Ministre de l’éducation, ministre des francs-maçons ?

Lors de son passage (obligé) au Grand Orient dans le cadre de sa candidature à la Présidentielle 2012, l’ancien ministre de l’éducation nationale François Bayrou se confie : « Quiconque est un peu conscient quand il est ministre de l’éducation nationale, étant en dialogue quotidien avec des responsables de l’administration, des corps qui composent l’éducation nationale, dont ce n’est pas un secret que de dire qu’un certain nombre, ou qu’un un nombre certain d’entre eux, sont engagés dans la démarche initiatique… »

Sans commentaire…

(Regardez vers 2’50′′) 

5 réflexions sur “Ministre de l’éducation, ministre des francs-maçons ?

  1. Je suis franc maçon , membre du Grand Orient de France et très souvent d’accord avec les idées défendues par SOS Education .
    Ce n’est pas incompatible , l’attention et l’écoute font partie des us et coutumes de la franc maçonnerie . Ce sont des pratiques que l’on aimerait bien rencontrer en classe .

    Il est indéniable que des personnes utilisent la franc maçonnerie comme réseau pour atteindre certains postes . Mais à l’échelon local , croyez moi , c’est d’abord et avant tout un lieu de réflexion , bien éloigné des appétits de pouvoir !

  2. (Lettre au Ministre de l’Education Nationale -avril 2012- restée à ce jour sans réponse)

    Monsieur le Ministre,

    Je viens de mettre un terme, le 1er mars dernier, à mes activités de professeur dans l’enseignement secondaire.
    On a coutume de dire que le risque zéro n’existe pas. En la circonstance, je peux vous dire que le regret zéro existe, je l’ai découvert, et il m’accompagne quotidiennement depuis cette date. Et je vous avoue également que j’ai du mal à comprendre pourquoi certains font encore ce métier et, comme le fils de Géronte, ce que de jeunes étudiants -même s’ils sont de moins en moins nombreux à se précipiter sur les concours d’enseignement- peuvent aller faire dans cette galère !
    A moins, -et c’est là peut-être l’explication- que ces impétrants ne souhaitent découvrir ce que le mot absurdité veut dire, à moins que, lecteurs et admirateurs de Kafka, Jarry, Ionesco ou Beckett, ou bien, plus classiques, de Molière et Courteline, ils n’aient envie de vivre au quotidien les oeuvres de ces grands auteurs…
    Car dans le domaine du comique et de l’absurde, et même tout simplement de l’imbécillité, depuis trente ans, le théâtre de l’Education Nationale brille des feux les plus éclatants : pédagogie différenciée, rénovée, collège unique, collège pour tous, collège de l’an 2000, parcours diversifiés, individualisés, apprendre à apprendre, soutien scolaire, remédiation, élèves en difficulté, classes hétérogènes, séquences didactiques, catéchisme et circulaires pédagogiques, bac pour tous, Evangile selon Saint-Meirieu, élève mis au centre du système éducatif, rythmes scolaires, semaine de quatre jours, de cinq jours, de quatre jours et demi, ouverture sur le monde extérieur éducation à la citoyenneté, et j’en passe, les innombrables néologismes de l’imbécillité sortis de cette institution pour aggraver un peu plus la situation constituent un véritable pain complet !

    Et même, soucieux de laisser leur nom dans l’histoire de ce théâtre, de nombreux ministres y sont allés de leurs grandes innovations et petites réformes, et il fallait que vous aussi vous apportiez votre pierre à ce monument, ou plutôt votre coup de pioche à l’édifice. Vous l’avez fait, et de main de maître, avec le projet d’évaluation par les chefs d’établissement et, rien que pour rire, j’imagine -car je ne le verrai pas- ce qu’aurait pu être l’évaluation de mes cours de français, ou de latin ou de grec par tel ou tel chef d’établissement ignorant de cette matière ! Et certes l’ancienne évaluation par des inspecteurs déconnectés de toute réalité, et pétris de théories didactiques relève depuis longtemps du folklore. Mais celle de votre projet, dont je ne sais quel technocrate fou l’a inventé, relève de la sottise la plus parfaite ! Tout comme l’idée mercantile des 25 heures de présence pour 500 € de plus dans les établissements secondaires, qui prouve une méconnaissance totale de ce qu’est ce métier, et qui fait rire tout le monde !

    Cependant, je crois que tous les records sont battus, le seuil limite, le mur du son de l’imbécillité ont été dépassés depuis trente ans avec le fameux collège unique des pédagogues innovateurs et différenciés, dernier système maoïste au Monde, où un pseudo-égalitarisme monstrueux produit les pires inégalités et les pires injustices qui soient, et où une animation à la crème pédagogique remplace l’acquisition d’une quelconque connaissance ou d’un semblant d’esprit critique !

    Le résultat aujourd’hui, vous pourriez le constater si vous alliez enseigner dans tel ou tel collège, plutôt que d’aller y faire de temps à autres une promenade apéritive, en compagnie de Monsieur le Recteur, Monsieur le Député, Monsieur le Conseiller Général et Monsieur le Chef d’Etablissement, le résultat, c’est que les écoles de la République sont devenus des sortes de zoos dans lesquels, au milieu des cris, des bagarres, des disputes, des insultes les plus grossières, des incivilités les plus hétérogènes, des livres ou des cahiers oubliés, des devoirs qui ne sont pas faits, dans une absence quasi-totale de discipline, entre diverses interventions des pompiers, du planning familial, de la sécurité routière, entre les problèmes de cantine ou de cars scolaires, les interventions de parents d’élèves pour faire annuler telle option ou telle heure de retenue, au rythme d’emplois du temps de plus en plus incohérents, les professeurs -si l’ont peut encore les appeler ainsi tant le mépris qu’on leur applique est immense !- accomplissent une sorte de travail d’animation et de garderie plus que de transmission d’un quelconque savoir ! Et les quelques malheureux élèves qui ont encore envie d’apprendre quelque chose travaillent au milieu des quolibets et des invectives des autres !
    Connaissant la situation, et montrant par là le courage qui les anime, tous les ans, dans les documents de rentrée, les chefs d’établissement rappellent les lois et circulaires restreignant jusqu’à l’absurde les motifs d’exclure du cours un élève. Ainsi, l’exclusion d’élèves qui en empêchent le bon déroulement -et ils sont nombreux !-, est devenu un crime de lèse-majesté, et la preuve qu’on ne sait pas les “intéresser”, jusqu’à ceux qui ne s’intéressent à rien, catégorie non répertoriée par les pédagogues innovateurs, et tout est fait pour rendre le métier de professeur impossible tout en écoeurant les élèves qui ont envie d’apprendre, et en achevant de les persuader de rejoindre les bataillons de ceux qui passent leurs journées à s’amuser, se battre, s’insulter, perturber les cours et faire les imbéciles ! Travailler et apprendre sont la marque du “bouffon” et le dernier recours de ces malheureux élèves est de travailler en cachette, au moins de ne pas trop le montrer. De toute façon, tout ce petit monde remonte de classe en classe, sans aucune exigence, preuve qu’il a le niveau souhaité, jusqu’au brevet des collèges, avec ses sujets pour ignorants et ses dictées de quatre lignes et demi, puis jusqu’au baccalauréat.

    Notre pays avait il y a trente ou quarante ans le meilleur système d’instruction du monde, envié dans tous les pays !. Aujourd’hui, il doit figurer parmi les derniers, il est selon un mot qui n’est pas le mien “une fabrique de crétins”, ou une préparation à la barbarie. Heureusement 80 % des élèves ont le bac, un bac avec lequel nombre d’entre eux vont grossir les amphis bondés des universités et produire des copies dont une bonne proportion s’apparente à des charabias remplis de fautes d’orthographe, avant d’aller faire la mise en rayon à l’Intermarché du coin !
    Bravo, Monsieur le Ministre, et bravo à vos prédécesseurs, et dire que pour cela vous percevez précisément un salaire de ministre ! Heureusement que vous n’êtes pas payé au mérite, comme le préconise votre gouvernement, car, au vu des résultats de votre action ministérielle, vous ne percevriez même pas le RSA !
    Au train où vont les choses, je ne sais qui vous trouverez bientôt pour faire ce métier de gardien de zoos sans cages pour un salaire parmi les plus bas d’Europe : des recrutés de pôle emploi par un chef d’établissement autonome, plus ignorants encore que leurs élèves, des
    chômeurs en fin de droit, après un stage de pédagogie active, de malheureux étudiants qui ne pourront pas faire autre chose, des présidentes de l’association des parents d’élèves venus développer leurs sens aiguë de la maternité, des pédagogues théoriciens voulant vérifier le bien fondé de leurs études, en tout cas pas des professeurs dignes de ce nom et capables de transmettre les valeurs de notre civilisation qui, selon les propos récents de l’un de vos collègues, est censé valoir mieux qu’une autre ! Au rythme de notre Education Nationale, si c’est vrai, de tout façon, cela ne sera pas pour très longtemps !

    Mais le clou de toutes ces années d’enseignement, le sommet de la pyramide, le comble de l’absurdité, et l’illustration magistrale de la manière dont l’Education Nationale considère, utilise et valorise les compétences et les talents, c’est une sorte de prouesse dont j’ai été le bénéficiaire et le spectateur ahuri.
    Tout au long de ces décennies passées à enseigner le français et les langues anciennes, combien de ministres, depuis M. Jack Lang à tel ou tel de vos prédécesseurs, ai-je entendu parler gravement des matières artistiques, à commencer par le théâtre dont il fallait favoriser l’étude et la pratique dans les établissement scolaires (et il est vrai que c’est l’un des meilleurs moyens d’apprendre et de maîtriser notre langue !).
    Or il se trouve qu’en dehors de ce métier, -que j’ai heureusement exercé à mi-temps ou temps partiel !- je suis auteur dramatique, auteur d’une vingtaine de pièces dont la plupart ont été publiés et jouées en France et à l’Etranger et notamment LE BARILLET, qui vient d’être réédité pour la sixième fois, ouvrage, qui plus est, utilisé et joué dans de nombreux lycées et collèges et même jusqu’au lycée franco-finlandais d’Helsinki !!!
    Eh bien, sachez, Monsieur le Ministre que pas une fois il ne m’ a été proposé d’exercer la moindre activité, ou responsabilité en la matière, au sein de l’Education Nationale, en sus ou à la place de mes cours, ou une quelconque activité liée au théâtre. J’en avais parlé à plusieurs reprises, et en vain, à différent(e)s inspecteurs(trices), la dernière, en 1999, m’a répondu, d’un ton définitif “qu’avoir du talent pour écrire du théâtre ne voulait pas dire que je l’enseignerais mieux” (sic) !
    Et même, il y a quelques années, un malheureux petit atelier de théâtre que j’assurais (en HSE -une heure par semaine !), avec un petit spectacle annuel qui ravissait parents et enfants a été soudain supprimé sous prétexte que travaillant à mi-temps, je n’avais pas le droit de faire des heures supplémentaires ! Et c’était à l’époque du fameux “Travailler plus pour gagner plus “ de votre mentor M. Sarkozy !
    Or, en 2004, lors d’une rencontre avec M. P. H. Cugnenc, député de l’Hérault, grand professeur de médecine, chef de service à l’Hôpital Pompidou, cet homme brillant, plein d’intelligence et de bons sens, mais un peu naïf et peu au courant de ce qu’est l’Education Nationale, me demanda où j’enseignais et après m’avoir dit, au vu de mon parcours littéraire, que c’était “comme si on lui faisait donner des cours de médecine à des secouristes” (sic), il s’étonna que “l’Education Nationale ne m’ait jamais proposé d’exercer la moindre activité en rapport avec le théâtre.” Voyant mon air désabusé, il me dit qu’il allait sur le champ en parler au Recteur de l’Académie de Montpellier. Et effectivement, je reçus dès la semaine suivante une proposition de rendez-vous de la part du Directeur de Cabinet de M. le Recteur, auquel, un peu sceptique tout de même, mais toujours prêt à répondre aux manifestations d’intelligence et de bonne volonté, je m’empressai de faire un certain nombre de propositions pour mettre en place sur l’Académie un réseau d’activités destiné à favoriser l’étude et la pratique des écritures théâtrales, notamment d’auteurs vivants, choses que je fais aujourd’hui avec succès mais en dehors de l’Education Nationale, bien entendu !

    Je passe sur les détails de l’aventure, qui traîna près de trois ans, sachez seulement qu’après un ultime rendez-vous avec une inspectrice de Lettres et sa collaboratrice, où j’eus nettement l’impression de déranger tout le monde, et où l’on me regardait d’un air de dire : “Mais qu’est-ce qu’il fait là, celui-là ?!” elle se termina par un appel téléphonique de l’inspectrice des Activités Artistiques, suite à un ultime projet de Festival de Théâtre Scolaire à Béziers, projet qui avait recueilli l’approbation du Sénateur Maire, appel où je me fis vertement réprimander comme un gamin pour mon audace, et où j’ appris “que tout ce qu’on avait à me répondre, c’était que je devais rester à ma place !”
    Ce que j’ai fait jusqu’à récemment, poursuivant parallèlement mon enseignement à mi-temps au zoo, et une carrière d’auteur dramatique plus qu’honorable, si l’on en croit notamment les succès encore récents du BARILLET et de bon nombre d’autres pièces, comme On nous prend pour des cons (Th de l’Entresort – Narbonne 40 représentations à guichet fermé) qui correspond à merveille à la situation actuelle du citoyen ou de l’enseignant français !

    Tout cela mériterait, vous le comprenez, un bien plus long ouvrage que cette lettre, (d’autres l’ont fait et le feront pour moi et mieux que moi !) voyez-vous, Monsieur le Ministre, pour ma part je n’ai ni l’intention ni l’envie de le faire : un tel concentré de bêtise, de médiocrité et d’incompétence est accablant, et ce que je souhaite aujourd’hui, c’est ne plus en entendre parler, sinon pour en rire et en faire des comédies, où je pourrai voir comme récemment dans Discours Toxiques, des salles entières pliées de rire à l’évocation de ce qui est devenu la plus grande entreprise pédagogico-comique de France !

    Je vous souhaite une bonne suite dans votre carrière politique (peut-être vous verra-t-on bientôt, si l’actuel Président est réélu, au Ministère des Transports ou de la Pêche, pour proposer que les marins pêcheurs soient évalués par les derniers thons rouges) et vous félicitant une dernière fois pour l’efficacité de votre action, je vous assure, Monsieur le Ministre, de ma consternation distinguée.

    Jean-Pierre PELAEZ

    • Bonjour,

      Merci pour votre témoignage. Est-il possible de le publier dans notre rubrique carnet de liaison ?

      Merci beaucoup et belle journée.

      Audrey
      SOS Éducation

  3. Les francs-maçons à l’éducation nationale! Dans cette secte, si l’on en croit Morgan Priest. je tombe des nues! Libertaires et francs-maçons, c’est pas étonnant dans le fond.
    Florent

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