Grève du 12 octobre : Non à l’instrumentalisation des lycéens [communiqué de presse]

Paris, le 12 octobre 2010

SOS Éducation condamne la position des syndicats lycéens d’appeler à la grève ce jour et de tenter d’instrumentaliser les élèves, qui plus est, dans un débat qui n’a pas trait à l’école.

Certains jeunes gens mineurs battront ce jour le pavé plutôt que d’aller étudier. Il ne s’agit en aucun cas d’une action civique, comme certains le laissent entendre, mais d’une action politique, où les jeunes ne sont que les jouets d’activistes.

Dans ce contexte, il est important de rappeler que nos écoles ne doivent servir aucun parti, aucune centrale syndicale.

La responsabilité de chaque adulte est de préserver les siens, la responsabilité de la Nation est de préserver sa jeunesse et ne pas laisser certains la transformer en « chair à manif’ ».

Pour SOS Éducation, il est impératif que nos écoles redeviennent des lieux où la neutralité s’exerce, des lieux de formation intellectuelle et non de repérage et de formatage politique.

« Laissez notre jeunesse grandir, apprendre et user de son libre arbitre sans parti pris, ni a priori », c’est tout ce que les 80 000 membres de SOS Éducation demandent.

8 réflexions sur “Grève du 12 octobre : Non à l’instrumentalisation des lycéens [communiqué de presse]

  1. Au surplus cette  » instrumentalisation » des lycéens constitue une double peine. Non seulement ils sont manipulés et manquent les cours mais en plus si , par leurs manifestations, le projet était retiré et l’âge de la retraite ramené à 60 ans, le coût en serait exorbitant et ne pourrait pas être financé par le système. Il faudrait donc, pour le maintenir, recourir à ce qui se fait déja, l’emprunt. Et qui payera cet emprunt, qui devra assumer la dette? Les futurs actifs que sont les lycéens! Autrement dit les cliques syndicales minoritaires demandent aux jeunes de descendre dans la rue mais à conditions que ce soit en montant sur leur dos et en mettant leur main dans leur poche. Une des entreprises de mystification et de cocufiage d’une génération parmi les plus abouties!

  2. Non Hibiscus!! Elle ne concerne que les salariés, que ceux qui gagnent leur salaire (et surtout ceux qui gagnent mois de 1200 euros par mois et qui n’ont ni les moyens de faire grève, ni les moyens de capitaliser pour plus tard.) Les lycéens et les étudiants n’ont pas leur mot à dire, surtout pas.
    Les profs sont bien mal placés pour faire la morale à ceux qui ne font pas grève car ils gagnent de quoi capitaliser et peuvent se permettre de faire une journée de grève…
    En France, on mélange tout! Il n’y a plus de bon sens et le gouvernement en est bien content; il regarde les institutions se détruire de l’intérieur, les profs critiquer la populace… bref… nous sommes pris à notre jeu.
    Je suis fonctionnaire et privilégié, oui, je le crie haut et fort.
    Prof du 9-3,
    Prof un peu désabusé en ce moment;

  3. En matière de retraite pour les actuels lycéens la discution est vaine,quand il y arriveront même si c’est à 60 ans le système aura fait faillite.Si leurs profs ont le courage de leur expliquer cela , on peut comprendre à la limite leur inquiétude et trouver quelque légitimité à leurs manifestations,sauf que PERSONNE NE LEUR DIT. Nouveau témoignage de la nullité ou de la malhonnêteté du corps enseignant.

  4. Le PS est irresponsable d’envoyer ces jeunes gens dans la rue; ils se font manipuler ces jeunes gens.
    La propagnade politique n’a de toute façon pas à rentrer dans un établissement scolaire à mon avis.

  5. Il y a aussi certains « collègues » qui vont dans les lycées pour exciter les lycéens. Ces révolutionnaires en peau de lapin n’ont rien dans le pantalon. Ils ont peur d’être à cent dans leurs manifs.

    Il faudrait des manifs de droite pour déloger la gauche de la rue. Il y en a marre de ces beaufs attardés de la CGT-FSU qui jouissent à l’idée de voir notre pays bloqué. Qu’ils aillent en Corée du Nord et nous laissent tranquilles entre Français de droite.

  6. « Ces révolutionnaires en peau de lapin n’ont rien dans le pantalon.  »

    Samedi matin, j’ai cru rêver, ou halluciner, si vous voulez.
    J’ai vu une manifestation, disons plutôt un défilé, hérissée de drapeaux de la CGT, de la FSU et du SNES, avec en son beau milieu une banderole « France terre d’accueil et d’asile », mais absolument SANS banderole revendicative.
    Ces gens étaient là pour être là, pour se compter un samedi matin. Des souffleurs de vuvuzellas étaient prévus pour couvrir toute velléité de slogan, au cas où…, munis d’un brassard CGT.
    Puis ils se sont gentiment dispersés, au son du « petit vin blanc » qu’une sono diffusait largement (tiens, ils avaient donc une sono, les dirigeants de la manif?), peut-être avec des paroles ad hoc. Mais c’était quand même le « petit vin blanc qu’on va déguster du côté de Nogent », je ne sais pas si vous connaissez.
    Alors qu’on ne me parle pas de la combativité des syndicats, parce que même si l’on se place de leur point de vue, ils ne se donnent pas les moyens de « gagner ». J’ai l’impression d’avoir assisté à l’enterrement de la retraite par répartition. Même pas un baroud d’honneur…
    Et je précise qu’il n’y avait aucun jeune d’âge lycéen.

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