Primaire : découvrez qui est le meilleur candidat…

Claire PolinChère amie, cher ami,

Dimanche prochain 20 novembre aura lieu la primaire de la droite et du centre.

Peut-être ne vous sentez-vous pas concerné par cette primaire ?

Mais celui qui en sortira vainqueur a de fortes chances en mai prochain d’être élu président.

C’est pourquoi, quelle que soit notre sensibilité, nous avons tous intérêt à ce que le candidat ayant le meilleur programme éducatif soit élu, car c’est une cause majeure.

Qu’il propose de vraies réformes. Ambitieuses mais réalistes. Qu’il ait la crédibilité et le courage politique nécessaires pour les mettre en oeuvre.

Vous le savez, SOS Éducation, association indépendante et non partisane, a tenu depuis sa création il y a 15 ans à éviter toute consigne de vote en apportant simplement une analyse argumentée de la situation. C’est le sens de nos vidéos « grand oral » et de notre « palmarès » (voir plus bas) pour couvrir la première primaire, celle de la droite et du centre.

Mais nous avons aussi eu la possibilité d’échanger, très en amont, avec les formations politiques de tous bords pour défendre nos idées. Nous voulions que le plus de candidats possibles intègrent nos propositions pour traiter les problèmes graves de l’école auxquels nous sommes tous confrontés. C’est chose faite. Notre lobbying a réussi et plusieurs programmes sont proches de nos aspirations en matière éducative. Tous ne vont pas aussi loin. Beaucoup sont timorés.

Il nous faut désormais être plus clairs encore, et plus directs pour insister sur l’importance de la crédibilité et de l’exemplarité du candidat qui pourra porter ces changements. Aujourd’hui, nous savons qui peut le mieux incarner cet espoir d’amélioration du système éducatif.

Dans ces conditions particulières, en tenant compte du principe de réalité, le « vote utile » à la primaire est vraiment très utile et même indispensable !

La seule vraie question du premier tour de la primaire dimanche est de savoir quels sont les 2 qui vont être désignés parmi les 3 : Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon. Certains parmi les autres candidats ont de belles idées mais malheureusement aucune chance de passer le cap du premier tour. Donc concentrons-nous sur le trio de tête :

C’est la seule question et elle est décisive !

Or :

Nicolas Sarkozy ne s’intéresse pas vraiment à l’éducation : il a passé son dernier quinquennat à faire des concessions aux syndicats enseignants, il est imprévisible et il a trop de casseroles et d’opposants pour pouvoir mener la réforme de l’école sans être bloqué ; il a trop de choses contre lui pour réussir à mobiliser vraiment le pays ! François Hollande a été élu en 2012 par rejet du président sortant. Ne l’oublions pas.

 

Alain Juppé est déconnecté des réalités : il a toujours été marqué par la méthode Chirac qui consiste à en faire le moins possible sans faire de vagues et sans résoudre les problèmes, ce qui conduit finalement à les reporter et inévitablement à les aggraver ; le système éducatif en France n’est plus en situation de supporter cela ! Son programme éducatif est le plus faible des trois.

 

François Fillon est au contraire très préparé : il est le seul à avoir été au contact des réalités éducatives comme ministre de l’éducation, et surtout :

1°/ il a reconnu qu’avec Nicolas Sarkozy ils n’avaient pas fait ce qu’il faut et qu’ils n’étaient pas allés assez loin entre 2007 et 2012 ;

2°/ il a pu y réfléchir et le regretter entre 2012 et 2016 en élaborant une analyse sérieuse de l’éducation nationale et un diagnostic très pertinent ;

3°/ il a travaillé ses dossiers – notamment éducatifs – plus que quiconque, et il propose maintenant un programme de rupture avec des solutions pragmatiques, réalistes, fortes et efficaces à partir d’une expérience qui est vraiment unique : c’est de cela dont nous avons besoin !

Bien sûr l’ouverture des urnes peut apporter son lot de surprises… mais si François Fillon passe le 1er tour de la primaire, il a de grandes chances d’être le vainqueur de la primaire de la droite et du centre… et vu la cote de popularité de la gauche au pouvoir depuis 5 ans, ce vainqueur a une forte chance d’être le prochain président… or la France est confrontée à des défis vraiment immenses.

