Êtes-vous martinet ou mandalas ?

Rangez vos engins de torture : il y a bien plus simple pour motiver un enfant à travailler !

Brigitte Étienne nous a révélé ses trucs et astuces dans l’Atelier du mercredi du 23 janvier. Et la douzaine d’enseignants de tous niveaux, de la maternelle à l’université, se sont prêtés au jeu avec enthousiasme.

Les mandalas favorisent la concentration

Cette orthophoniste de 35 ans de carrière n’a rien d’un bonze tibétain. Pourtant elle utilise les mandalas1 avec succès : ces dessins circulaires d’origine indienne, peuvent représenter des paysages, des animaux….

Brigitte Étienne y a régulièrement recours : « le mandala s’adapte à la personnalité de chacun. Certains enfants arrivent excités, intenables dans mon cabinet. Je leur demande de dessiner de l’extérieur du cercle vers l’intérieur et en 5 minutes, ils se calment et deviennent plus concentrés. Au contraire, je demande aux élèves renfermés de dessiner de l’intérieur vers l’extérieur. Ils se redressent, prennent confiance en eux et sont prêts à travailler.»

Une fois les enfant disponibles, il faut leur donner un but. C’est là que vous pouvez inviter Les stars mondiales du sport.

Appelez une star du basket à la rescousse !

Inutile de vider votre compte en banque pour faire venir le célèbre basketteur Parker ou le tennisman Tsonga : évoquer les efforts qu’ils ont dû faire suffira largement.

« Les enfants ont besoin de héros, de modèles » raconte Brigitte Étienne. « Je parle de Tsonga, de Parker qui doivent s’entrainer 10 heures par jour pour arriver et rester là où ils sont. J’explique aux enfants que, pour eux c’est la même chose : s’ils travaillent beaucoup, eux aussi, ils réussiront ».

L’analogie avec le sport marche assez bien, quand on parle d’effort. C’est la même chose pour l’échec.

La culture de l’échec

Trop souvent, on considère l’échec comme quelque chose qu’il aurait fallu éviter. A la surprise générale, Brigitte Étienne propose, elle, de le voir comme un moyen de progresser. L’échec devenant une étape nécessaire vers la victoire, il est donc inutile d’en avoir peur : il faudrait même le rechercher !

En effet, quand on cherche à progresser, on se lance un défi. On vise plus haut que ce que l’on peut faire d’habitude. Il est donc normal d’avoir plus de chance de rater. C’est pourquoi il faut oser promouvoir une culture de l’échec : car progresser, c’est prendre des risques.

Michael Jordan, la star mondiale du basket racontait : « J’ai raté plus de neuf mille tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque trois cents matchs. On m’a fait confiance à vingt-six reprises en me confiant la lourde responsabilité d’effectuer le dernier tir, et j’ai raté. J’ai échoué sans arrêt dans ma vie. Et c’est pour ça que j’ai réussi. »

Créez les conditions pour bien échouer

Les élèves ne savent plus se donner l’espace et le temps de l’échec. A mon époque, on appelait ça un « brouillon ».

Et c’est ce que constate un professeur de français et de latin au collège, qui participait à l’Atelier du mercredi :
« Mes élèves au début, ne comprennent pas à quoi cela sert. Ils sont toujours dans l’immédiat et veulent écrire tout de suite sur leur copie. Je leur explique qu‘en travaillant sur le brouillon, ils vont réfléchir davantage, au lieu de suivre leur première impulsion et leur pensée va progresser ».

Et vous, quelle place laissez-vous à l’échec dans votre classe, avec vos enfants, (et dans votre vie) ?

«Ce que je veux savoir avant tout, ce n’est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec.»
Abraham Lincoln

 


Antoine Blondel
Responsable des relations parents – professeurs
SOS Éducation

 

1 Vous pouvez trouver des mandalas à imprimer et colorier, ici : http://www.hugolescargot.com/coloriages-mandala.htm

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