Réforme de l’évaluation

C’est officiel, avec Benoit Hamon, on va passer de l’école républicaine de Jules Ferry à l’école des fans de Jacques Martin…

« […]Bon, trêve de plaisanterie. L’interview donnée par Benoît Hamon au journal Le Parisien, où il dénonce le système actuel de notation et annonce l’ouverture d’une « consultation » pour le réformer, fait vraiment peine à lire.

D’abord parce qu’elle se fonde sur un certain nombre de clichés, que l’on pardonnerait sans doute au profane mais que l’on est beaucoup plus surpris d’entendre du ministre. L’école serait un lieu de souffrance pour les élèves (ils n’osent même pas répondre quand on leur pose une question, les pauvres), et de souffrance telle qu’on la rumine encore des années plus tard : « Tout le monde a le souvenir d’un échec à l’école», ne manque pas de noter M. Hamon, ce qui risque surtout d’alimenter les spéculations sur son propre parcours. Et par ailleurs, les notes telles qu’elles sont actuellement utilisées seraient un vecteur des inégalités sociales : « Si vous avez 10 de moyenne, on considère que vous “valez” 10. Cela satisfait d’abord les familles qui maîtrisent les codes de la réussite à l’école. » Eh oui, pas évident ces maudits codes : écoute ce que dit la maîtresse, fais tes devoirs, ne passe pas huit heures par jour devant les écrans, comment expliquer cela aux malheureuses victimes de l’élitisme ? […] »

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2 réflexions sur “Réforme de l’évaluation

  1. je me souviens d’un prof de collège à qui était imposé, outre l’enseignement du français et de l’histoire-géo, l’enseignement du dessin, comme cela se pratiquait dans les années 60.
    ce prof m’a collé 1 en écriture, et 1 en dessin. je lui en veux encore. je ne considère pas ces notes comme des sanctions, elles sont tellement injustes et aberrantes! plutôt comme l’expression de sa petitesse.

  2. J’ai 68 ans, j’ai donc connu une notation qui était beaucoup plus stricte que celle utilisée à l’heure actuelle, puisqu’il aurait été inconcevable de passer en sixième sans savoir lire, et écrire le français avec un bon niveau d’orthographe et d’expression écrite. Je n’ai pas été traumatisée par les quelques « mauvaises notes » que j’ai pu avoir car elles étaient toujours assorties d’un commentaire encourageant ou « secouant notre nonchalance » ; par contre une bonne note nous donnait de l’estime de nous-même et nous stimulait .
    Par ailleurs, dans la vie il y aura toujours des sélections : regardez le foot, Didier DESCHAMPS n’est pas un horrible bourreau parce qu’il choisit tel ou tel et non tel autre.
    Il y aura toujours des sadiques, mais la grande majorité des professeurs est capable de commenter la note donnée de façon positive pour l’élève.
    Ne s’agirait-il pas plutôt d’une manœuvre de plus pour former de parfaits ignares qui seront d’autant plus manipulables qu’il seront aigris par les échecs qu’ils rencontreront dans la vie active.

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