La méthode semi-globale, une catastrophe !


« Je me rends compte que je ne suis pas toute seule dans cette galère.
Ma fille est en CP et, elle rentre avec des devoirs incompréhensibles, la maîtresse utilise une méthode semi globale, c’est une catastrophe, ça part dans tous les sens et il n’y a aucune progression logique, de plus ils font de la phonétique avec par exemple le son [y] qui signifie u (ou comment leur embrouiller le cerveau). Ils ne font quasiment pas d’écriture.

Ma fille était très douée et à l’aise avec la langue française, mais depuis elle s’est fermée sur elle-même, ne veut plus apprendre et dit que c’est trop difficile pour elle.
Je vois bien que d’autres élèves de la classe sont dans le même cas et que ça ne vient pas d’elle.

Suite à mes recherches de solutions pour l’aider, j’ai donc acheté « Léo et Léa » on s’y est mis tout doucement, quand la motivation était là (elle a perdu complètement confiance en elle) et les progrès se sont vite fait sentir.
J’en ai parlé à la maîtresse qui est sûre qu’ils arriveront tous à lire avec sa méthode et que c’est la meilleure.
Je suis extrêmement énervée contre notre éducation nationale qui encourage cela.
Quand je lis des témoignages de prof de Français de collège qui ont des élèves quasi analphabètes à cause de mauvaises méthodes de lecture je me demande pourquoi les enseignants de CP ne  sont pas au courant de çà, c’est inadmissible. On ferme les yeux ou quoi ?

Il est tout aussi inadmissible aussi que les parents doivent faire faire une « scolarité parallèle » à leurs enfants, autant les sortir du système et faire la classe à la maison (avant j’étais contre ça mais je ne savais pas que l’école pouvait gâcher, pourrir nos enfants à ce point….)

Je pense à tous ces petits bouts qui subissent ça sans broncher en pensant que c’est comme ça qu’on apprend à lire et que c’est eux qui sont bêtes.
Que pouvons nous faire, nous les parents pour que les enseignants admettent qu’ils font fausse route? »

Virginie

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17 réflexions sur “La méthode semi-globale, une catastrophe !

  1. Je relève cette remarque: « Ils ne font quasiment pas d’écriture ».
    Qu’on prenne exemple sur le conservatoire de piano. Pour savoir lire (une partition) on lit tous les jours. Pour écrire, on fait des dictées musicales tous les jours en corrigeant les fautes. Enfin, concernant le piano l’objectif majeur n’est pas d’apprendre, mais de savoir jouer. On répète 500 fois s’il le faut. C’est bien la pratique qui conduit pour 90% au résultat.

    Si le conservatoire devenait aussi débile que votre école, il ferait apprendre par cœur pour mardi les pages 105 et 106 de la méthode, avec interrogation écrite ! Mais il considérerait secondaire de vérifier si cette connaissance se traduit correctement dans la pratique de l’instrument… Débile.

    On a saboté l’apprentissage des langues avec des colonnes de traduction et des règles de grammaire indigestes. Il suffisait de parler avec des natifs de la langue, et de corriger les erreurs, plus tard de lire et écrire, toujours en corrigeant les erreurs. L’objectif est de savoir, pas d’apprendre!

    L’apprentissage de l’écriture et du calcul nécessite de la pratique :
    Dictées corrigées en classe, Tables de multiplication répétées en classe, Écriture corrigée en classe, mots réécrits.
    On sait cela au conservatoire de piano, on répète, on travaille.
    Si on ne joue pas on n’apprend pas, c’est évident. La pratique c’est 90% de l’acquisition. A l’école on a supprimé cette notion. Qui? Pourquoi ? Comment rétablir cela? Je cherche aussi comment faire.

    Ne baissons pas les bras.
    Daniel

  2. Bonjour,

    je suis professeur des écoles, en CP pour la première année et je suis tout à fait de votre avis !!! j’ai utilisé à mon initiative une méthode syllabique et depuis mars mes élèves lisent tous et lisent tout !!! certains font même les liaisons ! De plus j’ai été inspectée à la dernière rentrée scolaire, et en vue de cette inspection j’ai décortiqué le document « Lire au CP » pour être sûre de faire le travail tel que me le demande l’éducation nationale, car comme tout enseignant, je n’ai pas envie de me faire taper sur les doigts, quitte à dissimuler un peu les méthodes que j’employais. Et bien je n’ai pas eu à le faire car il s’avère que, même si les termes de méthode « syllabique » ou « alphabétique » ne sont pas employés dans les textes officiels, il est quand même dit sans équivoque que l’on doit rentrer dans l’apprentissage de la lecture par l’apprentissage du code (ou voie indirecte) et dans un deuxième temps seulement, les enfants doivent passer à la lecture globale, c’est à dire la lecture naturelle de tout lecteur expert comme nous le sommes, nous adultes (ou voie directe – cf. Les neurones de la lecture par Stanislas Dehaene qui explique très bien tout cela).
    Et en effet, en classe depuis mars nous n’étudions plus le code, nous lisons, nous lisons, nous lisons toutes sortes de textes (et nous écrivons énormément aussi ! indispensable vous avez raison !!!). Et l’inspectrice m’a félicitée pour mon travail et mes choix !
    Autrement dit, les programmes, même s’ils ne sont pas explicites, nous demandent de travailler avec une méthode syllabique en début de CP. Il n’y a aucune ambiguïté là dessus.
    Après il y a le corps enseignant, échaudé par tant de changements depuis ces quelques dizaines d’années, qui ne sait plus où il en est. Il est plus facile pour un enseignant de continuer à utiliser la méthode que l’inspecteur a validé une fois dans sa carrière que de risquer de revenir à une méthode qu’il a vu bannie pendant toute cette même carrière ! Il y a donc aussi le problème du corps enseignant qui entretient une certaine inertie face au besoin de changement ! Pour preuve, dans mon école, lorsque j’ai tout bousculé dès le mois de septembre en faisant des choix que personne n’avait remis en cause jusque là… j’étais devenue le mouton noir !
    Malheureusement, les dégâts vont être longs à être réparés et informer c’est bien, mais la solution de cette situation impensable réside dans la formation des futurs enseignants au principe alphabétique et dans la clarté des termes employés dans les textes officiels ! Et là on soulève d’autres problèmes !

  3. @jkarlh. Votre réaction est celle d’un enseignant bien formé et tout et tout ! Ouh là ça fait peur ! Et bien moi qui ait plus de 35 ans d’enseignement, je peux vous dire que le jour où vous changerez d’inspecteur, vous changerez de méthode… c’est une bonne image de l’éducation nationale ! J’ai vu passer autant de méthodes que d’inspecteurs dans la maison EN. Ce dont je peux témoigner, c’est que les enseignants qui s’emparaient d’une méthode qui leur convenait et qu’ils maitrisaient avaient exactement le même pourcentage de réussite que vous ! Ceci dit, si je regarde l’école dans laquelle je travaille actuellement, école de ZEP, malgré tous les efforts que peuvent faire les enseignants, les enfants apprennent difficilement. Ce n’est pas la faute des méthodes mais de la vie que vivent les enfants actuellement dans nos cités ! Alors la méthode ! On s’y est tous essayé à critiquer cette fameuse méthode globale, et encore plus la méthode naturelle mais ce que je peux vous dire c’est que les maître(sse)s qui ont employé l’une ou l’autre avec succès, étaient tout(e)s des enseignant(e)s qui y croyaient parce que, évidemment, comme toute méthode un peu différente, elles y travaillaient énormément plus qu’un(e) instit de CP avec une méthode syllabique ! Évidemment, il n’y a pas de manuel puisqu’il se construit sur les apports des enfants en grande partie et c’est donc moins rassurant. En conclusion, quelle que soit la méthode employée, cela demande une grande confiance de la part des parents étant donné que c’est un cap majeur dans la vie d’un enfant.

    Et si Virginie qui écrit cet article avait eu un peu plus confiance dans le travail de la maîtresse de sa fille, à mon avis, sa fille aurait été rassurée et le travail ne se serait pas développé dans la souffrance. Virginie est-elle allée voir l’enseignante avec ce positionnement ? On en doute en lisant ses mots. L’enseignante n’est pas responsable des préjugés des parents mais se doit d’expliquer pourquoi elle emploie telle ou telle méthode et comment les parents peuvent accompagner leur enfant dans cette découverte. Si un enfant est prêt à apprendre à lire, la méthode importe peu ! C’est l’envie de l’enfant qui prime ! Et ce n’est pas quelques signes phonétiques qui vont perturber ses apprentissages. La phonétique est là pour permettre de regrouper les mots par sons et donc d’apprendre qu’un groupe de lettres formant une syllabe peut se former de différentes manières pour figurer un même son. La phonétique est un outil au service d’une, ou de plusieurs méthode(s), elle n’est pas un frein ! Il aurait été intéressant que Virginie en soit informée…
    @dandidan Vous oubliez une chose, c’est qu’avant d’apprendre le piano au conservatoire, on fait une initiation, on travaille le chant, le solfège sous la forme de jeux musicaux, d’airs semblables, de similarités, c’est la base des apprentissages : permettre à « l’apprenti » de se sentir à l’aise avant d’aborder la technique pure… lui permettre de faire ses choix : piano, trompette, flûte traversière, violon… et cela prend au moins une année au… conservatoire ! Cela ressemble un peu au travail préparatoire à la lecture que font les enseignant(e)s de maternelle.