Et aujourd’hui l’école est à la croisée de tous ces sujets brûlants : l’économie, l’emploi, l’intégration, l’identité de notre pays au bord de la faillite et de la la guerre civile. Faire le mieux possible de manière très réaliste pour le choix du prochain président n’est pas un luxe, c’est une nécessité absolue : on n’a pas le droit de jouer avec ça !

Bref, dimanche 20 novembre, il y a vraiment un très gros enjeu !

Aujourd’hui, François Fillon est dans une dynamique assez extraordinaire (+ 10% dans les sondages cette semaine, en progression forte et constante depuis le premier des débats télévisés). Avec votre voix et la mienne, il a une chance de dépasser Alain Juppé et Nicolas Sarkozy qui jusqu’il y a peu étaient donnés grands gagnants. Le vent tourne et les écarts se resserrent.

Le candidat François Fillon a été encore brillant pour exposer sa vision sans langue de bois sur l’école dans le débat télévisé de jeudi soir : avec tout cela, il y a des chances pour que la qualification pour le second tour se joue à très peu de chose et ce « très peu de chose«  va décider du possible prochain président et de la politique de la France pour les 5 prochaines années !

J’ajoute que lorsque l’on parle d’éducation, on parle de transmission des savoirs, mais on parle avant tout d’exemplarité pour nos jeunes.

Or François Fillon est le seul des trois candidats qui n’a jamais été inquiété par la justice ! Et encore une fois, son programme éducatif comporte toutes les mesures urgentes pour sauver l’école.

Autonomie et responsabilité des établissements, transmission et évaluation des fondamentaux, formation et recrutement des professeurs, autorité, lien avec le monde professionnel : l’essentiel est bien là.

Alors dimanche, ne nous trompons pas de choix. Ne votons pas pour nous faire plaisir.

Mettons François Fillon en première position, devant Alain Juppé et Nicolas Sarkozy !

Pour trouver votre bureau de vote cliquez ici : www.primaire2016.org/ou-voter/

Au nom de tous les enfants qui prennent chaque jour le chemin de l’école, je compte sur vous.

Claire Polin
Présidente de SOS Éducation

 

PS. SOS Éducation a réalisé un comparatif complet issu de nos discussions avec les candidats à cette primaire. Nous avons pu les rencontrer et filmer des entretiens sur les sujets éducatifs (vous aurez les liens dans le comparatif). François Fillon est clairement apparu comme le plus à même de sauver l’école de notre pays. Si vous souhaitez recevoir ce comparatif tout de suite par email, il vous suffit de me confirmer l’adresse à laquelle vous souhaitez que je vous l’envoie en cliquant sur ce lien.

Vous pouvez aussi copier-coller ce lien dans votre navigateur :

soseducation.org/candidats-a-primaire-de-droite-centre

Dans ce palmarès, chaque candidat est évalué selon deux critères : la qualité de son programme, tout d’abord, et sa crédibilité pour le mettre en œuvre. François Fillon a obtenu la note maximale sur ces deux dimensions :

tableau-programme-credibilite

L’urgence absolue est de provoquer une onde de choc dans notre pays en faveur de l’éducation de nos enfants et petits-enfants.

C’est pourquoi j’espère que vous accepterez de vous mobiliser dimanche pour faire barrage à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, et voter François Fillon.

8 réflexions sur “Primaire : découvrez qui est le meilleur candidat…

  1. Vous ne voyez que par le petit bout de la lorgnette Mme la Présidente mais, pour la France, si l ‘éducation Nationale est primordiale , il y a d’autres paramètres qu’il faut aussi considérer. Présider un pays est un tout. Je crois sincèrement qu’il faut prendre en considération les besoins exprimés par une grande partie du personnel de l’Education Nationale, par les parents d ‘élèves. Oui, le « mammouth » si bien décrit par M. Allègre, pourtant socialiste, a besoin d’une transformation d’ensemble. Il ne s’agit pas uniquement d’un programme, d’une méthode mais de la nécessité d’une dynamique qu’il est plus que nécessaire d’insuffler à ceux qui ont pour mission de transmettre des savoirs. Or, mais je ne mets pas tout le monde dans le même panier, quelque soit la réforme envisagée par le futur Président de la République, il y a lieu d’y ajouter une réforme profonde de la mentalité du corps enseignant. Si l’Education Nationale appartenait au privé, la pléthore d ‘enseignants ne serait pas acceptable et conduirait à une faillite immédiate de l ‘ensemble. Le Futur Président de la République devra répondre aux désidératas et aspirations du corps enseignant à charge de revanche pour ce même corps de faire preuve d’une attitude irréprochable, tant en pourcentage de temps de présence, ( réduction du taux d’absentéisme), et d’acceptation d ‘augmentation du nombre d’heures travaillées….et je n’effleure même pas le changement nécessaire de tout ce qui concerne le calcul des retraites aligné sur le privé.
    Je ne crois pas que la seule réforme concernant l ‘éducation Nationale soit la seule préoccupation des Français et je vous trouve bien imprudente de recommander le vote pour un candidat uniquement sur ces critères. La France a besoin d’une réforme complète de l ‘ensemble de ses institutions et je ne suis pas persuadé que votre « poulain » soit la meilleure opportunité pour l’importance de la tache de rénovation de la situation détériorée de la France.
    L’aspect économie, sécuritaire, réorganisation de l’ensemble des compartiments de l’administration publique, la relance de l’activité industrielle, les réformes essentielles concernant la compétitivité de nos entreprises PME, TPE, Artisanat et Agriculture me semblent tout aussi primordiale que la réforme de l ‘enseignement issue du programme de F. Fillon.
    Salutations distinguées.
    Henri OLIVER

