La PEEP perd encore une occasion de se taire

Leur profession de foi ? L’apolitisme. Leur vision de l’éducation ? Rien à signaler. Leur plus grand combat ? Le poids des cartables. Leur utilité ? On cherche encore.

Mais la PEEP (Fédération des Parents d’Élèves de l’Enseignement Public) n’aime pas qu’on lui demande des comptes. À la faveur de la publication d’un sondage révélant ce que tout le monde sait fort bien, à savoir que les parents élus ne sont « pas représentatifs » de la population scolaire, le ton est monté.

Rarement en retard lorsqu’il s’agit de suivre les lubies de la FCPE, que ce soit pour grapiller des prébendes ministérielles ou pour recommander chaudement l’exposition « Zizi sexuel », l’association minoritaire, mise en cause par un sondage, a publié un communiqué hallucinant…

Extraits :

Encore une enquête « sulfureuse » sur les représentants de parents d’élèves :

la PEEP demande que l’on respecte ces élus

Un sondage réalisé par Georges Fotinos auprès de 23 % des chefs d’établissement du second degré sur la question des représentants de parents d’élèves, révèle que pour 66 % d’entre eux, ceux-ci ne sont pas représentatifs de la population scolaire ! (…)

La PEEP (…) s’étonne de l’exploitation faite des résultats de ce sondage et de la remise en cause de la légitimité des parents élus.

La PEEP revendique 200 000 adhérents. Elle reste très minoritaire.

Rappelons d’abord que moins de la moitié des parents se déplacent pour voter (46 % en 2013).

Or la PEEP ne représente que 10,1 % des sièges dans le secondaire et 2,4 % dans le primaire ! Le fonctionnement des élections a beau être légitime, peut-on dire que la PEEP est vraiment représentative des parents d’élèves ?

Comment regretter un manque d’investissement des parents quand la question du statut de parent délégué est sans cesse reportée et que l’engagement bénévole des parents délégués se fait au détriment de leur vie professionnelle et familiale ?

La PEEP tient à rappeler sa revendication de voir aboutir ce dossier, en cette année où l’engagement associatif a été érigé en « Grande cause nationale ». Elle salue enfin l’abnégation et le bénévolat de ses milliers de parents délégués qui agissent, de la maternelle à l’enseignement supérieur, pour améliorer les conditions de scolarité de tous les jeunes.

La solution serait de payer ces « parents représentatifs », bien sûr, pour faire leur travail de parents. Voilà ce qui manque certainement à l’Éducation nationale : quelques milliers de syndicalistes en plus, payés à paralyser le système !

Une réflexion sur “La PEEP perd encore une occasion de se taire

  1. 1-Le niveau des enseignants, ce n’est pas nouveau: il y a 35 ans, lorsque mes enfants me présentaient des devoirs à signer, je lisais les commentaires des professeurs…et je corrigeais leurs fautes d’orthographe!
    2-Toujours plus d’enseignants, mais lesquels? On parle toujours de quantité, mais pas de qualité! Le mot sélection est banni, le mot compétence également. Bac+5 ne donne pas forcément la compétence requise; certains resteront incompétents toute leur vie, et en plus, ils auront un diplôme…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *