On veut interdire aux parents la fessée ! Bientôt des caméras à la maison…

[…] « Nous revenons donc au point de départ : qu’est-ce qu’un enfant ? Doit-on avoir le droit le frapper les enfants ?

Pour ma part, je pense que la fessée n’a pas sa place dans un processus éducatif. La fessée fait du bien à celui qui la donne, mais pas à celui qui la reçoit. La fessée est une violence, et la violence n’enseigne que la violence. L’enfant qui reçoit une fessée est violenté dans son corps et dans son honneur. Il est frappé et humilié. » […]

Lire la suite sur le Nouvel Observateur.fr

Une réflexion sur “On veut interdire aux parents la fessée ! Bientôt des caméras à la maison…

  1. C’est bien parce qu’on identifie un individu dans ses droits que l’on peut plus facilement exiger de lui qu’il respecte la loi.
    J’ajoute que droits et devoirs ne sont pas indéfectiblement liés. Certains droits de l’homme fondamentaux comme le respect de la personne ne sont gagés par aucun devoir. La femme qui ne se fait pas agresser sexuellement dans la rue n’a pas à remercier le passant qu’elle croise .
    Droit sur , droit à , droit de l’enfant : en droit l’enfant a de 0 à 18 ans. On ne devrait pas dire « combien d’enfants avez-vous » Mais « combien de fois êtes-vous parents ». Etre ou Avoir ? Droit et devoir .
    La tendance reste encore forte de considérer l’enfant comme un bien.
    Enfant et enfant

    Commençons par le début : qu’est-ce qu’un enfant au sens juridique du terme ? Il s’agit d’une personne humaine de moins de 18 ans. La majorité civile a été ramenée en 1974 de 21 à 18 ans. La majorité pénale elle est à 18 ans depuis 1906 quand elle était jusque là à 16 ans. En d’autres termes, à 18 ans tout individu dispose de l’ensemble de ses droits civils, civiques et politiques.

    Ce n’est cependant pas dire, on va le voir, que le droit traite de la même manière l’enfant de 0 à 18 ans. Des seuils – 7-8 ans, 10 ans, 13 ans, 16 ans – scandent la maturation des enfants. Quand pour le journal Tintin on est un enfant de 7 à 77 ans, à 18 ans la société pose le principe que le petit d’homme est achevé.
    « Honte de punir », le zèle : Que la honte de punir n’exclut pas le zèle est certain car, en aucun cas elle n’empêche les sanctions; elle les déplace peut être, les repousse ou les camoufle. Sanctions différées, laissées à la responsabilité d’autres instances, sanctions tout de même comme en témoigne le nombre de mineurs concernés.
    L’interdit est NON négociable. Par ailleurs il ne faut pas confondre autorité et violence. On peut faire preuve d’autorité sans élever la voix ou sans frapper.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *