Discours de clôture du congrès de la FCPE par Paul Raoult

[…] « Le collège d’aujourd’hui est construit sur un modèle élitiste. Il est construit sur l’idée que lorsqu’un élève est en échec, c’est d’abord de sa faute, car il n’aurait pas le bon bagage culturel, ne serait pas assez scolaire ni assez méritant ou aurait des parents démissionnaires. […]

En organisant le tri des élèves à travers les notes et des options sélectives réservées à un petit nombre, en hiérarchisant les différentes formes de savoirs et de compétences, en hiérarchisant les voies et les filières au détriment de l’enseignement professionnel, en maintenant la course à la performance, en organisant la concurrence entre les élèves, les familles, les quartiers, le collège maintient et renforce les inégalités face à la réussite ! » […]

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Une réflexion sur “Discours de clôture du congrès de la FCPE par Paul Raoult

  1. Vous avez écrit et dit dans votre texte :
    « reconnaître que ce sont les parents et leur enfant qui doivent prendre la décision finale, c’est une étape primordiale ! C’est réaffirmer l’importance du partage des responsabilités éducatives » .
    Si c’est ça le partage…alors…
    Vous savez il ne faut pas se cacher le principe de réalité, tôt ou tard les manques se découvrent à ciel ouvert et là vous tombez de très très haut. Vous aimeriez être opérer par un médecin chirurgien qui aurait eu ses diplômes sans sélection ? Vous aimeriez monter dans un avion piloté par un pilote qui n’aurait rien subi comme sélection ? Moi pas.
    Vous avez raison pour ce qui est du collège (passage d’un jeu de massacre).
    Ce qu’il faudrait, Monsieur, c’est bien avant (dès le CP) élargir le champs de développement des intelligences, car vous savez j’ai eu l’occasion de rencontrer jadis Monsieur Seymour Bruner qui a développé sept (il en était même à huit pratiquement) forme d’intelligence(s) et l’on voit bien qu’en travaillant différemment nombre d’élèves s’y retrouveraient beaucoup mieux lors du choix d’orientation de métiers. Il est vrai qu’en dehors des chaises devant un tableau (qu’il soit utilisé à la craie, au feutre indélébile, ou « électronique » ) l’enseignement obligatoire français est resté le même depuis 1892 (un peu avant). Ce n’est plus possible de faire travailler les apprenants ainsi. Bien d’autres formes de développement existent et nous en sommes réduit au moyen âge. j’aimerai tant que les professeurs se révoltent mais je pense que cette disposition (pouvant faire varier les méthodes) les arrangent car il y aurait une telle formation d’eux-mêmes à réaliser…dommage pour toute cette jeunesse pour beaucoup sacrifiée sur l’autel de la facilité. Ce qu’il faut c’est un plan sur huit ans minimum et là le politique n’est pas du tout intéressé par le moyen ou long terme, ces messieurs s’amusent à rafistoler d’année en année. Apprendre est un acte de souffrance (même relative) lisez les travaux qui traitent du sujet.
    Le désir d’apprendre s’origine dans l’inconscient du sujet, il déclenche des comportements repérables de motivation, qui est « mise en mouvement du désir ». Il s’ensuit que la motivation n’est « authentique », ne provoque des comportements durables, que si elle se nourrit de la profondeur de ce désir, si elle est une « résonance exacte du monde du désir. Elle produit des aspirations, sorte de projections des désirs dans un futur, celui du champ professionnel par exemple.

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