Méthode globale vs méthode syllabique : témoignage d’une mère d’élève

Mon fils est revenu de l’école avec des devoirs. Je m’attendais à des combinaisons de lettres afin de constituer des mots. Mais non, il est arrivé directement avec de grandes pages à lire, le pauvre ! Lorsque j’essayais de lui faire retenir les mots, il était complétement largué, je voyais la panique dans ses yeux! J’ai donc décidé de prendre les choses en main : je vais lui expliquer comment associer les lettres afin de constituer un mot.

Selon moi, la raison pour laquelle on pousse les enfants à étudier avec la méthode globale est toute simple : avec la syllabique, on « oblige » les gens à réfléchir, à se dire « Tiens si je mets ça avec ça, ça donne ce mot » et ainsi de suite. En revanche, avec la globale, un mot veut dire cela, s’écrit comme cela. Pourquoi? Parce que c’est comme ça et on ne pose pas de question… Ainsi on obtient un gentil peuple qui ne cherche pas à réfléchir et qui fait, machinalement, comme on lui ordonne de faire… Voilà ce que j’en pense :  du conditionnement dès la primaire ! Conclusion : je suis pour le syllabique !

Aurore

28 réflexions sur “Méthode globale vs méthode syllabique : témoignage d’une mère d’élève

  1. Les grands prêtres* de l' »éducation » nationale ont tout à fait cet objectif en tête: faire des enfant de futurs citoyens lobotomisés, qui ne posent pas de questions, acceptent les discours bien-pensants que les médias, jouant dans cette grand messe du conditionnement, le rôle d’enfants de chœur*, leurs servent servilement tous les jours. Privés de la maîtrise de leur propre langue, qui se réduit comme la peau de chagrin à un sabir texto, les enfants voient leur pensée s’appauvrir. Qu’on les prive en plus de connaissances un peu transversales (plus de physique, plus d’histoire etc…) et voilà un troupeau prêt à gober les fariboles du genre « version officielle du 11-09 » dont on vient de commémorer les 10ans.
    Pierre

  2. La méthode globale n’est employée dans aucune école française comme méthode de base (il existe peut-être quelques enseignants mais cela reste à la marge. Toutes les école que j’ai fréquentés utilisaient la syllabique pour l’apprentissage du code.
    Par contre je ne comprends pas l’allusion au 11 septembre ? Pouvez vous préciser ?
    Je crois que le débat sur la méthode syllabique est dépassée par contre les moyens donnés à l’école publique, la formation des enseignants, l’accueil des enfants en situation de handicap, la responsabilité éducative des parents, … voilà des sujets à débattre !!

  3. Aurore a écrit : « Ainsi on obtient un gentil peuple qui ne cherche pas à réfléchir »
    C’est dans l’intérêt des élus d’avoir un peuple qui ne réfléchit pas trop. On peut promettre n’importe quoi et se faire réélire. Celui qui veut le pouvoir pour le pouvoir n’a pas intérêt à avoir une masse d’électeurs qui réfléchit beaucoup.

  4. « et voilà un troupeau prêt à gober les fariboles du genre « version officielle du 11-09″

    Là n’est pas la question. Il aurait pu écrire ‘les fariboles du genre de l’universalisme, de la théorie du gender, ou bien de l’antiraciste totalitaire ».
    Le sens global du propos de Pierre Comet est que sous couvert de prétendu progressisme on diffuse en masse de la bêtise et on flatte l’ignorance.
    Avez vous remarqué le nombre de gens devenus fiers de leur indigence et qui la claironnent pompeusement partout. Dans le passé les crétins avaient de la dignité et savaient se faire plus discret.

  5. Après de nombreuses années de tergiversations, la méthode syllabique s’est enfin imposée, ce qui est une excellente chose, notamment pour les raisons que vous évoquez.

    Aussi, si l’enseignant de votre fils est resté fidèle à la méthode globale, n’hésitez pas à le rencontrer et à lui rappeler, avec tact et respect, les nouvelles directives du Ministère de l’E.N.

  6. il y a plusieurs methodes ..pour plusieurs publiques.La globale à l’avantage (quand elle est applicable) de rendre un enfant lecteur en trés peu de temps,mais il faut un environnement d’ecrits à la maison,et aussi un eveil intelectuel ,instauré aussi à la maison.La syllabique est longue ,(deux fois plus) mais présente l’avantage indeniable de pouvoir s’appliquer à des eleves n’aillant pas un environnement « favorable »,elle s’applique par exemple,dans les foyers où les parents ne sont pas lecteurs ,ou meme issu de l’immigration et ne parlant pas le francais.Elle peut donc s’appliquer à tous.
    n’oublions pas que la langue francaise est trés dure à assimiller,car trés riche,on ne peut en aucun cas comparer une de nos methode avec les methodes d’apprentissage de la lecture venues du nord de l’europe,ou l’ecrit est quasi phonetique.

  7. @Patricia
    « Aussi, si l’enseignant de votre fils est resté fidèle à la méthode globale, n’hésitez pas à le rencontrer et à lui rappeler, avec tact et respect, les nouvelles directives du Ministère de l’E.N. »

    Rencontrer l’enseignant tout court devrait suffire, inutile de lui conseille de lui rappeler comment faire son boulot ! D’autant que je suis prête à parier que l’enseignant en question n’utilise pas une méthode globale pure et que la combinatoire a dû être travaillée en classe ! Et je rappelle qu’en début d’année, l’utilisation de la méthode globale fait partie de la plupart des méthodes de lecture, sans quoi, les enfants ne pourraient même pas avoir de lecture à faire le soir !

    Moi, ce que j’aimerais savoir, c’est si Patricia a déjà pris la peine de rencontrer l’enseignant pour lui parler de ses inquiétudes, avant de le juger incompétent et de remettre en question toute sa pédagogie ! Il me semble que cela aurait été la première étape !

  8. Je tout à fait d’accord avec Aurore et en tant qu’enseignante je pense que ce genre de méthode où on ne demande pas de réfléchir et employée dans bien d’autres matière.
    c’est pour ma part beaucoup plus insidieux que ça: en effet il est beaucoup plus facile de gouverner des gens qui ne savent pas raisonner car ils n’ont pas l’habitude de se poser des questions

  9. Je crois plutôt que la méthode globale pousse à réfléchir et à découvrir soi-même les règles de la combinatoire par comparaison entre les mots que l’on a appris à reconnaître.
    par contre, elle n’est pas adaptée à tous les enfants, il faut en effet un éveil intellectuel.

  10. Ne serait-ce pas un peu excessif de penser que cela est intentionnel ? Pourquoi les pédagogues de l’Education Nationale voudraient-ils créer des êtres « non-pensant » ?

    Seuls les idéologies totalitaires cherchent cela. Qui oserait raisonnablement penser que l’Éducation Nationale possède en son sein un noyau assez influent pour orienter les programmes dans cette voie ?

    Non, soyons sérieux. Personne de normalement humain n’oserait s’en prendre aux enfants pour faire avancer des idéologies dépassées. Nous sommes dans la réalité, pas dans 1984 ni dans le Meilleurs des mondes.

  11. Nos enfants sont régulièrement des cobayes dont la destinée principale lorsqu’ils sont entre les mains de l’éducation nationale d’aujourd’hui, est de subir les dernières élucubrations sorties tout droit du cerveau de certains, dont l’ego prime sur l’intérêt des enfants…. Je m’explique. Nous savons tous pour les avoir pratiquées que certaines méthodes d’apprentissage marchent mais ce serait faire preuve d’humilité que de le reconnaître…. J’ai appris à lire il y a bien longtemps dans un petit village du sud ouest de la France ou la maîtresse, socialiste dans la tradition de Jean Jaurès, dirigeait deux classes en même temps…. nous étions nombreux dans ces classes, deux programmes différents et pourtant nous apprenions…. La lecture se faisait par le B et A = BA etc… les plus doués aidaient ceux qui avaient des difficultés, la maîtresse était respectée et en sortant de 7ème nous savions lire, écrire et compter…. même le plus simplet du village s’en sortait. Oui mais voilà, à cette époque on ne confondait pas EDUCATION et ENSEIGNEMENT, on laissait les parents éduquer leurs enfants et les enseignants enseigner, c’était leur rôle ils le remplissaient à merveille et personne n’aurait songer à discuter leur autorité pas plus que celle des parents. Voilà encore une méthode simple qui a pourtant fait ses preuves….

    • au risque de vous contredire la méthode dite semi-globale existe encore…. n’ayez pas la mauvaise foi de nous dire qu’aujourd’hui les enfants savent lire…. ils ânonnent la plupart du temps et bien souvent ne comprennent pas ce qu’ils lisent. Oui mais voilà, cela fait bien l’affaire de ceux qui dispensent la pensée unique, de plus il suffit d’écouter s’exprimer les « journalistes » sur certaines radios ou de regarder 3mn (au delà c’est impossible !!) certaines émissions de télé réalité et d’apprécier le français qui est parlé par les candidats…. Merci l’ « Education » nationale et ses brillants syndicats…

  12. Pour infos, mon fils est entré en CP cette année 2011 et il applique une méthode globale ou semi globale avec le livre Kimamila. Je n’ai pas d’avis sur la méthode car je réalise aujourd’hui en consultant internet qu’il y a polémique. Mais ce qui est sûr, c’est que nous avons une heure de devoirs tous les soirs pour arriver à intégrer la journée de classe (confirmé par d’autres parents d’élèves de la classe) et que je trouve cela lourd pour du CP.

  13. C’est triste de lire ça. Je suis enseignant et j’ai utilisé la méthode Kimamila et dire que c’est une méthode globale est une aberration… Rencontrez les enseignants avant de lancer des inepties de ce genre. Chaque son est appris séparément pour les combiner au fur et à mesure. La seule partie de globale existante existe dans toutes les méthodes : en début d’années quelques mots très réduits sont appris par coeur car récurrents dans les aventures de Kimamila. C’est tout, cela permet de lire les premières phrases. Tout le travail de la combinatoire et du syllabique représente 98 %. Je suis navré de voir reprocher l’incompétence des enseignants par des parents qui auraient eux tout compris aux approches des manuels de lecture. Ce site ne traduit pas l’incompétence de l’Etat mais la défiance des parents qui jouent les inquisiteurs plutot que de parler avec l’enseignant de leurs enfants.

  14. Merci Simon
    Que de bêtises sur ce site!!
    Je rappelle que l’apprentissage de la lecture se fait sur 3 années
    Grande Section CP et CE1.

    Qu’aujourd’hui le meilleur moyen d’apprendre à lire c’est combiner le global et le syllabique essayer de faire lire en syllabique le mot « est » et oui il existe bien des mots outils à apprendre tel quel !
    Qu’est ce qu’ils sont méchants ces enseignants à vouloir abrutir vos enfants… quand on voit vos commentaires on se dit que tout le boulot est déjà fait par leur pauvres parents
    et en plus il sont toujours en vacances ou en gréve !

    • :o) J’aime bien ça comme argument !
      Alors ? Comment vous leur apprenez à vos bambins à lire de manière syllabique le mot « est » ?

      Et puis la joie de lire des phrases riches de sens comme :
      « Papi fume sa pipe. »
      « Papa va là. »

      Et oui, parce qu’il ne faut pas oublier que savoir lire, ce n’est pas uniquement savoir déchiffrer ! Des enfants qui déchiffrent mais qui ne comprennent rien à ce qu’ils lisent, j’en ai croisé un paquet ! Et pourtant, B et A ça fait BA, ils l’ont très bien compris !

      Enfin bref, face à tant de science, je me demande pourquoi j’ai choisi le métier d’enseignante ! Bon sang mais c’est bien sûr ! Déscolarisez vos enfants ! Enseignez vous-même à vos chers bambins afin que le monstre de l’éducation nationale ne leur ramollisse pas le cerveau pour en faire des moutons !

  15. Méthode globale ou semi globale est une catastrophe et tjrs d’actualité dans les écoles (je n’en reviens pas que quelqu’un puisse affirmer le contraire !)

    Un des résultats désastreux de cette méthode est l’augmentation de la dyslexie. (Doit-on parler de fausse dyslexie devant la recrudescence de cette pathologie et les cabinets d’orthophoniste surcharges ?)

    J’ai 3 enfants. Ma fille aînée 21 ans ne sait pas écrire, mon fils 20 ans idem.
    Par chance mon 3e enfant a fait sa scolarité a l’étranger avec la méthode syllabique en anglais et apprend avec moi a écrire en français. A 10 ans elle fait moins de fautes que ses aînés et ne souffre d’aucune dyslexie !

    Ma mère de 75 ans qui a quitté l’école avant 16 ans ne fait aucune faute, ma grand-mère non scolarisée, a appris dans les champs avec un prêtre, non plus ! Cherchez l’erreur…

    Je suis profondément choquée que mes enfants soient plus ignorants que la génération de leurs parents, grands-parents et arrière-grands-parents !

  16. Je précise que j’écris à l’aide d’un clavier QWERTY par conséquent les accents sont parfois manquants, je vous remercie de votre compréhension.

  17. lherve: « La globale à l’avantage (quand elle est applicable) de rendre un enfant lecteur en trés peu de temps, »

    Là c’est ce que vous croyez !
    En réalité, et en douce, ce sont les parents qui refont le boulot le soir, le mercredi et le week end, et apprennent à lire à leurs enfants.
    Ne vous faites aucune illusion.
    Derrière le verbiage hautain de quelques enseignants qui se gargarisent de pédagogisme pédant à la manière des Diafoirus pour la médecine, certains parents souvent bien plus diplomé qu’eux, ont décidé de ne plus vous laisser faire.
    Tout en sauvegardant vos apparences… Pour l’instant.

    « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », des parents redécouvrent ce qui a toujours été évident depuis toujours: il est relativement aisé d’apprendre les codes sociaux à un enfant à qui on n’a pas encore cassé sa motivation, son instinct grégaire.
    Ces moyens de communication de base sont de ceux là.

  18. Je prétends que la méthode initiale n’a guère d’importance si les enfants pratiquent suffisamment la lecture et l’écriture.

    L’apprentissage de l’écriture nécessite de la pratique :
    Dictées corrigées en classe, écriture corrigée en classe, mots réécrits. La méthode initiale de lecture, syllabique ou globale, n’a aucune incidence après suffisamment de pratique de l’écriture.

    Ce n’est pas la méthode initiale qui serait responsable d’une mauvaise orthographe. C’est le manque de pratique de l’écriture soumise à correction et le manque de lecture.

    On sait cela au conservatoire de piano, on répète, on travaille.
    Si on ne joue pas on n’apprend pas, c’est évident. La pratique est 90% de l’acquisition.

    Pour savoir lire (une partition) on lit tous les jours. Pour écrire, on fait des dictées musicales tous les jours en corrigeant les fautes. Enfin, concernant le piano l’objectif majeur n’est pas d’apprendre, mais de savoir jouer. On répète 300 fois s’il le faut. C’est bien la pratique qui conduit pour 90% au résultat.

    Si le conservatoire devenait aussi débile, il ferait apprendre par coeur pour mardi les pages 105 et 106 de la méthode, avec interrogation écrite! Mais il considérerait secondaire de vérifier si cette connaissance se traduit correctement dans la pratique de l’instrument…

  19. Mon fils est entré cette année au CP, jusque là, il n’avait jamais eu de souci, il était même heureux et fier d’entrer à l’école.
    Et les premiers devoirs sont arrivés, pas de syllabes mais des mots et phrases entières apprises la journée à « relire ». Les problèmes ont commencé « mais maman je ne sais pas lire », je ne pouvais pas lui donner tort. J’ai commencé par insister, pensant que l’enseignant « savait ce qu’il faisait ». 10 jours plus tard, mon fils a commencé à ne plus vouloir aller à l’école et à me demander quand il pourrait ne plus y aller…
    Devant son désarroi, et par crainte qu’il soit complètement dégouté, j’ai commencé la méthode Boscher (100.000 ex. vendus chaque année, ce n’est pas un hasard) à la place des devoirs, j’utilise les cahiers, aujourd’hui, c’est mon fils qui réclame « ses » devoirs.
    Parallèlement, j’ai consulté un orthophoniste, qui le prend désormais en charge 2 fois par semaine, lui apprend à déchiffrer les mots, lui redonne confiance en lui.
    Certes, l’enseignant applique une méthode mixte, mais l’apprentissage des syllabes au sens strict ne commence qu’en janvier, entre temps, un enfant peut être dégouté ou perdre confiance en lui…

    Bref, je ne saurais que conseiller aux parents de suivre leur instinct !

    (pour ceux qui se poseraient la question : oui, j’ai pris RDV avec la maitresse, et non, elle n’a pas du tout remis en cause « sa » méthode – je n’ai pas la prétention de maîtrise la langue française, mais j’estime savoir au moins m’en servir)

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