Publicité des vendeurs de tablettes numériques

Voici un exemple d’article publicitaire pour vendre les tablettes numériques à l’école, sur le site nouvelobs.com.

Bien sûr, les élèves n’apprennent plus à lire ni à écrire, mais qui s’en soucie ?


 

L’ordinateur, la tablette, le tableau numérique interactif (TNI), l’espace numérique de travail (ENT) : bienvenue aux outils de l’école 2.0 ! Une Direction du numérique pour l’Éducation (DNE) vient d’être créée au ministère de l’Éducation. Quelque 9.000 établissements scolaires (sur 60.000) sont désormais connectés au très haut débit. Et, même si beaucoup de professeurs continuent de dédaigner cette technologie, les pratiques progressent. Tour de France en cinq étapes.

 

Les Anglais parlent aux Français

« Hello, good morning children ! » Le visage avenant de Mark, l’étudiant anglais, apparaît en haut du tableau numérique interactif, une sorte de grand écran tactile connecté. Il parle depuis Oxford. La classe de CM2 de Pascale Sellin, à l’école de la Commanderie d’Elancourt (Yvelines), démarre une leçon d’anglais en visioconférence. Les stores sont baissés.

Via une webcam, Mark voit la classe. Il sourit aux élèves regroupés devant l’écran. « How are you today ? » Ils ont préparé leur réponse et entonnent en choeur : « We’re fine, thank you. » Des photos s’affichent sur la partie libre de l’écran, pour étayer une situation simple : Mark veut rendre visite à sa soeur Jenny « in Wales ». Une carte de l’Angleterre surgit. « Benoît, can you come to the board and find Wales on the map ? » Benoît se lève et vient pointer l’endroit avec le stylet. « Well done ! » Tous les quinze jours, les élèves s’immergent une demi-heure dans la langue anglaise.

« On essaie de faire comme si on parlait à quelqu’un », résume Marion, 10 ans.

L’étudiant anglais suit un script élaboré à l’avance, dont Pascale Sellin a travaillé les mots et les tournures avec ses élèves. « Ils sont ravis », résume-t-elle.

 

S’épanouir dans le « Cocon »

Dans la classe de SVT (Sciences de la vie et de la terre), la dissection de la souris se fait en binôme. Les élèves de 5e observent la marche à suivre sur leur tablette et vont à leur rythme. Ils photographient le résultat, avant d’utiliser l’application Skitch, qui permet de pointer les différents organes sur le cliché. Ce va-et-vient entre le concret et l’image fonctionne bien. « Les élèves sont plus impliqués et ils mémorisent mieux la leçon »constate Carole Dellea, leur professeur. L’outil est aussi utilisé en français.

Les élèves peuvent faire un brouillon numérique de leur devoir, que je corrige et que je leur renvoie « ,explique Carole Guérin, professeur de français.

Le collège Mendès-France de Tourcoing (Nord) est l’un des vingt-trois Collèges connectés de France (Cocon). Il est équipé de cinq salles équipées d’ordinateurs. Et tous les élèves ont accès à l’ENT du collège, où ils trouvent le cahier de textes numérique avec les devoirs à faire, leurs notes et une messagerie pour communiquer entre eux et avec leurs professeurs. L’expérience a commencé en 2013. « Elle a un effet bénéfique sur l’ambiance générale de l’établissement »note le principal, Jacques Melerowicz.

 

Réapprendre à apprendre

Au collège Saint- Joseph du Guilvinec (Finistère), les élèves de 5e travaillent souvent par groupes de quatre. Les tâches sont partagées : recherche d’informations, prise de notes, distribution du temps de parole… Et surveillance de la pendule. Les tablettes, interconnectées, leur permettent d’élaborer un devoir commun. « Ils apprennent à s’écouter et à échanger leurs rôles », explique Jean-Philippe Abgrall, le professeur de technologie.

Mais le projet ne s’arrête pas là. Il promeut une autre façon d’apprendre. Chaque soir, sur son ardoise nouvelle manière, l’élève note ce qu’il a retenu des notions vues dans la journée et se fabrique une sorte de test sur sa tablette ; le lendemain matin, il y répond, vérifie ce qu’il a retenu et ce qu’il n’a pas compris des enseignements de la veille, et transmet ce bilan aux professeurs, toujours via sa tablette.

« Le professeur a directement sur son ordinateur une vision des besoins de chacun. »

Bilan de cette démarche réflexive ?

« Les élèves mémorisent mieux, ils prennent plaisir à apprendre et développent une intelligence collective. »

L’expérimentation a démarré en 2013 avec une classe. Elle s’étend cette année au collège privé Saint-Gabriel à Pont-l’Abbé (Finistère).

 

Une tablette en plus, des kilos en moins

Chaque matin, Gaston, 11 ans, part en classe le pied léger. Il n’a plus de manuels à emporter, « sauf celui d’anglais ». A la maison, il consulte ses livres scolaires en se connectant à l’espace numérique de travail du collège Beaumarchais, à Paris, où il est entré en 6e. Son cartable pèse moins de 5 kilos, le poids des cahiers. Un réel progrès.

« On a eu des cartables à 17 kilos ! » s’exclame le principal, Jean-Luc Guéret.

Pour les 10% de parents qui n’ont pas internet ou qui refusent que leur enfant aille sur l’ordinateur, le collège dispose de versions « papier ».

« J’utilise toujours le manuel numérique dans ma classe… Sauf quand j’ai des problèmes de connexion », précise Grégoire Pralon, professeur d’histoire.

Ce manuel n’est encore souvent qu’une photo de la version papier : peu d’entre eux ont été « enrichis » avec des liens hypertextes. Néanmoins, ils coûtent cher, et le principal a donc décidé de basculer progressivement vers des manuels « en accès gratuit proposés par des associations de professeurs, comme Sésamath ».

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