Sanctions et punitions mineures

Cet article est le premier d’une série à venir sur les sanctions et punitions mineures à l’école.

J’ai connu toutes sortes de punitions à l’école. C’est allé de me ficeler sur ma chaise au ramassage de papiers gras dans la cour de récréation, en passant par les lignes, les colles, le coin, le zéro de conduite (aujourd’hui interdit) et bien d’autres inventions de mes professeurs.

Celle qui m’a le plus marqué toutefois était une spécialité de mon maître de CE2, qui me forçait à tenir un stylo entre mes lèvres, sans utiliser les dents, pour me punir d’avoir bavardé. Ce « supplice » était particulièrement dissuasif. Dans la classe de CE2 où j’étais, le silence était monacal.

À mesure que j’avançais dans ma scolarité, les punitions étaient de moins en moins concrètes et de plus en plus symboliques. Elles n’en étaient pas forcément plus intelligentes : il s’agissait, dans mon collège, de recopier le règlement intérieur, par exemple. Lequel règlement intérieur portait principalement sur des détails de l’organisation administrative du collège, dont on ne voyait pas en quoi il faisait réfléchir l’élève sur la nécessaire discipline à l’école. Si ce type de sanction avait le mérite de faire réfléchir à deux fois tout élève perturbateur, il n’en était pas moins fort peu constructif.

J’avais fini par rejeter le principe-même de sanction, du fait de l’incongruité de celles qui étaient infligées aux élèves bavards. Pourtant, si les modalités de la sanction étaient discutables, il faut reconnaître que celles-ci étaient souvent nécessaires pour que le professeur puisse faire cours dans le calme, et que tous les élèves bénéficient un maximum de leur temps passé à l’école.

Ainsi peut-on réfléchir à des sanctions plus judicieuses. Plutôt, comme certains de mes instituteurs, que de menacer les élèves récalcitrants de leur fermer la bouche à l’aide de scotch (!), pourquoi ne pas imaginer des sanctions qui, sans être humiliantes, rempliront leurs deux fonctions de punition et de dissuasion ?

On a beaucoup critiqué, après coup, les instituteurs qui tapaient sur les doigts de leurs élèves avec une règle. Pourtant, cette sanction avait le mérite de n’être pas traumatisante pour les élèves à qui elle était infligée, ni humiliante comme peut l’être le stylo tenu entre les lèvres, et n’était pas dangereuse. Elle avait aussi l’avantage d’être brève. Le cours pouvait recommencer aussitôt.

De même, il paraîtrait inadmissible aujourd’hui d’imposer des séries de pompes aux élèves rebelles. Mais en quoi un tel exercice, qui prend une minute tout au plus, est-il plus dégradant que le recopiage fastidieux du règlement intérieur de l’établissement, qui prive l’élève de longues heures de travail ou de loisirs ?

Le symbole le plus marquant de la punition de l’élève reste, dans l’imaginaire collectif, le « bonnet d’âne », que l’élève devait porter « au coin ». Nombre de spécialistes de l’éducation l’ont jugé dégradant pour l’élève, et il ne s’agirait pas de revenir à l’usage d’un tel objet. Il faut néanmoins reconnaître qu’en rendant l’élève honteux de son attitude, on était davantage en mesure de lui faire changer de comportement. Souvent d’ailleurs, imposer le port du bonnet d’âne constituait plus une plaisanterie qu’autre chose, l’élève portant le bonnet d’âne trouvant là une occasion finalement assez comique de faire le pitre. À l’inverse, aujourd’hui, la punition consiste surtout en l’exclusion de l’élève du cours, ce qui semble, à bien y regarder, plus humiliant pour l’élève, littéralement rejeté de la communauté.

Finalement, pourquoi faudrait-il que l’administration impose ou interdise aux professeurs d’envoyer leurs élèves au coin ou de donner des lignes de copie, de leur infliger des tours de cour de récréation ou des corvées de ramassage de papiers gras, des colles le mercredi après-midi, des pompes ou des zéros de conduite ?