    • Comme je suis d’accord avec vous!!! Maîtresse de CP depuis treize ans, il faut s’approprier la méthode! Au départ, on fait du global pour mieux entrer dans la syllabique après… Enseigner à lire est difficile et si les enfants n’ont pas envie, ils n’y arriveront pas! Il faut les encadrer et le rôle des parents est déterminant!
      Marie

  4. Je suis en accord avec Virginie. J’ai le même constat avec ma fille en CP. J’ai été horrifiée de la voir revenir avec la méthode Ribambelle, apprendre par coeur des mots compliqués du genre « extraordinaire » en tout début de CP. Pas d’étude de l’alphabet. Gros mélange des mariages similaires vu en même temps « ON – OI – OU – IN… » L’incohérence de l’API (alphabet phonétique international) qui a fait dire à ma fille en rentrant à la maison un soir « Maman, la maîtresse elle ne sait pas faire la différence entre un Y et un U… » Et puis surtout la non communication qui s’est instauré entre la maîtresse et nous, parents : puisque celle ci est absolument sûre de sa façon de faire et que nous n’avons rien à dire là dessus car elle a sa très « sainte » liberté pédagogique.
    Donc, que faire ? Solution j’ai fait comme vous : j’ai acheté les cahiers de Léo et Léa (au grand dam de l’institutrice), et les résultats sont flagrants : ma fille sait lire vraiment bien (mieux que ceux des grandes classes); elle est à l’aise et y prend plaisir. Il n’en ai par contre pas de même pour les autres enfants de sa classe, qui bredouillent et butent sur les mots.
    Quoique l’on puisse entendre ou dire, ce sont LES FAITS qui montrent que la méthode syllabique est celle qui convient le mieux pour l’apprentissage ; ceci renforcé par les connaissances récentes en neurophysiologie. Aujourd’hui, on en est arrivé au jeu de la loterie, selon les convictions du maître ou de la maîtresse qui s’occupera de votre enfant en CP : soit il saura lire, soit il prendra le chemin de l’illetrisme (hors cas avérés de dyslexie). Ce n’est un secret de polichinelle pour personne que les enfants qui parviennent à un bon niveau de lecture de nos jours sont ceux dont les parents accompagnent activement leur enfant à la maison avec une méthode syllabique… L’école n’est manifestement plus un lieu d’apprentissage de qualité, et cela fait mieux comprendre pourquoi aujourd’hui en France un enfant sur cinq est déscolarisé.

  5. Après huit ans d’utilisation de la méthode semi-globale en CP, cela fait deux ans que je récupère des élèves de CE1 qui ont appris à lire avec une méthode syllabique. Pour moi, la différence est flagrante à l’oral et fait que je vais continuer à enseigner avec une méthode semi-globale. Je suis de retour en CP cette année. La méthode dite syllabique n’est qu’un exercice de lecture automatique érigé en méthode de dressage. La lecture doit se faire avec les yeux, pas avec la bouche. La méthode syllabique privilégie la lecture automatique de syllabes à une vitesse faible. La compréhension est donc altérée. Je pense que si les parents donnaient plus d’importance à la lecture à la maison, les enfants auraient plus envie de lire et apprendraient mieux à lire. Il me parait évident que pour tous les enfants, il est plus agréable d’apprendre à lire avec maman qu’avec la maîtresse, quelque soit la méthode. On peut aider son enfant, sans proposer une autre méthode à son enfant. Mais cela ne risque pas de donner à l’enfant une grande confiance dans les enseignants. Les deux mamans qui ont témoigné ont utilisé une méthode qui leur paraissait plus simple, surtout pour elles. Leur enfant aurait certainement fini par être moins perdue qu’elles si elles s’étaient senties en confiance ou aidées par des mamans qui allaient dans le même sens que la maîtresse. Je ne me sentirai jamais à l’aise avec une méthose syllabique, mais je pense comme une autre personne que la lecture n’est pas qu’une question de méthode, il y a un tas de choses qui concourent au succès, mais on se retournera toujours contre les enseignants.

