Maya Akkari, responsable du pôle éducation de Terra Nova

maya-akkari_225x225Terra Nova s’occupe d’éducation. Fuyons. Mais voici que, pour lutter contre l’échec scolaire, l’officine “progressiste” s’est trouvé des idées communes avec la FCPE (fédération pourtant apolitique, comme chacun sait) ! Quand le pire est sûr, on n’est jamais déçu…

Bien entendu, le coeur du projet est que « le collège doit devenir un endroit épanouissant » (surtout ne pas parler de transmission du savoir).

Reprenons une à une ces propositions :

« Pour la FCPE et Terra nova, il est urgent de :

1. Prendre en compte la diversité des élèves (tout le monde sait ce que cela veut dire : portes ouvertes au communautarisme, abandon de toute exigence académique)

2. S’appuyer sur la curiosité et les savoirs acquis dans et hors de l’école (cultures urbaines, jeux vidéos et références télévisuelles bienvenues)

3. Faire de l’évaluation un outil, pour aider les élèves à progresser et non pour les sanctionner (tous les élèves sont égaux, les noter c’est facho !)

4. Supprimer le redoublement. Il est inefficace et souvent vécu comme une mise à l’écart du groupe (continuons à ruiner l’autorité des professeurs et à maintenir en classe les perturbateurs !)

5. Prendre en compte le plus tôt possible les difficultés d’apprentissage. Par la différenciation pédagogique, l’accompagnement des élèves, la personnalisation des apprentissages au sein du groupe classe par le tutorat, les groupes de besoin, l’aide aux devoirs et les pédagogies coopératives (ces belles pédagogies coopératives qui depuis quarante ans font des enfants  » les acteurs de leur propre savoir » avec les résultats merveilleux que l’on connaît !)

6. Diminuer le nombre d’enseignants intervenants devant les élèves (ça sent l’instruction qui tombe du Ministère, ça… on a encore croqué une petite subvention ? Mais on voit bien la logique : si le rôle du professeur est « d’animer » une classe, « d’apprendre à apprendre », « de construire des dynamiques de groupe », pourquoi aurait-on besoin de spécialistes d’une discipline ?)

7. Redonner du sens aux apprentissages (encore faudrait-il vouloir apprendre aux enfants quelque chose !)

8. Éliminer les options ségrégatives (en clair ça s’appelle le latin : toujours le même ressentiment envers ce qui peut représenter un héritage, une culture humaniste…)

9. Développer le travail en équipe. La réforme doit permettre aux enseignants de primaire et collège d’un même secteur de travailler ensemble (tous les professeurs vous le diront, ce dont ils manquent, c’est de réunions !)

10. Revoir la gouvernance et l’organisation des établissements scolaires (à ce niveau de généralité, même Farida Belghoul sera d’accord…mais vous aviez certainement des mesures précises à l’esprit ?)

Ne changez rien les amis, contre l’échec scolaire, vous tenez le bon bout !

Lire la tribune commune de Terra Nova et la FCPE sur le Nouvel Observateur.fr

5 réflexions sur “Maya Akkari, responsable du pôle éducation de Terra Nova

  1. Mais c’est fou! Que faut-il faire pour arrêter ces libertaires? 19% des élèves qui arrivent en sixième sont illettrés, je viens de vos lire. En fait le prof de gauche fomente l’exclusion sur l’autel du pédagogisme et l’anarchie scolaire, car un élève qui ne maîtrise pas les savoirs fondamentaux sera exclu de la société, ne pourra même pas remplir sa feuille d’impôt, lire un contrat de travail ou lire un brochure annonçant un festival musique. Ces biens-pensants qui veulent lutter contre l’exclusion la fabrique, ils favorisent les inégalités.
    L’institution scolaire est un goulag libertaire, donc deux fois une tare.
    Je lutterai toute ma vie contre les libertaires, ce sont des criminels. 400 enseignants se suicident chaque année à cause de l’indiscipline et de la souffrance que vit l’enseignant.
    Merci à SOS éducation pour votre travail remarquable que vous faites, auprès des citoyens mais aussi des enseignants.
    Ensemble nous supplanterons ces forcenés, ces aigres libertaires!
    Bon vent.

    • Un petit rappel sur les enfants « délinquants » en classe.
      C’est bien parce qu’on identifie un individu dans ses droits que l’on peut plus facilement exiger de lui qu’il respecte la loi.
      J’ajoute que droits et devoirs ne sont pas indéfectiblement liés. Certains droits de l’homme fondamentaux comme le respect de la personne ne sont gagés par aucun devoir. La femme qui ne se fait pas agresser sexuellement dans la rue n’a pas à remercier le passant qu’elle croise .
      Droit sur , droit à , droit de l’enfant : en droit l’enfant a de 0 à 18 ans. On ne devrait pas dire « combien d’enfants avez-vous » Mais « combien de fois êtes-vous parents ». Etre ou Avoir ? Droit et devoir .
      La tendance reste encore forte de considérer l’enfant comme un bien.
      Enfant et enfant
      Commençons par le début : qu’est-ce qu’un enfant au sens juridique du terme ? Il s’agit d’une personne humaine de moins de 18 ans. La majorité civile a été ramenée en 1974 de 21 à 18 ans. La majorité pénale elle est à 18 ans depuis 1906 quand elle était jusque là à 16 ans. En d’autres termes, à 18 ans tout individu dispose de l’ensemble de ses droits civils, civiques et politiques.
      Ce n’est cependant pas dire, on va le voir, que le droit traite de la même manière l’enfant de 0 à 18 ans. Des seuils – 7-8 ans, 10 ans, 13 ans, 16 ans – scandent la maturation des enfants. Quand pour le journal Tintin on est un enfant de 7 à 77 ans, à 18 ans la société pose le principe que le petit d’homme est achevé.
      « Honte de punir », le zèle : Que la honte de punir n’exclut pas le zèle est certain car, en aucun cas elle n’empêche les sanctions; elle les déplace peut être, les repousse ou les camoufle. Sanctions différées, laissées à la responsabilité d’autres instances, sanctions tout de même comme en témoigne le nombre de mineurs concernés.
      L’interdit est NON négociable. Par ailleurs il ne faut pas confondre autorité et violence. On peut faire preuve d’autorité sans élever la voix ou sans frapper.

  2. Il suffit de liberer l’enseignement :
    – autonomie totale des établissements : organisation temporelle, pédagogie, rythme,
    – recrutement et licenciement des enseignants non fonctionnaires,sur compétences et motivations( et non sur concours )
    – chéque éducation pour le libre choix des parents
    – définition des compétences à acquerir éventuellement laissée à l’administration.

    • Vous dites « sur concours » ce qui n’est encore pas si mal (bien qu’insuffisant on est d’accord) mais vous savez que nombre de profs son sur l’échelle des rémunération des titulaires sur simple inspection (sans aucun concours du tout), sans aucune exigence de formation pédagogique ou autre que ce soit. Bref, l’encouragement à la paresse (la planque) est de rigueur dans ce pays. Se sont les jeunes qui paient le prix fort.

      • Vous dites « sur concours » ce qui n’est encore pas si mal (bien qu’insuffisant on est d’accord) mais vous savez que nombre de profs sont sur l’échelle de rémunération des titulaires sur simple inspection (sans aucun concours du tout), sans aucune exigence de formation pédagogique ou autre que ce soit. Bref, l’encouragement à la paresse (la planque) est de rigueur dans ce pays. Se sont les jeunes qui paient le prix fort.

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