Être professeur, c’est aussi l’occasion d’émerveillements…

etre_professeur300x200[…] « Si l’on fait profiter tout le monde de notre mécontentement, pourquoi ne pas faire profiter, aussi, tout le monde de notre enchantement ? Pourquoi ne pas prendre le temps de se réjouir ? Pourquoi refuser d’être officiellement optimiste quand on a des raisons de l’être (ce qui ne veut pas dire qu’on est aveugle, béat ou sans lucidité) ? Pourquoi ne pas se laisser à exprimer son admiration ? Pourquoi ne pas montrer son enthousiasme ?

Parce que l’optimisme a mauvaise presse. Ce qui est relativement étrange dans un domaine où il s’agit de former la jeunesse, de s’occuper de leur avenir (si l’on croit que tout est foutu, autant travailler en soins palliatifs, c’est plus pépère et l’on risque moins d’avoir de bonnes surprises). Ce qui est aussi relativement compréhensible quand on voit le mauvais usage qui a pu être fait de l’optimisme : on a trop entendu certains vous expliquer que le niveau montait car, même si des élèves étaient super nuls en orthographe, ils étaient vraiment doués pour mettre un fichier sur une clef USB.

J’ai donc distribué des bonbons et fait part de ma joie. Les élèves étaient tout étonnés mais ça ne leur a pas coupé l’appétit pour autant. Je me suis alors dit qu’il fallait vraiment partir à la reconquête de l’optimisme, le sentiment le moins partagé dans l’Education nationale (je ne parle pas de ceux qui le sont à grand coup de trucages, d’idéologie et de falsifications). Je me suis dit ça, donc. Pendant ce temps, la circulation du paquet de Haribo a évidemment créé des perturbations dans mon cours. Ici ou là, ça remuait un peu. Je me suis un peu énervée, j’ai screugneugné (« alors, voilà, je suis contente et vous vous… »), j’ai été déçue.

Et j’étais déjà moins optimiste. » […]

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