Pétition : Non à la politique de l’autruche !

Cher ami,

Il ne vous reste sans doute que quelques minutes pour consulter les pages du site Internet des lycées publics Delambre et Montaigne d’Amiens, où le courageux proviseur Catherine Guichet a publié les photos et comptes-rendus des actes de délinquance commis par des « lycéens » :

Perturbations du lundi 11 octobre 2010
Journee du 14 octobre 2010
Autruche autruche
Lundi 18 octobre 2010 Bilan de la situation

Il s’agit du seul exemple en France où un proviseur ait osé briser la loi du silence imposée par l’Éducation nationale.

Mais Catherine Guichet a subi de telles pressions qu’elle a été obligée, hier, de supprimer les liens vers ces pages à partir du site officiel du lycée.

A l’heure où je vous écris, elles sont encore trouvables mais elles vont être supprimées d’un instant à l’autre. Si vous arrivez trop tard, vous pourrez néanmoins encore les voir partiellement sur l’article précédent.

Cette affaire est emblématique de la folle politique menée par l’Éducation nationale, qui consiste à cacher au grand public ce qui se passe vraiment dans les établissements.

Dès le 18 octobre, Catherine Guichet faisait état des pressions qu’elle avait commencé à subir. Un « enseignant » l’accusait de faire « de la publicité pour le privé » en publiant les photos des incendies et des dégradations commises dans son établissement.

Nous avons alors réalisé que l’initiative de Catherine Guichet déplaisait fortement au Rectorat et à certains syndicats enseignants, et qu’elle allait être tuée dans l’œuf.

Nous avons donc immédiatement fait des sauvegardes des pages du site. Et en effet, quelques heures plus tard, les partisans de la chape de plomb avait déjà triomphé !

Nous organisons une « Lettre au Recteur d’Amiens », dans laquelle nous lui faisons part de notre soutien à la démarche de Catherine Guichet, qui seule sauve l’honneur de l’institution. Si vous le souhaitez, vous pouvez co-signer cette lettre en cliquant ici.

Il est important qu’un très grand nombre de personnes signe avec nous, pour montrer au Recteur que notre point de vue est bien celui de la majorité des parents et des professeurs. En tant qu’adultes responsables, nous ne nous voilons pas la face devant la réalité de ce qui se passe dans les écoles.

Nous ne pensons pas qu’étouffer les faits fera progresser les choses. Nous pensons que seule la transparence permettra de s’attaquer à la violence qui mine nos écoles.

Enfin, par principe, nous sommes opposés à toutes les tentatives du pouvoir de balayer sous le tapis les faits qui ne l’arrangent pas. La France n’est pas (encore), une dictature militaire ! Si vous partagez notre désir que le public soit correctement informé sur ce qui se passe dans les écoles de la République, merci de signer notre lettre au Recteur d’Amiens.

Vous pouvez également adresser un message de soutien au proviseur Catherine Guichet en cliquant ici.

(Merci de mettre l’association en copie de votre message : vous pouvez utiliser l’adresse électronique suivante : soutien@soseducation.com).

Enfin, continuez à nous envoyer vos témoignages des violences dont vous ou vos enfants avez été victimes ces derniers jours.

Bien cordialement,

Vincent Laarman
Délégué général

Pour signer la lettre au recteur :

2 réflexions sur “Pétition : Non à la politique de l’autruche !

  1. Bonjour
    cet événement m’a fort interpellé. J’a vécu une situation très semblable.
    Directeur d’une école élémentaire, j’ai en 2007, signalé auprès d’une famille, l’attitude de leur enfant : celui-ci rackettait dans la cour de l’école. La famille, refusant les faits, est venue à l’école, très agressive et a alerté l’Inspecteur Départemental qui a lui même informé l’Inspection Académique.
    L’Inspecteur Adjoint à l’IA m’a convoqué pour une rencontre avec la famille et s’est excusé au nom de l’Institution (je n’avais pas reçu la famille asez rapidement et avait employé le terme de rackett – interdit).
    J’ai ensuite fait l’objet de remontrances constantes avec en bouquet final un blâme puis une suspension de mes fonctions de diresteur).
    J’ai porté plainte auprès du Procureur de la République pour harcèlement et abus de pouvoir. Une enquête a été diligentée et est en cours.
    Cependant, j’aimerais savoir comment une association telle que la vôtre pourrait me venir en aide et comment faire pour diffuser largement ce fait qui, si je l’ai bien saisi n’est pas exceptionnel mais malheureusement trop courant.
    En vous remerciant.
    Je reste à vottre disposition pour tout complément d’informations.

    DEnis

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