Saint-André-de-Cubzac (Gironde) : un élève frappe une enseignante avec une chaise

Mercredi matin, en plein cours de français au collège La Garosse de Saint-André-de-Cubzac, une enseignante de 37 ans a été agressée par un élève.

Selon le professeur, un collégien aurait envoyé une boulette de papier qui a atterri dans l’œil d’un camarade. « Je lui ai fait remarquer que ce n’était pas parce qu’il souffrait chez lui qu’il devait faire souffrir les autres », explique la jeune femme.

Le jeune a mal réagi, a saisi une chaise aux pieds métalliques et en a asséné un violent coup sur la tête de son professeur. « Sur le coup j’étais trop choquée pour avoir mal. » Ce sont les élèves qui ont prévenu ses collègues.

Bilan : un transport aux urgences et huit points de suture. « Hélas, cela ne m’étonne pas et cela risque de se produire de plus en plus », déplore la jeune femme […]. Elle espère pouvoir retourner prochainement en cours et entend bien porter plainte.

(Source)

11 réflexions sur “Saint-André-de-Cubzac (Gironde) : un élève frappe une enseignante avec une chaise

  1. Avant toute chose, restaurer la discipline ! et cela commence à l’école primaire. Il faut instaurer dans le cadre des établissements scolaires une discipline qui soit claire et précise avec un règlement et des sanctions qui soient respectés à la lettre. Cela vaudrait même et surtout pour les enfants qui vivent dans un contexte familial destructuré ou défaillant. Ils y trouveront une structure solide dans laquelle ils pourront s’instruire et s’épanouir. Cela met bien sûr à mal l’idée d’une coopération étroite entre équipe enseignante et parents, idée à laquelle je ne crois pas du tout, car quand il y a des gros problèmes, il n’y a pas d’interlocuteur. Une idée qui ne règle les problèmes que quand tout va bien est une mauvaise idée.

    Actuellement, il faut presque inciter les professeurs à punir nos enfants ! Ils ont peur de le faire. Et pourtant, cela nous rendrait grand service à nous, parents.

    Je vous conseille d’aller jeter un coup d’oeil sur le site etatdedroit.fr , fait par un ancien instituteur qui a préféré démissionner que gérer des enfants sans avoir les moyens et le pouvoir de faire respecter l’ordre.

  2. Pour répondre à Monsieur Courosse sur notre sujet, une enseignante frappée avec une chaise.
    Tous ce que vous écrivez ne sera jamais fait, à savoir, restaurer la discipline dés la maternelle ne peut être fait,malheureusement, écoutez les enseignants en retraite, comment ces gens parlent de leurs classes, et vous aurez compris qu’il est interdit d’interdire. De plus, il y a t il une volonté Politique.
    Écoutez comment l’on s’exprime, il n’est pas rare d’entendre lors de conversations, d’ un grand nombre ( qui ne grille jamais un stop ou un feu rouge la nuit!), et vous serez dans ce qu’il faut changer; les mentalités.
    Depuis la maternelle jusqu’au bac, les enseignants parlent de moyenne, jamais de capacité, et même à 16/18 ans peu parlent de métier.
    Je suis perplexe sur l’épanouissement des profs,la preuve beaucoup sont dans l’associatif.
    Pour les enfants, en France il y a longtemps que l’épanouissement n’est plus dans la recherche des savoirs,peut ont le leur donner, nos petits aujourd’hui comme ceux d’hier sont plus attentifs aux âneries.
    Mais sur ce que vous écrivez, je suis tout à fait d’accord.

  3. A la lecture de ce qui s’est passé, je trouve bizarre la remarque du professeur (« …. ce n’était pas parce qu’il souffrait chez lui qu’il devait faire souffrir les autres »). Ca ne me surprend pas que le jeune ait pété un plomb en entendant ça! ça n’excuse évidemment pas son geste violent en réplique mais je constate que les enseignants ne sont pas toujours sur la même longueur d’ondes que ces jeunes. Différence de culture, de vécu bien sûr …. il faut éviter les jugements de valeur, les insinuations sur la vie privée, se comporter de la même façon que ce qu’on attend d’eux. C’est difficile, au quotidien, j’en suis consciente. Par ailleurs, les enseignants pensent-t-ils à recourir à des structures spécialisées dans la gestion des conflits? En entreprise, on le fait parfois.
    Encore faut-il accepter de se faire aider.