L’essentiel n’est-il pas que chaque professeur puisse, selon son style, les circonstances et, pourquoi pas, son humeur, imposer à ses élèves les punitions qui lui semblent le plus adaptées ?

Et dans cette optique, que les élèves ont-ils réellement gagné à ce qu’on réduise de façon drastique la palette de sanctions à disposition des professeurs ? Une chose est sûre : il ne semble pas que l’atmosphère dans les salles de classe s’en soit considérablement améliorée.

0 réflexions sur “Sanctions et punitions mineures

  1. oui il faut maintenir les punitions à l’école si l’enfant se dissipe,ne travaille paset manque de politesse vis à vis des profs.L’enfant est à l’école pour apprendre et non pour user ses pantalons sur les sièges.Je suggère que les cours de morale soient à nouveau du programme:la discipline,le sens du travail, l’ordre,la propreté,l’amour de la Patrie,le respect de l’autre etc……..les enfants ,petits et grands n’ont plus de repères ni avec bp de parents ni à l’ècole actuelle et plus d’enseignement religieux.Moi-même instit en collègede1960 à 1994?je constate la dégringolade de l’éducation nationale et l’ouverture en masse de petites écoles hors contrat dont l’enseignement est traditionnel

  2. Tout cela est du passé, il est urgent de prendre en compte le résultat, seul le,les résultats comptent.
    Dans un premier temps, il faut contrôler et noter tous les cours sans complaisance, et arrêter de faire contrôler par les élèves, ce n’est pas faire un cadeau à l’élève de lui mettre un 14/20 quand il y a 6 fautes sur 6 lignes écrites.
    80 % au bac, cela ne ressemble à rien.
    Une grande partie des jeunes que vous rencontrez vous annonce vouloir travailler dans le social, je ne vois pas ce qu’il y a de prenant, captivant,attractif, passionnant.
    J’ai travaillé comme charpentier, que de remerciement, d’admiration quand la charpente d’une maison était terminée, le bouquet accroché au faitage,le propriétaire était au ange.
    Pauvre France, tu n’as pas su donner de considération aux métiers manuels.

  3. INDISCIPLINE EN CLASSE : A QUI LA FAUTE ?

    Il faut entendre le terme « faute » par « responsabilité ».

    L’éducation est une partie à trois : Les parents, les enseignants, l’élève bien sûr.

    En tant qu’enseignant, sur quels leviers peut-on agir ?

    Sur les trois !

    – Des informations et des conseils aux parents (si, si !)
    – Un travail éducatif auprès de l’élève (encore faut il accepter cette dimension du métier)
    – L’ENSEIGNANT.

    Avant de reporter la faute sur les autres (logique du faible, du lâche), prenons nos RESPONSABILITES.

    UN ELEVE qui aime l’école, parce qu’il s’y épanouit, parce qu’il comprend, progresse et est ainsi valorisé N’EST PAS INDISCIPLINE.
    Et vice et versa.

    HORS, c’est aux enseignants de faire aimer l’école, permettre à l’élève qu’il s’y épanouisse, qu’il comprenne et qu’il soit ainsi valorisé.

    ALORS, AVANT D’INVENTER ou de remettre à l’actualité des pratiques, d’un point de vue éthique, contestables…

    Punitions, sanctions ? Mais il vaut bien mieux prévenir que guérir !

    – L’éducation commence par le mimétisme : SOYONS IRREPROCHABLES
    – L’intérêt et la motivation font la réussite : SOYONS CAPTIVANTS
    – Une classe, c’est des élèves aux niveaux et aux capacités diverses : ADAPTONS NOUS A CHACUN DES ELEVES DEVANT NOUS.

    Pour finir deux réflexions :

    – la cantine est devenue « self » ou « restaurant scolaire » : Vous appréciez la liberté de choix, la diversité. Alors que penser du cours magistral et des exercices identiques pour toute la classe ? Pourtant, pour les agents aussi, c’est plus de travail de diversifier…

    – Le succès du privé et des officines de cours pendant les vacances sont le preuve insolente et violente de nos échecs.