  2. D’accord avec certains écrits de votre courriel mais vous n’expliquez pas comment faire face à la proposition de Fillon : 500 000 suppressions de postes dans la fonction publique …. pourquoi aujourd’hui , après les suppressions des 130 000 postes sous Sarko-Fillon , dans des centres de formation comme les Ecoles Normales , on a du mal à recruter des personnes pour la formation qui a été rétablie? Il faut savoir que malgré la réouverture des centres de Formation (ESPE) aujourd’huiil y a des remplaçants qui arrivent dans une classe sans aucune formation ni aide …. Alors , avec 500 000 postes en moins (pas tous dans l’Education Nationale fort heureusement ) faudra-t-il se tourner vers les Ecoles privées (déjà plus ou moins subventionnées par l’Etat) ?????

  3. Bonjour,Je pense ,que par votre analyse,vous orientez sensiblement vos lecteurs …sachez même si cela vous importe peu peut être,que,à mon sens vous n’aviez pas à pointer du doigt de façon aussi claire vers un candidat en particulier…et du fait je pense réfléchir sérieusement sur le fait de continuer à vous lire.
    Cordialement ,
    Monsieur Bodet

  4. Je suis bien d’accord avec Olivier !

    Pourquoi ne pas aligner public et privé pour les retraites ? Départ à 60 ans et 35 années de cotisations ! Réorientons un peu la répartition de la richesse créée dans ce pays au profit des humains vivants et non des capitaux tournant en rond rien que pour eux-mêmes.

    Et pourquoi pas une école unique et enfin affranchie du poids de la religion, si tel est le désir de la Nation ? Cessons ce coûteux subventionnement des écoles privatisées (très essentiellement confessionnelles, ce qui doit profondément heurter ces chantres de la laïcité ramenée opportunément à de l’anti-islamisme, et c’est un euphémisme) et donnons, grâce à ces économies, à l’Etat les moyens de ses ambitions éducatives.

    Et pourquoi pas rediscuter du temps de travail des enseignants (je passe sur la désopilante antienne du temps de présence des enseignants dans les écoles : vivent les 39h je passerai enfin du temps chez moi) ? Basé sur le temps passé à assurer des cours, à une époque où la « diversité des élèves » dans le second degré se limitait à choisir entre maths sup et khâgne (1950), jamais recalculé même par la gauche au passage des 35h, il faudra, une fois au pouvoir, une sacrée dose de mauvaise foi pour nous enfoncer encore un peu. Il est vrai que la rationalité et l’objectivité ne sont pas les qualités premières des ultralibéraux qui nous gouvernent, ni de leurs soutiens comme ici… On ne va tout de même pas s’arrêter pour si peu !

    Marie Le Gouic le dit bien, mais sans oser admettre la réalité ultra-libérale : l’école publique, c’est dépassé, l’accès à l’instruction jusqu’à la fin de l’adolescence, c’est dégradant, un grand nombre d’adultes pour encadrer un petit nombre d’enfants, c’est de l’incompétence fainéantesque… enfin, tant qu’on n’attaque pas la logique ultime d’un précepteur payé à chaque enfant par ses parents (s’ils en ont les moyens individuels) jusqu’à son entrée dans une « grande école » à 18 ans après 16 ans d’éducation individuelle payée à grands coups de niches fiscales !!!

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