9 réflexions sur “Pour ou contre l’uniforme à l’école

  1. Article fort intéressant et révélateur. En effet, que veulent défendre les tenants de la diversité vestimentaire? Une école « lieu de vie » dans laquelle s’exprime l’ensemble des valeurs de la société actuelle, à savoir : la mode, le « look » (si cher à l’une des ados interrogées). L’interview de mon collègue d’histoire est à ce titre une caricature de ce qu’on peut entendre aujourd’hui chez les pédagogistes de tout poil et sociologues de l’éducation. Dans la mesure où l’école n’instruit plus, elle se borne à « accueillir la diversité » et à maintenir coûte que coûte une sorte de paix sociale illusoire. Nous sommes ici toujours dans l’idéologie de l’enfant roi au centre du système, qui vient à l’école avec ses tenues les plus improbables, ses portables, ses consoles, « comme à la maison ». Il est alors logique que des règlements intérieurs refusant portables et autres jouets numériques soient mal perçus par des ados à qui par ailleurs l’on cède tout.
    Aldric Boulangé parfaitement raison quand il parle de sanctuarisation nécessaire. Il faut que l’école redevienne le centre du Savoir qu’il n’aurait jamais du cesser d’être. Dans ce cadre, l’uniforme scolaire devient une évidence. Non pas pour fabriquer des « moutons » ainsi que le dénonce une des élèves interrogées – ne voit elle donc pas tous ces moutons qui portent l’uniforme des banlieues, survet’ casquettes ?- Mais pour lisser le tissu social pour que ne se révèle que la différenciation due par le mérite.
    Je suis, comme beaucoup d’autres, de plus en plus nombreux, pour le retour d’une méritocratie républicaine dans laquelle chacun fasse de son mieux pour intégrer les valeurs humanistes et morales d’une société enfin fière de son histoire, de son présent et de son avenir.

    • ne voit elle donc pas tous ces moutons qui portent l’uniforme des banlieues, survet’ casquettes ?

      Une commentatrice m’avait dit ceci :

      l’uniformité vestimentaire appelle toutes les autres ! Uniformité d’opinions, de moeurs, de modes de vie, c’est à dire grégarisme, moutonnerie et pensée unique !

      Ce à quoi j’avais répondu :

      Non. Sans repère au contraire, l’homme a tendance à se replier selon des instincts groupaux, grégaires, au lieu d’affirmer son individualité. Regardez tous ces « rebelles » qui, ayant renié le modèle vestimentaire de leurs parents, finissent par tous porter le même ridicule accoutrement…

  2. L’article est très intéressant, merci de l’avoir mis en ligne.

    C’est un sujet sur lequel je m’interroge depuis fort longtemps.
    J’ai porté la blouse obligatoire toutes mes années de primaire, puis au collège nos tenues « libres » étaient très contrôlées par le directeur et sa surveillante générale tous deux issus de l’école primaire où garçons et filles étaient séparés.

    Bien qu’appréciant le beau vêtement de qualité, j’ai habillé mes enfants très simplement en dépensant le moins possible pour les tenues d’école. Deux raisons à celà :
    1 – à l’école les vêtements s’abîment vite (jeux de billes à genoux dans la cour, chutes, taches, déchirures, etc…)
    2 – les enfants grandissent vite et n’ont pas le temps « d’amortir » la dépense.
    Vers 12 – 13 ans, ils ont émis le souhait de choisir leurs vêtements, attirés par les marques. J’ai décidé que les vêtements de marque seraient achetés en signe de récompense de bons résultats scolaires (soit un vêtement par bulletin trimestriel) ou en cadeau (anniversaire et Noël) et que si ces vêtements étaient abimés ils seraient remplacés si besoin par « du bon marché ».
    A 16 ans, je leur ai donné d’office un budget trimestriel à ne pas dépasser qui devait couvrir tous leurs besoins et envies. J’ai constaté que d’eux-mêmes ils équilibraient leurs achats entre le jean « vraiment trop top » et le pantalon d’EPS passe-partout lavé deux fois la semaine, entre le sweat « qui déchire » et les tee-shirts « pour la transpire ».
    Je pense sincèrement que s’ils avaient du avoir un uniforme scolaire, ils n’en n’auraient pas souffert et que leur personnalité se serait épanouie tout autant.

    Ceci est affaire d’éducation parentale dans une société de consommation, de paraître et d’individualisme. C’est faire le grand écart en permanence.
    Les différences attisent les jalousies certes mais elles suscitent aussi l’envie de se donner les moyens d’accéder à une situation personnelle qui permettra d’avoir le choix.

    Nous parlons des élèves mais qu’en est-il des enseignants ? Uniforme ? Complet-veston pour les hommes et tailleur pour les femmes obligatoires ? L’exemple vient d’eux me semble-t-il.
    Car actuellement le problème est aussi là : entre le prof d’histoire-géo au pantalon avachi, au polo ouvert auréolé sous les bras,t aux mèches longues indisciplinées et la prof de maths juchée sur des talons hauts, jupe en jean blanc 15 cm au dessus du genou et les doigts chargés de bagues or-pierres précieuses ; il y a aussi de quoi commenter…

    Je me rappelle une réflexion d’un de mes enfants quand je lui demandais comment était son professeur de français :  » Il est bien habillé, il a un costume comme Papa quand il va travailler ! »
    Et oui, quand on est adulte il y a beaucoup de professions où on a un uniforme, un vêtement de travail et de sécurité, une obligation à porter une blouse ou un costume – chemise.

    Je proposerai un « entre-deux » :
    1 – Pour les élèves : pantalon de toile uni – tee-shirt ou chemise uni – veste forme sweat aux couleurs de l’établissement et/ou brodé à son nom – chaussures noires – option jupe pour les filles mais non obligatoire
    2 – Pour les enseignants : la même chose mais on remplace la veste forme sweat par une veste uni et écussonnée de costume pour les hommes et de tailleur pour les femmes et chaussures à talons de 3 cm maximum.
    Qu’en dites-vous ?

  3. L’uniforme doit être un moyen pour les jeunes d’apprendre à gérer la frustration et de ce fait devenir des adultes : non dans la vie active on ne s’ahbille n’importe comment et on ne se laisse pas aller à uniquement ce qui nous plait. La vie est dure, elle nous confronte sans cesse à des limites et donc à des frustrations, on ne peut pas tout avoir ni tout faire, tout n’est pas permi.

    L’uniforme entre dans la catégorie des limites à respecter pour s’intégrer harmonieusement dans la société, c’est à dire en se respectant soi même tout en respectant les autres. Il est plus, selon moi, un outil pédagogique, comme le fait de se mettre en rang pour monter en classe : apprendre LA LOI. Non pas la loi qui punit, mais la loi qui encadre et empêche que ce soit le foutoir à l’intérieur de soi comme à l’extérieur.

  4. qui est le mouton celui qui mets des marques confortable sans ce soucier des autres ou celui qui est persuades que les marques sont pour les mouton et qui ne mets pas de marque en criant que il est anti conformiste alors que c’est lui qui s’interdit des truc
    ce qui mettent des marques et qui ne s’interdisent pas les autres vêtement que les marques sont plus libres que ce qui s’interdisent a tous prit les marques

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