    REMETTONS NOUS EN QUESTION.

    • UN ELEVE qui aime l’école, parce qu’il s’y épanouit, parce qu’il comprend, progresse et est ainsi valorisé N’EST PAS INDISCIPLINE.
      Et vice et versa.

      Et vice et versa, comme vous dites. Voici ce qu’écrivait Olivier Leroy dans Comment tenir sa classe : manuel de discipline à l’usage des jeunes professeurs :

      Il n’est pas exagéré de dire que certains professeurs perdent la partie dans le premier quart d’heure. Ce délai suffit, en effet, à une classe, pour évaluer assez exactement ce qu’il est possible de se permettre avec son professeur. L’attitude de celui-ci est donc simple : il faut que, dès les premiers instants, il prouve par sa conduite qu’on ne pourra, contre lui, rien se permettre. […] Il importe donc d’être très strict en cette période si brève et décisive des débuts. Il ne faut pas craindre d’exagérer la sévérité. Le fameux adage militaire : manifester la force pour en éviter l’emploi, s’applique ici parfaitement. Il vaut mieux étonner les élèves par un excès de sévérité que par un excès d’indulgence. […] [L]e but poursuivi par cette politique : établir sur des bases inébranlables l’autorité du maître, la docilité des élèves, d’où découleront pour ceux-ci et pour celui-là des avantages sans limites.

      ————————————————————————————————–

      Punitions, sanctions ? Mais il vaut bien mieux prévenir que guérir !

      Les punitions et les sanctions font partie de la prévention !

      – Une classe, c’est des élèves aux niveaux et aux capacités diverses : ADAPTONS NOUS A CHACUN DES ELEVES DEVANT NOUS.

      Mieux vaudrait, à notre sens, des classes de niveau homogènes

  4. Je pense que vous avez fait un raccourci sans le vouloir :
    Oui, la punition et sanction ont une portée éducative.
    Non, elles ne sont pas de la prévention, puisqu’elles viennent en réaction d’un comportement ou d’un travail jugé « mauvais ».
    Ou à tout au plus, de la prévention vis à vis des autres élèves, par leur effet éventuellement dissuasive.
    Quant à la punition, ce n’est rien d’autre qu’un message ou un dressage :
    « Tu as fait mal, je te fais mal, la prochaine fois tu agiras différemment »…
    Je ne dirai pas du tout la même chose d’une sanction (au sens large : acter, donner un repère, fixer une limite symbolique ; une réprimande peut être une sanction, comme un dîplome est une sanction).

    « Mieux vaudrait, à notre sens, des classes de niveau homogènes… »

    Donc des classes de niveaux ?!
    Dans ce cas, à moins que cela soit volontaire (?!!), comment évite-t-on, d’un côté des classes d’élites (options et fils de profs et de professions libérales) et à l’opposé des classes poubelles (sans option, ou DP3/DP6, avec des enfants de CSP défavorisées) ?

    Je suis comme vous très perplexe sur le collège unique.
    Mais il me semblait que l’hétérogénéité n’est plus remise en cause, sur le terrain, comme dans les études et recherches. Pourquoi pas un retour aux classes non mixtes, d’ailleurs ?

    Je crains beaucoup ces formes de ghettos, qui me rappellent des erreurs de jeunesse ou des dérives de civilisations. Quand ce n’est pas d’actualité (certaines écoles privées confessionnelles, créneaux de piscine ou de gymnase réservées aux femmes…). Tout ça, ça sent pas bon !

    • Non, elles ne sont pas de la prévention, puisqu’elles viennent en réaction d’un comportement ou d’un travail jugé “mauvais”.

      Elles permettent la prévention de potentiels actes à venir de la part de l’élève.

      Donc des classes de niveaux ?!

      Oui.

      Pourquoi pas un retour aux classes non mixtes, d’ailleurs ?

