Le grand rédempteur Meirieu choisit ses 12 apôtres et rédige son évangile…

« […] À l’appui de sa thèse, P. Meirieu a fait appel à 12 auteurs, qui deviennent presque ses 12 apôtres. Qui mieux que André Malicot, directeur de la formation chez les Compagnons de France, peut défendre la place du chef d’oeuvre dans la formation d’un jeune ? Qui peut mieux que le sociologue François Dubet parler du bonheur à l’école, une question largement sous estimée par l’institution ? Il faut lire aussi le très beau texte de Daniel Hameline où il parle du  partage d’une oeuvre musicale et de l’ouverture d’âme qu’elle apporte. Boris Cyrulnik, Berabrd Stiegler, Eric Favey, Emmanuelle Daviet, Jeanne Benameur, Isabelle Pelloux, Agnès Desarthe, Marcel Gauchet, Victor Caniato apportent aussi leur contribution à ce Plaisir d’apprendre. […] »

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2 réflexions sur “Le grand rédempteur Meirieu choisit ses 12 apôtres et rédige son évangile…

  1. Voilà Meirieu s’attaquant à « l’employabilité  » des jeunes, pour en dénigrer l’objectif.
    Pas étonnant qu’avec de tels objectifs les jeunes éprouvent des difficultés à trouver un emploi.
    Mais qu’en sait-il de l’employabilité d’un jeune travailleur? Combien a-t-il mené d’entretiens d’embauche? Parmi ses apôtres combien d’employeurs?

    Trop facile de clamer que l’élève doit prendre plaisir à apprendre, la plupart du temps il faut se forcer comme dans la vie réelle; si en plus on prend plaisir à travailler tant mieux.
    Si c’est le point de vue de l’enseignant qu’il faut encourager, il n’y a pas à s’inquiéter dès la deuxième heures l’enseignant s’apercevra lui même que s’il n’arrive pas à captiver, à faire plaisir à ses élèves c’est foutu.

    Mais au fait, ce brave théoricien de l’éducacitude, où est-ce qu’il a mis ses propres enfants quand ils étaient au collège ? Dans le privé lyonnais haut de gamme bien sûr.

    Un ex-directeur de personnel devenu prof de math.

  2. Hélas, si ce site affiche un « Observatoire de la souffrance des professeurs », bien légitime, me manque toujours un « Observatoire de la souffrance des élèves » – je parle de tous ceux qui se traînent, du CP au collège, sans apprendre correctement à lire, écrire et compter, et qui ne comprennent pas grand-chose à ce qu’ils sont supposés « apprendre », donc, sans qu’on leur donne les clefs pour comprendre.
    Or il est un fait que, si « apprendre » ne se fait pas toujours dans le plaisir, en raison de l’effort à consentir, s’apercevoir qu’on a compris et appris, donc qu’on a progressé, grandi, voilà ce qui, jadis, faisait plaisir à tout élève et alimentait sa fierté d’être ce qu’il était : un futur adulte… bien dans ses baskets, et prêt à envisager son avenir avec confiance.
    Plaisir et fierté, aujourd’hui, sont rendus inaccessibles à nombre d’élèves, autant que la confiance dans leur avenir, du fait de pédagogies et de programmes ineptes qui les privent du sens de ce qu’ils ne font plus qu' »aborder » au pas de charge.
    Et qui fut l’instigateur majeur de ces dérives « pédagogistes », sinon Philippe Meirieu lui-même ?

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