  4. Pour répondre à Monsieur MARTIN;
    N’ayant pas l’ âme pédagogue, je ne pense pas que les enseignants aient choisi ce métier afin de pouvoir malmener mentalement, voir physiquement leurs élèves.
    Péter un plomb; il est formidable que nos sociétés actuelles puissent en arriver là, nos grands parents auraient, ont eu bien des occasions d’être mécontents, insatisfaits.
    COURTELINE avait élégamment, avec humour, quoi que, parfois, en dessous du vécu montré le surmenage de nos fonctionnaires.
    Aujourd’hui, le seul surmenage de leur (tache) permet à nos employés du service
    ( Public) de péter un plomb, arrêt de présences répétées, et autres subtilités du moment.

  5. Suite à la réponse de SOS Education, je maintiens mon point de vue consistant à dire que la réponse du professeur ne me semble pas adaptée à l’incident. Pourquoi dire, devant les camarades de l’élève (à moins que la remarque ait été faite à voix basse) quelque chose qui se réfère à sa vie privée et que les autres n’ont peut-être pas à savoir?
    Si l’évènement déclencheur est bien l’envoi d’une boulette de papier qui a atterri dans l’œil d’un camarade, est-on certain que le jeune avait l’intention de « faire souffrir »? moi, je ne crois pas. Est-ce en « diabolisant » les jeunes difficiles qu’on arrivera à leur donner une notion de ce qui est bon ou non?

  6. Pour répondre à Jean-Louis, je dirais seulement , en toute sympathie : l’adulte doit s’efforcer de « ne pas jeter de l’huile sur le feu » …
    Je préfère l’attitude du professeur principal de ma fille : lorsqu’un élève se montre agressif verbalement par exemple, elle adopte un comportement alliant humour et rappel à l’ordre; et ça semble fonctionner, pour le moment…

    • Le professeur aurait peut-être pu faire mieux, et c’est bien de viser la perfection.

      Cela dit, pour qu’un élève passe d’un jet de boulette à l’agression avec une chaise, il devait y avoir des évènements précurseurs. J’imagine que ce professeur avait perçu cette violence interne. Comment la canaliser ?

      La maîtrise de soi et l’apprentissage de la vertu passe par l’éclairage de la raison. C’est ce que le professeur a tenté de faire. La façon de dire n’était peut-être pas optimale, mais elle ne me semble pas non plus justifier le coup de chaise – car c’est quand même ça qui est en cause !

      Il y a un « réflexe intellectuel » répandu qui consiste à excuser le fauteur de trouble, sous prétexte qu’il est malheureux : ça me semble beaucoup plus discutable.

  7. Ce que montre essentiellement cet article, qui vient s’ajouter à beaucoup d’autres qui ne sont pas tous cités dans ce blog, c’est une tendance croissante qu’ont les professeurs à se faire agresser. Quand bien même chaque cas pourrait être décortiqué, autopsié et finalement expliqué, il n’en reste pas moins qu’il y a très probablement derrière tout cela une cause plus générale, plus structurelle.

    Et au bout du compte, il y a deux victimes. L’élève tout d’abord, victime du laisser-faire ambiant, du manque de discipline, du manque de frustration, du manque d’autorité et bien sûr le professeur, victime de la violence non contenue de cet élève. J’ajouterais bien les camarades de classe témoins de la scène et toute la société puisqu’elle contribue financièrement à cette situation lamentable.

    Au point où nous en sommes, il y a deux défis à relever : celui de gérer cette population d’élèves désorientés qui traine un lourd passif et celui de changer l’école pour qu’enfin nos professeurs puissent consacrer l’essentiel de leur temps à transmettre leurs savoirs et à éclairer les esprits de nos jeunes écoliers.

    La situation est grave mais pas désespérée…

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