Instituteur ou professeur des écoles ? Du bon usage des mots de l’éducation…

bon_usage_des_mots200x100[…] « Rasseyez-vous, ma bonne dame (ou mon bon monsieur, hein, je ne veux pas d’emmerdes). Je veux bien admettre que votre enfant est à la fois un Mozart et un Picasso en puissance, mais même une graine de génie a besoin, à un moment donné de pousser droit, sinon il arrive un moment où ça ne pousse plus (« Brrrr, me direz-vous encore, la métaphore biologique, ça sent la Manif pour Tous, Civitas et Force Vie, sans parler des heures les plus sombres de notre histoire » : détrompez-vous, détendez-vous, et prenez le temps de me lire d’abord).
Par ailleurs, toujours ma bonne dame ou mon bon monsieur, vous êtes en train de faire une confusion grossière entre le boulot du parent et celui de l’instituteur. Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais je préfère ne pas m’éparpiller : un jour peut-être, nous discuterons du jour où de l’instruction, on a basculé dans l’éducation. Aux dernières nouvelles, donc, ce bon instituteur a encore vocation – pour quelque temps du moins – à enseigner le calcul, l’écriture et la lecture, et les référentiels de compétences – pour quelque temps du moins – n’y changent rien.
« Pousser droit », c’est prendre le chemin le plus court pour atteindre ces objectifs, c’est aussi ne rien perdre en chemin. Vous, toujours ma bonne dame ou mon bon monsieur, qui venez chouiner en réunion parents-profs parce que votre enfant a une orthographe déplorable, vous ignorez peut-être que dans « orthographe », comme dans « orthodoxe » ou « orthogonal », il y a « ortho », et que « ortho », bah ça veut dire « droit », justement. Comme quoi, les mots d’avant, c’était pas si mal fait : l’insti-tuteur enseignait l’ortho-graphe. » […]

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