Professeurs : Comment sortir du cercle infernal

Les professeurs se plaignent, c’est bien connu. C’est presque devenu une image d’Épinal. Pourtant il n’en a pas toujours été de même. Le métier et les attentes ont évolué. Aujourd’hui, non seulement leur souffrance est bien réelle , mais le système est tel qu’il les pousse à se plaindre entre eux.

  • l’inertie de la hiérarchie (le chef d’établissement a souvent du mal à soutenir son équipe ; les inspections n’ont rien d’une démarche qualité, mais sont plutôt infantilisantes ; le ministre semble faire la sourde oreille…)
  • la pression des parents (« c’est de votre faute, mon enfant est parfait ; avec toutes les vacances que vous avez… faites votre travail »)
  • la violence croissante et impunie des élèves (« qu’est-ce qu’elle me cherche celle-là, j’ai rien fait ; va te faire… »)
  • le regard accusateur des collègues (« quand même, avec moi ça marche mieux »)
 Les professeurs se replient sur eux-mêmes. Ils se plaignent d’autant plus. Ils ont de moins en moins la force de s’en sortir tout seuls. Les autres les accusent d’autant plus. Le cercle infernal se referme.

SOS Éducation milite pour que la souffrance des professeurs soit reconnue.

L’association invite aussi régulièrement des professeurs à venir échanger avec d’autres collègues sur des thématiques bien précises.

Il s’agit de reconstruire un dialogue essentiel entre professionnels sur « comment je fais avec mes élèves pour enseigner au mieux ma discipline ». Partager ses expériences, des plus réussies aux moins réussies, permet à chacun d’avancer dans sa réflexion sur la pratique de son métier.

Pas besoin d’attendre les circulaires pour changer de méthode : les résultats positifs des pratiques efficaces parlent d’eux-mêmes.

Une réflexion sur “Professeurs : Comment sortir du cercle infernal

  1. Je suis journaliste pour France 3 nous réalisons une émission « Place Publique » présentée par Patrick Poivre d’Arvor.

    L’objectif ici est d’avoir le témoignage d’un professeur qui a connu une certaine violence sur son lieu de travail. Cela peut être une violence faite par les élèves ou les parents de ces derniers.

    Nous ne souhaitons pas faire un reportage de ‘victimisation’, l’idée étant de montrer comment les conditions de travail évoluent dans le monde éducatif.

    Si une personne correspond à nos recherches, nous pourrons dans un premier temps la contacter pour un entretien téléphonique informel pour discuter du sujet et expliquer en détail les objectifs de ce reportage. Si la personne accepte de témoigner, nous pourrons alors enclencher une demande de tournage.

    Nos délais sont courts.

    Julia Ramirez
    julia.ramirez.godelier@gmail.com

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