Peur sur l’école

Selon VSD, 46% des parents auraient peur d’envoyer leurs enfants à l’école. Voici un extrait de l’article :

Une succession de faits divers ultra-violents frappe le milieu scolaire. ­Policiers, enseignants et parents s’inquiètent.

Mercredi 25 mai, 8 h 40. Un élève de 15 ans est tabassé, coupé au visage et visé par un pistolet électrique devant son collège de Saint-Ouen (93). Il sera transporté dans un état critique à l’hôpital alors que la police recherche ses agresseurs. Une affaire, une de plus, survenue quelques jours après la très violente agression dont a été victime  Love, 14 ans, le 11 mai, à la sortie du collège Pablo-Picasso, à Garges-lès-Gonesse (95) (lire VSD n° 1760). Deux exemples qui s’ajoutent à la longue liste des faits d’ultra-violence en milieu scolaire. Alors que le collégien de Pablo-Picasso est toujours dans le coma, trois mineurs ont été mis en examen pour tentative d’homicide aggravé après leur arrestation. Dans ce même collège de banlieue, le principal avait déjà été sauvagement agressé, en mars 2009, en voulant s’opposer à l’intrusion d’un groupe de jeunes dans les locaux.

Tabassages collectifs entre élèves, insultes, violences contre les personnels enseignants ou des responsables d’établissement. Il n’est pas un jour sans que les synthèses de la police et de la gendarmerie mentionnent de tels faits, parfois d’une extrême gravité. Telle la mort du jeune Hakim Haddi, 18 ans, poignardé en janvier 2010 dans l’enceinte du lycée Darius-Milhaud, au Kremlin-Bicêtre (94).

Plus récemment et parmi de très nombreuses affaires, le commissariat de Laval (53) a été saisi par le parquet d’investigations sur des faits de violences répétées et même d’une agression sexuelle dont auraient été victimes des enfants de 4 à 6 ans, dans une école primaire. D’après le rapport d’enquête, ces brimades d’élèves de CM1 et de CM2 avaient lieu quasi quotidiennement dans les toilettes de l’établissement. Une dizaine d’enfants, ainsi que des parents et du personnel enseignant ont été auditionnés mi-avril par la brigade de sûreté urbaine. Un dossier hors normes, du fait de l’âge des protagonistes, mais qui n’a pu donner lieu à aucune poursuite judiciaire, la majorité pénale étant fixée en France à 13 ans.

Retrouvez sur le site « Souffrance des profs » de nombreux témoignages de professeurs confrontés à la violence.

6 réflexions sur “Peur sur l’école

  1. Et que penser des enseignants qui minimisent systématiquement les violences que subissent NOS enfants de la part de petits caïds dont ils ne veulent pas affronter les parents.
    Le pauvre il a : (au choix)
    -eu une petite soeur
    -des parents divorcés
    -des difficultés sociales
    -des difficultés financières
    -un parent au chomage
    -des parents qui travaillent trop et ne s’occupent pas de lui !!
    et les notres, ils souffrent et n’ont personne pour les plaindre !
    HA ! j’oubliais les « vous exagerez(bien sûr les bleus c’est moi qui les lui fait !!), il ne faut pas nuire à la réputation de l’école ! et surtout le « et encore, nous ne sommes pas en ZEP, vous imaginez ce que vivent ces enfants-là ! (ha ! bon, me voilà rassurée, le mien peut se faire taper et massacrer, il est pas en ZEP !!)
    Alors ils se plaignent de ne pas être soutenu par leur hierarchie et par les parents, mais eux ne nous soutiennent pas non plus quand il y a un problème !
    çà n’excuse pas le comportement de ces criminels en devenir, et je suis outrée que nous en soyons là, mais chacun son boulot, moi le mien c’est de protéger mes enfants contre les caïds et les profs laxistes !!!

  2. Et voilà, je suis allée chercher mes enfants à l’école et j’ai récupéré mon fils couvert de griffures dont une très vilaine et saignante juste sous l’oeil ! Il s’est défendu en donnant un coup de poing mais conseil d’une mère exaspérée : » s’il n’a pas vomi, c’est que tu n’as pas tapé assez fort ! « . Que faisaient les instits ? Elles parlaient entre elles ! Et n’avez pas le temps de l’écouter !chapeau la surveillance ! et vous voulez que nous pleurions sur leur sort ? nous n’avons pas le temps, nous avons des enfants à soigner