    • Et oui, c’est la réponse psychologique classique de « l’institution » qui permet de noyer le poisson : le manque de confiance en l’instituteur et le fameux stress anxiogène des mères qui déteint sur leurs enfants !
      C’est bien commode car cela évite les remises en question et une véritable réflexion intelligente sur les choix des méthodes de lecture.
      En tout cas avec de tels préjugés, cela ne peut pas engendrer de dialogue constructif parents-enseignants et ne favorise pas la confiance.

    • Dans ce que j’ai lu il s’agit de dire que l’école est défaillante et qu’il faut revenir à la bonne vieille méthode d’autrefois. Or, la société a changé, les enfants aussi. Les méthodes actuelles ont bien sûr des failles. Toutes sont certainement discutables mais…rappelons-le encore une fois : la méthode globale n’est plus utilisée depuis des années. Il existe maintenant des méthodes qui ne se basent plus simplement sur la lecture en tant qu’exercice de déchiffrage mais aussi en tant que transmetteur de sens. On écrit pour quelqu’un et pour dire quelque chose et cela permet d’approfondir le vocabulaire, la compréhension et la pratique de l’écrit. La phonologie est certes nécessaire et primordiale mais tout ce qui est proposé concourt à l’apprentissage de la lecture.
      Pour moi, les parents qui veulent aider leurs enfants à la maison en prenant la méthode Bosher ou une autre syllabique n’interfèrent pas dans ma mission. Ils y apportent une autre entrée.
      Lisez, lisez et lisez encore mais croyez moi il est plus agréable de lire un petit album de jeunesse que Daniel et Valérie (que j’utilise aussi pour mes petits élèves en difficulté). Ne nous combattons pas, interrogeons nous tous les jours.
      Et par pitié, cessez de nous jeter la pierre. Nous cherchons des solutions pour que vos enfants soient Tous lecteurs. C’est notre mission et nous nous y attelons chaque jour.

      Pour finir, non, ce n’était pas mieux avant. Notre langue n’est pas phonétique comme l’italien ou l’espagnol et il faut parfois photographier des terminaisons ou des mots globalement (ent au pluriel des verbes, c’est, les, des, dans, ….) pour apprendre à lire.

      Sur ce je vous souhaite une bonne soirée.

    • Je vous cite : « Il me parait évident que pour tous les enfants, il est plus agréable d’apprendre à lire avec maman »… Sauf que si on a créé l’école, pour répondre aux besoins d l’instruction obligatoire, c’est aussi parce que tous les parents ne sont pas qualifiés, ou disponibles pour assurer eux mêmes cette instruction. S’ils l’étaient, il ne serait pas nécessaire de faire de l’éducation Nationale un des premiers budget de l’Etat : et nombre d’enseignants seraient au chômage. Ma fille a subi une méthode globale (je lui faisais confiance, et à l’école aussi).
      Résultat, à saisir (sans précision) la « silhouette » des mots…. « hippopotame » ou « homme »… c’était pour elle pareil (on y retrouve presque les mêmes lettres!)l. Entre autre. Avec une telle aisance à identifier les mots… je peux vous assurer que le plaisir de lire n’était pas au rendez-vous. Idem, pour différentier la silhouette de canard, ou de conard ! Il y a des méthodes syllabiques qui permettent, dès que l’on dispose de quelques lettres, de les combiner pour former des mots, puis des petits textes. De placer le débutant très rapidement dans le jeu des lettres, sans devinette. Sans approximation, tout en proposant très vite des mots, des phrases, des petits textes… qui ne soient pas, par la difficulté, trop décourageants…. commencer par apprendre à lire, salade, tomate, moto, vélo… c’est plus rassurant que d’avoir tout de suite des dictées de « hippopotame ou amphétamine… » J’ai proposé cela à mon deuxième enfant, avant qu’il ne soit plongé dans une méthode (semi) globale… il s’en porte très bien

  6. À Imzy
    Je ne parle pas au nom d’une institution. J’ai confiance en une méthode qui est plus enrichissante pour les enfants. Je ne vois pas de quels préjugés vous parlez. Il y a bien longtemps que je n’ai pas entendu un enfant dire qu’il aimait bien lire pour le plaisir. La Wii est plus prisée, pareil pour la XBox, la DS et autres consonnes du même genre. En ce qui me concerne, je parle de mon expérience, pas d’impressions, ni de statistiques. Apprendre à lire ne sera jamais une chose facile. Ni pour les enseignants, ni pour les élèves, encore moins pour les parents.

