Communiqué : Un livre traumatisant lu à des élèves de CM1, des mesures s’imposent.

Ce lundi, la France entière a été alertée par un collectif de parents d’une école de l’Essonne. Le professeur de leurs enfants leur a lu en classe un livre aux passages choquants narrant un viol.

L’enseignant a pu choisir ce livre inapproprié pour des élèves de CM1 âgés de 9 à 10 ans parce qu’il n’existe pas de liste validée d’ouvrages dans laquelle les professeurs puisent sans s’en écarter.

La seule chose qui existe au niveau du ministère est une liste de référence.

SOS Éducation réclame qu’un comité de sages soit à l’origine de listes validées et exhaustives, diffusées dans toutes les écoles pour chaque âge afin qu’aucun professeur ne puisse faire étudier une œuvre qui peut nuire à ses élèves.

Ces listes validées et exhaustives doivent rester des outils évolutifs et vivants : tout ouvrage pourra faire son entrée dans la liste sur simple demande d’un professeur mais après validation du comité des sages.

« La liberté pédagogique sera respectée en même temps que l’on s’assurera du bon développement des enfants », souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation. « Cette dernière affaire est trop grave pour que le ministère ne se décide pas enfin à accompagner positivement les professeurs. »

Contact presse : Olivia Millioz – 01 45 81 22 67

10 réflexions sur “Communiqué : Un livre traumatisant lu à des élèves de CM1, des mesures s’imposent.

    • @ Julie Baverel : Oui, mais en même temps, comment on peut faire autrement ? Réagir une fois que le mal est fait ???
      En tant que parent, quand on demande de savoir ce que fait l’instituteur, on se fait rembarrer illico ! Alors moi je suis d’accord avec la proposition. Même si je n’aime pas non plus la paperasse…

  1. Le problème c’est qu’il n’y a plus de valeurs dans ce pays, plus de références. Les enseignants ont-ils appris ce qu’est le respect de la vie, de la pureté et de l’innocence d’un enfant avant de recevoir leur diplome?

  2. Comment ? Une liste « officielle » des textes à lire en classe ?
    Mais quid du jugement du professeur ? Ce n’est pas parce qu’il y a eu une erreur, bien regrettable, certes, qu’il faut légiférer et réglementer… Ne peut-on faire confiance aux enseignants ? Ou alors Descartes s’est trompé sur le « bon sens »…
    Marie-France

    • Oui, Descartes s’est bien trompé… (le 20e siècle en aura été la confirmation).
      La confiance ne peut pas être aveugle. Or il suffit de voir comment réagissent les institutrices quand on veut un peu savoir ce qu’il se passe dans la classe… A moins de ne s’intéresser que de cantine, les parents ne sont pas les bienvenus. Comme si l’institutrice n’avait pas de compte à rendre. Mais ce sont bien les parents qui leur confient leurs enfants. Avant de faire confiance, il faut encore avoir les moyens de le faire…

  3. et pourquoi ne pas donner nos textes à lire aux parents pour qu’ils les valident ? (sic!)

    Les parents et les enseignants sont des co-éducateurs, sans confiance mutuelle rien n’est possible.

    Je ne me mêle pas de l’éducation parentale même si je ne partage pas les mêmes valeurs éducatives ( sauf enfant maltraité ). j’attends des parents qu’ils ne s’ingèrent pas dans mon enseignement. Je suis ouverte à toute discussion et explications mais la maîtresse, c’est moi.

    Comme le dit Marie France, l’erreur est très regrettable ( je ne m’explique pas comment on a pu faire lire un tel texte à ces enfants!? ) mais pour autant faut-il infantiliser toute la profession ???

    Si on arrêtait de jeter de l’huile sur le feu tout irait mieux!

    • Ben je trouverai ça normal que l’instit nous montre un peu ce qu’elle fait, et que si on est pas forcément d’accord, elle en tienne compte.

