L’enseignante lui demande de quitter la classe, l’élève gifle sa prof

Une élève de Terminale a giflé lundi soir sa professeur qui lui demandait de quitter la salle à l’issue du cours, au lycée professionnel Roosevelt à Mulhouse (Haut-Rhin). L’adolescente, âgée de 17 ans, a giflé l’enseignante en lettres et anglais qui lui demandait de quitter la salle comme le reste de la classe, à l’issue du cours. Le mobile de l’incident n’a pas été précisé.

Les professeurs du lycée se sont réunis mardi à partir de 16h et l’enseignante leur a annoncé son intention de porter plainte. L’élève a été exclue de l’établissement dans l’attente de la convocation d’un conseil de discipline.

(Source)

16 réflexions sur “L’enseignante lui demande de quitter la classe, l’élève gifle sa prof

  1. Bonjour,
    Voici le genre d’incident qui conforte mon épouse dans son choix de s’occuper de ses enfants plutôt que d’aller au front enseigner à des élèves qui sont indisciplinés au possible. L’Education Nationale ne mérite ni son véritable talent de professeur ni sa passion pour l’enseignement.
    Espérons que le travail de SOS Education porte ses fruits et qu’elle puisse dans quelques années retrouver sereinement le chemin du lycée ou du collège.
    Gaël

        • Développer des écoles hors contrat un peu partout pour concurrencer l’EN et la forcer à virer de bord ? Un chèque éducation ? Pourquoi pas mais il faudra admettre qu’il naisse un peu partout des école coraniques avec tout ce que cela implique ! Peut-on accepter cela ?
          Gaël

          • Non. Mais les écoles coraniques ne pourraient pas bénéficier du chèque-éducation, puisqu’elles ne pourraient pas bénéficier de l’agrément de l’État pour le recevoir. Pas de sous pour les ennemis de la liberté, voilà quelle doit être la devise du chèque-éducation. L’État finançant, il a un droit de regard…

          • A chacun son école, les parents en tout cas inscriront leurs enfants en toute connaissance de cause. Des écoles identitaires ? Pourquoi pas.. au moins, les choses sont claires Scolaria Excellence se réclamera d’une identité occidentale forte et rayonnante.

  2. Bonjour,

    Il y a aussi un enseignement public de belle tenue, il y a encore des élèves attachants, sympathiques et de bonne volonté. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. La mère de famille que je suis est très heureuse que sa fille soit allée à Henri IV en prépa!
    La situation peut être redoutable et je me suis moi-même sentie humiliée dans certaines classes. Il ne faut cependant pas lâcher la place, espérons que les « pédagogistes doctrinaires » seront éliminés du système. Malheureusement on s’emploie à lobotomiser les nouvelles générations, et les jeunes professeurs sont devenus très obéissants et ne résistent plus aux « diktats » des autorités qui se disent compétentes et appliquent sans sourciller les différentes directives.
    Je résiste encore, je fais de la grammaire anglaise, du thème, de la version, il y a du calme dans mes classes, mais je me heurte au mur réprobateur de mes collègues qui pensent vraiment que je devrais me « remettre en cause » et qui s’emploient à me faire de la « publicité » auprès des élèves.

    Je pense que plusieurs systèmes peuvent coexister, je crois en l’école à la maison.
    Ne vous leurrez pas le problème est plus profond, il est un révélateur de la situation dans cette société, les élèves sont aussi ce qu’ils sont à cause de l’éducation qu’ils reçoivent à la maison. Tous les élèves n’auraient pas giflé leur professeur! J’aimerais savoir comment elle se comporte à la maison! Hier, j’ai demandé à voir le père d’un élève qui m’a répondu: »il bosse lui! », cela il ne l’avait pas inventé et certains parents devraient se remettre en cause.

    Par ailleurs, je suis outrée, je dois le dire, par le comportement de certains jeunes gens que je côtoie et qui ne sont passés ni par le public, ni par le privé sous contrat. Leur niveau culturel se révèle trop souvent consternant. Evitons les jugements binaires simplistes.

    J’espère que ces remarques permettront de faire avancer la réflexion.

    Cordialement.

    • Madame, les contre-exemples que vous citez ne sont pas des preuves de la santé du système, mais au contraire de la capacité de résistance de certains enseignants à la malignité de ce système. Leur réussite ne peut en aucun cas être imputée au système éducatif. C’est ainsi que certaines équipes pédagogiques obtiennent la discipline en violant les circulaires…

  3. Je me suis mal exprimée, je suis bien consciente du fait que le système est bien malade, mais je suis aussi persuadée que cette « maladie » est révélatrice de l’état de cette société qui ne vaut guère mieux.

    La réforme effroyable des lycées qui va être mise en place le 10 novembre est absolument catastrophique, il faudrait que vous apportiez votre soutien au dernier carré de résistants dont je fais partie.. Je suis anéantie.

    Qui m’a répondu?

    E Navarre, professeur d’anglais, auteur pour vous de l’article sur les « public schools »

  4. Excusez le bug.
    La réforme des lycées est en effet une catastrophe. L’absence de l’histoire et terminale S est un exemple de cette volonté de séparer humanités et sciences. Or plus que jamais un médecin, un ingénieur, doit avoir une vision du monde, et une culture générale qui rende sa pratique humaine et éclairée.
    La totalité de mes collègues d’anglais font le même constat que le votre. Et vous n’êtes pas la seule à « résister » au système sachez le. Quant à votre article sur les « public school », il ma d’autant plus interpellé que je suis en train d’en créer une « à la française ».
    Cordialement;

  5. Cher David, nous pouvons nous entretenir sur ce douloureux sujet, vous pouvez demander mes coordonnées à SOS éducation ou me joindre sur mon adresse « mail », je serai ravie de me sentir moins seul.

    En plus de l’écran de fumée constitué par la disparition d’une cinquantaine d’heures de cours d’histoire qui vont disparaître ce sont 198 heures d’enseignements scientifiques qui font également les frais de la réforme.

    Il faut réagir très vite car je pourrai également vous parler des directives catastrophiques concernant les langues vivantes.

    Ce gouvernement accomplit en collusion avec le SGEN et l’UNSA, les syndicats les plus pédago-mmaniaques, ce qu’aucun gouvernement de gauche n’a osé faire.

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