méprisée par les gouvernants alors que l’école est un acteur de la cohésion sociale. Il est dangereux de vouloir donner plus de liberté aux écoles car le débat est faussé : nos gouvernants ne le voient que comme une libéralisation possible. Ce que vous proposez n’est pas une solution, c’est un recul de l’Etat, donc de la garantie de la qualité de l’éducation et de l’enseignement pour tous. A l’Etat, en premier lieu, de reconnaître que l’éducation est une priorité – ce qui n’est pas le cas ce jour – à l’Etat de donner à tous les niveaux la souplesses dont les enseignants ont besoin. Sur ce point, les libertés d’enseignement sont très importantes en France, et c’est une question très secondaire : la hausse des inégalités sociales et scolaires sont une priorité à l’échelle nationale. Avant de vouloir démanteler l’école de la République, il serait bon de rappeler à l’Etat ses responsabilités. Notre modèle scolaire à des défauts, mais il a des atouts, la cohésion de l’école sous la houlette de l’Etat en est le principal, à condition que cette école respecte ses buts en donnant sa chance, et en aidant à la construction du parcours de chacun.

          • les libertés d’enseignement sont très importantes en France

            Non. Pourquoi ? Parce que les familles qui voudraient soustraire leurs enfants du monopole étatique de l’éducation ne sont pas, quoiqu’on en dise, libres de le faire : elles paient déjà les impôts servant à financer le ministère de l’Éducation nationale, premier poste budgétaire de l’État. Elles n’ont donc aucun intérêt à payer en plus des frais de scolarité non subventionnés dans des écoles privées hors-contrat sans quoi elles paieraient deux fois, dont une fois pour d’autres enfants que les leurs. D’où l’idée du chèque-éducation, qui est une mesure de justice fiscale…

          • Je maintiens: « les libertés d’enseignement sont très importantes en France », à vous de le voir ou de refuser de le reconnaître parce que ce cadre vous apparaît trop étroit. En tant qu’enseignant, je suis très heureux de ces libertés qui me permettent de me faire plaisir dans mes cours et donc de transmettre.
            Certes, hors du cadre étatique, elles sont conditionnées par les limites structurelles de l’école privée. Et cela s’explique historiquement, sur la cohésion de la République, et sur le contrôle des écoles religieuses du XIXe siècle. Là ou je ne suis pas d’accord avec vous, c’est que vous ne voyez aucun salut dans une école publique républicaine. Elle existe, elle a déjà évolué, elle évoluera encore, c’est à la société de la faire évoluer.
            Aujourd’hui le combat à mener pour l’école est celui du maintien de l’égalité des chances pour TOUS, et non pour quelques uns. Le système éducatif, les types d’enseignements sont critiquables et il peuvent, voir doivent évoluer. Vous pouvez réclamer plus de souplesse, plus d’ouverture à l’Etat en ce sens. Mais, en faisant l’apologie des écoles privées hors contrat, ce que vous critiquez, c’est la base républicaine de l’école : tout le monde paie, et tout le monde à un accès à l’éducation. Cela renvoie au plus bafoué des termes de notre devise, la Fraternité.

          • en faisant l’apologie des écoles privées hors contrat, ce que vous critiquez, c’est la base républicaine de l’école : tout le monde paie, et tout le monde à un accès à l’éducation.

            C’est précisément ce que permet le chèque-éducation.

          • Votre proposition de « chèque éducation » part d’un constat connu, mais se base sur des postulats qui ne tiennent pas: « tout le monde paie, et tout le monde à un accès à l’éducation ». Choisir son école sous-entend une certaine culture, un niveau de connaissance accessible à tous. Aujourd’hui, cette exigence n’est pas atteinte, les élèves, à tous niveaux, ne sont pas égaux dans l’accès à l’école. Ne rêvons pas, le choix d’une éducation différente à celle proposée par l’école de l’Etat ne concerne, en France comme dans le monde, qu’une infime minorité de personne qui ont les moyens – ou s’estiment les avoir – de repenser un système éducatif. Dès lors la libéralisation d’un « marché scolaire » ne concernerait qu’une infime minorité de parents investis dans l’éducation de leurs enfants, et « capable » d’analyser les plus et les moins de chaque école, de chaque méthode, etc.
            Secondo, votre chèque-éducation va créer une situation de concurrence libérale au sein de l’école. Je me suis déjà exprimé sur le sujet. La libre-concurrence n’a pas sa place dans un cadre ou l’accès à l’école qui tend à être égalitaire, devrait l’être encore plus. La pseudo régulation d’un libre marché, et je rejoins ici le blog du « privilégié », créera des écoles ayant des niveaux différents, des moyens différents, et, dès lors, des résultats différents. C’est donc, à terme, et de manière indirecte, une remise en cause de l’éducation pour tous.

