Recrutement des enseignants : la crise des vocations

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« Tout cela pour dire qu’un étudiant actuel a bien des raisons d’hésiter avant d’entrer dans la carrière. Il hésite si bien qu’il ne se présente même pas aux concours de recrutement. Et quand il s’y présente, il n’est pas forcément pris, parce que les plus compétents vont ailleurs : s’il y a carence de candidats en maths, par exemple, c’est que les meilleurs mathématiciens font de la finance, parfois de la recherche ou des mathématiques appliquées, qu’ils passent des concours scientifiques pour faire ingénieurs, mais que jamais (ou si rarement que c’est comme la mémoire de l’eau : on en parle pour le principe) ils ne pensent à faire de l’enseignement – surtout dans le second degré. Bref, ceux qui tentent les concours de recrutement ne sont pas exactement l’élite des matheux.

Je dis les maths, mais c’est la même chose en lettres (et depuis peu en histoire-géographie), et globalement dans l’ensemble des disciplines. Il n’y a guère qu’en philosophie (peu d’autres débouchés que l’enseignement, peu de postes puisque cela ne s’enseigne qu’en terminale, on a donc encore le choix) que les jurys s’offrent encore le luxe de choisir : les autres respectent comme ils le peuvent, en gonflant les notes afin de ne pas se déconsidérer totalement, les quotas qu’on leur a attribués – et souvent renoncent, à la fin des oraux d’admission, à les combler, tant le niveau des admissibles est affligeant. »

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