Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’enseignement scolaire, démissionne

Fait divers ? Aucunement. Derrière cet “événement” se cache une information capitale pour ceux qui veulent comprendre le fonctionnement de la maison Éducation Nationale. Ce sont les hauts fonctionnaires qui la dirigent depuis une trentaine d’années, au moins, et qui y font la pluie et le beau temps. Les ministres n’y ont qu’une importance marginale, et ne peuvent agir que sur certains détails.

Mais pour certains hauts fonctionnaires, c’est déjà manifestement de trop : ainsi, ce Jean-Paul Delahaye qui décide de partir parce qu’il s’oppose à quelques aménagements, preuve qu’il se donne beaucoup d’importance.

Mais rassurons-nous : il sera bientôt remplacé par un haut fonctionnaire aussi ignorant que lui de ce qu’est un élève et une heure de cours, et tout continuera comme avant dans le meilleur des mondes possibles…

William König

 A lire sur le sujet :
Jean-Paul Delahaye maniait la langue de bois comme personne. 
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Jean-Paul Delahaye faisait la promotion du travail en équipe, et savait de quoi il parlait.
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Bonne retraite, et merci pour l’école que vous nous laissez !
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3 réflexions sur “Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’enseignement scolaire, démissionne

  1. Directeur d’école de 1976 à 1997, puis remplaçant jusqu’en 2004, j’ai suivi la descente aux enfers de l’école élémentaire et de ses enseignants.
    Je confirme que ces hauts fonctionnaires, avec la complicité des corps d’inspection, ont liquidé en 30 ans le meilleur enseignement au monde que nous avait légué Jules Ferry.
    Pour ne citer qu’une anecdote, en 2000, on m’a convoqué à l’inspection académique, pour avoir donné des lignes à un élève, désorganisant ainsi le système des remplacements.
    La priorité à l’époque était d’enlever toute autorité à l’enseignant. Le but a été largement atteint avec les conséquences que l’on sait.
    Ces gens là n’ont jamais eu de compte à rendre à personne, encore moins que les politiques.

    Guy Aubineau

  2. Le seul fait d’avoir transformé le nom « Services publics » en administration aurait bien dù nous alerter.
    A force de faire reposer toutes ses décisions sur les conclusions de l’administration, elle même gérée par le mandarinat, il y a longtemps que les politiques n’ont plus la main sur la gestion de la société

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