Insulté par un élève, lâché par sa hiérarchie…

Victime d’insultes à caractère racistes de la part d’un lycéen, Augustin Legrand, assistant d’éducation dans un lycée professionnel du Loir-et-Cher n’a reçu aucun soutien de la part de sa hiérarchie. L’élève a simplement été exclu trois  jours.

Pas de conseil de discipline, pas de réaction du rectorat. En revanche, il est devenu la bête noire de sa hiérarchie, qui le juge trop « susceptible ». Pire : après avoir alerté le rectorat, l’inspection académique et le médiateur de l’Education Nationale, il s’entend répondre que « c’est comme ça dans tous les lycées de France ».

Aujourd’hui, la direction du lycée a pris position… contre Augustin Legrand : « puisque tu soulèves des problèmes que nous ne sommes pas en mesure de régler ou que nous ne pouvons pas régler, tu n’as qu’à démissionner ».

Ce dernier est maintenant en arrêt maladie et  a décidé de porter plainte contre le jeune homme de 18 ans.

Combien faudra-t-il encore de professeurs insultés, méprisés, pour que l’Education Nationale se décide à avoir une position ferme ?
Combien de temps les professeurs devront-ils se laisser humilier avant que les chefs d’établissement ne décident de réagir ?
Faut-il vraiment attendre que plus personne ne veuille ni enseigner, ni surveiller ces élèves pour faire quelque chose ?

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11 réflexions sur “Insulté par un élève, lâché par sa hiérarchie…

  1. Ce serait sympa de savoir pourquoi ce prof c’est fait insulter pour changer. Hou les méchants élèves, sauf qu’il arrive qu’ils se défendent. Quand on ne sait rien on n’en profite pas pour déblatérer sur le sujet …

  2. Il y a bien longtemps que cela dure et c’est bien exact : aucun soutien de la hiérarchie , même pour le chef d’établissement qui voudraient soutenir son professeur.
    Après un rapport défavorable contre un élève, c’est un afflux, un déluge d’inspecteur.
    Le mot d’ordre : ne pas faire de vague.
    (17 ans d’enseignement)

    • @ skunker,
      Parce que vous estimez qu’un élève est en droit de se défendre en insultant son professeur ? Mais de quel milieu social pourri sortez-vous ?
      Je suppose qu’à vos yeux, ce salaud de professeur, sans raison aucune, aurait violemment frappé cet élève très « studieux » ? Peut-être a-t-il sévèrement fouetté sans motif cet élève « exemplaire » ? Ou alors, aurait-il, tout simplement osé exiger, un peu trop fermement, que cet élève « irréprochable » se tienne correctement durant les cours ?
      Décidément, il y a vraiment des coups de pieds aux culs qui se perdent dans notre société ! Et ce ne sont pas les gosses mal élevés qui les mériteraient en priorité !…

    • … Et vous avez raison de préciser que : « Quand on ne sait rien on n’en profite pas pour déblatérer sur le sujet »
      Vous feriez bien de mettre en application les conseils que vous avez le culot de donner aux autres !
      Ce n’est pas votre laxisme qui permettra la construction de l’avenir d’un élève !
      Ce sont des mentalités telles que la vôtre qui ont contribué à la dégradation du système éducatif français !
      Mais bon, malheureusement, il existe des français qui aiment patauger dans la fange.

  3. J’ai une expérience de l’éducation nationale bien à moi.
    prof avec des comportements plus qu’explicite envers les jeunes filles, prof qui humilie et rabaisse ses élèves … dans ma prime jeunesse un ami c’est fait décoller l’oreille après avoir été soulevé par cette dernière.
    J’ai aussi pu constater comment ces petites histoires sont réglées.
    Donc ne vous plaignez pas du mot d’ordre « pas de vagues ».
    Qui patauge dans la fange ?

    Donc je confirme, si mon fils colle un taquet à son prof de physique parce qu’il tape sur les fesses des élèves qu’il envoie au tableau je serais fier de lui et de l’éducation que je lui ai donné.

    Quand on ne sait pas ce qui c’est passé on ne porte pas de jugements. Et notez que je m’abstiens de le faire avant d’hurler comme un putois.

    Et puis bon, quand on se laisse entraîner sur cette voix par un gamin de 20 ans son cadet c’est qu’on est pas très intelligent, excusez-moi d’attendre que des adultes sachent prendre un peu de recul.

    Attention avec les menaces de coups de pieds, c’est mon travail, vous regretteriez l’échange.

    • J’ai bien compris, à travers vos propos, que vous aviez une expérience bien à vous de l’éducation nationale…

      Le fait de mal noter un élève qui ne connaît pas son sujet, serait-ce cela l’humilier ou le rabaisser pour vous ? Parce qu’aujourd’hui nous en sommes là ! Il ne faut surtout pas contrarier ces petits anges, et leurs parents ! Même s’ils sont nuls en tout, il faut qu’ils aient une note qui ne puisse pas les traumatiser ou les dévaloriser ! Surtout, aucune remontrance ! Bref, le nivellement vers le bas.

      Votre ami qui s’est fait décoller une oreille, a-t-il survécu à ce terrible traumatisme ? Mais vous ne vous êtes pas posé la question de savoir ce qui a poussé son prof à lui faire subir ce « châtiment barbare » ? Non, bien sûr. C’était un prof qui ne savait pas prendre du recul…

      Et pour quelle raison un adulte devrait-il savoir prendre du recul ? Pour affirmer son laxisme ou sa lâcheté face à un garnement impertinent ou agressif ? Ce n’est pas ainsi que l’autorité des enseignants se réinstaurera !

      Vous connaissez beaucoup de professeurs qui tapent sur les fesses des élèves ? Je ne dis pas que cela n’existe pas, mais je n’ai pas le souvenir d’avoir lu ou entendu parler de ce genre de comportement ces dernières années. Par contre, régulièrement les médias nous relatent les violentes agressions subies par des enseignants. Mais à vos yeux, ils le méritent, sans doute…

      Qu’un élève dénonce le comportement anormal d’un professeur est tout à fait louable, mais qu’un père puisse se déclarer fier de son gosse s’il collait un taquet à un professeur est totalement irresponsable !…
      Désolé, mais ce genre de comportement irresponsable, encouragé par un père irresponsable, m’oblige à confirmer les coups de pieds aux culs qui se perdent !…

  4. Pour moi humilier un élève, c’est par exemple lui faire des remarques sur ses origines sociales. Pour se faire décoller l’oreille en cm2 suffit de faire du bruit en cours. (prime jeunesse, j’ai précisé pourtant).
    Pour les tapes sur les fesses ça a été plus loin que ça (proposition de photos contre rémunération (17 ans je précise)) et quand l’élève c’est plainte on l’a changé de classe …
    Mon père m’a raconté s’être fait fouetté au point de ne plus pouvoir s’assoir; mais bon c’était une autre époque vous me direz.

    attention, la plupart des profs sont des gens qui font bien leur travail. mais il peut y avoir des abus … c’est toujours des choses très limite voyez ?
    et c’est couvert par corporatisme …

    « Et pour quelle raison un adulte devrait-il savoir prendre du recul ? »

    je sais pas. parce qu’il est responsable des mômes pendant son cours ?
    faut pas déconner …
    quand ça en vient aux insultes c’est qu’à un moment il est entré dans son jeu. des fois je me dis qu’on devrait donner des formations « super nanny ». sérieusement je comprends pas, des jeunes de ces âges là j’ai l’occasion d’en côtoyer pas mal (habite près d’une mjc) quand c’est le bordel j’y vais, personne ne m’a jamais parlé de travers, pourtant ils ont le complet basket/survêt’ …

    encore une fois on ne sait pas exactement ce qui c’est passé dans cette classe. donc inspecteurs etc …

    « mais qu’un père puisse se déclarer fier de son gosse s’il collait un taquet à un professeur est totalement irresponsable !… »

    fier parce qu’il ferait parti du peu de gens assez sain d’esprit pour ne pas se faire avoir par l’expérience Milgram. après ça ne veut pas dire que je ne ne lui dévisserais pas la tête du cou 😉

    • A présent, je comprends un peu mieux votre point de vue. Il fallait peut-être commencer par ça. Mon « ton » aurait été probablement différent à votre égard.
      Il est clair qu’un enseignant coupable d’atteinte sexuelle ou de violence excessive, tel que vous le décrivez, doit être sévèrement sanctionné et viré de l’Education Nationale.
      Il est vrai, qu’à une autre époque, les enseignants pratiquaient la violence d’une manière excessive. Mais il faut reconnaître qu’ils inspiraient le respect.
      Aujourd’hui, la situation s’est totalement inversée. Ce sont les enseignants qui sont agressés, insultés, méprisés, humiliés par des élèves ou des parents d’élèves. Et je n’ai pas le sentiment qu’ils soient réellement protégés par leur corporation…
      En conclusion, si cela peut permettre d’éviter à notre société de basculer dans le chaos et la barbarie, je suis un partisan inconditionnel d’une éducation ferme et musclée envers tous les enfants et élèves, et ce, dès leur plus jeune âge.
      Sans rancune.

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