      Ce n’est pas prévu.

  5. Je conseille vivement à l’auteur d’aller voir un psy( chologue, chiâtre ou chanaliste). Les brimades qu’il a subies pendant l’enfance ont profondément altéré son discernement et l’ont formaté pour un bel avenir de garde-chiourme.

  6. Une sanction, dont la sévérité doit correspondre à la faute, participe à l’apprentissage de la vie en société et des règles indispensables à son fonctionnement équilibré et serein. Les associations échec=punition et réussite=récompense font partie des règles de nos sociétés humaines et participent à notre conception de la justice.
    A mon sens, la sanction doit être froide et réfléchie, et ne peut revêtir la forme d’une violence physique, aussi légère soit-elle ! L’institutionalisation d’une violence physique justifie l’utilisation de la violence au même titre que la peine de mort justifie le meurtre.
    Encore faut-il que ces sanctions intelligentes ne soient pas contestées avec violence et mépris par les parents du puni, ou que la gravité de la faute ne sorte du cadre de la vie scolaire (trafics ou rackets, violences physiques, du ressort des services de police).

  7. Ben oui, à force de « droits de l’enfant » et de laxisme, sans oublier les diverses associations de défense de « n’importe quoi », on a tout laissé à volo et on en paye à présent les conséquences !!!!!
    On oubllie trop souvent les « devoirs » en lieu et place des « droits » !!!!
    On oublie aussi les droits de faire cours en toute tranquillité et d’etre respecté !
    Encore une chose qui « se barre », le respect !!!!!!!!!! et la politesse !!!!!!
    Que font les éducateurs (parents) ?
    Nous devrions reprendre l’ancienne dénomination au lieu de l’actuelle qui déplace les responsabolités : plus d’Education Nationale (l’éducation aux parents) mais l’Instruction Publique (notre devoir est d’instruire ces « jolies petites têtes blondes… ») !

  8. SOS/ SOS éducation.

    Je suis surpris de lire votre article sur les punitions et sanctions dont d’ailleurs vous ne faites pas la distinction. Vous estimez que tapez sur les doigts est moins humiliant que d’avoir un stylo dans la bouche????
    C’est à croire que vous n’aves pas eu à supporter ce genre de « brimade ». Au fur et à mesure de votre article je vois qu’il n’engage que votre propre expérience et n’est qu’un témoignage parmi d’autres. Non vraiment, je ne suis obsolument pas d’accord avec vous et je vous conseille vivement de trouver d’autres sujets. Au risque de me faire traiter de « brave type » (qu’est ce que cela veut dire pour vous), comme Duncan.
    dernière question: que faites vous dans la vie en dehors de ce SOS éducation?

  9. Ma fille de 8 ans en ce2 est punie parce que son pot à crayon est
    tombée par terre.Et d’après ma fille c’est une de ses camarade qui à fait tombée son pot.Bref, la maitresse à punie ma fille sans savoir la vérité.Je vvoudrai savoir si la maitresse à raison dans son jugement. Ma fille na même pas eu le temp de s’expliquer que déjà elle était punie de 5 mn de moin de récré. Merci

    o
    r

    • C’est difficile de juger de ce genre de choses sans avoir les éléments concrets – votre témoignage, aussi précis soit-il, ne rapporte que celui de votre fille.

      Bien sûr, si tel est le cas, c’est injuste de punir quelqu’un qui n’a rien fait. Mais c’est peut-être plus injuste encore de s’abstenir de réagir – sachant que la punition en question n’est pas si lourde que ça.

      La juste punition dépend aussi des circonstances (votre fille a peut-être été déjà remarquée juste avant, ce qui lui donnerait un début de responsabilité ; la maîtresse a peut-être dû réagir vite pour contenir sa classe ; etc.)

  10. peut- etre mais c est rabaisser l enfant et ne l aide en rien.
    Je le sais car j en sais rien alors zakaria pour la culture francaise tu repasseras!
    Je suis francais et je ne me reconnais pas dans cette appellation

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Sanctions et punitions mineures

Cet article est le premier d’une série à venir sur les sanctions et punitions mineures à l’école.

