L’effectif dans la classe n’est pas le problème

La méthode utilisée par la maîtresse de ma fille est « Boule et Bill ». C’est principalement des photocopies qu’elle colle dans un grand cahier. Heureusement ma fille décomposait déjà bien et j’ai continué à lui faire décomposer les mots à apprendre, donc elle apprend bien malgré tout, et puis ça y est, la maîtresse fait enfin plus de syllabique (ouf!).

Nous avons eu moins de chance avec l’aînée il y a quelques années. Quand elle est rentrée au CP (avec 1 an d’avance car elle décomposait bien déjà) nous vivions en région parisienne et elle est tombée sur une maîtresse qui utilisait la méthode Mika… ça a été catastrophique, elle ne comprenait plus rien (ils ont attaqué l’année avec les mots « oiseau », « l’amie »… une horreur) et elle pleurait pour aller à l’école au bout d’une semaine (et la maîtresse trouvait ça normal ! Je cite quelques unes de ses aberrations, en vrac : « le CP est une année dure », « si les parents ne s’investissent pas les enfants n’apprendront pas à lire », « ils pleureront le lundi parce qu’il y a dictée et c’est normal », etc etc…) ; à Toussaint on l’a mise dans le privé avec du pur syllabique et elle a fini d’apprendre sans problème… malgré une classe de 36 élèves, alors que dans le public ils étaient 20 et ça ne marchait pas ! J’ai fait un courrier au ministère, à l’inspection… etc pour expliquer mon choix… Malheureusement je pense qu’on est pas sorti de cette fichue méthode. Ce qui est fou c’est que tout le monde sait que c’est une catastrophe et rien ne change (sauf dans le privé où ils ne font QUE du syllabique, et ils le mettent en avant); les parents concernés font du Bosher pour compenser et règlent ainsi le problème pour leur enfant, et tant pis pour les enfants moins suivis… bonjour l’égalité des chances!!! On se demande comment les parents d’origine étrangère sont censés faire?! Donc MERCI pour votre action sur ce sujet, d’autant que les associations de parents refusent de se mouiller là dessus au prétexte que les enseignants savent ce qu’ils font (mais ils font surtout ce qu’on leur a appris).

Cordialement

Une maman d’élève

 

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5 réflexions sur “L’effectif dans la classe n’est pas le problème

  1. Bonjour,

    je dois vous dire que même dans le privé on n’est pas à l’abri d’une bonne petite méthode globale! Nous en avons eu la mauvaise surprise cette année, quand notre fille est entrée au CP, dans le privé. Son frère ainé a appris à lire à la fin de sa grande section: voyant sa grande impatience, nous avons fini par acheter en librairie une méthode syllabique, Méthode Délile, et, en deux mois il savait lire. En arrivant au CP, il était autonome en lecture, il lisait des BDs et de petits livres pour enfants. Nous n’avons donc pas connu, jusqu’à cette année, l’apprentissage de la lecture à l’école.

    Et voilà que la maîtresse de ma fille annonce à la rentrée qu’elle utilise depuis longtemps une méthode « mixte », basée sur le programme Mika. Les semaines passant, on voyait surtout de la méthode globale, avec des textes sans aucune adaptation de niveau de difficulté des mots, récité par coeur. Et notre fille, qui commençait à déchiffrer déjà à la rentrée n’y comprenait plus rien.

    Nous avons donc ressorti la méthode Délile, un très bon livre, et nous avons complété. Avec de petites leçons d’une demi-heure environ, seulement le samedi et le dimanche, notre fille sait pratiquement lire à Noël. Et surtout, elle a compris qu’elle capable de lire TOUS les mots, même ceux qu’elle n’a jamais vus avant! Et c’est fondamental, à mon avis d’avoir cette assurance! Cela donne vraiment envie de lire!

    Je ne comprends pas comment on peut continuer à utiliser cette méthode qui fait tant de mal tout au début des apprentissages!

  2. Je vous invite alors à me remplacer dans une classe de cancres agressifs et vous pourrez ainsi voir si le nombre ne fait pas la différence!
    Même avec les bons et gentils élèves, les nouvelles générations ne sont pus aussi calmes et concentrées qu’autrefois.

  3. La question de la discipline à l’école est une question à part-entière qui peut et qui doit être résolue en restituant l’autorité aux professeurs : c’est à dire le droit de récompenser et de punir, et de punir durement si c’est nécessaire. Une fois l’autorité et la discipline rétablie, nous pourrons alors constater que des classes à gros effectifs qui utilisent de bonnes méthodes fonctionnent très bien.

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