    • Bonjour,
      je ne sais pas où vous enseignez, mais chez moi, mes 2 grands enfants 11 et 8 ans) aiment lire. Ils ont appris à l’école avec des méthodes avec un petit peu de global, pour les mots outils. Mais dès septembre, ils combinaient les sons. A la Toussaint, ils avaient compris le mécanisme de lecture, et globalement fin décembre se débrouillaient pas mal. Mon fils a fait 5 ans en primaire, ma 1ère fille, 2 ans et je n’avais jamais, absolument jamais, questionné les méthodes pédagogiques des enseignants. Mais cette année… Méthode très globale pour ma 3ème fille qui rentre au CP. On est fin septembre, et on en est à apprendre des phrases par cœur, à ne savoir où est un mot dans la phrase que parce qu’on récite la phrase. Et ma fille, après un mois d’école, qui dit « mais quand est-ce qu’on apprend à lire ? » On se pose la question, nous aussi ! et on ressort les cahiers des grands, et on déchiffre les mots et on associe les sons. Surprise, elle est contente de pouvoir comprendre par elle-même, sans avoir à apprendre par coeur.
      Je veux bien avoir confiance dans les enseignants, mais la confiance se mérite.

  7. Je suis débité par la méthode de lecture actuelle.
    je me permet de comparer avec la méthode a l’ancienne.
    Personnellement je savait déjà lire dès le mois décembre lors de ma scolarité et je n’étais pas une génie loin de là.
    j’ai dû refaire le boulot a la maison pour que mon fils apprenne en lire « normalement » et pourtant il était dans le privé avec du 1h-1h30 tous les soirs sur les devoirs(imaginez la punition après une journée de travail harassante…).
    Maintenant avec ma fille je n’ai plus le temps de procéder de la même façon.
    Nous sommes en février et elle ne sait toujours pas lire!
    Elle procède a de la simulation de lecture(phrases apprise par cœur en classe).
    Je commence personnellement a être plus qu’excédé contre ce corps enseignant qui nous prend de haut a la moindre remarque comme si nous n’avions pas fait d’étude nous-mêmes.
    je pense que les enseignants de classe de cp y trouvent leurs comptes dans cette méthode.

  8. Après un peu plus de 2 trimestre où je me suis efforcée de faire confiance au choix de la maitresse pour une methode semi globale (chut je lis), je dois constater que ma fille fait d’énormes efforts pour arriver à lire quelques mots dans la douleur !! Elle est découragée et n’aime pas la lecture.
    Sur les conseils de la maitresse, nous avons commencé des séances d’orthophonie et oh surprise, nous découvrons que beaucoup d’enfants de notre école (même méthode pour toutes les classes) sont suivis en orthophonie.
    L’orthophoniste nous préconise l’utilisation d’une méthode syllabique pour travailler les points de blocage de ma fille .
    Je ne trouve pas normal que les parents doivent faire un travail complémentaire important pour aider leurs enfants à arriver à lire. Ce n’est pas notre métier et nous ne sommes pas formés à cela. Les enfants ont déjà des journées bien chargées .
    Sur la question de l’écriture, je constate également que la maitresse fait très peu d’écriture (les mots ne sont écrits qu’une fois, pas de ligne d’écriture d’une lettre ou d’un son….). J’ai ressorti mes vieux cahiers de CP (il y a 40 ans !) et je peux vous dire qu’on faisait chaque jour quelques lignes d’écriture où la lettre ou le mot étaient répétés plusieurs fois. Je n’étais pas une élève brillante mais la qualité de l’écriture n’a rien à voir avec ce que produit ma fille aujourd’hui. Nous apprenions à former correctement les lettres et à respecter les lignes. Et la répétition nous aidait à l’automatiser. Bien sûr ce n’était pas marrant à faire mais cela permettait d’acquérir de bonnes bases et je n’en suis pas traumatisée !. Je peux vous dire que ma fille a été très surprise en voyant mes cahiers d’écriture car son écriture est très mal formée avec des tailles de lettres amplifiées et irrégulières.
    Mes parents n’ont jamais eu à faire un travail d’enseignant à la maison pour m’apprendre à lire. C’est à l’école uniquement que j’ai appris avec une méthode syllabique. A la fin de l’année, tous les enfants à une exception près savaient lire. La fluidité venait ensuite au CE1.
    Si je laisse l’école seule enseigner à ma fille, elle ne saura pas lire à la fin du CP. Cela est évident aujourd’hui. La maitresse me dit que celle du CE1 sera obligée de s’adapter puisque beaucoup d’enfants ont le même problème !! Cela ne me rassure pas…. J’ai perdu confiance dans ce système .
    Depuis des années nous entendons des débats sur l’intérêt de telle ou telle méthode. Pourquoi n’y a t il pas une fois pour toute une décision nationale ?
    Pourquoi dépend-t-on du choix de la maitresse ?

