Quand on méprise la langue, on tue la pensée !

doctrine-officielle[…] «Voilà que cette année l’inspecteur en mission nous a doctement expliqué – je l’ai retrouvé mentionné dans mes notes – qu’un exercice de rédaction par les élèves ne pouvait plus souffrir, non plus, de sanctions liées à un éventuel contresens ou faux-sens commis par eux.

Mieux, Monsieur l’inspecteur nous a expliqué, sans rire, qu’à partir du moment où le contresens opéré « n’altère pas le sens global de la production », il ne peut être tenu pour une raison suffisante à une détérioration de la note finale. Rappelons à toutes fins utiles qu’une note est désormais, et depuis quelques années déjà, synonyme de trauma post partum insurmontable. Ou ante mortem, comme on veut.

L’École ayant, enfin !, été reconnue pour ce qu’elle est et a dans le fond toujours été à savoir une usine à fabriquer des commotions dont personne, jamais, ne se remettra, il a été décidé en haut lieu que si elle doit être vouée à fabriquer quelque chose, que ces choses-là ne soient alors plus que des approximations valorisées à l’envi car, tout de même, c’est beaucoup plus apaisant.

Il ne s’agirait pas que l’Éducation Nationale se fasse un jour assigner en référé pour choc psychologique violent ayant entraîné une incapacité permanente ou pour crime d’exigence contre l’Humanité.

Cela ferait mauvais genre.» […]

Lire la suite de l’article de Constant Jacob sur Mediapart.

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