Rétablir les prix et récompenses pour les élèves méritants

Alors que le bac approche, il est intéressant de lire la «Lettre d’Amérique» de Dominique Moïsi, parue dans Les Echos. Professeur invité à l’université de Harvard, Dominique Moïsi y raconte la cérémonie de remise des diplômes, le «Commencement Day», authentique rite initiatique, rite de passage.

Le contraste est saisissant avec l’enseignement français, où les diplômes, du brevet des collèges aux titres universitaires, en passant par le baccalauréat, sont la plupart du temps de simples bouts de papiers remis individuellement aux élèves par le secrétariat des établissements. Le temps n’est pourtant pas si lointain où le système éducatif français visait à l’excellence en décernant à ses élèves les plus méritants des prix, ainsi que des récompenses, selon le même principe que celui qui fait dire à Dominique Moïsi que «l’éducation prise au sérieux est la garantie du progrès collectif de la société». C’est pourquoi nous proposons, en guise de neuvième «point» à notre récent appel à Xavier Darcos, que soient rétablis les prix et récompenses pour les élèves méritants.

Les enfants qui travaillent sérieusement à l’école doivent être valorisés et récompensés de toutes les manières possibles. L’usage des bons points, images, prix, récompenses et bourses au mérite peut contribuer efficacement à distinguer les élèves méritants.

Roman Bernard

0 réflexions sur “Rétablir les prix et récompenses pour les élèves méritants

  1. La distribution de prix d’excellence devrait être une évidence, mais son absence en France tient principalement à l’égalitarisme forcené de l’institution depuis 30 ans.
    Mon frère aîné, né en 1953, se souvient parfaitement des prix de latin de grec et de mathématiques reçus dans son enfance.
    Dans le collège où j’exerce, un de nos anciens principal, pétri de culture et d’histoire a institué des prix de fin d’année correspondant à l’obtention des félicitations lors des trois trimestres. c’est un vrai début, mais cet évènement tombe peu à peu en désuétude faute d’être suffisamment pris au sérieux par la nouvelle direction.
    Lorsque j’ai rédigé mon projet d’école, l’un des éléments que je juge essentiel est la restauration de tels prix (latin, littérature, mathématiques, lecture, etc..) avec de vrais diplômes et des cadeaux de prix (beaux livres par exemple). Cela peut paraître désuet à certains, mais il faut donner tout son sens au travail, à l’exemplarité et à l’excellence.

      • J’ai hâte de voir les prix remis pas l’école Scolaria….
        Vu le coût de la scolarite… les prix doivent être grandioses…

        Vive les écoles hors contrats…

        • Si les écoles hors contrat sont chères, c’est parce que les parents qui choisissent d’y mettre leurs enfants doivent déjà payer les impôts finançant les écoles publiques et privées sous contrat. En France, la vraie liberté scolaire n’existe pas…

        • Cher Monsieur Verfo. Le prix d’une école hors contrat c’est le prix d’une certaine liberté d’enseignement. Ces prix ne sont pas d’ailleurs aussi excessif que vous l’estimez ici. Beaucoup payent davantage par mois des professeurs particuliers pour récupérer le retard pris par leurs enfants dans le système public ou privé sous contrat.
          Si vous vous donnez la peine de chercher des établissements équivalents en France, vous verrez que nous n’avons pas à rougir de nos prix. Et si l’on comparait avec les public school britanniques vous auriez probablement une syncope ; et devinez quoi? Les Anglais font tout pour y mettre leurs enfants.
          Il faut tout faire pour obtenir le chèque éducation.
          Cordialement.

  2. Bonsoir,

    moi aussi, je suis d’accord avec l’idée qu’un système de récompenses bien pensé ne peut être que bénéfique. Tous les élèves n’y seront peut être pas sensibles, mais ceux qui travaillent dur pour réussir y trouveront un signe de reconnaissance et un encouragement dont ils ont besoin. Je trouve en plus que c’est bien mieux que de faire le classement par moyenne qui dans certaines classes instaure une ambiance de compétition peu seine.

    J’ai fait mes études secondaire loin de la France, j’ai connu un autre système éducatif. En plus de prix d’excellence (des médailles symboliques, mais si faciles à avoir!) en fin d’études on avait comme récompense des facilités d’entrée dans les facs et les écoles d’ingénieur. Quelqu’un qui a eu une médaille était accepté à la fac avec un seul examen oral au lieu de trois ou quatre épreuves. Je trouve toujours l’idée intéressante.

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