  3. oui Tony, et pas en banlieue ou en ZEP, en province, dans une ville de moins de 15 000 habitants. La violence est partout !
    Nous vivons une époque ubuesque; Quand nos enfants se font frapper, les enseignants font comme les 3 petits singes (rien, voir, rien entendre et surtout rien dire !!), nous font comprendre que nous exagérons, que nous ne rendons pas service à nos enfants en les surprotégeant de la sorte (sic !), sauf que nous ne pouvons compter que sur nous même pour les protéger. Nous avons eu un problème l’an dernier avec le catch. Plusieurs élèves ont été blessés dont un avec traces de strangulations « persistantes », l’établissement a fait une réunion sur les jeux dangereux, les parents des enfants violents n’étaient pas présents et surtout quand une maman a parlé de la violence quotidienne (coups de pied au ventre, gifles distribuées à tour de bras par 4/5 enfants et ce depuis plusieurs années) il lui a été répondu que tout était une question de définition du mot violence (!), qu’il ne fallait pas tout mélanger et que nous étions là pour débattre du jeu du foulard ! donc rien n’a été fait !
    La seule fois où la directrice a réagi c’est lorsqu’une enseignante de CP s’est fait traitée de « connasse » en cours, les parents ont été convoqués et ont répondu « nous l’avons mis dans le privé pour qu’il soit tenu, si vous ne savez pas faire votre job, nous n’y pouvons rien » et……………… donc, reconnaissant sa faute, la directrice a décidé qu’il n’y aurait pas de sanction !!!
    Lorsque excédée, je suis allée voir la maîtresse de mon fils en lui disant que nous avions conseillé à notre fils de réunir quelques copains-victimes et de « choper » les frappeurs » et de les battre comme plâtre, elle m’a fait une belle leçon de moral en me disant que la violence ne réglait jamais les problèmes et que mon fils s’exposait à des sanctions (lui oui, mais c’est vrai que le pauvre, il n’a rien pour lui, des parents non divorcés, une mère qui travaille à domicile afin de pouvoir s’occuper de ses enfants, il ne mange pas à la cantine et ne reste pas à l’étude, il travaille bien à l’école, il est poli donc aucune circonstance atténuante, et des parents qui ne frapperont pas ou n’insulteront pas les instits, donc lui on peut charger !!!) . Mais qu’elle fasse son job, en surveillant la cours de récré et le couloir et que nos enfants ne servent plus de punching-ball !!! après avoir dit à tous mes enfants qu’il ne fallait pas frapper, ni insulter, je me rends compte que j’ai élevé des « faibles » et donc virage à 180°, maintenant je leur dis cogne et cogne fort, il faut qu’il y ait du sang ou du vomis sinon tu n’as pas frapper assez fort et ils reviendront !! Tout en précisant bien que c’est uniquement défensif et que les attaques, elles, sont toujours interdites !

  4. Je suis entièrement d’accord avec athi.
    Enseignants, parents ; c’est la lâcheté qui l’emporte. Nous avons perdu toutes nos valeurs, toute notre dignité, reste nos grandes bouches, mais vulgairement ; rien dans les pantalons.
    Les mamans se contentent de se lamenter ou d’aboyer dés la présence des médiats. Où sont les pères ! avez vous vu des pères se rassembler et intervenir !!!! Cela prouve la lâcheté et l’abandon de leur propre descendance.
    Quand au corps enseignant, ils se sont soumis volontairement à la domination des sauvageons …laissant ainsi exploser des pépinières de futurs caïds.Et ceci, il y a maintenant plusieurs années, pour mieux rentrer dans le moule de la pensée unique, soutenant ainsi des idéaux suicidaires politiques et syndicaux …Voila donc le résultat.
    Les enseignants sont devenus aujourd’hui les principales victimes, largués par leur minable hiérarchie et nos piètres gouvernants, par leurs syndicats piégés, qui nient encore l’évidence.
    Où son donc les gigantesques manifestations nationales des enseignants qui arrivaient à mobiliser les parents, élèves, même casseurs, et obtenaient ainsi la capitulation des gouvernements, faisant virer les ministres !!!!
    Mais, surement que ces revendications là étaient fortement prioritaires … pour ne pas réagir face à la mutinerie croissante de gamins qui testaient les limites, et se sont vite rendus compte qu’après les insultes, les incivilités, les crachats, les menaces, ils pouvaient passer à l’acte en toute quiétude. ( le pied … mais ils ne risquent rien ces petits sauvageons, leurs parents non plus, ils ne comprennent pas ..) Après tout; c’est de la faute de notre société.
    Bien fait pour notre poire.
    Alors où sont ces mêmes syndicats ? Ne peuvent-ils plus se mobiliser ? et redescendre dans la rue à fin de demander la démission de M. Luc Chatel !!! qui fait le mort et refuse de rétablir l’autorité dans les écoles ?
    A part signer les pétitions, et opiner du bonnet, que font nos Députés !!! pour quoi ne poussent-ils pas une gueulante à l’assemblée ? Surement que leurs enfants à eux, doivent se trouver dans des écoles privées….
    M. Luc Chatel vient de trouver la parade, il va clouer le bec aux syndicats qui ne parlent que de moyens
    pécuniers et d’effectifs « coucou » des moyens …c’est bien ce que vous souhaitez ! des moyens !!! et bien voila, en principe, on devrait pouvoir recruter des enseignants. Contents !!! (hé hé hé, les élections approchent …)
    Si les promesses tiennent … quelques sacrifiés, baptisés (enseignant) en toute hâte, subiront à leur tour; humiliations, insultes, crachats, menaces et passages à l’acte.
    Lorsque je m’adresse aux enseignants et aux syndicats, je ne vise pas bien entendu, la courageuse minorité d’enseignants et d’adhérents à SOS enseignement, qui ont le mérite de dénoncer haut et fort se qui se passe dans leur minable institution.
    Devant le silence de M. Luc Chatel, invitez les députés à agir plus efficacement, à participer à une manifestation médiatique, ou présentez symboliquement la démission en nombre des enseignants pour la rentrée prochaine.
    Je suis outré, scandalisé par l’attitude de nos responsables et notre société de faux culs.
    Par lâcheté nous sommes devenus une société de soumis, de minables.

  5. Je suis entièrement d’accord avec Claude. Les enseignants (sauf la minorité dont je fais partie) sont eux-mêmes coupables du désastre actuel – laxisme, lâcheté, démagogie vont de pair avec le culte de l’Enfant-Roi et le jeunisme de notre société….Oui, c’est tout à fait exact, très bien analysé – c’est la lâcheté qui est à l’origine de la déliquescence de l’école.

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