J’ai connu toutes sortes de punitions à l’école. C’est allé de me ficeler sur ma chaise au ramassage de papiers gras dans la cour de récréation, en passant par les lignes, les colles, le coin, le zéro de conduite (aujourd’hui interdit) et bien d’autres inventions de mes professeurs.

Celle qui m’a le plus marqué toutefois était une spécialité de mon maître de CE2, qui me forçait à tenir un stylo entre mes lèvres, sans utiliser les dents, pour me punir d’avoir bavardé. Ce « supplice » était particulièrement dissuasif. Dans la classe de CE2 où j’étais, le silence était monacal.

À mesure que j’avançais dans ma scolarité, les punitions étaient de moins en moins concrètes et de plus en plus symboliques. Elles n’en étaient pas forcément plus intelligentes : il s’agissait, dans mon collège, de recopier le règlement intérieur, par exemple. Lequel règlement intérieur portait principalement sur des détails de l’organisation administrative du collège, dont on ne voyait pas en quoi il faisait réfléchir l’élève sur la nécessaire discipline à l’école. Si ce type de sanction avait le mérite de faire réfléchir à deux fois tout élève perturbateur, il n’en était pas moins fort peu constructif.

J’avais fini par rejeter le principe-même de sanction, du fait de l’incongruité de celles qui étaient infligées aux élèves bavards. Pourtant, si les modalités de la sanction étaient discutables, il faut reconnaître que celles-ci étaient souvent nécessaires pour que le professeur puisse faire cours dans le calme, et que tous les élèves bénéficient un maximum de leur temps passé à l’école.

Ainsi peut-on réfléchir à des sanctions plus judicieuses. Plutôt, comme certains de mes instituteurs, que de menacer les élèves récalcitrants de leur fermer la bouche à l’aide de scotch (!), pourquoi ne pas imaginer des sanctions qui, sans être humiliantes, rempliront leurs deux fonctions de punition et de dissuasion ?

On a beaucoup critiqué, après coup, les instituteurs qui tapaient sur les doigts de leurs élèves avec une règle. Pourtant, cette sanction avait le mérite de n’être pas traumatisante pour les élèves à qui elle était infligée, ni humiliante comme peut l’être le stylo tenu entre les lèvres, et n’était pas dangereuse. Elle avait aussi l’avantage d’être brève. Le cours pouvait recommencer aussitôt.

De même, il paraîtrait inadmissible aujourd’hui d’imposer des séries de pompes aux élèves rebelles. Mais en quoi un tel exercice, qui prend une minute tout au plus, est-il plus dégradant que le recopiage fastidieux du règlement intérieur de l’établissement, qui prive l’élève de longues heures de travail ou de loisirs ?

Le symbole le plus marquant de la punition de l’élève reste, dans l’imaginaire collectif, le « bonnet d’âne », que l’élève devait porter « au coin ». Nombre de spécialistes de l’éducation l’ont jugé dégradant pour l’élève, et il ne s’agirait pas de revenir à l’usage d’un tel objet. Il faut néanmoins reconnaître qu’en rendant l’élève honteux de son attitude, on était davantage en mesure de lui faire changer de comportement. Souvent d’ailleurs, imposer le port du bonnet d’âne constituait plus une plaisanterie qu’autre chose, l’élève portant le bonnet d’âne trouvant là une occasion finalement assez comique de faire le pitre. À l’inverse, aujourd’hui, la punition consiste surtout en l’exclusion de l’élève du cours, ce qui semble, à bien y regarder, plus humiliant pour l’élève, littéralement rejeté de la communauté.

Finalement, pourquoi faudrait-il que l’administration impose ou interdise aux professeurs d’envoyer leurs élèves au coin ou de donner des lignes de copie, de leur infliger des tours de cour de récréation ou des corvées de ramassage de papiers gras, des colles le mercredi après-midi, des pompes ou des zéros de conduite ?