    • Bonjour… méfiez vous des décisions nationales!! qui pourraient faire disparaitre les précieux « dinosaures » (ou précurseurs) encore capables d’enseigner la lecture sans tout embrouiller.. Quelques enfants ont la chances de tomber sur ces perles : tant mieux pour eux.

  9. cette methode est une catastrophe
    tout le monde le sait
    c’est comme la politique de l’union européenne
    les résultats sont là pour la lecture
    les résultats sont là pour la crise de la dette

  10. Bonjour,
    J’ai le même problème avec mon petit fils qui était en échec complet avec la méthode Ribambelle en CP. Depuis Noel, j’ai choisi la méthode de la rue des Ecole methode syllabique et de Singapour pour les mathématiques. On est reparti ensemble de zéro. Il a retrouvé confiance en lui et on ne parle plus de redoublement.Il lit, apprends à lire une consigne pour pouvoir répondre, cherche les réponses au lieu de les inventer. Par contre cela veut dire que « je double » la maîtresse plusieurs fois par semaine. Heureusement que l’enfant est volontaire.
    Je me pose la question de savoir si on ne forme pas volontairement des illettrés.
    Au lieu de se pencher sur les notations de la dictée peut être faudrait il apprendre à nos enfants et petits enfants: à lire, écrire, compter et réfléchir. Mais sans doute est ce trop demander.

  11. A 23 ans aujourd’hui je suis un contemporain de la méthode globale et j’ai failli, j’ai frôlé d’un cheveu l’illettrisme de par sa faute.
    En CP pendant six mois, même si mes souvenirs sont flous, je-ne-savait-PAS-lire. Pas même déchiffrer les mots, je ne sais plus comment la maîtresse nous enseignait, la seule chose dont je suis sûr, c’est que je participais, et que je n’apprenait pas à lire.
    C’est ma mère qui affolée par mon découragement devant la lecture, que je détestait alors, m’a appris à lire. Syllabe après syllabe, et ça je m’en souviens nettement. L’année suivante je savait lire sans mal alors que les élèves de ma classe suivaient difficilement, premier en lecture depuis lors. J’ai été séduit par la littérature fantastique plus tard, notamment les Harry Poter. Ça ne vole pas haut question monde littéraire, mais j’aimais lire et je lisais beaucoup. J’ai toujours grâce à la lecture su énormément de choses et n’ai jamais été en échec scolaire alors que je ne travaillais pas à l’école. Juste en sachant lire et comprendre ce que je lisais j’ai toujours réussi, seules les matières ou il fallait expérimenter, comme les mathématiques, la physique et la chimie me laissaient sur le carreau et-c’est-normal, on ne peut pas apprendre dans ces matières sans expérimenter, sans travailler, sans exercices.
    Ma mère n’a pas apprise à lire à mes autres frères à part celui qui était sourd a cause de sa charge de travail.
    La différence est hurlante.
    Quatre garçons, même mentalité de base, mêmes aptitudes physiques, même intelligence.
    Au final des quatre, seul moi et mon frère sourd aimons lire et avons fait des études. Mes autres frères n’ont pas su lire correctement avant la sixième et écrivent toujours très mal aujourd’hui alors que ce ne sont pas des ânes.
    Je n’ai appris ce débat méthode syllabique vs méthode semi-globale que récemment. Mais à ma petite échelle personnelle, de ce que j’en ai vu, et de ma perception de l’esprit de l’enfant, la méthode syllabique est la meilleure et de très loin.
    La méthode semi-globale est la base de tout les maux de l’enseignement, ou du moins j’en ai vraiment l’impression, elle forme des générations entières qui détestent la lecture et ces générations, ce ne sont pas les générations futures.
    C’est MA génération, et même à l’université on en ressent encore les effets. Quand les autres n’arrivent pas à comprendre un texte sur le coup pour réaliser le TD ça fait peur, ils ont bien plus de travail à remplir que moi, qui ai l’impression qu’il faut juste « suivre » pour s’en sortir, là ou les autres bûchent dur depuis des années.

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