          • Votre propos me semble infantilisant pour les parents : puisqu’ils ne s’intéressent pas à l’instruction (et même, pour beaucoup, à l’éducation…) de leurs enfants, il faudrait leur soustraire le choix de l’école, voire l’éducation de leurs enfants. Ne vous êtes-vous jamais demandé si ce n’est pas justement l’existence d’un monopole étatique obligatoire de l’instruction ET de l’éducation qui déresponsabilise les parents sur ces questions ? La liberté scolaire aurait le mérite de re-responsabiliser les parents, ainsi que les élèves et les enseignants. Quant à l’argument sur le système éducatif à deux vitesses qu’il engendrerait, il est éminemment spécieux : ce système est DÉJÀ à deux vitesses, bien que public !

          • Non, mes propos ne se veulent pas infantilisant envers les parents: la culture scolaire, la culture de l’école est malheureusement l’apanage d’une minorité.
            Je fais seulement le constat que nous faisons tous : un enfant suivi par ses parents est un enfant qui a une chance de réussir plus grande que ceux que les parents ne suivent pas. Et nombre de parents ne suivent pas la scolarité de leurs enfants.
            Le monopole étatique n’est pas responsable de cet état de fait, mais le tort de l’école est de ne pas savoir intéresser ces parents, certainement de ne pas avoir su leur donner une place meilleure à l’époque de leur scolarité, certainement de ne pas savoir parler simplement de l’enseignement et d’apparaitre comme un monde « à part ». Ce désintérêt pour l’instruction de la part d’une majorité de parent est très visible dans le secondaire, moins dans le primaire. Intéressez-vous aux parents qui viennent en réunions parent-professeur dès la 6e : en majorité ceux des élèves ayant une certaine réussite. Et on retrouve ici le phénomène déjà vu en école primaire, on nombre de parents sont très difficiles à rencontrer. Intéressez-vous à ce qui se passe ensuite, en lycée professionnel, ou lycée technique, nous sommes en droite ligne avec ce que montre déjà l’école primaire.
            La « liberté scolaire » que vous prônez n’intéresse pas des parents qui se désintéressent de l’instruction de leurs enfants.
            Quand au système « à deux vitesse », oui, il existe – une minorité qui a les moyens financiers du choix, et les autres, qui ont droit au public. Si vous vous battez en faveur de l’éducation – ce que laisse croire votre dénomination officielle – alors luttez contre, au lieu de le développer.

          • Le chèque-éducation, s’il était dégressif selon que le revenu des parents augmente, permettrait justement d’éviter des écoles de riches et des écoles de pauvres. À condition, bien sûr, que le recrutement des élèves par les établissements se fasse sur dossier, et non en fonction de la carte scolaire, qui,en dépit des annonces de Xavier Darcos, n’a pas été assouplie:

            http://soseducation-leblog.com/2009/05/25/assouplissement-de-la-carte-scolaire%C2%A0/

  4. Je trouve la manipulation des chiffres qui a suivi l’annonce de RTL tout simplement scandaleuse! Ce n’est même plus de l’information, c’est limite de la propagande! Du lynchage public!

    Figaro (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/29/01016-20090629ARTFIG00347-45-des-instituteurs-ont-pose-un-conge-maladie-l-an-dernier-.php) commence son article par « Les enseignants une nouvelle fois montrés du doigt…. »
    Le Parisien (http://www.leparisien.fr/societe/l-absenteisme-des-enseignants-pointe-du-doigt-29-06-2009-563901.php) titre : « L’absentéisme des enseignants pointé du doigt ». Bien sûr, on peut ensuite en fin d’article mentionner que les autorités ne souhaitent pas y voir de la stigmatisation, mais à quoi bon? Le mal est fait!

    On reprend comme ça des chiffres d’un rapport que personne n’a lu (sauf peut être RTL et encore!) et on les balance sur la place publique avec des titres bien grâssouillets et accrocheurs surtout. Et la foule de commentateurs se précipite pour comparer, insinuer, montrer du doigt. Facile! « Les chiffres parlent d’eux mêmes! » dit on.

    Les chiffres ne parlent pas du tout! Et quand on les fait parler on peut leur faire dire tout et n’importe quoi selon les idées de ceux qui les « interprètent ». Dans ce cas précis, c’est flagrant! On compare une proportion, 45%, concernant une profession particulière (enseignement du primaire) et un statut précis (éducation nationale) aux 22% qui concerneraient (personne ne dit d’où sortent les 22%!) l’ensemble du secteur privé! Un minimum de rigueur suffit pour constater que c’est du n’importe quoi! Dans le privé on mélange tout: les CDI, les CDD, les ouvriers, les cadres supérieurs, les ingénieurs, les commerciaux, tout! Et on compare ça aux enseignants! Pour les moyennes de nombre de jours d’absence par an, c’est la même histoire! On ne sait pas au final si les statistiques ont été effectuées selon les règles de la science, par qui, si les échantillons testés sont comparables, etc. Mais les commentaires vont bon train!

    Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’abus, pas de de problèmes graves d’organisation et de recrutement. Mais faut il aller jusqu’aux spéculations de ce genre pour les dénoncer? Les spéculations qui portent un préjudice grave à ceux dans l’école qui font honettement leur travail. Un seul exemple: la maîtresse de mon fils s’est absentée une journée (sur toute l’année) alors qu’elle est restée sans voix pendant une semaine! Et elle a fait cours quand même!

    • Le problème dans cette affaire, c’est quand même que l’administration s’offusque que l’on demande de lui rendre des comptes. Les contribuables ont le droit d’avoir des éclaircissements sur l’usage qui est fait de leur argent, et donc sur l’assiduité des fonctionnaires qu’ils paient par les impôts.

      • Oui, les contribuables ont le droit de demander des comptes à l’administration de l’Etat. Mais la parution de cette enquête n’est pas fortuite et vient conforter une politique de dénigrement du personnel enseignant.
        En ce sens, le gouvernement, de manière indirecte, cherche à infléchir l’opinion publique afin que cette dernière le rejoigne dans sa politique de « dégraissage du mammouth ». Dès lors, cette parution est critiquable, puisqu’elle fait fi de toute analyse objective. Il s’agit bien de propagande, quoi qu’en dise M. Chatel.

        • Personne ici n’est naïf au point de croire que, comme le prétend Luc Chatel, cette parution est fortuite. Mais on peut, d’un point de vue politique, l’interpréter comme l’expression d’un rapport de forces avec les syndicats, qui l’attendent de pied ferme, comme en témoigne l’entrevue du ministre avec Gérard Aschieri. Et il convient aussi de s’intéresser aux faits que le rapport révèle, en faisant abstraction du contexte.

          • je prends le train en marche et reviendrai sur le sujet un peu plus tard, mais Giordano, si chez le corps enseignant le poids des syndicats est en effet à peu près nul, ces derniers n’en cogèrent pas moins l’Education Nationale avec les dégâts que l’on connait.

          • Je suis d’accord avec vous en ce qui concerne « le poids des syndicats », faible dans le corps enseignant. Le problème de la « cogestion » dont vous parlez et dont vous ne voyez que des « dégâts », c’est que ces même « dégâts » cachent les avantages de ce système, le principal étant le maintien d’un service public, tout défaillant soit-il sur certains aspects. Notez encore que ces mêmes syndicats n’ont que peu de poids face à la réalité des politiques: il suffit de constater l’incapacité des ces derniers à lutter pour le maintien de ces 16 000 postes pour septembre…

  5. Décidément, à SOS éducation, vous ne changerez jamais! Je suis enseignante dans le primaire depuis plus de 30 ans et je « me poile » chaque fois que je lis vos conneries!
    Moi, je propose que l’on fournisse un compteur à chaque enseignant pour comptabiliser le nombre d’heures effectives de travail, quitte à rester à l’école (on y mettra des lits car je travaille parfois plus de 10 h /jour!!! et je ne suis pas la seule!) et que, comme je n’ai jamais été arrêtée depuis plus de 10 ans, je bénéficie d’une prime à l’assiduité comme cela se fait dans la privé parfois. De plus, je pense qu’il faut aussi accorder une prime de risques car j’en ai ras le bol de corriger les cahiers » dégueulasses » des gosses qui reniflent, éternuent, se mouchent dans leurs manches et ne se lavent pas les mains au sortir des toilettes!
    Et si ceci, en dehors de la présence des enfants suffisait à expliquer les gastro et grippes des enseignants?
    Combien y-a-t-il de gens dans le privé, qui après plus de 6 (ou 7 heures si soutien) debout la plupart du temps, en présence de plus de 24 gosses trouveraient encore l’énergie de passer 2 à 3 heures à corriger et préparer la classe du lendemain???
    Pour avoir une idée, organisez donc un après-midi récréatif avec activités pour vos enfants et une dizaine de copains! ceux qui l’ont déjà fait savent bien ce que c’est!
    Allez donc, bandes d’ignorants détracteurs, passer 6 mois dans une classe à plusieurs cours dans un quartier difficile avant de parler de choses auxquelles vous ne connaissez RIEN!
    Comme le disait mon directeur en retraite maintenant  » à chacun son métier et les vaches seront bien gardées! »

    • Vous vous imaginez qu’il n’y a pas d’enseignants parmi nous ?
      Que nous vivons dans une tour d’ivoire, perdu dans une campagne profonde ou une île déserte ?
      🙂

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