L’essentiel n’est-il pas que chaque professeur puisse, selon son style, les circonstances et, pourquoi pas, son humeur, imposer à ses élèves les punitions qui lui semblent le plus adaptées ?

Et dans cette optique, que les élèves ont-ils réellement gagné à ce qu’on réduise de façon drastique la palette de sanctions à disposition des professeurs ? Une chose est sûre : il ne semble pas que l’atmosphère dans les salles de classe s’en soit considérablement améliorée.

19 réflexions sur “Sanctions et punitions mineures

  1. oui il faut maintenir les punitions à l’école si l’enfant se dissipe,ne travaille paset manque de politesse vis à vis des profs.L’enfant est à l’école pour apprendre et non pour user ses pantalons sur les sièges.Je suggère que les cours de morale soient à nouveau du programme:la discipline,le sens du travail, l’ordre,la propreté,l’amour de la Patrie,le respect de l’autre etc……..les enfants ,petits et grands n’ont plus de repères ni avec bp de parents ni à l’ècole actuelle et plus d’enseignement religieux.Moi-même instit en collègede1960 à 1994?je constate la dégringolade de l’éducation nationale et l’ouverture en masse de petites écoles hors contrat dont l’enseignement est traditionnel

  2. Tout cela est du passé, il est urgent de prendre en compte le résultat, seul le,les résultats comptent.
    Dans un premier temps, il faut contrôler et noter tous les cours sans complaisance, et arrêter de faire contrôler par les élèves, ce n’est pas faire un cadeau à l’élève de lui mettre un 14/20 quand il y a 6 fautes sur 6 lignes écrites.
    80 % au bac, cela ne ressemble à rien.
    Une grande partie des jeunes que vous rencontrez vous annonce vouloir travailler dans le social, je ne vois pas ce qu’il y a de prenant, captivant,attractif, passionnant.
    J’ai travaillé comme charpentier, que de remerciement, d’admiration quand la charpente d’une maison était terminée, le bouquet accroché au faitage,le propriétaire était au ange.
    Pauvre France, tu n’as pas su donner de considération aux métiers manuels.

  3. INDISCIPLINE EN CLASSE : A QUI LA FAUTE ?

    Il faut entendre le terme « faute » par « responsabilité ».

    L’éducation est une partie à trois : Les parents, les enseignants, l’élève bien sûr.

    En tant qu’enseignant, sur quels leviers peut-on agir ?

    Sur les trois !

    – Des informations et des conseils aux parents (si, si !)
    – Un travail éducatif auprès de l’élève (encore faut il accepter cette dimension du métier)
    – L’ENSEIGNANT.

    Avant de reporter la faute sur les autres (logique du faible, du lâche), prenons nos RESPONSABILITES.

    UN ELEVE qui aime l’école, parce qu’il s’y épanouit, parce qu’il comprend, progresse et est ainsi valorisé N’EST PAS INDISCIPLINE.
    Et vice et versa.

    HORS, c’est aux enseignants de faire aimer l’école, permettre à l’élève qu’il s’y épanouisse, qu’il comprenne et qu’il soit ainsi valorisé.

    ALORS, AVANT D’INVENTER ou de remettre à l’actualité des pratiques, d’un point de vue éthique, contestables…

    Punitions, sanctions ? Mais il vaut bien mieux prévenir que guérir !

    – L’éducation commence par le mimétisme : SOYONS IRREPROCHABLES
    – L’intérêt et la motivation font la réussite : SOYONS CAPTIVANTS
    – Une classe, c’est des élèves aux niveaux et aux capacités diverses : ADAPTONS NOUS A CHACUN DES ELEVES DEVANT NOUS.

    Pour finir deux réflexions :

    – la cantine est devenue « self » ou « restaurant scolaire » : Vous appréciez la liberté de choix, la diversité. Alors que penser du cours magistral et des exercices identiques pour toute la classe ? Pourtant, pour les agents aussi, c’est plus de travail de diversifier…

    – Le succès du privé et des officines de cours pendant les vacances sont le preuve insolente et violente de nos échecs.

