Renvoyer un élève qui tabasse ses camarades ? Vous n’y pensez pas, il pourrait prendre cela pour une punition !

renvoyer_un_eleve300x200[…] « C’est du reste un autre problème du phénomène : il n’existe pas de données nationales pour le mesurer précisément, car il est souvent décidé dans le bureau du chef d’établissement, sans intervention extérieure – sans que l’élève lui-même ait eu l’occasion de faire entendre sa voix. « C’est pourquoi une circulaire rappellera le respect des principes généraux du droit, parmi lesquels le ‘principe du contradictoire' », souligne-t-on à la Dgesco, c’est-à-dire le temps laissé à un élève pour préparer sa défense. Un droit respecté en conseil de discipline, mais rarement quand le directeur ou proviseur est seul décisionnaire.

Autre rappel du ministère : le renvoi est parfois nécessaire, mais il doit rester une solution de dernière extrémité. « Avant d’en arriver là, il est recommandé de réunir une commission éducative, composée des différents acteurs de l’établissement et de prendre contact avec les parents et d’organise un accompagnement. C’est une alternative trop peu mise en place. »

De même, le renvoi avec sursis (effectif, donc, seulement en cas de récidive) est encore trop rarement envisagé au goût du ministère, puisque 8 conseils de discipline sur 10 débouchent sur une exclusion « ferme ». » […]

 

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3 réflexions sur “Renvoyer un élève qui tabasse ses camarades ? Vous n’y pensez pas, il pourrait prendre cela pour une punition !

  1. C’est bien parce qu’on identifie un individu dans ses droits que l’on peut plus facilement exiger de lui qu’il respecte la loi.
    J’ajoute que droits et devoirs ne sont pas indéfectiblement liés. Certains droits de l’homme fondamentaux comme le respect de la personne ne sont gagés par aucun devoir. La femme qui ne se fait pas agresser sexuellement dans la rue n’a pas à remercier le passant qu’elle croise .
    Droit sur , droit à , droit de l’enfant : en droit l’enfant a de 0 à 18 ans. On ne devrait pas dire « combien d’enfants avez-vous » Mais « combien de fois êtes-vous parents ». Etre ou Avoir ? Droit et devoir .
    La tendance reste encore forte de considérer l’enfant comme un bien.
    Enfant et enfant

    Commençons par le début : qu’est-ce qu’un enfant au sens juridique du terme ? Il s’agit d’une personne humaine de moins de 18 ans. La majorité civile a été ramenée en 1974 de 21 à 18 ans. La majorité pénale elle est à 18 ans depuis 1906 quand elle était jusque là à 16 ans. En d’autres termes, à 18 ans tout individu dispose de l’ensemble de ses droits civils, civiques et politiques.

    Ce n’est cependant pas dire, on va le voir, que le droit traite de la même manière l’enfant de 0 à 18 ans. Des seuils – 7-8 ans, 10 ans, 13 ans, 16 ans – scandent la maturation des enfants. Quand pour le journal Tintin on est un enfant de 7 à 77 ans, à 18 ans la société pose le principe que le petit d’homme est achevé.
    « Honte de punir », le zèle : Que la honte de punir n’exclut pas le zèle est certain car, en aucun cas elle n’empêche les sanctions; elle les déplace peut être, les repousse ou les camoufle. Sanctions différées, laissées à la responsabilité d’autres instances, sanctions tout de même comme en témoigne le nombre de mineurs concernés.
    L’interdit est NON négociable. Par ailleurs il ne faut pas confondre autorité et violence. On peut faire preuve d’autorité sans élever la voix ou sans frapper.

  2. D accord a 100% avec la derniere phrase. C est le principe que j ai applique pendant toute ma carriere de prof (élèves de 17/18 ans ). Et qui a parfaitement réussi, du moins je le pense .

  3. Bonjour,

    je suis assez choquée par ce que le nouvel obs publie, mais peut-être n’ai-je pas tout compris, si qq’un veut bien éclairer ma lanterne…
    En ce qui me concerne, je n’ai vu dans ma carrière que peu de conseil de discipline qui ont débouché sur le renvoi d’un élève violent (encore la semaine dernière, dans mon établissement, l’élève a tabassé un camarade mais on lui a trouvé des excuses et il fait son retour triomphant, en toute impunité et fière de ses actes).
    En ce qui me concerne, si je crois que tout le monde a le droit à sa chance… je crois surtout que pour en sauver un il ne faut pas mettre en péril les 90 autres.
    Alors je m’insurge encore une fois, contre le fait que l’éducation nationale punit sans discernement et sans avoir utilisé tous les autres recours dont elle dispose.
    Si nous en arrivons à exclure des élèves, c’est bien souvent parce que nous manquons de moyens pour faire autrement: rased, établissement spécialisé!
    A tous ceux qui liront le message et qui me croiront à côté de la plaque car telle n’était pas le discours du nouvel obs. que de faire passer les profs et l’institution pour des tortionnaires, excusez-moi, mais je suis un peu fatiguée et en colère aujourd’hui!
    Mais je crois qu’il faut arrêter de se venger du prof … de tel année qui était sadic… Ne faisons pas de généralités! Nos profs ne furent pas tous sadics, fainéants, inintéressants, gauchistes et malveillants…
    Merci à ceux qui m’ont lue jusqu’au bout!

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