      Si vous n’êtes pas d’accord avec l’éducation parentale (sauf enfant maltraité, bien sûr), c’est normal que vous n’ayez rien à dire. Parce que vous n’avez pas la même responsabilité vis-à-vis de l’enfant.

      C’est vrai que certains parents sont irresponsables et que DE FAIT les institutrices doivent souvent éduquer les élèves. Mais de grâce, quand un parent veut savoir ce que son enfant va apprendre, et comment il va l’apprendre, ne parlez pas d’ingérence…

      Ce n’est pas parce que c’est votre métier que vous avez tous les droits sur nos enfants. J’imagine que VOUS, vous faites correctement votre travail. Ce n’est pas ça que je remets en cause. Et je ne tiens pas non plus le faire à votre place. Mais ça n’empêche pas que ce sont les parents qui vous donnent la responsabilité vis-à-vis de leurs enfants qu’ils vous confient pendant quelques mois.
      Vous semblez ouverte, c’est tout à votre honneur. Seulement combien de professeurs sont comme vous ? Si j’apprend par exemple que l’institutrice de ma fille lui apprend par une méthode globale et que je ne suis pas d’accord, je fais quoi ?….. Je change ma fille d’école ?….. Ben non c’est pas possible…. à moins d’aller dans le privé (et vas-y qu’il faut encore payer : j’ai pas forcément les moyens). Pour les parents, c’est arrête de condamner (injustement) les profs et ferme-la ?
      Mais qui va récupérer son gosse après l’année scolaire ? Le ramasser à la petite cuillère ? Lui payer des cours part…

  4. Je partage votre avis concernant notre devoir d’information et c’est très souvent positif lorsque les parents s’investissent et s’intéressent aux apprentissages de leurs enfants.

    Le problème aujourd’hui c’est que les parents sont victimes des médias. Ils pensent être sur-informés alors que bien souvent ( ce n’est sans doute pas votre cas ) ils sont mal-informés.

    Le débat autour de la lecture en est une preuve flagrante. Les médias font des choux gras de ce sujet qui est vendeur en ses temps d’inquiétudes parentales. On oppose méthode globale et méthode syllabique. Je n’ai pour ma part jamais vu une classe dans laquelle on ne pratique une seule de ces méthodes. Je ne dis pas que ça n’existe pas, mais je dis que cela est très minoritaire contrairement à ce que laissent entendre les médias.

    Enseignante dans une classe de CP/CE1, je pratique la méthode – dite syllabique – des alphas mais cela ne m’empêche pas de travailler aussi en lecture globale. C’est indissociable !

    Il y a quelques années, lorsque j’ai commencé avec les alphas, des parents ont fait preuve de défiance. « comment ils n’auront pas de manuel de lecture ? « ,  » on n’y comprend rien, on n’a pas appris comme ça  » sont quelques unes des appréhensions parentales suscitées par mon choix de méthode. Fallait-il que je l’abandonne pour rassurer tous ces parents ?
    J’ai préféré poursuivre le chemin que j’avais jugé approprié. J’ai adapté cette méthode, à ma personnalité, à mes convictions pédagogiques, à ma vision de l’enseignement et aux réussites ( ou échecs ) que j’ai obtenus en la pratiquant. Aujourd’hui je pense que les parents me reprocheraient de ne pas poursuivre avec les alphas. Pour autant faut-il imposer cette méthode à tous mes collègues de CP ? Je ne le crois pas.

    Je pense qu’il faut arrêter avec les querelles autour des méthodes. Ce qui doit être validé c’est ce qui marche. Hors pour qu’une méthode marche, il faut qu’elle soit digérée, validée et qu’on se la soit appropriée. Nous avons un cadre, des programmes et nous avons la liberté pédagogique qui nous permet de transmettre des apprentissages dans un rapport humain – c’est à dire prenant en compte ce que nous sommes et ce en qui nous croyons.

    Si il ne s’agissait que de méthodes, si il n’y en avait qu’une de bonne, alors nous n’aurions plus de raison d’être. Des ordinateurs bien programmés pourraient tout aussi bien faire l’affaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *