Nos huit propositions pour aider Benoit Hamon à sauver l’école

Pour le délégué général de SOS Education, le déclin de l’école n’est pas inéluctable. Il propose huit pistes pour redresser l’institution scolaire.

Avec plus d’un million de fonctionnaires, l’Education nationale est le 3ème plus gros employeur de la planète, après l’armée chinoise et les chemins de fer indiens. Son budget, depuis 1980, a pratiquement doublé en euros constants, de sorte que la France investit en moyenne par élève 19 % de plus que les autres pays d’Europe.

Pour quels résultats? Près d’un cinquième des jeunes entrant au collège sont désormais illettrés. Près d’un tiers ne maîtrisent pas les bases des mathématiques, discipline pour laquelle nous sommes passés en quinze ans de la 10ème à la 25ème place selon le classement international PISA. L’échec scolaire est devenu endémique: chaque année, 180 000 jeunes qui sortent du système sans aucune qualification — cela nous coûte au bas mot un point de PIB.

Parallèlement, le déclassement social des enseignants est une réalité (sait-on qu’un professeur du secondaire en France gagne à peine la moitié d’un de ses collègues allemands?), et pour la première fois de son histoire, la France connaît une véritable crise des vocations d’enseignants: à titre d’exemple, seuls 818 candidats ont été admis au Capes de mathématiques en 2013, pour 1210 postes offerts. On ne compte plus les bataillons de vacataires, jamais formés, sous-payés, qui sont envoyés faire de la garderie dans les établissements après des semaines entières sans cours.

Pourtant, de nombreux professeurs font encore un travail admirable. Et le déclin de l’école n’est pas inéluctable, pour peu que l’on fasse enfin preuve de bon sens. Lire la suite

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