Rixe et Omertà

La police est arrivée avec les sapeurs-pompiers – c’est la procédure, en cas d’agression. Selon La voix du Nord, ils ont été froidement reçus par le principal du collège :
« On a appelé les secours par précaution, parce que la surveillante était enceinte. Ce n’est pas une agression mais un coup involontaire. Cette intervention de police est d’un lamentable ! ».
La jeune mère est maintenant à l’hôpital : elle voulait juste séparer deux collégiens qui se battaient. Elle a reçu un coup au ventre…

Pas de police, pas de vague. Trop souvent la loi du silence pèse et étouffe les solutions. C’est d’ailleurs ce qui a transformé Signa en Sivis : on casse le thermomètre, pour éviter de « stigmatiser » tel ou tel établissement. Comment un médecin peut-il soigner, s’il refuse de poser un diagnostic ?

Heureusement certains osent rompre l’Omertà. Nous recevons de plus en plus de témoignages de personnels d’écoles, de professeurs et de parents.

La peur ne fera pas bouger les choses. Ce qui manque, c’est le courage !

Vous aussi, témoignez.

3 réflexions sur “Rixe et Omertà

  1. Il ne s’agit pas de courage…mais de survie…
    Au cas ou vous ne le sauriez pas, tout fonctionnaire est tenu à un droit de réserve…et les menaces suggérées des supérieurs existent…pour qu’il n’y ait pas de vague….
    Car il est facile de déplacer quelqu’un s’il fait trop parler de lui, ou bien de le déclarer inapte à reprendre son poste en cas d’agression ( comme une certaine jeune profe qui, je crois , subit toujours cette punition…et son salaire?) Elle a servi d’exemple…
    Les autres…pensent à leur quotidien…ce n’est pas de la peur, ils ont les mains liées, à vous, ceux qui sont libres de l’institution, aux parents de défendre les enseignants vistimes de coups.

    • Curieusement, le devoir de réserve est rare quand il est syndiqué…

      En effet, il s’agit de survie.

      Après le droit de grève et le droit de retrait : un devoir de parler ?

    • Oui, bien sûr.
      Mais qui parlera au nom des élèves qui subissent, eux aussi, des violences et le silence tant des chefs d’établissement que des professeurs à qui ils se confient… et qui minimisent pour ne pas faire de vagues… et être impliqués dans des histoires… et se faire repérer par les élèves violents qui pourraient se retourner contre eux.
      Dans notre collège, « on » a déplacé deux élèves subissant des violences cette année : c’est à dire que les familles se sont débrouillées toutes seules pour trouver un autre établissement, la dérogation a juste été signée rapidement sous la menace d’envoi d’un article au journal local !
      Quand un élève reçoit un coup de coude dans le ventre, on n’appelle pas les pompiers, on lui dit qu’il ment, qu’il fabule et qu’il s’est cogné dans la rampe d’escalier.
      Si la violence est un calvaire pour les équipes enseignantes, s’en est une aussi, croyez-moi, pour les élèves… et les parents.

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