    REMETTONS NOUS EN QUESTION.

    • UN ELEVE qui aime l’école, parce qu’il s’y épanouit, parce qu’il comprend, progresse et est ainsi valorisé N’EST PAS INDISCIPLINE.
      Et vice et versa.

      Et vice et versa, comme vous dites. Voici ce qu’écrivait Olivier Leroy dans Comment tenir sa classe : manuel de discipline à l’usage des jeunes professeurs :

      Il n’est pas exagéré de dire que certains professeurs perdent la partie dans le premier quart d’heure. Ce délai suffit, en effet, à une classe, pour évaluer assez exactement ce qu’il est possible de se permettre avec son professeur. L’attitude de celui-ci est donc simple : il faut que, dès les premiers instants, il prouve par sa conduite qu’on ne pourra, contre lui, rien se permettre. […] Il importe donc d’être très strict en cette période si brève et décisive des débuts. Il ne faut pas craindre d’exagérer la sévérité. Le fameux adage militaire : manifester la force pour en éviter l’emploi, s’applique ici parfaitement. Il vaut mieux étonner les élèves par un excès de sévérité que par un excès d’indulgence. […] [L]e but poursuivi par cette politique : établir sur des bases inébranlables l’autorité du maître, la docilité des élèves, d’où découleront pour ceux-ci et pour celui-là des avantages sans limites.

      ————————————————————————————————–

      Punitions, sanctions ? Mais il vaut bien mieux prévenir que guérir !

      Les punitions et les sanctions font partie de la prévention !

      – Une classe, c’est des élèves aux niveaux et aux capacités diverses : ADAPTONS NOUS A CHACUN DES ELEVES DEVANT NOUS.

      Mieux vaudrait, à notre sens, des classes de niveau homogènes

  4. Je pense que vous avez fait un raccourci sans le vouloir :
    Oui, la punition et sanction ont une portée éducative.
    Non, elles ne sont pas de la prévention, puisqu’elles viennent en réaction d’un comportement ou d’un travail jugé « mauvais ».
    Ou à tout au plus, de la prévention vis à vis des autres élèves, par leur effet éventuellement dissuasive.
    Quant à la punition, ce n’est rien d’autre qu’un message ou un dressage :
    « Tu as fait mal, je te fais mal, la prochaine fois tu agiras différemment »…
    Je ne dirai pas du tout la même chose d’une sanction (au sens large : acter, donner un repère, fixer une limite symbolique ; une réprimande peut être une sanction, comme un dîplome est une sanction).

    « Mieux vaudrait, à notre sens, des classes de niveau homogènes… »

    Donc des classes de niveaux ?!
    Dans ce cas, à moins que cela soit volontaire (?!!), comment évite-t-on, d’un côté des classes d’élites (options et fils de profs et de professions libérales) et à l’opposé des classes poubelles (sans option, ou DP3/DP6, avec des enfants de CSP défavorisées) ?

    Je suis comme vous très perplexe sur le collège unique.
    Mais il me semblait que l’hétérogénéité n’est plus remise en cause, sur le terrain, comme dans les études et recherches. Pourquoi pas un retour aux classes non mixtes, d’ailleurs ?

    Je crains beaucoup ces formes de ghettos, qui me rappellent des erreurs de jeunesse ou des dérives de civilisations. Quand ce n’est pas d’actualité (certaines écoles privées confessionnelles, créneaux de piscine ou de gymnase réservées aux femmes…). Tout ça, ça sent pas bon !

    • Non, elles ne sont pas de la prévention, puisqu’elles viennent en réaction d’un comportement ou d’un travail jugé “mauvais”.

      Elles permettent la prévention de potentiels actes à venir de la part de l’élève.

      Donc des classes de niveaux ?!

      Oui.

      Pourquoi pas un retour aux classes non mixtes, d’ailleurs ?

      Ce n’est pas prévu.

  5. Je conseille vivement à l’auteur d’aller voir un psy( chologue, chiâtre ou chanaliste). Les brimades qu’il a subies pendant l’enfance ont profondément altéré son discernement et l’ont formaté pour un bel avenir de garde-chiourme.

  6. Une sanction, dont la sévérité doit correspondre à la faute, participe à l’apprentissage de la vie en société et des règles indispensables à son fonctionnement équilibré et serein. Les associations échec=punition et réussite=récompense font partie des règles de nos sociétés humaines et participent à notre conception de la justice.
    A mon sens, la sanction doit être froide et réfléchie, et ne peut revêtir la forme d’une violence physique, aussi légère soit-elle ! L’institutionalisation d’une violence physique justifie l’utilisation de la violence au même titre que la peine de mort justifie le meurtre.
    Encore faut-il que ces sanctions intelligentes ne soient pas contestées avec violence et mépris par les parents du puni, ou que la gravité de la faute ne sorte du cadre de la vie scolaire (trafics ou rackets, violences physiques, du ressort des services de police).

  7. Ben oui, à force de « droits de l’enfant » et de laxisme, sans oublier les diverses associations de défense de « n’importe quoi », on a tout laissé à volo et on en paye à présent les conséquences !!!!!
    On oubllie trop souvent les « devoirs » en lieu et place des « droits » !!!!
    On oublie aussi les droits de faire cours en toute tranquillité et d’etre respecté !
    Encore une chose qui « se barre », le respect !!!!!!!!!! et la politesse !!!!!!
    Que font les éducateurs (parents) ?
    Nous devrions reprendre l’ancienne dénomination au lieu de l’actuelle qui déplace les responsabolités : plus d’Education Nationale (l’éducation aux parents) mais l’Instruction Publique (notre devoir est d’instruire ces « jolies petites têtes blondes… ») !

  8. SOS/ SOS éducation.

    Je suis surpris de lire votre article sur les punitions et sanctions dont d’ailleurs vous ne faites pas la distinction. Vous estimez que tapez sur les doigts est moins humiliant que d’avoir un stylo dans la bouche????
    C’est à croire que vous n’aves pas eu à supporter ce genre de « brimade ». Au fur et à mesure de votre article je vois qu’il n’engage que votre propre expérience et n’est qu’un témoignage parmi d’autres. Non vraiment, je ne suis obsolument pas d’accord avec vous et je vous conseille vivement de trouver d’autres sujets. Au risque de me faire traiter de « brave type » (qu’est ce que cela veut dire pour vous), comme Duncan.
    dernière question: que faites vous dans la vie en dehors de ce SOS éducation?

  9. Ma fille de 8 ans en ce2 est punie parce que son pot à crayon est
    tombée par terre.Et d’après ma fille c’est une de ses camarade qui à fait tombée son pot.Bref, la maitresse à punie ma fille sans savoir la vérité.Je vvoudrai savoir si la maitresse à raison dans son jugement. Ma fille na même pas eu le temp de s’expliquer que déjà elle était punie de 5 mn de moin de récré. Merci

    o
    r

    • C’est difficile de juger de ce genre de choses sans avoir les éléments concrets – votre témoignage, aussi précis soit-il, ne rapporte que celui de votre fille.

      Bien sûr, si tel est le cas, c’est injuste de punir quelqu’un qui n’a rien fait. Mais c’est peut-être plus injuste encore de s’abstenir de réagir – sachant que la punition en question n’est pas si lourde que ça.

      La juste punition dépend aussi des circonstances (votre fille a peut-être été déjà remarquée juste avant, ce qui lui donnerait un début de responsabilité ; la maîtresse a peut-être dû réagir vite pour contenir sa classe ; etc.)

  10. peut- etre mais c est rabaisser l enfant et ne l aide en rien.
    Je le sais car j en sais rien alors zakaria pour la culture francaise tu repasseras!
    Je suis francais et je ne me reconnais pas dans cette appellation

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