Le premier budget de la nation

Au budget 2015, l’école reste une priorité. Les 65,02 milliards d’euros que l’Etat a décidé de consacrer à ses 12,3 millions d’élèves actent une hausse de 1,1 milliard d’euros pour l’année prochaine, soit 2,4 %. C’est une exception dans un projet de loi de finances marqué par la rigueur. En soi, la donnée chiffrée ne signifie rien. Reste à comprendre ce que ces milliards autorisent et comment ils vont êtreutilisés.

  • 9 421 postes supplémentaires en 2015

Près de 95 % du budget de l’éducation nationale correspond à de la masse salariale. Normal dans un ministère qui emploie quasiment la moitié des agents de l’Etat. Le budget 2015 va permettre la création de 9 421 postes. Ce seront 5 734 postes d’enseignants – 2 511 dans le premier degré, 2 555 dans le secondaire et 668 dans l’enseignement privé. S’y ajouteront 3 138 « équivalent temps plein » qui permettront aux jeunes reçus aux concours de n’exercer qu’à temps partiel dans les établissements et de se former en même temps. Cette année, 550 postes de non-enseignants sont aussi créés pour compléter la médecine scolaire, les personnels administratifs et d’accompagnement pour les élèves en situation de handicap.

  • 352 millions pour l’éducation prioritaire

Sur les 352 millions budgétés pour l’éducation prioritaire, environ les deux tiers (220 millions) sont utilisés en créations de postes, et 100 en revalorisation des indemnités des personnels. Les 119 000 professeurs affectés dans les établissements ZEP percevaient 1 156 euros annuels de prime d’affectation ; à la rentrée 2015, ceux qui enseignent en REP (réseau d’éducation prioritaire, le nouveau dispositif forgé par la réforme Peillon) toucheront 1 734 euros et ceux passant en REP + (les établissements les plus difficiles) percevront 2 312 euros. Il reste 13 millions dans l’enveloppe pour financer des « missions spéciales ».

  • Des moyens pour le primaire

La priorité au primaire serait-elle toujours d’actualité ? Le budget 2 015 y consacre des moyens. Les postes affectés au premier degré devront aller vers la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, pour alimenter le dispositif « plus de maîtres que de classes ». D’après l’entourage de la ministre, les défaillances dans la gestion des maîtres surnuméraires – pointée dans des rapports des inspections – seront corrigées grâce au renforcement du pilotage des classes concernées.

  • Un nouveau pas vers les 60 000 créations de postes promises

22 206 postes ont déjà été créés sur les 54 000 attendus pour 2017…

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